Cocorette millionnaire de l
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Cocorette millionnaire de l'oeuf bio !

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Cocorette millionnaire de l'oeuf bio ! Créée en 1983 par Charles et Lucienne Gluszak, Cocorette propose aux consommateurs un véritable oeuf fermier pondu sur la paille et ramassé à la main, issu de poules élevées en liberté et en pleine nature. Et ça marche ! Quelles sont les origines de votre PME ?

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Cocorette millionnaire de l'oeuf bio !
Créée en 1983 par Charles et Lucienne Gluszak, Cocorette propose aux consommateurs un véritable oeuf fermier pondu sur la paille et ramassé à la main, issu de poules élevées en liberté et en pleine nature. Et ça marche ! Quelles sont les origines de votre PME ? Ce sont mes parents qui ont fondé cette entreprise. Mon père, issu d'un groupe agroalimentaire, a constaté il y a trente ans, à la suite d'une étude de marché, qu'il n'y avait aucune segmentation sur le marché des oeufs. L'étude avait souligné l'attrait des Français pour les oeufs, ainsi que la recherche de production locale sur ce produit. Il y a vu des opportunités de développement dans les petites fermes, avec des poules en liberté, à contre-courant de la tendance industrielle de l'époque. Mon père s'est dit que l'avenir était dans le passé. Il a élaboré un cahier des charges pour ses éleveurs indépendants en leur proposant de mettre en place des poulaillers en complément d'activité, avec des nids en bois et de la paille. Aujourd'hui, nous commercialisons 55% de nos oeufs sous marques de distributeur, et 45% sous notre marque Cocorette. Le siège est à Arras dans le Pas-de-Calais mais nous avons 6 régions de production. Nous représentons un réseau de 400 producteurs et avons réalisé 42 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2011.
Le fait d'estampiller bio ou fermier permet-il de dégager des marges plus importantes ? Ce qui est important, c'est de travailler avec l'éleveur, de lui garantir une marge d'environ 20% du revenu de son exploitation. La valeur ajoutée doit donc se retrouverà ce niveau, chez l'éleveur et l'entreprise qui conditionne et vend au distributeur. Aujourd'hui, sur une boîte de 6 oeufs, on trouve une différence d'environ 1 euro en magasin par rapport à une boîte classique. Entre le fermier et le bio, les marges sont à peu près identiques. En revanche, revanche, les coûts de production en bio sont plus importants car ils tiennent à l'alimentation des l'alimentation des poules.
L'alimentation des poules. Quelle est la part du bio dans vos ventes ? Elle est de 35%. Nous avons démarré le bio en 1996 et, depuis, nous connaissons une croissance régulière, souvent à 2 chiffres. Sur le marché des oeufs en grande distribution, le bio représente aujourd'hui 16% des ventes. Pour mettre en avant notre démarche en faveur du bien-être animal, nous travaillons aujourd'hui avec WWFet pouvons apposer leur logo sur nos boîtes. C'est un partenariat identifiable et très intéressant pour une PME comme la nôtre.
Quelle est votre stratégie pour rivaliser avec les très nombreuses marques estampillées bio et fermier du marché ? Nous sommes une marque nationale, mais nous gardons notre régionalité. Pour les consommateurs d'Arras et de Montauban, les oeufs Cocorette sont des produits locaux. Nous entretenons une sorte de notoriété régionale : chaque entreprise travaille sa communication en région, via des animations, l'implantation de panneaux sur nos fermes... Cela ne coûte pas cher, c'est durable et efficace en termes d'image. Notre stratégie est donc de renforcer nos pôles régionaux, de travailler l'aspect local.
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