Jean Peyrelevade, homme du Sud, in vite les pays du « Club Med » à s

Jean Peyrelevade, homme du Sud, in vite les pays du « Club Med » à s'inspirer des vertus vite les pays du nord.

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Jean Peyrelevade, homme du Sud, in vite les pays du « Club Med » à s'inspirer des vertus vite les pays du nord. Ainsi parlait Voltaire au Siècle des Lumières. Aujourd'hui, c'est du nord que nous arrivent l'énergie, le travail, la volonté de s'en sortir. La France s'inquiète, elle prend lentement conscience du déclassement qui la menace. La Grèce, l'Italie et maintenant l'Espagne ont les premières succombé et se voient contraintes d'aliéner, sans le dire, une partie de leur souveraineté en acceptant de devenir les débiteurs des bons élèves de la classe européenne. C'est le nord comme d'habitude qui travaille et le sud qui médite. J'ai eu un long entretien avec Jean Peyrelevade, ancien président du Crédit Lyonnais, considéré comme l'un des sages de la réflexion économique. Il est actuellement le président du Conseil d'administration de Léonardo, filiale française de la célèbre banque italienne du même nom. Jean Peyrelevade né sous le soleil de Marseille en 1939 se réclame de culture latine, mais préconise une rigueur qui fait partie des valeurs naturelles des gens du nord. Il est diplômé de l'École Polytechnique, de Sciences Po et de l'École Nationale de l'Aviation Civile. Il aurait pu devenir pilote de ligne. Il s'est contenté pour son plaisir de faire parfois des ronds dans le ciel aux commandes d'un CESSNA 150 pour renouer par beau temps avec la sérénité. Il aime les avions comme d'autres aiment les chevaux et les chiens. Pour leur beauté.

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Jean Peyrelevade, homme du Sud, in vite les pays du « Club Med » à
s'inspirer des vertus vite les pays du nord.
Ainsi parlait Voltaire au Siècle des Lumières. Aujourd'hui, c'est du nord que nous arrivent l'énergie, le travail, la volonté de s'en sortir.
La France s'inquiète, elle prend lentement conscience du déclassement qui la menace. La Grèce, l'Italie et maintenant l'Espagne ont les premières succombé et se voient contraintes d'aliéner, sans le dire, une partie de leur souveraineté en acceptant de devenir les débiteurs des bons élèves de la classe européenne. C'est le nord comme d'habitude qui travaille et le sud qui médite.
J'ai eu un long entretien avec Jean Peyrelevade, ancien président du Crédit Lyonnais, considéré comme l'un des sages de la réflexion économique. Il est actuellement le président du Conseil d'administration de Léonardo, filiale française de la célèbre banque italienne du même nom.
Jean Peyrelevade né sous le soleil de Marseille en 1939 se réclame de culture latine, mais préconise une rigueur qui fait partie des valeurs naturelles des gens du nord. Il est diplômé de l'École Polytechnique, de Sciences Po et de l'École Nationale de l'Aviation Civile. Il aurait pu devenir pilote de ligne. Il s'est contenté pour son plaisir de faire parfois des ronds dans le ciel aux commandes d'un CESSNA 150 pour renouer par beau temps avec la sérénité. Il aime les avions comme d'autres aiment les chevaux et les chiens. Pour leur beauté.
- Un avion sorti de l'imagination de quelques ingénieurs est une réussite absolue. Esthétiquement bien sûr mais c'est aussi un modèle de fonctionnement dont le système économique devrait s'inspirer.
- M. Peyrelevade, qui sont aujourd'hui les responsables des dysfonctionnements de notre économie ?
- La droite comme la gauche, depuis dix ans les gouvernements ont laissé les économies se désintégrer. La différence de compétitivité entre le Nord et le Sud de l'Europe et telle que, malgré la rigidité de l'euro, les économies nordiques restent exportatrices, ces pays n'ont pas ou très peu de déficit. Les pays du Sud ont de fortes dettes, leurs économies ont du mal à exister et leurs industries sont tombées en désuétude.
Il se considère comme un homme de gauche, plutôt keynesien par son adhésion mesurée au système appelé « capitalisme ». Ainsi ce Marseillais était-il entré en politique quand Pierre Mauroy, maire de Lille, devenu sous Mitterrand, Premier ministre lui demanda d'être son conseiller économique.
- Étiez- vous favorable à la politique de nationalisation mise en place par la gauche ?
- Je n'étais pas très proche de Mitterrand ni du Parti Socialiste. J'ai milité très jeune aux côtés de Pierre Mendès France, je me situais politiquement entre Pierre Mauroy et Michel Rocard. Les nationalisations je ne les ai pas mises en place, je n'ai fait que les gérer. C'est à cette époque je crois que j'ai fait l'apprentissage des valeurs du travail, de la compétitivité et d'une certaine rigueur.
- Vous aviez en somme adopté les valeurs du Nord. Aujourd'hui à gauche, ce sont des mots qu'on ne prononce pas, des gros mots en quelque sorte. Pourquoi ce refus de la réalité ?
- Parce qu'en période électorale ce genre de propos n'est pas payant. La France continue à vivre dans sa bulle économique comme si celle-ci n'était pas menacée et pouvait durablement résister à la foudre qui se rapproche jour après jour. Il faut que les Français cessent de se mettre un bandeau sur les yeux et que les acteurs politiques de la crise arrêtent de jouer à colinmaillard. La dure vérité des statistiques confirme les avertissements qui se multiplient. Les Français vivent au-dessus de leurs moyens mais cette évidence est systématiquement gommée du paysage par les hommes politiques. La France ne survivra que si elle se remet au travail, freine les excès de la