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La prévention, comportements du quotidien et dépistages

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Alimentation, activité sportive, dépistages ou vaccinations illustrent, à des niveaux différents, les comportements de prévention. Au début des années 2000, un aperçu de la situation en France éclaire certains de ces comportements. Plus de 80 % des personnes de 18 ans ou plus déclarent manger « plutôt » ou « bien équilibré ». La pratique d'une activité sportive régulière concerne, quant à elle, plus de quatre personnes sur dix, mais plutôt les moins de 25 ans et les plus de 45 ans. En ce qui concerne la prévention des cancers du col de l'utérus et du sein, le recours au dépistage régulier, tel que recommandé par les politiques de santé, semble respecté par une majorité de femmes. En revanche, le dépistage du cancer du colon reste beaucoup moins répandu. Si le test de dépistage du VIH est le plus souvent réalisé dans le cadre d'un examen de routine, celui de l'hépatite C relève plutôt d'une initiative du médecin généraliste. Enfin, 70 % des 18-24 ans sont vaccinés contre l'hépatite B.
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Santé et protection sociale 7
La prévention,
comportements du quotidien et dépistages
Nathalie Guignon, Nathalie Lydié, Yara Makdessi-Raynaud*
Alimentation, activité sportive, dépistages ou vaccinations illustrent, à des
niveaux différents, les comportements de prévention. Au début des années
2000, un aperçu de la situation en France éclaire certains de
ces comportements. Plus de 80 % des personnes de 18 ans ou plus
déclarent manger « plutôt » ou « bien équilibré ». La pratique d’une
activité sportive régulière concerne, quant à elle, plus de quatre personnes
sur dix, mais plutôt les moins de 25 ans et les plus de 45 ans. En ce qui
concerne la prévention des cancers du col de l’utérus et du sein, le recours
au dépistage régulier, tel que recommandé par les politiques de santé,
semble respecté par une majorité de femmes. En revanche, le dépistage du
cancer du colon reste beaucoup moins répandu. Si le test de dépistage du
VIH est le plus souvent réalisé dans le cadre d’un examen de routine, celui
de l’hépatite C relève plutôt d’une initiative du médecin généraliste. Enfin,
70 % des 18-24 ans sont vaccinés contre l’hépatite B.
es comportements de (encadré 1) permet d’appréhen- fournit aussi des informations
prévention couvrent au- der, à travers les déclarations sur la prévention médicalisée àL tant le mode de vie au des enquêtés, le comportement travers les dépistages de certains
quotidien que les actes effectués préventif individuel relatif à l’ali- cancers, du VIH-Sida, de l’hépa-
dans un cadre médical. L’en- mentation et à la pratique d’une tite C ainsi que la vaccination
quête Santé 2002-2003 de l’Insee activité sportive. Cette enquête contre l’hépatite B.
* Nathalie Guignon et Yara Makdessi-Raynaud font partie de la Drees, du ministère de l’Emploi, de la Cohésion sociale et du Logement et
du ministère de la Santé et des Solidarités, et Nathalie Lydié fait partie de l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé.
Données sociales - La société française 567 édition 2006
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90 % chez les 60 ans ou plus sont considérées comme « obè-Huit personnes sur dix
(figure 1). ses»(ausensdel’indicededéclarent manger
masse corporelle supérieur ou
de manière
À l’inverse, 16 % des personnes égal à 30 kg/m²), contre 11 %
« équilibrée » interrogées déclarent avoir une dans l’ensemble de l’échantillon.
alimentation non équilibrée. Par-
mi ces personnes, les hommes Dans un deuxième temps, les en-
En 2003, la grande majorité des sont sur-représentés (51 % contre quêtés ont été interrogés sur les
adultes de 18 ans ou plus ont 48 % dans l'ensemble), ainsi que typesd’alimentsqu’ilsconsom-
une perception positive de la les moins de 40 ans (63 % contre ment quotidiennement. Ceux qui
qualitédeleuralimentation: 48 %). Les personnes déclarant avaient déclaré mal se nourrir di-
84 % déclarent manger « plutôt » vivre seules et les ménages mo- sent consommer beaucoup plus
ou « bien équilibré » tant en ce noparentaux y sont également souvent que les autres des pro-
qui concerne le choix que la di- sur-représentés : 24 % de person- duits de restauration rapide :
versité de leurs aliments. Bien nesvivantseulescontre16 % 40 % en consomment au moins
que cette proportion soit plus dans l’ensemble et 11 % de mé- une fois par semaine ou quasi-
faible chez les jeunes de nages monoparentaux contre ment tous les jours, contre 16 %
18-24 ans, elle concerne néan- 6 % dans l’ensemble. Par ailleurs, de ceux qui disent manger équili-
moins 70 % d’entre eux, et aug- 16 % des personnes déclarant bré. Ils déclarent aussi plus sou-
mente avec l’âge pour atteindre une alimentation non équilibrée vent boire, tous les jours ou
presque, des « cocas, sodas ou
boissons non allégées en sucre »
(26 % contre 10 % parmi ceux
qui déclarent manger équilibré).
