Revenus des ménages et richesse fiscale : contrastes urbains/ruraux et lecture communale

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Les choix résidentiels des ménages obéissent à différents degrés à des phénomènes de ségrégation spatiale. Ainsi, un ensemble résidentiel continu le long de la vallée de la Moselle abrite la plupart des ménagesles plus aisés de la Lorraine. Quant à la richesse des communes, elle dépend avant tout de la localisation des entreprises. Il s'avère que le potentiel de taxe professionnelle concerne prioritairement les communes des pôles urbains et des pôles d'emploi de l'espace rural de la région. Lorsque revenus élevés des ménages et importante richesse fiscale coïncident, les communes concernées sont qualifiées de «doublement riches». Symétriquement la «double pauvreté» est le lot des communes des espaces ruraux, mais aussi de certaines villes qui abritent des populations précaires. C'est dans ces communes que la pression fiscale est la plus forte afin de mobiliser au mieux des bases fiscales modestes.

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°
105N Revenus des ménages
et richesse fiscale :
Les choix résidentiels des ménages obéissent à différents degrés
à des phénomènes de ségrégation spatiale. Ainsi, un ensemble résidentiel
continu le long de la vallée de la Moselle abrite la plupart des ménages
les plus aisés de la Lorraine. Quant à la richesse des communes,
elle dépend avant tout de la localisation des entreprises. Il s’avère
que le potentiel de taxe professionnelle concerne prioritairement
les communes des pôles urbains et des pôles d’emploi de l’espace rural
de la région. Lorsque revenus élevés des ménages et importante
richesse fiscale coïncident, les communes concernées sont qualifiées
de “doublement riches”. Symétriquement la “double pauvreté” est le lot
des communes des espaces ruraux, mais aussi de certaines villes
qui abritent des populations précaires. C’est dans ces communes
que la pression fiscale est la plus forte afin de mobiliser au mieux
des bases fiscales modestes.
Pour évaluer les richesses d’un territoire, France de province (66% contre 63%). Les re-
il convient de mettre en regard valeur ajoutée venus des Lorrains sont aussi dispersés que
créée par l’activité économique et revenus ceux des provinciaux : les 10% les plus mo-
dont disposent les femmes et les hommes qui destes déclarent 5 fois moins que les 10%
y résident. Or, le lieu de travail correspond ra- les plus aisés.
rement au lieu de résidence. Les deux tiers
D’une commune à l’autre cependant, la ri-des actifs lorrains travaillent dans une com-
chesse des ménages s’établit à des niveauxmune différente de celle où ils résident.
très différents. Elle dépend évidemment de
la présence dans la commune de cadres, deRevenus des ménages :
professions intellectuelles supérieures et
le périurbain en tête
dans une moindre mesure de professions in-
En 2005, la moitié de la population lorraine vit termédiaires.
dans un ménage dont le revenu imposable est
inférieur à 15 600 euros par unité de Dans un cinquième des communes disposant
consommation (UC). Le revenu fiscal médian de cet indicateur, le revenu fiscal médian des
est inférieur de 250 euros à celui de la habitants dépasse les 17 500 euros. Elles
France de province. Dans la région, les reve- abritent 15% de la population lorraine. À l’in-
nus proviennent davantage des salaires qu’en verse, 22% de la de la région vit
Vdans le cinquième des communes le second volet de cette étude, la mique caractérise des unités ur-
les moins favorisées. dimension intercommunale sera baines, où le haut niveau de
explicitement prise en compte, et richesse fiscale va de pair avecLescommunesdontlerevenu est
notamment le fait que la taxe pro- des bases d’imposition de la TPsupérieur de 10% à celui de la ré-
fessionnelle revient aux EPCI en cas élevées. De façon générale, cellesgion (17 200 euros), constituent un
de TPU. de la TFB jouent un rôle moindreensemble résidentiel continu le long
quecellesdela TP dans la ri-de la vallée de la Moselle. De Flavi- Située en position médiane parmi
chesse d’un territoire. Les basesgny-sur-Moselle au sud à la frontière les régions françaises, la Lorraine
sont élevées dans les unités ur-luxembourgeoise au nord, elles dispose d’une richesse fiscale de
baines (UU) et sur leurs pour-constituent un espace résidentiel au- 591 euros par habitant en 2005.
