ALIMENTATION DE LA FEMME ENCEINTE ET DU NOURRISSON
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Description

Quelques notions nutritionnelles partagées entre professionnels de santé pour contribuer à l'accélération de la mortalité maternoinfantile

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Publié le 13 novembre 2013
Nombre de lectures 94
Langue Français

Exrait

L’ALIMENTATION ET CYCLE DE VIE
LA FEMME ENCEINTE, LE NOURRISSON

L’alimentation de la femme enceinte
Introduction
Devenir mère est un changement mémorable et irréversible dans la vie d’une femme. C’est un
processus éprouvant qui affecte la santé des femmes et dont l’effet est parfois l’héritage
socioculturelle de la future maman
Ce travail vise à nous outiller nous professionnels de santé sur le plan nutritionnel pour
accompagner la femme des l’entrée en maternité pour éviter tout écart qui pourrait être
néfaste sur sa santé

Grossesse
Une grossesse, de la fécondation à la naissance, dure en moyenne 38 semaines. Dans la
plupart des cas, la durée est calculée à partir du début de la dernière menstruation et comprend
ainsi 40 semaines environ.
 Le premier trimestre de la grossesse,
o A la fin du premier trimestre de la grossesse tous les organes de l’enfant sont déjà
formés.
o Durant cette même période, le corps de la mère s’adapte à sa grossesse, et les
principaux symptômes sont la fatigue et occasionnellement les nausées.
 les deuxième et troisième trimestres de la grossesse,
o Durant cette période les structures des organes de l’enfant s’affinent;
o l’enfant grossit et grandit jusqu’à la naissance pour atteindre un poids de 3000 à
3500 g.
o Le corps de la mère s’adapte aussi et une prise de poids au cours de la grossesse
est liée
 à l’augmentation du volume sanguin, du liquide lymphatique e
 des réserves de graisse ainsi
 au développement des glandes mammaires,
 de l’utérus, du placenta, du liquide amniotique
Donc :

L’alimentation au cours de la grossesse doit répondre aux objectifs suivants :
o garantir la croissance et le développement du fœtus
o assurer un apport énergétique adéquat au corps de la femme
o préparer ce corps a l’allaitement

Quel est énergétique de la grossesse ?
o Coût global est de l’ordre de 75 000 à 100 000 kcals.
o Apport en début de Grossesse : 100 kcals /j
o A partir du deuxième trimestre supplément basal de 200 à 300 kcal/j sur une
base de 2000 calories
Cette énergie est contenue dans :
o une tranche de pain complet accompagnée d’un morceau de fromage ou d’un
verre de lait
o ou un yogourt nature avec un fruit et 2 cuillères de müesli ou •
o une poignée de fruits secs et oléagineux
Augmentation de poids recommandée durant la grossesse selon le IMC
La prise de poids est individuelle et dépend du poids corporel avant la grossesse.
IMC avant la Augmentation de Augmentation de
grossesse en kg/m2 poids totale poids en kg par
Recommandées en semaine
kg
Poids sain 18.5 à 25 11.5 à 16 0.4 dés la 12
semaines
Poids insuffisant Moins de 18.5 12.5 à 18 0.5 dés la 12
semaines
surpoids 25 à 30 7 à 10 0.3 dés la 12
semaines
obésité 30 à 40 5 à 9 0.2 dés la 12
semaines
Obésité morbide Plus de 40 5 à 9 0.2 dés la 12
semaines
Grossesse 16 à 21 0.7 dés la 12
gémellaire semaines
Grossesse triplés Environ 22

