Actu du CA - Spécial bilan social - janvier 2008
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Des bruits relatifs à la bascule de quelques milliers de bureaux vers LBP et les Conseils généraux ont couru ces derniers temps. Fondée ou pas, cette rumeur n’est pas éteinte. Les chefs d’établissement, poumons de l’Enseigne, ne sont pas en reste. En effet et avec le projet Terrain, nombre d’entre eux ont perdu leur emploi. Ceux qui restent voient le champ de leurs responsabilités s’élargir proportionnellement aux sujétions nouvelles et ce, sans véritable compensation. On ne s’étonnera pas des difficultés rencontrées, çà et là, pour combler des postes de DET. Motivation et vocation n’y sont plus ! Quant à l’encadrement stratégique de l’Enseigne, il est en proie au doute. Les agents de l’activité colis/express veulent croire que la baisse d’activité est conjoncturelle est que le soleil brillera de nouveau demain. Le colis apparaît de plus en plus comme le laboratoire social du courrier : organisation par secteur, bonus qualité, sécuritex (Présencéo). Sauf que, la piètre qualité des relations sociales n’est assurément pas un gage de réussite économique. LBP reçoit depuis quelques mois le concours d’un allié de poids : la crise. Elle bénéficie de ce fait d’un niveau de confiance rarement atteint. Reste à savoir, si le niveau de performance est proportionnel à ce degré de confiance. D’ailleurs, la décollecte sur le Livret A a commencé. Il convient de souligner que la ligne fonctionnelle bancaire vit elle aussi, par un effet miroir, une crise d’identité. Elle doit en effet se frayer un chemin dans les espaces de liberté que lui consent l’Enseigne en charge, elle, de la ligne hiérarchique. Beaucoup de cadres de l’Enseigne et de LBP regardent avec envie les emplois créés ou en passe de l’être dans les filiales chargées de commercialiser les prêts à la consommation et les produits de l’IARD. Seulement, ils subodorent que peu de postiers seront retenus. Les centres financiers se restructurent à tel point qu’est évoquée, avec insistance, l’hypothèse de plusieurs fermetures, au motif que le coefficient d’exploitation de La Banque Postale ne se situe pas dans la moyenne des banques concurrentes. A juste titre, les agents s’en inquiètent. Ils ont l’impression qu’on leur cache quelque chose. Pourtant, les postiers aiment La Poste ! Beaucoup d’entre eux admettent les évolutions, dès lors qu’elles reposent sur un socle solide fait de solidarités retrouvées, d’unité préservée, de règles de gestion acceptées et de dialogue social respecté. Quant le doute et l’incertitude qui confinent à l’anxiété s’emparent des équipes, les issues les plus funestes sont envisagées. D’aucuns en effet, et ils sont nombreux, évoquent l’hydre du plan social. De manière inégale, les postiers mesurent les dangers qui guettent l’entreprise publique. Dire que la peur s’est substituée à la sérénité serait excessif mais nous sentons, çà et là, qu’elle s’installe insidieusement, notamment chez les cadres. Il est grave que ce désagréable sentiment habite ceux qui sont en charge de donner du sens à l’activité quotidienne. Par ailleurs, La Poste devra puiser en elle-même le ressort pour passer un cap difficile, ce qui n’exonère pas l’État de sa responsabilité. Elle devra mobiliser ses agents, c'est-à-dire les utiliser au mieux. Comment organiser la mobilité et la fluidité? Peut-il y avoir sur ces questions, communion d’intérêts entre les personnels et l’entreprise publique ? Vaste sujet ! Quoi qu’il en soit et sachant que le recrutement externe sera nécessairement limité, il faudra dépasser les logiques des métiers qui, en matière de gestion des ressources humaines, sont cloisonnées. S’agissant du dialogue social, force est de constater qu’il est tendu, ainsi qu’en témoigne le dernier accord salarial rejeté par 84 % du personnel. Sur les territoires, les relations sociales se détériorent rapidement en raison de règles de gestion floues, d’accords sociaux sujets à interprétation et de la pression de gestion. Aussi, le juge intervient-il de plus en plus dans les affaires de l’entreprise, offrant ainsi au grand public une médiatisation bien inutile pour La Poste et ses agents. Tout cela est dommage car un dialogue social de qualité est plus que jamais nécessaire. Enfin, l’interprétation que fait La Poste de la loi du 20 août 2008 a jeté le trouble. En cette période difficile pour l’exploitant public, les postiers ont le sentiment aigu de leur fragilité. Ils attendent des dirigeants des raisons d’espérer.
FO :vos revendications, notre combat !
FÉDÉRATION SYNDICALISTE FORCE OUVRIÈRE DE LA COMMUNICATION FO POSTESJUILLET 2009•Codes C et P COM 60 rue Vergniaud 75640 ParisCEDEX13 www.fo-com.com postes@fo-com.com
1. L’emploi
Spécial bilan social
Le conseil d’administration du 29 juin 2009 a examiné le bilan social 2008.
La Poste est le premier employeur en France après l’État. En 2008, La Poste comptait (en personnes physiques) : 295 700 emplois au sein du groupe, y compris les effectifs des filiales à l’étranger. 284 200 emplois au sein du groupe en France. 272 000 agents au sein de la maison mère. 80 % des emplois sont des emplois d’exécution et de maîtrise, soit 218 000 agents.
Le personnel du groupe représente 1 % de la population active en France.
La Poste compte 38 200 cadres (14 % de l’effectif), dont 15 600 cadres supérieurs.
En 2007, il y avait 163 398 fonctionnaires contre 154 699 en 2008, soit une diminution de 5,6 %. Dans le même temps, le nombre d’agents contractuels passait de 116 397 à 117 378 agents, soit une progression de 0,8 %. Au sein de la maison mère, les fonctionnaires représentent 57 % du total contre 43 % pour les agents contractuels. En 2003, le rapport était de 64/36. En 2008, les femmes sont au nombre de 138 841 contre 133 236 pour les hommes, soit un taux de féminisation de 51 %.
Répartition des effectifs par métier courrier 169917 450colis 7 20 122services financiers 201enseigne 67 7 387supports et structures
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