Encadré 1
En revanche, ils consomment
L’enquête décennale Santé 2002-2003 moins fréquemment des fruits,
légumes ou poissons et crustacésLa dernière enquête sur la santé et 1991-1992 où le mois d’été avait
les soins médicaux réalisée par été exclu). La durée d’enquête pour (figure 2). Or, le Programme na-
l’Insee s’est déroulée entre octobre chaque ménage a été de 16 semai- tional nutrition et santé (PNNS)
2002 et septembre 2003. La pre- nes (trois visites d’enquêteur espa- fixe comme objectif d’augmenter
mière enquête de cette nature a eu cées de huit semaines) ;
la consommation de fruits et delieu en 1960 mais un recueil homo-
légumes et recommande « augène existe depuis l’enquête de – de mesurer la santé perçue et de
1970 suivie de celle de 1980-1981 proposer des autoquestionnaires moins cinq fruits et légumes par
puis de 1991-1992. relatifs à des pathologies particu- jour » en prévention des mala-
lières ;
dies cardiovasculaires, de cer-
Lesobjectifsprincipauxdel’en-
tains cancers, de l’obésité et duquête Santé 2002-2003 sont d’ap- – d’être menée, pour la première
préhender la consommation fois, par interview assistée d’un or- diabète. Toutefois, l’enquête San-
individuelle annuelle de soins et de dinateur (CAPI) pour mieux lier les té ne permet pas d’appréhender
prévention, la morbidité déclarée consommations aux maladies dé- les quantités effectives consom-
incidente et prévalente ainsi que la clarées et aux consommations an-
mées chaque jour, et ne permetsanté perçue. térieures.
donc pas d’évaluer, de façon plus
Les particularités de l’enquête Les changements de méthodologie objective, la consommation
Santé 2002-2003 sont : entre 1991-1992 et 2002-2003 ap- alimentaire selon les recom-
pellent toutefois à la vigilance
mandations du PNNS (PNNS
– de reposer en matière de quant à la comparabilité des résul-
2001-2005).consommation de soins et de mor- tats au cours du temps.
bidité des adultes sur un question-
naire individualisé (l’ensemble des Les champs relatifs à la préven- À la question « régime mis à
personnes du ménage a été soumis tion figurent dans le questionnaire part, choisissez-vous et/ou évi-
à un questionnaire individuel alors de la troisième et dernière visite
tez-vous certains aliments parcequ’en 1991-1992 une personne de l’enquêteur. Ainsi, les données
que vous vous préoccupez deétait choisie pour fournir l’infor- relatives aux questions de préven-
mation) ; tion ne concernent que les person- votre santé ? », six enquêtés sur
nes qui ont participé à l’ensemble dix ont répondu par l’affirmative.
– de couvrir l’année entière (y de l’enquête, et qui sont âgées de
Cette attention portée à l’alimen-
compris les mois d’été soit cinq va- 18 ans ou plus (soit 26 071 per-
tation pour des raisons de santégues, ce qui n’était pas le cas en sonnes).
prend de l’ampleur avec l’âge :
Données sociales - La société française 568 édition 2006
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70 % des 60-69 ans sont concer- leur âge : 60 % des personnes teur de prévention important
néscontre39 % desmoins de 25 qui déclarent sélectionner leurs pour l’ensemble de leur famille :
ans.Lesfemmessontplusatten- produits alimentaires sont des elles occupent un rôle central
tives que les hommes dans le femmes. Le comportement sélec- dans l’achat des aliments et dans
choix des aliments, quel que soit tif des femmes constitue un fac- la composition des repas fami-
liaux (Inpes, Baromètre nutrition
Figure 1 - Auto-évaluation de la qualité de l’alimentation, par 2002).
groupe d’âges
en % Les personnes déclarant souffrir
100
d’un problème de santé chro-90
80 nique ont, elles aussi, une atti-
70 tude plus sélective en matière de
60
choix des produits consommés.50
Ainsi, parmi les hommes qui dé-40
30 clarent une maladie chronique,
20 six sur dix choisissent leurs pro-
10
duits alimentaires. Cette propor-0
18- 20- 25- 30- 35- 40- 45- 50- 55- 60- 65- 70- 75- 80- 85 Total tion est proche de celle constatée
19 24 29 34 39 44 49 54 59 64 69 74 79 84 ou plus dans la population féminine
âge
(sept sur dix parmi celles décla-
Bien équilibrée Pastrèséquilibrée Plutôt équilibrée Pas du tout équilibrée
rant une maladie chronique).