tours. C’est aussi le cas de latour de Nancy, Pont-à-Mousson, Distancée par la prospère Alsace
façade Est de la région, de Mit-Metz et Thionville. (680), la région est un peu en re-
tersheim à Saint-Maurice-sur-Mo-trait par rapport à la Franche-Com-
selle (vocation touristique etté (620) mais fait mieux queRichesse fiscale
résidences secondaires).Champagne-Ardenne et Bour-des communes :
gogne. D’importantes différences Des bases de TH élevées dessi-la taxe professionnelle
infrarégionales sont à noter, le nent un halo résidentiel encore
déterminante
rapport de la richesse fiscale entre plus large autour des villes. Glo-
le dixième des communes lorraines balement, elles sont les plus éle-La seule analyse des revenus des
lesplusrichesetledixième des vées en Meurthe-et-Mosellehabitants est insuffisante pour
plus pauvres est de 3,2. (certaines communes du Sud et decomprendre la richesse ou la pau-
vreté d’un territoire. Il est néces- La taxe professionnelle constitue à
sairedeprendre en compte elle seule, presque la moitié du
également la valeur ajoutée créée produit des quatre taxes locales Avertissement
par l’ensemble des activités humai- principales (47%). La taxe foncière Au nord de la Lorraine, résident
nes. Ces dernières procurent des sur les propriétés bâties repré- nombre de transfrontaliers qui tra-
ressources aux communes et aux vaillent au Luxembourg, en Alle-sente 31% et la taxe d’habitation
magneetenBelgique. Cesintercommunalités à travers les 21%. La taxe professionnelle pro-
travailleurs paient l’impôt sur le re-quatre taxes directes locales : la cure des ressources élevées aux
venu dans les pays où ils travaillent.
taxe professionnelle (TP)qui porte pôles d’emploi de l’espace rural et Ils sont cependant tenus de décla-
sur les entreprises, la taxe d’habi- aux pôles urbains. Dans l’en- rer à l’administration fiscale fran-
tation (TH) et les taxes du foncier çaise - à des fins statistiques - lessemble, plus le produit tiré de la TP
revenus perçus à l’étranger. Desbâti (TFB) et du foncier non bâti est élevé dans le total des recettes
pertes d’informations conduisent à(TFNB), qui portent essentiellement des quatre taxes prélevées, plus la
une sous-évaluation des revenus
sur les ménages. commune sera bien positionnée au réellement perçus et amplifient les
niveau de la richesse fiscale. écarts de revenus (rapport interdé-
La richesse fiscale des communes
cile très élevé). Certains résultats
est définie ici (cf. définitions) comme devront être pris avec prudenceDes bases de TP
le produit que celles-ci pourraient pour ce qui concerne certaines zo-
et de TFB élevées
nes de la bande frontalière.lever sur leur territoire, au titre de
dans les unités urbainesla commune et de leur groupe- Le secret statistique ne permet pas
de diffuser le montant du revenument, en appliquant les taux Ces différences correspondent en
médian dans les communes comp-moyens nationaux d’imposition des général à de grands types d’espa-
tant moins de 50 ménages fiscaux.
communesdemêmetaille.Dans ces. Une forte activité écono-
Richesse fiscale dans les villes-pôles
Part du pro-
Richesse Revenu fiscal Part de la TP Part Part Coeff. de
duit de la TP
fiscale par médian Nombre dans le produit de la de la mobilisation
Type d’espace collectée/
habitant des ménages d’habitants des 4 taxes TFB TH de la
part de la
(en euros) (par UC) (%) (%) (%) richesse fisc.
