Observatoire européen de l'emploi

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ISSN 1725-5384 Observatoire européen de l'emploi Bilan: printemps 2005 Portugal: Florindo Ramos Lettonie: Dace Avotina, ministère de la COMMISSION EUROPEENNE Re­Start Consulting protection sociale, département du travail Guido Vanderseypen (DG Emploi, affaires Porto Grieta Tentere, Service public de l'emploi sociales et égalité des chances A/2) République tchèque: Daniel Munich Lituanie: Rasa Malaiskiené, ministère de la Susana Pratt (DG Emploi, affaires sociales CERGE­EI sécurité sociale et du travail et égalité des chances A/2) Prague Rasa Babianskiené, bourse nationale du Royaume­Uni: Eleanor Breen travail GHK Consulting Ltd Luxembourg: Jean Hoffmann, Réseau SYSDEM Londres administration de l'emploi Slovaquie: LubosVagac Malte: Edwin Camilleri, ministère de Allemagne: Kurt Vogler Ludwig Centre pour le développement économique l'éducation, de la jeunesse et de l'emploi Economix Research & Consulting Bratislava Pays­Bas: Martin Blomsma, Ministerie van Munich Slovénie: Miroljub Ignjatovic Sociale Zaken en Werkgelegenheid Autriche: Michael Wagner­Pinter Theo Keulen, Organisation centrale pour University of Ljubljana Synthesis Forschung Gesellschaft mbH Ljubljana l'emploi et les revenus Vienne Suède: Dominique Αηχο Pologne: Beata Chrominska, ministère de Belgique: Peter van der Hallen l'économie, du travail et de la politique sociale CELMS — Centre for European Labour Steunpunt Werkgelegenheid, Arbeid Portugal: Pedro Bogalho, Ministerio do Market Studies

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ISSN 1725-5384
Observatoire européen de l'emploi
Bilan: printemps 2005 Portugal: Florindo Ramos Lettonie: Dace Avotina, ministère de la COMMISSION EUROPEENNE
Re­Start Consulting protection sociale, département du travail
Guido Vanderseypen (DG Emploi, affaires Porto Grieta Tentere, Service public de l'emploi
sociales et égalité des chances A/2) République tchèque: Daniel Munich Lituanie: Rasa Malaiskiené, ministère de la
Susana Pratt (DG Emploi, affaires sociales CERGE­EI sécurité sociale et du travail
et égalité des chances A/2) Prague Rasa Babianskiené, bourse nationale du
Royaume­Uni: Eleanor Breen travail
GHK Consulting Ltd Luxembourg: Jean Hoffmann,
Réseau SYSDEM
Londres administration de l'emploi
Slovaquie: LubosVagac Malte: Edwin Camilleri, ministère de Allemagne: Kurt Vogler Ludwig
Centre pour le développement économique l'éducation, de la jeunesse et de l'emploi Economix Research & Consulting
Bratislava Pays­Bas: Martin Blomsma, Ministerie van Munich
Slovénie: Miroljub Ignjatovic Sociale Zaken en Werkgelegenheid Autriche: Michael Wagner­Pinter
Theo Keulen, Organisation centrale pour University of Ljubljana Synthesis Forschung Gesellschaft mbH
Ljubljana l'emploi et les revenus Vienne
Suède: Dominique Αηχο Pologne: Beata Chrominska, ministère de Belgique: Peter van der Hallen
l'économie, du travail et de la politique sociale CELMS — Centre for European Labour Steunpunt Werkgelegenheid, Arbeid
Portugal: Pedro Bogalho, Ministerio do Market Studies en Vorming K.U. Louvain
Trabalho e da Solidariedade Goteborg Louvain
Rosália Nunes, Institut de l'emploi et de la Bulgarie: Pobeda Loukanova Chypre: Louis N. Christofides
formation professionnelle Bulgarian Academy of Sciences Université de Chypre
République tchèque: Milos Tichy/Stanislav Sofia Nicosie
Benes, ministère du travail et des affaires Roumanie: Cãtãlin Ghinãraru Danemark: Per Kongshøj Madsen
sociales National Labour Research Institute CARMA, Aalborg University
Royaume­Uni: Peter Sydserff, Jobcentre Plus Bucarest Aalborg
Slovaquie: Roman Brunovsky, ministère du Turquie: Hakan Ercan Espagne: José A. Poncela Blanco
travail, des affaires sociales et de la famille Middle East Technical University Centro de Estudios Económicos Tomillo, S. L.