Des régimes et une perte de poids sont à éviter durant la grossesse.
Alimentation et grossesse
L’alimentation de la femme enceinte est importante pour le bon déroulement de la grossesse
et le bon développement du fœtus, mais également l’état de santé, à long terme, de la mère et
de l’enfant. .
Protéines
Durant les trois premiers mois aucun apport supplémentaire en protéines n’est nécessaire. Par
jour, 3 portions de lait ou produits laitiers et en plus une portion d’un aliment riche en
protéines (viande, poisson, œuf, fromage) sont recommandées. Dès le 4ème mois de la grossesse, les besoins en protéines sont légèrement augmentés, et
peuvent être couverts par une augmentation de la consommation de produits laitiers (3 à 4
portions par jour) et de produits céréaliers.
Glucides
Le glucose est la source principale d’énergie pour le fœtus. C’est la raison pour laquelle,
durant la grossesse, un apport quotidien en glucides, sous forme de farineux (pain, pâtes, riz)
et de fruits, répartis sur la journée, est indispensable
Matières grasses
Le besoin en matières grasses n’augmente pas. Mais il est particulièrement important de
couvrir les besoins en acides gras essentiels, qui sont indispensables au bon développement et
fonctionnement du système nerveux de l’enfant. C’est pourquoi une attention sera portée à la
qualité des matières grasses consommées.
Fibres alimentaires
Le besoin quotidien en fibres alimentaires est de 30 g par jour, également durant la grossesse.
Comme les femmes enceintes souffrent souvent de constipation. Elles favorisent la motilité
intestinale et rendent les selles plus souples
Les besoins en eau







Les boissons alcooliques sont à proscrire

Vitamines et sels minéraux
Lorsque la grossesse est planifiée, Il est particulièrement important d’être attentif à
l‘approvisionnement en calcium, en fer, en zinc, en vitamines B12 et D. Une supplémentation
en nutriments peut s’avérer nécessaire à partir de la 12ème semaine de la grossesse.

Supplémentation des femmes en âge de procréer selon le calendrier nationale Qui sera
mis en vigueur
En 2014
Fer et acide folique à titre 120 mg de fer élément en une prise par
préventif pour les femmes semaine pendant 30 semaines à partir du
enceintes premier contact de la femme avec la
formation sanitaire (généralement à la
ème12 semaine ou plus tard)

Chaque dose de fer contient :
 120 mg du fer élément ou 600 mg de
Sulfate ferreux heptahydraté ou 360
fumarate ferreux
 Acide folique : 0.50 mg

Vitamine D 2 à titre préventif 200 000 UI au troisième trimestre de la
grossesse
Acide folique pour les femmes à dose plus élevée de Vitamine B9 de l’ordre de
5mg/j, deux mois avant la conception, puis risque de donner naissance à un
enfant atteint d’une pendant les 3 premiers de la grossesse
malformation du tube neural




Grossesse et l’acide folique

Les femmes à risque
 Carence chez 1/4 des femmes a partir de la 2éme grossesse
 accouchement prématuré.
 Pb de la fermeture du tube neural
 Alimentation vegetarienne ou vegetalienne
Grossesse et le fer
 Coût de la grossesse : 500 à 700mg de fer.
 Carence en fer dés la troisième grossesse
 Besoins 1mg/j en début 6mg en fin de grossesse
* Eviter les aliments qui freinent l ‘ absorption du fer : thé, café, chocolats, fibres, , le
son etc..
* Favoriser l’absorption par prise de jus d’orange en cours de repas





Le calcium et la vitamine D

Les besoins fœtaux sont de 30g au total dont les 2/3 au troisième trimestre


La vitamine A
La supplementation en vitamine dans le cadre préventif intéresse la femme en post partum
La dose est de 200 000 UI et doit être administré au plutard dans le mois qui suit
l’accouchement
La vitamine A ne doit pas être administré du fait de son risque tératogène
.
Les conseils hygiéno-diététique pour la femme enceinte

 Le tabagisme a des conséquences négatives bien connues sur le déroulement de la
grossesse et sur le développement de l’enfant à naître ou le nouveau-né.
 Consommer des aliments riches en fibres: pain complet, céréales complètes,
légumineuses, pommes de terre, légumes, fruits.