population
Pôles urbains 634 16 714 1 286 150 45 33 22 0,91 1,1
Couronnes périurbaines 579 17 580 328 499 53 25 19 0,62 0,9
Communes multipolarisées 503 16 105 303 943 46 30 21 0,61 0,7
Pôles d’emploi 682 14 880 144 822 55 29 16 0,73 1,3
de l’espace rural
Couronnes des pôles 371 15 339 20 655 37 31 24 0,58 0,4
d’emploi de l’espace rural
Autres communes de 442 14 301 226 307 43 31 20 0,63 0,6
l’espace rural
Lorraine 591 15 588 2 310 376 47 31 21 0,80 1,0
Note de lecture : dans les communes constituant les pôles urbains, la TP représente 45% du produit total collecté grâce aux 4 taxes dans cet espace.
Dans les communes constituant les pôles urbains, le ratio : part de la TP des pôles urbains dans celle collectée en Lorraine/part de la population des pôles ur-
bains dans la population totale lorraine, est de 1,1.
Source : DGI 2005 - Insee, recensement de la population 1999
2l’Est du département exceptées)ainsi allant de pair avec des taxes fon- Vosges, Neuves-Maisons, Cham-
qu’en Moselle (le Saulnois excepté). cières élevées relevant des gran- pigneulles, Frouard, L’Hôpital,
des surfaces commerciales. À Faulquemont, Nilvange, Laneuve-Inversement, des bases élevées
Vittel, le tourisme améliore en- ville-devant-Nancy, Blénod-lès-de foncier caractérisent les terri-
core la situation. Pont-à-Mousson, ...toires ruraux plus pauvres fiscale-
ment (Saulnois, Meuse et Vosges de Le deuxième groupe de commu- Le troisièmegroupedecommu-
l’Ouest). Les pôles d’emploi de l’es- nes (90 en violet clair)combine ri- nes (10 en violet foncé)combine
pace rural et les pôles urbains chesse fiscale élevée et habitants richesse fiscale élevée et habi-
disposent d’un haut niveau de ri- aux revenus moyens. Assez bien tants aux revenus plutôt fai-
chesse fiscale en combinant des réparties sur le territoire lorrain, bles. Il est constitué de 2
bases élevées de TH et de FB. cescommunesont,dansuncas communes appartenant à un
sur deux, plus de 1 000 habi- pôle urbain (Hayange et Longla-Si lescommunespériurbaines
tants. La plupart de celles-ci ap- ville) et de 8 communes plutôtparviennent à tirer profit de leur
partiennent à un pôle urbain ou à rurales (Bouzonville, Stenay, Cor-tissu économique (avec des bases
un pôle d’emploi de l’espace rural. cieux, Pexonne, Sorcy-Saint-Mar-de TP un peu plus élevées que la
La part élevée de TP joue là aussi tin, Saint-Germain-sur-Meuse,moyenne lorraine), ce n’est plus le
son rôle charnière. Les plus im- Cléry-le-Petit, Biencourt- sur-Orge).cas des communes multipolari-
portantes sont : Saint-Avold, Sar- Unepartimportantedeleurpo-sées, moins irriguées par le tissu
rebourg, Florange, Amnéville, pulation perçoit des revenuséconomique.
Hagondange, Golbey, Thaon-les- faibles.
Dans les communes rurales res-
tantes, le niveau plus élevé des
bases du foncier ne peut compen-
L'axe Thionville-Metz-Nancy déterminant en Lorraine
ser celui des autres taxes, plus
faible qu’en Lorraine.
Le clivage urbain/rural est donc
Thionville
Revenu fiscal médian des ménages en 2005très fortement lié aux niveaux des
ForbachEn euros par UC
bases de taxes locales (par habi-
Saint-Avoldplus de 22 000 Metztant). Certaines logiques résidentiel-
de 15 600 à 22 000
les s’affirment également au tra-
de 13 000 à 15 600
vers de ce prisme. moins de 13 000
secret statistique BarBarBar-le-Duc-le-Duc-le-DucBarBarBar-le-Duc-le-Duc-le-DucBarBarBar-le-Duc-le-Duc-le-DucLes ménages dont les revenus
Nancy
sont au-dessus de la moyenne ré-
gionale élisent domicile avant tout
dans l’espace périurbain et dans
Saint-Diélescommunesdes pôlesurbains.