Slovénie: Damjana Kosir, Service public de Ankara Madrid
l'emploi Norvège: Knut Larsen Estonie: Reelika Leetmaa
Suède: Maria Götherström, ministère de ECON Analyse AS Praxis Center for Policy Studies
l'industrie, de l'emploi et des communications Oslo Tallinn
Ulf Göranson, administration nationale Finlande.' Reija Lilja
du marché du travail Labour Institute for Economie Research Réseau MISEP
Bulgarie: Todor Krastev, ministère du travail Helsinki
et de la politique sociale France: Sandrine Gineste Allemagne: Arnold Hemmann,
Boyka Gyosheva, Agence pour l'emploi Bernard Brunhes Consultants Bundesministerium für Wirtschaft und Arbeit
Roumanie: Cristina Mereuta, département Paris Kurt Berlinger, Bundesanstalt für Arbeit
de l'emploi (MLSS) Autriche: Christine Holzer, ministère Grèce: Dimitris Karantinos
Sonia Diaconescu, Agence nationale pour de l'économie et du travail Centre national de recherche sociale
l'emploi Gudrun Nachtschatt, Arbeitsmarktservice Athènes
Turquie: Ali Ercan Su, ministère du travail Österreich Hongrie: Almos Telegdy
et de la sécurité sociale Belgique: Joseph Remy, ministère de l'emploi UCE — Université d'Europe centrale
Berrín Karabüber, Organisation turque pour et du travail Budapest
l'emploi Chypre: Eleni Kalava, ministère du travail et Irlande: Andrew Brownlee
Islande: Frank Fridriksson, direction du travail des assurances sociales Fitzpatrick Associates Economie Consultants
Norvège: Ola Ribe, ministère du travail Dublin Savvas Procopides, Agence de développement
et de l'administration publique des ressources humaines Italie: Giuseppe Ciccarone
Danemark: Leif Christian Hansen, Fondazione G. Brodolini
Rome administration nationale du marché du travail BUREAU
Lettonie: Alfreds Vanags Espagne: Elvira Gonzalez Santamarta/Marina DE L'OBSERVATOIRE
Baltic International Centre for Economie Policy Garcia Lopez, Ministero de Trabajo y Asuntos
EUROPÉEN DE L'EMPLOI Studies Sociales
Riga Estonie: Kaili Järv/Ülle Marksoo, ministère GHK Consulting Limited
Lituanie: Boguslavas Gruzevskis des affaires sociales 30 St Paul's Square
Institute of Labour and Social Research Finlande: Ahti Avikainen/Marja­Riitta Birmingham B3 1QZ
Vilnius Pihlman, ministère du travail Royaume­Uni
Luxembourg: Franz Clément France: Catherine Hiles, Agence nationale
CEPS/Instead pour l'emploi Tél. (44­121)233 89 00
Differdange Grèce: Eirini Kalavrou, ministère du travail Fax (44­121) 212 03 08
Malte: Manwel Debono Kleoniki Fotiadou, OAED E­mail: eeo@ghkint.com
Workers' Participation Development Centre Hongrie: Tibor Bors Borbély, ministère de
Msida l'emploi et du travail Direction: Gill Whitting
Pays­Bas: Jacob de Koning Oliver Demkó, Service public de l'emploi Gestion: Inga Pavlovaite/Caroline Lambert
SEOR BV Irlande: Marie Dempsey, Department of
Rotterdam Enterprise, Trade and Employment Cette publication est fondée sur des articles
Pologne: Elzbieta Kryrïska Kevin Quinn, FAS fournis par les correspondants de SYSDEM.
