Bio: faut-il vraiment s;y mettre?

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Bio: faut-il vraiment s;y mettre? Le phénomène Bio est parti. Avec un marché approchant les 4 milliards d'euros fin 2011 (le double de 2007), une croissance à 2 chiffres de tous les indicateurs et 1 million d'hectares d'agriculture biologique dépassés en France au 1er trimestre 2012, le marché du bio confirme son incroyable percée. Six Français sur dix ont consommé des produits biologiques en 2011 et la fidélisation est forte avec une part des produits bio dans le panier moyen qui tend à se développer. «Les consommateurs donnent des signaux, ceux-ci sont entendus par les entreprises et les producteurs. Cela est encourageant pour la conversion à l'agriculture biologique. Les politiques publiques sont également incitatives, tant au niveau de l'État que des collectivités territoriales», constate Elisabeth Mercier, directrice de l'Agence Bio. Cette croissance continue de l'offre et de la demande s'est illustrée l'an dernier : le nombre total d'opérateurs bio a enregistré une hausse de 14% pendant que les ventes de produits alimentaires bio ont crû de 11%. La vitalité de la production française a permis un recul des approvisionnements extérieurs à 32%, en baisse de 3 points par rapport à 2010. Outre l'alimentaire, la tendance concerne plusieurs segments et attise les convoitises, y compris de la part des marques de distributeur. Cette concurrence accrue sur une niche aux coûts de production élevés permet-elle de dégager des marges satisfaisantes ?

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Bio: faut-il vraiment s;y mettre?
Le phénomène Bio est parti. Avec un marché approchant les 4 milliards d'euros fin 2011 (le double de 2007), une croissance à 2 chiffres de tous les indicateurs et 1 million d'hectares d'agriculture biologique dépassés en France au 1er trimestre 2012, le marché du bio confirme son incroyable percée. Six Français sur dix ont consommé des produits biologiques en 2011 et la fidélisation est forte avec une part des produits bio dans le panier moyen qui tend à se développer.
«Les consommateurs donnent des signaux, ceux-ci sont entendus par les entreprises et les producteurs. Cela est encourageant pour la conversion à l'agriculture biologique. Les politiques publiques sont également incitatives, tant au niveau de l'État que des collectivités territoriales», constate Elisabeth Mercier, directrice de l'Agence Bio. Cette croissance continue de l'offre et de la demande s'est illustrée l'an dernier : le nombre total d'opérateurs bio a enregistré une hausse de 14% pendant que les ventes de produits alimentaires bio ont crû de 11%. La vitalité de la production française a permis un recul des approvisionnements extérieurs à 32%, en baisse de 3 points par rapport à 2010. Outre l'alimentaire, la tendance concerne plusieurs segments et attise les convoitises, y compris de la part des marques de distributeur. Cette concurrence accrue sur une niche aux coûts de production élevés permet-elle de dégager des marges satisfaisantes ? Est-il trop tard pour se mettre au bio ? Tour d'horizon des opportunités.
Tendance de fond
Fruits et légumes, viande, lait, oeufs, épicerie sucrée et salée, plats préparés, vins... le marché de l'alimen-tation bio a atteint 2,4% du marché alimentaire total en 2011, couvrant des milliers de références. Si cette part de marché peut sembler modeste, la part du bio a dépassé 10% s'agissant du lait et des oeufs, et atteint près de 6% pour les 14 fruits et légumes les plus consommés en France. Toutes les filières sont concernées par la hausse des surfaces en mode de production biologique, avec des progressions de plus de 20% en 2011 pour les légumes secs, les fruits et la vigne.
«Il est primordial de mettre en place des engagements pour assurer des prix rémunérateurs aux producteurs». Elisabeth Mercier, directrice de l'Agence Bio