ÉpinalÉpinalÉpinalÉpinalÉpinalÉpinalÉpinalÉpinalÉpinalUne lecture communale permet
cependant d’observer à un ni-
veau plus fin comment certains
territoires combinent niveau
Source : DGI - Insee 2005d’activité économique et revenus
des ménages qui y habitent. Une richesse très focalisée
La TP source
de richesse
Thionville Richesse fiscale des communes en 2005
En euros par habitantLe premiergroupedecommunes
Forbach
plus de 2 000(17 en bleu foncé - voir carte page 5)
Saint-Avold
Metz de 1 000 à 2 000combine richesse fiscale élevée
de 600 à 1 000
et habitants plutôt aisés. Ces
de 300 à 600
communes "doublement riches" moins de 300
BarBarBarBarBarBar-le-Duc-le-Duc-le-Duc-le-Duc-le-Duc-le-Ducsont situées dans la périphérie de BarBarBar-le-Duc-le-Duc-le-Duc
NancyNancyNancyNancyNancyNancyNancyNancyNancy
Nancy (Ludres, Fléville-devant-Nancy,
Houdemont, Velaine-en-Haye, Vil-
ley-Saint-Étienne et Cerville)oude
Saint-DiéMetz (Ennery, Augny, Jouy-aux-
Arches,Ay-sur-Moselle,Argancy,Se- Épinal
mécourt et La Maxe). Dans certai-
nescommunes, lessourcesde
richesse se cumulent, la pré-
Source : DGI 2005 - Insee, recensement de la population 1999sence d’établissements à forte TP
3fiscale dans la moyenne et faibles nantes sont la TFB et la TH. CesZones résidentielles
revenus des habitants. Marquées communes, le plus souvent multi-à ménages favorisés
par la pauvreté, ces communes le polarisées ou situées dans les
Le quatrième groupe de commu- sont également par une part élevée couronnes périurbaines sont plu-
nes (50 en bleu clair)combine ri- de la TFB et de la TH dans le produit tôtdepetitetaille.Les habitantsy
chesse fiscale dans la moyenne des 4 taxes. Espaces rural et urbain sont un peu plus souvent proprié-
et habitants plutôt aisés. Elles se côtoient dans ce groupe : For- taires que dans le reste de la ré-
sont situées aux abords de Nancy bach, Saint-Dié-des-Vosges, Toul, gion. On trouve aussi dans cette
et de Metz : Villers-lès-Nancy, Woippy, Rombas, Maxéville, catégorie les petites villes de Jar-
Marly, Heillecourt, Seichamps, Uckange, Commercy, Rambervillers, ny, Talange, Saint-Nicolas-de-
Pulnoy, Saulxures-lès-Nancy, Lon- Charmes, Folschwiller, Herserange, Port, Guénange, Petite-Rosselle,
geville-lès-Metz, Grosbliederstroff, Morhange, Le Thillot, Revigny- Liverdun, Mirecourt, Marange-
Saint-Julien-lès-Metz, Manom, sur-Ornain, Châtenois, Badonviller, Silvange, Dieulouard, Le Val-
Scy-Chazelles, Plappeville, Gondre- Gondrecourt-le-Château, ... d’Ajol, ...
ville, Illange, ... Nombre de ca-
Le neuvième groupe de communesdres ont choisi ces collectivités Des communes lorraines
(235 en rouge vif) combine richessedu périurbain ou des pôles ur-
pénalisées fiscale faible et revenus des habi-bains. La part de la TFB y talonne
Le huitième groupe de communes tants faibles. Cet ensemble estcelle de la TP.