IPISS — Institut du travail et des études sociales Italie: Antonella Buonopane/Alfredo Ferrante, Les articles nationaux n'engagent que la
Varsovie ministero del lavoro responsabilité de leurs auteurs. Observatoire européen de l'emploi
Bilan: printemps 2005
Commission européenne
Direction générale de l'emploi, des affaires sociales
et de l'égalité des chances
Unité A.2
Manuscrit finalisé en novembre 2005 Le contenu de la présente publication ne reflète pas nécessairement l'avis ou la position de la direc­
tion générale de l'emploi, des affaires sociales et de l'égalité des chances de la Commission euro­
péenne.
Si vous souhaitez recevoir le bulletin d'information électronique «ESmail» de la direction générale
de l'emploi, des affaires sociales et de l'égalité des chances de la Commission européenne,
envoyez un courrier électronique à l'adresse suivante: empl-esmail@ec.europa.eu — le bulletin
d'information paraît régulièrement en allemand, en anglais et en français.
Europe Direct est un service destiné à vous aider à trouver des réponses
aux questions que vous vous posez sur l'Union européenne.
Un numéro unique gratuit (*):
008006 789 10 11
(*) Certains opérateurs de téléphonie mobile ne permettent pas l'accès aux numéros 00 800
ou peuvent facturer ces appels.
De nombreuses autres informations sur l'Union européenne sont disponibles sur l'internet
via le serveur Europa (http://europa.eu).
Une fiche bibliographique figure à la fin de l'ouvrage.
Luxembourg: Office des publications officielles des Communautés européennes, 2006
ISSN 1725-5384
© Communautés européennes, 2006
Reproduction autorisée, moyennant mention de la source
Printed in Belgium
IMPRIMÉ SUR PAPIER BLANCHI SANS CHLORE Sommaire
Résumé 5
1. Attirer et retenir un plus grand nombre de personnes sur le marché du travail, augmenter l'offre de main-d'œuvre
et moderniser les systèmes de protection sociale 7
2. Améliorer la capacité d'adaptation des travailleurs et des entreprises 12
3. Investir davantage dans le capital humain en améliorant l'éducation et les compétences6
Rapports nationaux sur les politiques novatrices — 20059
Allemagne Programmes de travail indépendant pour les chômeurs 21
Autriche Régénérer le système d'apprentissage autrichien7
Belgique Cellules d'intervention sociale, services carrière et licenciements massifs 30
Chypre Formes flexibles d'emploi à Chypre 34
Danemark Lutter contre le chômage des jeunes diplômés des universités 3
Espagne Régularisation des immigrés clandestins en Espagne 40
Estonie Réforme globale des politiques actives du marché du travail en Estonie
Finlandee structurelle du service public de l'emploi — Crédit d'impôt pour les emplois familiaux . 49
France Approches personnalisées des licenciements en France 53
Grèce Des conseillers d'orientation dans les établissements d'enseignement supérieur en Grèce 56
Hongrie L'impact de la hausse des salaires dans la fonction publique sur les différentiels de salaire —
La question du taux d'inactivité en Hongrie 61
Irlande Plan d'action industriel en Irlande6
Italie La législation de l'emploi dans la région Marches 70
Lettonie Développement des plans locaux pour l'emploi en Lettonie4
Lituanie Initiatives locales en faveur de l'emploi en Lituanie 8
Luxembourg Accompagnement personnalisé des demandeurs d'emploi au Luxembourg 85
Malte Plan d'action pour l'égalité entre les hommes et les femmes — Crédit d'impôt pour la réinsertion
professionnelle des femmes 89
Pays-Bas Le dispositif de réduction de l'impôt sur les sociétés aux Pays-Bas 92
Pologne Maintenir les travailleurs âgés en activité en Pologne5
Portugal Innovation dans le code du travail portugais 100
