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ICF LES MISSIONS DE LA DOUANE A L'EPREUVE DE L'éVOLUtION DES ...

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ICF LES MISSIONS DE LA DOUANE A L'EPREUVE DE L'éVOLUtION DES ...

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Exrait

Calendrier - Juin 2010
Activités
Formation aux outils de signature électronique (Lex Persona)
Formation à la gestion des certificats et token (BULL FRANCE)
Séminaire douane – GAINDE 2000 sur la dématérialisation
Séminaire de validation des modules enlèvements et manifeste
ORBUS Magazine - PAGE 4
L’INVITÉ
Mouhamadou Makhtar CISSE
Directeur Général des Douanes
«L’informatisation intégrale de
l’ensemble des procédures métier
de la Douane est un chantier qui
conforte notre statut de douane
moderne».
Arrivé à la tête de la Direction Générale des Douanes en
décembre 2009, Mouhamadou Makhtar CISSE évoque sa
perspective des douanes à l’ère des nouvelles technologies.
Orbus Magazine :
L’évolution des technologies influe- t- elle de
manière fondamentale sur les missions des douanes ?
Mouhamadou Makhtar CISSE :
Oui bien sûr ! Et pour étayer
mon propos, je convoquerai directement les quatre (04) éléments
clés du cadre des normes de l’Organisation mondiale des Douanes
(OMD), qui tournent autour des technologies modernes que sont :
la transmission préalable et par voie électronique des données
relatives au dédouanement des marchandises (arrivée, départ,
transit) ; la mise en place d’un système de gestion du risque pour
lutter contre les menaces sur la sécurité et faciliter les contrôles en
permettant de cibler les plus risqués ; l’inspection au départ des
conteneurs et du Fret à haut risque par du matériel non intrusif
(Rayons X) ; la définition d’avantages que la douane offrirait aux
entreprises respectant la réglementation en matière de sécurité
de la chaîne logistique.
Jusqu’en 1970, les Douanes du monde inspectaient 100% des
marchandises entrant sur leurs territoires. A partir de 1970, on
assiste au début de l’automatisation des procédures douanières
(principalement aux Etats-Unis et au Canada).
L’Administration des Douanes sénégalaises a beaucoup investi
dans l’évolution des technologies. La première application
informatique douanière est née en 1967 avec l’utilisation de
machines de saisie au Centre Peytavin qui faisaient un traitement
a posteriori des déclarations. Le 1er janvier 1990 est né un
système révolutionnaire en matière de traitement de l’information
douanière, baptisé GAINDE (Gestion Automatisée des Informations
Douanières et des Echanges) qui permet le traitement de la
déclaration en temps réel. L’opérateur peut faire la recevabilité
de sa déclaration et l’édition du bon à enlever à partir de chez
lui. En janvier 2001, l’utilisation des nouvelles technologies de
communication (Internet) conduit à une nouvelle version de
GAINDE plus conviviale et plus facile d’utilisation. En janvier 2009,
de nouvelles technologies de portabilité permettent l’adaptation
d’une troisième version de GAINDE dans tous les environnements
et l’accessibilité à partir de tous les moyens de communication
modernes (Internet, téléphone portable …). Ce système permet
encore de vulgariser l’accès à l’information douanière.
Les Administrations douanières mondiales s’orientent de plus en
plus vers la mise en place de mesures innovatrices de contrôle
de marchandises qui s’appuient sur les technologies modernes
de l’information et de la communication, notamment vers une
dématérialisation de plus en plus complète des procédures en
vue de les faciliter.
réalisé
par
avec le soutien
de
Dossier du mois
Info Flash
P2
Directeur de Publication : GAINDE 2000
Rédacteur en chef : Papa Abdou DIoP
Edition : Marème DIAW
Graphisme : FARAFINA - Impression : La Rochette
GAINDE 2000 - 3, Boulevard Djily Mbaye