(844 en vert clair)combine ri- avant tout composé de communes
Le cinquièmegroupedecommu-
chesse fiscale faible et revenus rurales de la Meuse, des Vosges,
nes (172 en vert foncé) combine ri-
moyens des habitants. Dans le de l’Est meurthe-et-mosellan et du
chesse fiscale faible et habitants
produit collecté, les taxes domi- Saulnois.
plutôt aisés. Ces communes pé-
riurbaines ou multipolarisées com-
Niveau du coefficient de mobilisation fiscale selon le profilplètent l’ensemble géographique du
des communes de plus de 500 habitantsgroupeprécédent.Cesontles pro-
duits de la TFB et de la TH qui don- La richesse fiscale de la commune est :
nent la mesure, situation
faible intermédiaire élevée
caractéristique des zones résiden-
0,84 0,79 0,67Le revenu faible
tielles. Les plus importantes com-
médian 0,69 0,71 0,58intermédiairemunes de cet ensemble sont des ménages
0,65 0,62 0,56Hettange-Grande, le Ban-Saint- est : élevé
Martin, Bouxières-aux-Dames, Spi- Guide de lecture : le couleur indique le groupe d’appartenance dans la typologie des commu-
nes présentée dans la carte ci-contre. Le coefficient de mobilisation fiscale (des communescheren, Chantraine, Richardménil,
de plus de 500 habitants) médian des communes à richesse fiscale intermédiaire et dont
Alsting, Lay-Saint-Christophe, Cour- les revenus des ménages sont intermédiaires, est de 0,71.
celles-Chaussy, Bousse, ...
Source : DGI - Insee 2005
Grandes villes : richesse
La taxe professionnelle donne le ton
fiscale dans la moyenne
Ventilation des 4 taxes principales dans le produit collecté, selon le type d'espace
Le sixièmegroupedecommunes
Taxe professionnelle800 Euros par habitant
(200 en crème) combine richesse
Taxe du foncier bâti
fiscale et revenus des habitants
Taxe d'habitation
proches de la moyenne lorraine.
Taxe du foncier non bâti
Lesplusgrandes villeslorraines y Indice de richesse fiscale
600figurent : Metz, Nancy, Thionville,
Épinal, Vandoeuvre-lès-Nancy,
Montigny-lès-Metz, Sarreguemi-
nes, Verdun, Bar-le-Duc, Laxou,
400Yutz, Pont-à-Mousson, Creutz-
wald, Saint-Max, Jarville-la-Mal-
grange, Maizières-lès-Metz,
Dombasle-sur-Meurthe, Gérard-
mer, Remiremont, ... Ces com- 200
munes de taille assez inégale ont
des caractéristiques fiscales va-
riées. Le produit de la TP dans le
produit total provenant des 4
0
Pôles urbains Couronnes Communes Pôles d' emploi Couronnes des Autrestaxes va ainsi de 6% à 80%.
périurbaines multipolarisées de pôles d'emploi communes
l'espace rural de l'espace de
Le septième groupe de communes rural l'espace rural
(45 en rouge clair) combine richesse
Source : DGI - Insee 2005
4C’est dans ces communes que
Un regard croisé sur la richesse fiscale des territoiresl’apport des taxes foncières est le
et les ressources des ménages dans les communes de Lorraineplus fort de la région. La pauvreté
de certains ménages y est signifi-
cative. Certaines villes assez im-
portantes complètent le tableau :
Lunéville, Freyming-Merlebach, Sti-
Thionvillering-Wendel, Fameck, Behren-lès-
Forbach, Villerupt, Hombourg-
Haut, Moyeuvre-Grande, Joeuf, ...
ForbachForbachForbachForbachForbachForbachForbachForbachForbach
SarrregueminesVerduner
MetzLa pression fiscale
est plus forte
dans les communes
“doublement pauvres”
Le coefficient de mobilisation, cal-
BarBarBar-le-Duc-le-Duc-le-DucBarBarBar-le-Duc-le-Duc-le-DucBarBarBar-le-Duc-le-Duc-le-Duc
culé comme le rapport entre le
Nancy
produit des taxes effectivement
levées et la richesse fiscale, in-
dique le degré de pression fiscale
exercé dans la commune. Un
coefficient inférieur à 1 indique un
niveau de pression fiscale infé- Saint-DiéSaint-DiéSaint-DiéSaint-DiéSaint-DiéSaint-DiéSaint-DiéSaint-DiéSaint-Dié
rieur à celui observé dans des
communes de taille comparable.