République tchèque Programmes de promotion de l'emploi des personnes handicapées dans des entreprises
employant une majorité de travailleurs handicapés3
Royaume-Uni Un programme de développement des qualifications axé sur la demande 108
Slovaquie Aide au travail indépendant — Stages pratiques pour les jeunes diplômés en Slovaquie 112
Slovénie «Programme 10 000 +»: un programme d'accès à l'enseignement formel
et d'acquisition de qualifications professionnelles nationales reconnues pour les chômeurs .... 117
Observatoire euiopéen de ! emploi — Bilan: piinlemps 2005 Sommaire
Suède Restructurations novatrices en Suède 121
Bulgarie Création d'emplois pour la réinsertion professionnelle des chômeurs de longue durée
défavorisés en Bulgarie6
Roumanie Développement de la formation professionnelle en Roumanie 13
Turquie Nouvelle législation du travail en Turquie 137
Norvège L'accord norvégien «Pour une vie professionnelle inclusive» (Inkluderende arbeidsliv, IA) 143
Remerciements
Nous voudrions remercier tous ceux qui nous ont aidés à préparer les articles du Bilan: printemps 2005 et plus particulièrement
la Commission européenne, les experts SYSDEM et les fonctionnaires des États membres qui nous ont fourni les informations
sur les politiques novatrices de leurs pays.
Observatoire européen de l'emploi — Bilan: printemps 2005 RESUME
• en Grèce, des services d'orientation sont mis en place dans Introduction
les établissements d'enseignement supérieur afin de four­
nir des conseils, des orientations, des services de place­Ce bilan de printemps de l'Observatoire européen de l'emploi
ment et de médiation aux étudiants qui entrent sur le mar­(OEE) est centré sur les pratiques et les politiques novatrices
ché du travail; du marché du travail dans les 29 pays couverts par l'Observa­
toire [les 25 États membres de l'Union européenne (UE) plus
• à Malte, on a introduit un plan d'action pour l'égalité entre la Bulgarie, la Roumanie, la Turquie et la Norvège]. Il est fondé
les hommes et les femmes ainsi que des abattements fis­sur les articles préparés par les correspondants SYSDEM natio­
caux pour les femmes qui retournent sur le marché du tra­naux, qui décrivent et analysent les politiques et les pratiques
vail après la naissance d'un enfant; innovantes dans chacun des pays.
• en Pologne, le programme «50 Plus» doit inciter les travail­
Ce résumé cherche à dresser un tableau de l'innovation en
leurs âgés à rester en activité et décourager la retraite matière de politique de l'emploi et du marché du travail à tra­
anticipée. vers l'Europe. Le lecteur se référera aux articles nationaux pour
une description détaillée des politiques et des pratiques intro­
Ligne directrice n° 19 visant à assurer des marchés du travail duites dans chaque pays.
qui favorisent l'insertion:
Le résumé établit également une relation entre les développe­
• en Estonie, un nouveau projet de loi vise à moderniser les
ments des politiques au niveau national et les priorités au
services offerts aux demandeurs d'emploi et à instaurer
niveau de l'UE, en particulier les nouvelles lignes directrices
une approche fondée sur les besoins individuels;
intégrées (') visant à recentrer la stratégie de Lisbonne, qui ont
été proposées par la Commission européenne en avril 2005
• au Luxembourg, des formes personnalisées de placement
puis adoptées par le Conseil européen en juillet 2005. La
et d'aide à la recherche d'emploi sont mises en place pour
conformité des développements nationaux passés en revue
répondre aux différents besoins des demandeurs d'emploi;
dans le Bilan: printemps 2005 avec les lignes directrices inté­
grées est examinée ci-après.