12ème étage Immeuble Fahd - BP 6856 Dakar Etoile
Tél : (221) 33 889 30 30 - Fax : (221) 33 842 43 38
E-mail : gainde2000@gainde2000.sn
Actualités projet
International
P3
L’invité du mois
P4
Calendrier
P4
www.senegalpaperlesstrade.com
Devant sa mission de perception à la frontière des droits et taxes exigibles à l’entrée des
marchandises et aussi de lutte contre la fraude en veillant à ce que les importations ou les
exportations prohibées n’aient pas lieu, les douanes sénégalaises se sont mises à l’épreuve
de l’évolution des technologies. Une option avec comme toile de fond la dématérialisation
des procédures de dédouanement dans l’optique de mieux contribuer à la compétitivité de
l’économie sénégalaise.
Comme elle l’avait promis lors des dernières
«assises douanes-entreprises», l’administration
douanière poursuit son ambition d’accompagner
les acteurs économiques face au défi de la
compétitivité. Les douanes sénégalaises sont
résolument tournées vers une démarche moderne
consistant à accompagner les entreprises dans
leur quête effrénée de résultats mais également
les autorités dans leur volonté de rendre plus
attractif le climat des affaires. C’est ainsi qu’elles
ont misé sur les technologies pour améliorer
sensiblement les délais de traitement, notamment avec la dématérialisation des procédures du commerce
extérieur, gage d’une bonne performance économique.
LES MISSIONS DE LA DOUANE A L’EPREUVE
DE L’éVOLUtION DES tECHNOLOGIES
O.M. :
Peut-on dire aujourd’hui que les Douanes sénégalaises
sont modernes ?
M.M.C. :
Oui ! Sans ambages. Car depuis plusieurs années, la
Douane s’est inscrite dans une dynamique de modernisation
de ses structures et de ses méthodes de contrôle. J’en veux
pour preuve : la collecte électronique des documents de pré-
dédouanement avec ORBUS, GAINDE classique et le Projet
GAINDE 2010, la réception électronique des manifestes, le SIAR
avec la COTECNA, les scanners, le suivi électronique du transit, le
paiement électronique des droits et taxes, le Projet ICF.
L’investissement dans les technologies et la dématérialisation
des procédures, notamment
celle du dédouanement a accru
l’efficacité de l’Administration douanière, simplifié et allégé les
démarches des entreprises. Force est de constater que tous
ces éléments sont des signes concrets de la modernisation des
Douanes sénégalaises.
O.M. :
Quelle est la place du partenariat avec le Secteur privé dans
ce vaste chantier ?
M.M.C. :
Pour répondre à votre question, je ferai appel aux
deux piliers du cadre des normes qui sont : la promotion du
réseau Douane-Douane qui permet la compréhension commune
des normes et une mise en œuvre à l’échelon international ;
la promotion du partenariat Douane-Entreprise qui contribue à
l’accroissement du bien-être économique et social des nations
et une meilleure compétitivité et efficacité de l’entreprise.
La rencontre avec le Secteur privé fait partie des premiers actes
que j’ai posés lors de ma prise de fonction. Et il convient de
rappeler que la Douane sénégalaise s’est toujours inscrite dans
cette dynamique de dialogue, de concertation et de démarche
participative dans la recherche de solutions aux problèmes
rencontrés par les entreprises sénégalaises.
Pour ce qui concerne les grands projets de la Douane, le Secteur
privé joue un rôle prépondérant, car ses préoccupations sont
prises en compte à chaque étape. Ils sont d’ailleurs membres
influents des Comités de Pilotage qui sont mis en place. De plus
en plus, le Secteur privé s’implique dans l’action quotidienne
relevant traditionnellement de la Douane (contrôle par scanner,
suivi électronique, gestion des risques), notamment les actions
de contrôle et d’inspection.
Interview réalisée par Soda Germaine Diatta
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BULLETIN DE LA DÉMATÉRIALISATION - JUIN 2010