L’alimentation du nourrisson
Allaitement et diversification alimentaire
Dr Ridouane Bazbazi


Cette période est critique pour l'équilibre nutritionnel en raison d'une croissance extrêmement
rapide
C'est aussi au cours des premières années de la vie que se fait l'apprentissage et l'acquisition
des habitudes alimentaires

La croissance
 Enfance = phase fondamentale du développement.
 En 1 an :
o Poids x 3 – 4.
o Taille x 1,5 (+ 25 cm).
o Périmètre crânien x 1,5 (+ 15 cm).
 Besoins très spécifiques.

Les besoins


BESOINS


Protides Eau Energie
(g/kg/j) (ml/kg/j) (kcal/kg/j)
3.5
Prématuré 160-180 130-120
2 ,2
1 150 100
Age en mois
2
6 120 100
1
12 120 100

Répartition des apports énergétiques :

 Glucides = 50 – 55 % AET.
 Lipides = 30 – 45% AET.
 Protides = 10 – 12% AET.
Les 3 périodes de l’alimentation du nourrisson
 0 – 4/6 mois :
o Alimentation lactée exclusive.
o Allaitement maternel / Préparations pour nourrissons.
 6 mois – 12 mois :
o Allaitement maternel / Préparatirrissons.
o Diversification alimentaire.
 Après 12 mois :
o Allaitement maternel / Préparations pour nourrissons.
o Alimentation diversifiée.
1. De la naissance jusqu’à 6 mois : alimentation lactée exclusive

Le lait maternel est le premier aliment naturel pour les nourrissons: il fournit toute l’énergie et
les nutriments qu’il faut à l’enfant pendant les 6 premiers mois de vie et continue de couvrir la
moitié ou plus de ses besoins nutritionnels pendant le second semestre de vie, et jusqu’à un
tiers de ceux-ci pendant la deuxième année.
Le lait maternel favorise le développement sensoriel et cognitif, et protège le nourrisson
contre les maladies infectieuses et chroniques

L’allaitement exclusif au sein diminue la mortalité infantile imputable aux maladies courantes
de l’enfance comme les diarrhées ou les pneumopathies et il accélère la récupération en cas de
maladie. Journal of the American Medical Association, 2011, 285(4): 413 420).

La spécificité du lait de femme par rapport au lait de vache est donc pour beaucoup due
à l’aspect quantitatif:

o 3 fois moins de protéines.
o 6 fois moins de caséine.
o 3 fois plus d’acide linoléique.
o 3 fois moins de minéraux.
o 6 fois moins de vitamine K.
La composition du lait de femme est variable dans le temps.

 Au cours des premières semaines de vie : Augmentation progressive du contenu en
graisses
o Colostrum (J0 – J7)
 Protéines +++
 Peu d’énergie
o Lait de transition (J7 – J15)
o Lait Mature
 Au cours de la tétée :
Du début à la fin de la tété la quantité des graisses et multiplié par 4
La Composition globale:

 Eau = 87%.
 Reste = 13%.
o ¾ lactose.
o ¼ lipides :
 Sous forme de globules de graisses.
 Paroi des globules évite l’oxydation (conservation, stabilité, goût).
 1% protéines:
 En suspension (micelles) avec des sels de Ca2+.
 Augmente la biodisponibilité du Ca2+.
Protéines sont :
 A pH acide = séparation des protéines en:
 Caséine (40%) :
o Coagule (rôle anti-régurgitations).  Protéines solubles (60%) :
o Restent solubles.
 1 gramme de protéines :
o 80% digestibles = croissance.
o 20% résistent à la digestion = défense immunitaire :
 Lactoferrine (absorption du fer, bactériostatique).
 Ig G, A, M (protection muqueuse intestinale. Colostrum
+++).
 Lyzozyme (bactéricide).
 Facteurs de croissance (IGF 1, EGF …) = renouvellement
des entérocytes.
 Nucléotides …
 Pas de lactoglobuline +++

 Lipides :
o Présence de cholestérol :
 Absent dans le lait de vache.
 Rôle dans l’élaboration des structures du SNC, dans la synthèse des
stéroïdes.
o AG Essentiels :
 Membranes cellulaires du SNC.
 Eicoénoïdes (rôle anti-inflammatoire …).
 Glucides :
o Lactose.
o Oligosaccharices (rôle dans implantation flore intestinale).