• en Lituanie, des initiatives locales en faveur de l'emploi
ciblent les chômeurs dans les zones où le chômage est élevé;
Ligne directrice n° 17 sur l'application de politiques de l'em­
ploi visant à atteindre le plein-emploi, à améliorer la qualité et
• en République tchèque, on a introduit des incitations
la productivité du travail et à renforcer la cohésion sociale et
financières pour les employeurs qui embauchent des per­
territoriale:
sonnes handicapées;
• un programme national de développement des qualifica­
• en Finlande, le crédit fiscal pour l'emploi d'aides à domicile
tions en Irlande (l'initiative «One Step Up») vise à amélio­
devrait stimuler la demande d'emploi en réduisant les
rer les qualifications des personnes qui ont déjà un emploi.
coûts du travail peu productif;
L'Irlande connaissant presque le plein-emploi, le but de
l'initiative est d'assurer que cette situation perdure et que
• en Bulgarie, un pays en voie d'adhésion, un programme vise
les actifs s'adaptent aux besoins de l'économie.
à proposer un emploi, une formation professionnelle ou un
enseignement élémentaire aux chômeurs de longue durée.
Ligne directrice n° 18 sur la promotion d'une approche fondée
sur le cycle de vie à l'égard du travail: Ligne directrice n° 20 sur l'amélioration de la réponse aux
besoins du marché du travail:
• au Danemark, une campagne innovante encourage le sec­
teur privé et plus particulièrement les PME à employer des • en Estonie, il est prévu de consolider les contacts entre les
jeunes diplômés des universités; services de l'emploi et les employeurs, en offrant un soutien
Lignes directrices intégrées pour la croissance et l'emploi (2005-2008) — COM(2005) 141 final, Bruxelles, 12 avril 2005.
Observatoire européen de l'emploi — Bilan: printemps 2005 aux entreprises qui recrutent et en employant des consul­ dans un pays candidat, la Turquie, le nouveau code du tra­
tants qui travaillent avec les employeurs dans chaque vail a introduit formellement une réglementation du travail
agence des services pour l'emploi; à temps partiel et du travail flexible.
• en Finlande, la réforme structurelle du service public de Ligne directrice nc 22 visant à assurer une évolution des coûts
l'emploi vise à placer les services et les ressources destinés du travail et à instaurer des mécanismes de fixation des salaires
aux demandeurs d'emploi défavorisés dans des centres de qui soient favorables à l'emploi:
services de l'emploi spéciaux qui ont été créés dans ce but;
• aux Pays-Bas, la réduction de l'impôt sur les sociétés rend le
• en Italie, la région Marches (la première région italienne à le pays plus attrayant pour les entreprises et favorise donc
faire) a promulgué une loi régissant le marché du travail l'économie et l'emploi;
local. La loi instaure un ensemble de politiques actives du
marché du travail et un système de gouvernance;
• en Norvège (accord EEE), la politique au cœur des débats est
un accord tripartite pour une vie professionnelle inclusive,
• en Lettonie, plusieurs mesures sont prises en vue de fournir avec obligation pour toutes les parties de chercher active­
conjointement des solutions aux problèmes d'emploi au ment à réduire les arrêts de maladie.
niveau local, telles que les plans d'action locaux et la décen­
tralisation du système de formation.