Épinal
L’analyse ici menée ne porte pas
sur les communes de moins de
500 habitants. En moyenne ré-
gionale, le coefficient de mobili-
sation estprochede0,8.La
situation est cependant très va-
Communes «doublement riches»riable d’une commune à l’autre :
Sur-représentation d'une population aisée et richesse fiscale élevée10% des communes de Lorraine
ont un coefficient de mobilisation
Sur d'une population aisée et richesse fiscale intermédiaire
inférieur à 0,46 et 10% un coef-
ficient supérieur à 0,98.
Espaces ruraux et urbains à la richesse fiscale faible
Les politiques de taxation sont
Richesse fiscale faible et sur-représentation d'une population aisée
en partie liées au profil de ri-
chesse de la commune. Ainsi, Richesse fiscale faible et population aux revenus intermédiaires
les communes “doublement ri-
ches” ont un niveau de pression
Ressources des ménages et richesse fiscale dans la moyennefiscale plus faible que les com-
munes “doublement pauvres” : le Population aux revenus intermédiaires, richesse fiscale intermédiaire
coefficient de mobilisation y est
en moyenne égal à 0,56 contre
Communes avec une population à revenus faibles ou intermédiaires et richesse fiscale élevée0,84. La pression fiscale appa-
raît la plus faible dans les com-
Richesse fiscale élevée et population aux revenus intermédiaires
munes où la richesse fiscale est
Richesse fiscale élevée et sur-représentation d'une population pauvreparticulièrement élevée tandis
que la population dispose de re-
venus imposables médians ou
Communes «doublement pauvres»
élevés.
Sur-représentation d'une population pauvre et richesse fiscale intermédiaire
Sur d'une population pauvre et richesse fiscale faible
Jean-Philippe THANRY
Secret statistique
Source : DGI 2005 - Insee
5Savoir plus : DÉFINITIONS
La source des revenus fiscaux déclarés par les ménages est établie par la Di-
rection générale des Impôts et l’Insee à partir des déclarations de revenus et de
- Revenus des ménages et potentiel la taxe d’habitation.
fiscal des communes : Volet 1 : une Les ressources déclarées par les contribuables sur leur déclaration de revenus
lecture communale. Insee Nord-Pas- comprennent :
de-Calais - Page de Profils n° 20 - Fé-
- les revenus salariaux (salaires, droits d’auteur, avantages en nature, indemni-
vrier 2007.
tés de maladie, allocations de chômage et de préretraite, revenus perçus à l’é-
- De fortes disparités de richesses
tranger) ;
au coeur de l’agglomération franci-
- les revenus des professions non salariées (revenus nets de déficit des indépen-lienne. Insee Ile-de-France - A La
dants, comprenant les bénéfices agricoles, industriels, commerciaux et nonPage n° 273 - novembre 2006.
commerciaux) ;
- les retraites (hors minimum vieillesse), pensions d’invalidité, pensions alimentai-
Site internet :
res et rentes viagères ;
www.insee.fr
- les autres revenus (essentiellement les revenus du patrimoine).
Le revenu fiscal est un revenu avant distribution. Il ne peut être assimilé à un re-
venu disponible, qui supposerait que l’on ajoute les revenus sociaux non décla-
rés : minima sociaux tels que le RMI et le minimum vieillesse, prestations
familiales, aides au logement, et que l’on soustraie les impôts directs.
