De Johnny à Sardou, Gilbert Coullier truste les cadors
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De Johnny à Sardou, Gilbert Coullier truste les cadors Avec un chiffre d'affaires de 33,6 millions d'euros en 2011, Gilbert Coullier fait clairement partie des poids lourds de la profession. Son catalogue d'artistes témoigne aussi de ce statut : Johnny Hallyday, M Pokora, Laurent Gerra, Bernard Lavilliers, Céline Dion, Gad Elmaleh...

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De Johnny à Sardou, Gilbert Coullier truste les cadors
Avec un chiffre d'affaires de 33,6 millions d'euros en 2011, Gilbert Coullier fait clairement partie des poids lourds de la profession. Son catalogue d'artistes témoigne aussi de ce statut : Johnny Hallyday, M Pokora, Laurent Gerra, Bernard Lavilliers, Céline Dion, Gad Elmaleh... Que des artistes populaires. L'équation est donc simple pour Gilbert Coullier : de grandes salles à remplir.
En 2009, Lacharrière est entré au capital de votre entreprise. Vous définissezvous toujours comme un entrepreneur dirigeant une PME ? Le groupe Fimalac, par l'intermédiaire de Marc Ladreit De Lacharrière, est entré au capital de ma société à hauteur de 40%. Je reste donc majoritaire avec 60%. Par conséquent, il me semble évident que cela ne change rien à mon statut de dirigeant de PME, tout comme cela ne change rien à mes relations avec les artistes puisque je reste leur seul interlocuteur.
Où en êtes-vous de la diversification de votre activité et de la gestion de salles de spectacles ? Nous sommes actionnaires du groupe Vega, société spécialisée dans la gestion de zéniths et de salles de spectacles, et nous faisons en sorte de développer cette société en optimisant la programmation, grâce notamment à la venue de nos nombreux artistes. Nous sommes toujours attentifs à d'autres opportunités pour la diversification de notre activité, mais sans précipitation, il n'y a pas d'urgence.
Cette diversification est-elle nécessaire ? Ce n'est pas indispensable pour le moment mais cela risque d'être nécessaire à plus long terme. On voit bien que les maisons de disques, ou les grands groupes comme Lagardère, se diversifient en rachetant ou en prenant des parts dans les sociétés de productions de concerts. Nous n'avons pas pour objectif de produire des disques. En revanche, il m'apparaît plus cohérent de vouloir prendre des participations dans des salles de spectacles, lieux qui accueillent les artistes que nous produisons.
Estimez-vous que l'humour est le plus porteur ? Nous produisons des humoristes comme Laurent Gerra, Gad Elmaleh, Patrick Timsit, Ary Abittan ou Veronic Dicaire.
>> Gilbert Coullier, P-DG de Gilbert Coullier Productions, et Michel Sardou, sa dernière recrue phare
Ces spectacles marchent plutôt bien depuis quelques années, c'est un secteur porteur, mais je pense que c'est nécessaire pour notre activité de produire également des chanteurs, qui est, il faut le rappeler, notre activité première.
Johnny Hallyday a rejoint votre catalogue voici deux ans. Est-ce réellement rentable pour vous ? On a dit tout et n'importe quoi sur les cachets supposés de Johnny Hallyday qui, suivant les journaux, passent de 8 millions à 28 millions d'euros ! On a dit aussi que la tournée de Johnny Hallyday allait être extrêmement déficitaire. Il n'en sera rien je vous rassure. Simplement, je me suis refusé à faire des rectificatifs ou droits de réponse afin de ne pas entretenir la polémique. De toute manière, ceux qui voudront savoir si on a perdu beaucoup d'argent dans cette tournée auront toujours la possibilité d'aller voir nos bilans sur Internet, et ils pourront constater que, cette année encore, ils sont positifs.
Espérez-vous de meilleures retombées pour Michel Sardou ? La tournée de Michel Sardou ne nécessitera pas de budgets aussi importants que ceux de Johnny Hallyday... Mais on sait que Michel remplit à chacune de ses tournées les salles dans lesquelles il passe. Je ne suis donc pas inquiet sur les retombées économiques.
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