Ligne directrice n° 23 visant à accroître et à améliorer l'inves­
tissement dans le capital humain:
Ligne directrice n° 21 visant à favoriser la flexibilité en la
conciliant avec la sécurité de l'emploi et à réduire la fragmen­
• en Autriche, la réforme du système d'apprentissage est en
tation du marché du travail en tenant dûment compte du rôle
cours;
des partenaires sociaux:
• au Royaume-Uni, on a initié une réaffectation stratégique de
• à Chypre, un nouveau programme permettra de tester la via­
l'infrastructure de formation et de la fourniture de qualifica­
bilité des formes flexibles d'emploi;
tions qui ne sont plus gouvernées par la demande des indi­
vidus mais qui répondent aux besoins des employeurs et de
• en Hongrie, on évalue l'impact d'une augmentation de 50 %,
l'économie;
en une seule fois, des salaires dans la fonction publique;
• dans un pays en voie d'adhésion, la Roumanie, une nouvelle
• en France, le plan d'action personnalisé vise à gérer les
loi permet aux personnes défavorisées vivant en milieu
licenciements de manière positive et à aider les travailleurs
rural, jusque-là hors de la portée des services de l'emploi,
licenciés à retrouver rapidement un emploi;
d'accéder à des formations professionnelles financées par
l'État.
• en Belgique, une mesure a été mise en œuvre pour les travail­
leurs licenciés, avec des procédures spéciales et des ressour­
Ligne directrice n° 24 sur l'adaptation des systèmes d'éducation et ces financières pour assister le processus de restructuration;
de formation aux nouveaux besoins en matière de compétences:
• en Suède, on discute du rôle de plusieurs acteurs engagés
• au Portugal, la réforme qui contraint les employeurs à fournir comme partenaires dans le processus de restructuration;
une formation continue et instaure un droit individuel à une
formation a pour but de stimuler un marché de la formation
• en Allemagne, les programmes de la commission Hartz qui
professionnelle davantage axé sur les besoins des entreprises;
encouragent les chômeurs à s'Installer à leur compte sont
relancés;
• en Slovénie, un nouveau système de validation des acquis
antérieurs des personnes n'ayant pas de qualification offi­• en Slovaquie, de nouvelles mesures visent à intégrer les chô­
cielle reconnue est étudié et débattu. meurs de longue durée et les jeunes diplômés dans le mar­
ché du travail, en proposant des incitations financières à la
création de petites entreprises et des stages d'insertion pro­ Bilan de l'automne 2005 de l'OEE
fessionnelle;
Le prochain bilan de l'OEE, à l'automne 2005, passera en
• en Espagne, une campagne de régularisation des immigrés revue et analysera les politiques en faveur de l'emploi des jeu­
clandestins devrait faciliter leur insertion sur le marché du nes dans les pays de l'UE, en Bulgarie, en Roumanie, en Tur­
travail ordinaire; quie et en Norvège.
Observatoire européen de l'emploi — Bilan: printemps 2005 Résumé
vail émane explicitement de pressions du secteur privé. L'initia­
1. Attirer et retenir
tive a entraîné une réduction des interventions traditionnelles
ciblant les personnes qui sont sans emploi.
un plus grand nombre
L'initiative est ouverte à l'ensemble des forces de travail mais
de personnes sur s'adresse prioritairement aux personnes qui sont les moins
qualifiées et ont des postes subalternes (en particulier celles
le marché du travail, qui ont des difficultés à accéder aux programmes d'apprentis­
sage ou de formation).
augmenter l'offre
de main-d'oeuvre et
1.2. Favoriser une approche fondée
sur le cycle de vie à l'égard du travail moderniser les systèmes
(ligne directrice n° 18)
de protection sociale
1.2.1. Introduction
1.1. Mise en œuvre de politiques
Depuis longtemps, l'UE soutient une approche du travail fon­
de l'emploi visant à atteindre
dée sur le cycle de vie afin de promouvoir une hausse de l'of­
fre de main-d'œuvre pour toutes les tranches d'âge. La hausse le plein-emploi, à améliorer la qualité
des niveaux d'emploi à travers les générations soutient des
et la productivité du travail
économies favorisant l'insertion sociale et répond à un net
et à renforcer la cohésion sociale déclin de la population en âge de travailler. De plus, ce type
d'approche intergénération de la hausse des taux d'emploi
et territoriale (ligne directrice n° 17)
devrait permettre d'avoir un nombre suffisant de personnes en
activité pour soutenir celles qui sont dans l'incapacité de tra­
vailler. 1.1.1. Introduction
Si l'on veut maintenir la croissance économique et renforcer la
cohésion sociale, il est essentiel de réaliser le plein-emploi et 1.2.2. Encourager la participation des jeunes
de réduire le chômage et l'inactivité, en augmentant la
demande et l'offre de main-d'œuvre. Il faut exploiter pleine­ Les mesures mises en œuvre au Danemark et en Grèce fournis­
ment les synergies entre la qualité du travail, la productivité et sent des exemples intéressants d'approches innovantes et cou­
l'emploi. Une action volontaire est nécessaire pour renforcer ronnées de succès de la lutte contre le chômage des jeunes.