Le revenu fiscal par unité de consommation (UC) prend en compte les écono-
mies d’échelle résultant de la vie en groupe et devient un revenu par équivalent
adulte, comparable d’un lieu à un autre et entre ménages de compositions diffé-
rentes. Le nombre d’UC d’un ménage est évalué selon la définition utilisée par
l’Insee et par Eurostat :
- le premier adulte du ménage compte pour 1 UC ;
- les autres personnes de 14 ans ou plus comptent chacune pour 0,5 UC ;
- les enfants de moins de 14 ans comptent chacun pour 0,3 UC.
La source de la fiscalité directe locale porte spécifiquement sur les impôts et
taxes directes. Les autres ressources budgétaires ne sont pas prises en
compte dans cette étude, dans la mesure où elles ne témoignent pas de la ri-
chesse territoriale présente, mais d’un mécanisme de transfert national (pour
les dotations de l’État) ou d’une gestion de l’endettement propre à la municipalité
(pour l’emprunt).
La richesse fiscale est le produit théorique que recevrait la commune si elle ap-
pliquait les taux d’imposition moyens nationaux de chacune des quatre taxes (la
taxe d’habitation, la taxe foncière sur les propriétés bâties, la taxe foncière sur
les propriétés non bâties et la taxe professionnelle) à ses propres bases. Dans
cet article, la richesse fiscale est normée, c'est-à-dire calculée en prenant en
Ministère de l’Économie,
compte l’hétérogénéité des taux selon la taille des communes - les taux moyensdes Finances et de l'Emploi
servant de référence étant déclinés pour chaque strate de population des com-
Insee
munes. Elle permet les comparaisons entre collectivités, au-delà des effets de
Institut National de la Statistique
structure.
et des Études Économiques
La richesse fiscale diffère ainsi du produit des taxes effectivement levées sur laDirection Régionale de Lorraine
15, rue du Général Hulot commune, dès lors que les taux d’imposition locaux diffèrent de la moyenne des
CS 54229 taux observés France entière dans les communes de taille comparable. En rap-
54042 NANCY CEDEX portant le montant des impôts effectivement perçus au potentiel fiscal, on ob-
Tél :03 83 91 85 85 tient un coefficient de mobilisation. Un ratio supérieur à 1 indique une pression
Fax :03 83 40 45 61 fiscale plus élevée que sur l’ensemble du territoire national.
www.insee.fr/lorraine
L’unité urbaine est une commune ou un ensemble de communes qui comporte
DIRECTEUR DE LA PUBLICATION sur son territoire une zone bâtie d’au moins 2 000 habitants où aucune habita-
Jean-Paul FRANÇOIS tion n’est séparée de la plus proche de plus de 200 mètres. En outre, chaque
Directeur régional de l’Insee commune concernée possède plus de la moitié de sa population dans cette zone
bâtie.
COORDINATION RÉDACTIONNELLE
Si l’unité urbaine s’étend sur plusieurs communes, l’ensemble de ces communesChristian CALZADA
forme une agglomération multicommunale ou agglomération urbaine. Si l’unitéGérard MOREAU
urbaine s’étend sur une seule commune, elle est dénommée ville isolée.
RESPONSABLE ÉDITORIAL ET
L’aire urbaine est composée du pôle urbain qui comporte plus de 5 000 emplois
RELATIONS MÉDIAS
sur son territoire et de sa couronne périurbaine formée de communes rurales
Jacqueline FINEL
ou d’unités urbaines dont au moins 40% de la population résidente ayant un em-
RÉDACTRICE EN CHEF ploi travaille dans le pôle ou dans des communes attirées par celui-ci.
Agnès VERDIN Les communes multipolarisées sont des communes rurales ou des unités urbai-
nes situées hors des aires urbaines dont 40% des actifs travaillent dans plu-SECRÉTARIAT DE FABRICATION
sieurs aires sans atteindre ce seuil avec une seule d’entre elles, et qui formentMISE EN PAGE - COMPOSITION
avec elles des espaces d’un seul tenant.Marie-Thérèse CAMPISTROUS
Marie-Odile LAFONTAINE L’espace à dominante rurale comprend à la fois des petites unités urbaines et
des communes rurales.ISSN : 0293-9657
© INSEE 2007
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