 Produits de remplacement du lait maternel

Les laits infantiles seront utilisés en l’absence d’allaitement maternel :
o de la naissance jusqu’à 4 à 6 mois : laits 1er âge = laits ou préparations pour
nourrissons ;
o de 4 à 6 mois jusqu’à 12 mois : laits 2e âge = laits ou préparations de suite ;
o de 10 à 12 mois jusqu’à 3 ans : laits de croissance = préparations pour enfant
en bas âge.

 Compléments :

Le meilleur lait pour le nourrisson est celui de sa mère mais il est important de
rappeler qu'il est indispensable d'assurer une supplémentation en vitamine D (1000 à
1500 UI/J) et en vitamine K1 (2 à 5 mg/semaine) et si l'allaitement est prolongé au-
delà de 6 mois une supplémentation en fer (5 à 8 mg/jour) devra être envisagée.

2. Diversification alimentaire : de 6 mois à 2 ans.

La phase de diversification alimentaire est une phase de transition entre l’alimentation
lactée liquide et une alimentation variée semi-solide puis solide.
 C’est une phase d’adaptation-maturation : le tube digestif doit assurer la
digestion des nouveaux produits : amidon, cellulose, protéines non lactées.
 C’est aussi pour l’enfant une maturation neuro-psychique :
De la succion, il va passer à la déglutition d’aliments semi-solides.
Ensuite, il reconnaitra les aliments et parviendra à les saisir avec une cuillère.
Enfin, il mastiquera les aliments solides et pourrat les déglutir sans problème.

La diversification se fait avec 4 principaux groupes d’aliments :
o Les céréales sous forme de farines infantiles
o Les légumes et les fruits cuits
o les viandes, poissons et œufs
o le riz et les pâtes, la semoule, le pain

Farines infantiles à base de céréales :

Les petites quantités d’amidon apportées de façon progressive favorisent l’action d’un
enzyme digestif : l’amylase pancréatique. De même, ces farines permettent une
meilleure activité d’un autre enzyme : la pepsine.
Grâce à l’effet de ralentissement de la digestion par l’amidon, le bébé est rassasié et
les peuvent les tétés être plus espacés.
Les farines infantiles sont sans gluten durant les 5éme et 6 éme mois, puis avec gluten
à partir du 7éme mois de l’enfant.

Légumes et Fruits:

A partir du 6 mois en il est possible d’introduire les légumes, soit bien cuits et mixés
dans leur eau de cuisson, soit sous forme homogénéisée en petits pots, afin que la
cellulose broyée n’irrite pas l’intestin

Les Viandes et les poissons:

Au moment de la diversification, les protéines autres que celles du lait participent à
l’éveil du goût et à la découverte d’autres consistances, mais elles ne jouent pas un
intérêt majeur dans l’équilibre nutritionnel de l’enfant avant l’âge d’un an
Les quantités moyennes sont :
5 à 6 mois : 10g
7 à 8 mois : 15 g
9 à 12 mois : 20 à 25 g
1 an : 30 g
3 à 4 ans : 30 à 50 g

Œufs :

L’introduction doit se faire vers l’âge de 7 mois en ce qui concerne le jaune mais plus
tard quand il s’agit du blanc (8 à 9 mois car il existe un risque allergénique lié à
l’albumine de l’œuf : l’ovalbumine)
Le jaune de l’œuf est riche en phosphore et en fer.
10 g de viande = ½ jaune d’œuf