l'inclusion sociale et prévenir l'exclusion du marché du travail.
Les personnes les plus défavorisées sur leé du travail Les problèmes auxquels sont confrontés les jeunes au Dane­
ont besoin d'un accompagnement complet pour trouver un mark et en Grèce sont étonnamment similaires. Dans ces
emploi. Il faut également intervenir pour réduire les disparités deux pays, les jeunes quittent l'université avec un risque de
régionales. plus en plus élevé de ne pas trouver d'emploi. Outre les
aspects sociaux et économiques bien connus du chômage des
jeunes, un chômage élevé des jeunes diplômés de l'université
risque également de dilapider les coûteux investissements 1.1.2. Programme national de développement
dans le capital humain associés aux études dans l'enseigne­des qualifications pour les personnes économiquement
ment supérieur. actives en Irlande
Le fait que l'économie irlandaise connaisse presque le plein- Cependant, les origines des niveaux relativement élevés de
chômage des jeunes parmi les diplômés de l'université diffè­emploi pousse à la fois les pouvoirs publics et les entreprises à
chercher dorénavant à maintenir cette situation. L'initiative rent d'un pays à l'autre. Au Danemark, les principales causes
«One Step Up», un programme pour le développement des sont un resserrement des budgets publics et une stagnation de
qualifications en Irlande, est novatrice, car elle cible les person­ l'emploi dans la fonction publique. En Grèce, les causes sont
plutôt inhérentes au système, car l'enseignement supérieur nes qui ont déjà un emploi. C'est un exemple de politique du
marché du travail fortement influencée par le secteur privé. n'est pas axé sur les besoins des employeurs et du marché du
C'est aussi la première fois qu'une politique du marché du tra­ travail, les services de conseils et d'orientation professionnelle
Observatoire européen de l'emploi — Bilan: printemps 2005 Résumé
destinés aux diplômés de l'université sont sous-développés, et Le plan d'action pour l'égalité entre les hommes et les femmes
décrit et explicite toutes les mesures et initiatives visant à l'aide à la recherche d'emploi est mal organisée.
résorber les disparités hommes-femmes dans toutes leurs
facettes, comme l'ouverture de crèches sur le lieu de travail, Au vu de la contraction de l'emploi dans la fonction publique
au Danemark, on a lancé une campagne innovante pour les aides au démarrage pour les établissements de garde d'en­
fants et autres. Le regroupement de telles informations en un encourager le secteur privé et en particulier les petites
document unique a mis en lumière les aspects les plus impor­et moyennes entreprises (PME) à embaucher de jeunes
diplômés. L'initiative a été une réussite, atteignant son objec­ tants de cette tâche complexe. Le plan clarifie également
diverses questions ayant trait à l'emploi des femmes à Malte. tif initial de création de près d'un millier de nouveaux emplois
Le succès du premier plan a conduit les autorités à préparer un pour des jeunes diplômés. Quelque 450 de ces nouveaux pos­
deuxième plan d'action pour la période 2005-2006. tes bénéficiaient d'une aide à l'emploi mensuelle de l'ordre de
1 200 EUR.
