Les entreprises caennaises qui comptent

Les entreprises caennaises qui comptent

Français
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Les entreprises caennaises qui comptent Hamelin, roi du papier Leader européen du cahier scolaire, avec ses marques Oxford, Elba et Canson, le groupe Hamelin est aussi la plus ancienne entreprise de l'agglomération caennaise toujours en activité ! À sa tête, le discret Stéphane Hamelin, 51 ans, qui représente la 4ème génération. Né à Caen en 1864, le groupe réalise 600 millions d'euros de CA, emploie 3.000 personnes dans 21 pays, dont 550 en Normandie. Lorsque, à 28 ans, l'homme se retrouve aux commandes de l'entreprise, il pressent l'européanisation des marchés et part à la rencontre des entreprises de fabrication de cahiers en Europe de l'Ouest... et découvre que ses concurrents sont en retard en termes de production, de logistique, de qualité produits... et de distribution. Sous son impulsion, le groupe réalise plus de 20 acquisitions en 20 ans, devenant, et de loin, le 1er groupe européen dans le secteur du cahier. Cette politique de marque (le cahier avec Oxford, le classement avec Elba et les beauxarts avec Canson) et une logique de métier (la papeterie grand public) a conduit l'entrepreneur au rachat de Canson il y a 5 ans, alors n°1 mondial des articles de papeterie pour le dessin et les beaux-arts avec une part de marché de 20%. Le groupe Hamelin a fait le choix de produire ce qu'il vend afin de maîtriser toute sa chaîne de production.

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Les entreprises caennaises qui comptent
Hamelin, roi du papier
Leader européen du cahier scolaire, avec ses marques Oxford, Elba et Canson, le groupe Hamelin est aussi la plus ancienne entreprise de l'agglomération caennaise toujours en activité ! À sa tête, le discret Stéphane Hamelin, 51 ans, qui représente la 4ème génération. Né à Caen en 1864, le groupe réalise 600 millions d'euros de CA, emploie 3.000 personnes dans 21 pays, dont 550 en Normandie. Lorsque, à 28 ans, l'homme se retrouve aux commandes de l'entreprise, il pressent l'européanisation des marchés et part à la rencontre des entreprises de fabrication de cahiers en Europe de l'Ouest... et découvre que ses concurrents sont en retard en termes de production, de logistique, de qualité produits... et de distribution. Sous son impulsion, le groupe réalise plus de 20 acquisitions en 20 ans, devenant, et de loin, le 1er groupe européen dans le secteur du cahier. Cette politique de marque (le cahier avec Oxford, le classement avec Elba et les beauxarts avec Canson) et une logique de métier (la papeterie grand public) a conduit l'entrepreneur au rachat de Canson il y a 5 ans, alors n°1 mondial des articles de papeterie pour le dessin et les beaux-arts avec une part de marché de 20%.
Le groupe Hamelin a fait le choix de produire ce qu'il vend afin de maîtriser toute sa chaîne de production. Propriétaire de 27 usines dans le monde, la nouvelle entité, qui devrait être inaugurée en juillet, se dresse pourtant sur la commune de Démouville près de Caen, s'ajoutant aux papeteries à Hérouville-Saint-Clair (200 salariés), au site de Moult (200 salariés), à celui de Colombelles (100 salariés) et à celui de Grentheville (40 salariés), tous dans le Calvados. Le site caennais a été préféré à 2 autres en Pologne... même si bâtir une usine en Pologne coûte moins cher. «Nous sommes parmi les rares industriels à fabriquer en France l'essentiel de ce qu'on y vend. C'est exigeant, mais on peut encore aujourd'hui produire en France», s'est félicité Stéphane Hamelin. Le site étant prévu pour alimenter toute l'Europe, Démouville avait un avantage. Et si «les racines normandes ont joué», l'aide de la commune, l'agglomération, le département et le conseil régional «a fait pencher la balance. Cela faisait longtemps que je n'avais pas vu un ensemble de collectivités se battre avec autant de pragmatisme et d'intelligence. On sent une vraie volonté locale de conserver une industrie», insistait récemment l'entrepreneur. Dédiée à la fabrication d'articles de classement Elba (classeurs, chemises...), l'usine de 11.000 m², qui a nécessité un investissement de 17 millions d'euros (construction et matériel), emploiera de 70 à 80 personnes... en créations d'emplois.
>> Stéphane Hamelin, P-DG du groupe et son staff
Spécialisé dans les produits de santé familiale et les cosmétiques, le groupe s'est construit autour des laboratoires Gilbert, son vaisseau amiral, créé au début du siècle par un pharmacien, Alexandre Gilbert, qui commercialisait un emplâtre à base de feuille de saule pour les cors et les durillons. En 1958, Jacques Batteur rachète les laboratoires Gilbert et implante l'entreprise à Hérouville-Saint-Clair, près de Caen. Mais c'est son fils, Laurent Batteur, 62 ans, l'actuel P-DG, qui est à l'origine de la forte expansion de l'entreprise, par un fin mélange de croissance organique à travers des marques telles que Physiodose, Le Comptoir Aroma, Algotherm, Laino et des rachats de sociétés à fort potentiel.
Depuis 1990, ce passionné de la Grande Bleue pourtant originaire de la région parisienne investit à tour de bras. D'abord, dans des lignes de fabrication d'unidoses stériles, une spécialisation qui devient le fer de lance des laboratoires Gilbert et propulse la PME parmi les meilleures d'Europe. En 1997, Algotherm rejoint le groupe qui se diversifie dans la cosmétique marine et les spas, dont la thalassothérapie de Deauville. Avec la création de Sabiluc en 2003, c'est l'aromathérapie et le cosmétique bio qui intègrent l'entreprise. L'homme mise également sur de nouvelles marques aux concepts prometteurs, notamment le lait infantile Physiolac. Entre 2000 et 2012, l'effectif