Depuis janvier 2005, les pouvoirs publics maltais ont aussi
La réussite de l'initiative est imputable à la manière dont elle introduit un abattement fiscal pour les femmes qui reprennent
a été ciblée et mise en œuvre. Une entreprise de télémarketing un emploi après une période d'activité. Il s'adresse aux fem­
a contacté par téléphone près de 8 000 PME danoises. Grâce mes qui ont été inactives pendant longtemps (cinq ans). Une
à ce contact direct, on a pu «vendre» de manière positive aux fois réinsérées dans la vie professionnelle, elles bénéficient de
cet abattement pendant un an. employeurs l'embauche d'un jeune diplômé. Pendant la
conversation téléphonique, il était possible d'organiser un
entretien avec un représentant du service public de l'emploi
(SPE) pour discuter de manière plus approfondie des options 1.2.4. Accroître la participation des travailleurs âgés
pour le recrutement d'un diplômé de l'université.
Si l'on veut augmenter les faibles taux de participation des tra­
En Grèce, la réponse a été plus structurelle. Des bureaux vailleurs âgés, il est important de promouvoir le vieillisse­
d'orientation ont été mis en place dans 23 établissements ment actif, y compris les mesures incitant au travail et dissua­
d'enseignement supérieur. Ils dispensent des conseils aux étu­ dant la retraite anticipée.
diants sur les perspectives de carrière professionnelle et leur
présentent les opportunités d'emploi actuelles. Ils signalent En Pologne, un nombre croissant de travailleurs âgés quittent
par ailleurs les besoins des employeurs aux organes de plani­ le marché du travail. En 2003, le taux d'emploi des 55 à 64 ans
fication de l'enseignement afin de leur permettre d'ajuster les était de 26,9 % — contre 41,7 % dans l'EU-15 et 40,2 % dans
programmes d'enseignement. l'EU-25. Le principal instrument du gouvernement polonais
pour remédier à ce problème est l'initiative «50 Plus» (pro­
gramme pour accroître la participation des plus de 50 ans au Bien que leur succès ait été inégal d'un établissement à l'au­
marché du travail). Le programme présente plusieurs caracté­tre, les bureaux d'orientation ont contribué à une évolution
des mentalités quant au rôle de l'enseignement supérieur dans ristiques:
le marché du travail. Ils ont permis d'établir des relations avec
le secteur privé et les employeurs en général. Les bureaux • il encourage les employeurs à adopter des politiques non
d'orientation ont aussi dispensé efficacement des informa­ discriminatoires à l'égard des travailleurs âgés. Des incita­
tions et des aides aux étudiants. En 2003-2004, près de 30 % tions financières doivent encourager les employeurs à recru­
de leurs clients ont trouvé un emploi. ter des chômeurs âgés. Le SPE polonais assure un contrôle
des licenciements massifs, propose des cours de formation
et une aide à la reconversion professionnelle;
1.2.3. Accroître la participation des femmes
• il encourage activement les travailleurs qui auraient droit
Il est essentiel d'agir pour accroître la participation féminine à la retraite anticipée à rester en activité;
afin de réduire les disparités dans l'emploi entre les hommes
et les femmes. Malte a de loin le taux d'emploi le plus faible • il est centré sur le retour à l'emploi des chômeurs âgés et
de l'UE. Le taux d'activité féminine y était de 32,8 % en 2004 l'accompagnement des travailleurs âgés qui ont été licenciés.
contre une moyenne de 55,8 % dans l'EU-25. Le gouverne­
ment maltais a engagé des actions sur plusieurs fronts. Il a
adopté le GEAP, un plan d'action pour l'égalité entre les hom­
mes et les femmes, et a mis en œuvre un nouveau dispositif
d'abattement fiscal pour les femmes retournant sur le marché
du travail après la naissance d'un enfant.
Observatoire européen de l'emploi — Bilan: printemps 2005