Champ : France métropolitaine, population âgée de 18 ans ou plus.
Source : Insee, enquête décennale Santé 2002-2003.
Pratiquer une activité
Figure 2 - Répartition des personnes ayant déclaré manger sportive régulière
équilibré ou non, selon la fréquence de consommation de certains
concerne surtoutproduits alimentaires
en % les moins de 25 ans
et les 50 ans ou plusManger « pas très » Manger « bien »
ou « pas du tout »" ou « plutôt »
équilibré équilibré Parmi l’ensemble des adultes de
18 ans ou plus, quatre sur dix
Restauration rapide
(43 %) déclarent pratiquer régu-
Tous les jours ou presque 11,1 1,7
lièrement un sport ou une activi-
Au moins une fois par semaine 28,6 14,2
té physique qu’elles qualifient de
Cocas, sodas ou boissons non allégées
sportive (en intensité ou enen sucre
durée). Cette tendance est plusTous les jours ou presque 25,7 10,0
marquée avant 25 ans (50 %), etAu moins une fois par semaine 19,1 13,6
concerne davantage les hommesFruits
que les femmes (50 % contreTous les jours ou presque 44,0 72,3
39 %). En revanche, l’activitéAu moins une fois par semaine 24,5 17,1
sportive « parce que l’on seLégumes verts
préoccupe de sa santé » neTous les jours ou presque 36,6 71,8
concerne que deux personnes surAu moins une fois par semaine 40,3 24,8
dix, et plus spécifiquement lesPoissons, crustacés
50-74 ans (figure 3).Tous les jours ou presque 2,4 6,4
Au moins une fois par semaine 42,3 68,5
LesplusjeunespratiquentuneViandes
activité sportive régulière princi-Tous les jours ou presque 64,7 69,7
palement par plaisir (44 % desAu moins une fois par semaine 26,7 26,8
18-19 ans contre 22 % des
Champ : France métropolitaine, population âgée de 18 ans ou plus.
50-54 ans). À partir de 25 ans, oùLecture : parmi les personnes qui déclarent manger « pas très » ou « pas du tout » équilibré, 11,1 %
se conjuguent souvent début demangent tous les jours ou presque des produits de restauration rapide, 28,6 % en mangent au moins une
fois par semaine et 60,3 % en mangent moins souvent ou rarement. la vie professionnelle et constitu-
Source : Insee, enquête décennale Santé 2002-2003. tion de la famille, l’absence d’ac-
Données sociales - La société française 569 édition 2006
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7 Santé et protection sociale
tivité sportive est imputable à la cède à un stade où il est possible En France, le dépistage du can-
fois au manque de temps et d’intervenir médicalement de fa- cer du col de l’utérus repose sur
d’envie. Passée la cinquantaine et çon utile (encadré 2). L’enquête une démarche individuelle, spon-
à l’approche de la retraite, l’acti- Santé apporte des informations tanée, non organisée. L’Agence
vité sportive pour se maintenir sur les pratiques de prévention à nationale d’accréditation et d’éva-
en bonne santé devient plus fré- l’égard de certains cancers (col luation en santé (Anaes) a cepen-
quente. Parmi les 45-64 ans, les de l’utérus, sein, colo-rectal). dant émis des recommandations
retraités ou préretraités se consa- de bonne pratique clinique : un
crent plus souvent que les autres frottis tous les trois ans pour les
à une activité sportive (54 % femmesde25 à 64 ansaprès
Plus de trois quarts descontre 45 %) : le temps dispo- deux frottis aux résultats nor-
nible joue certainement un rôle maux effectués à un an d’inter-femmes de 25 à 64 ans
important, mais aussi probable- valle (Anaes, mai 2004).enquêtées déclarent
ment, pour certains, un état de avoir effectué un frottis
santé exigeant l’exercice phy- Parmi les femmes de 25 à
au cours des deuxsique. Six enquêtés sur dix ne 64 ans, trois sur quatre ont eu
dernières annéespratiquent aucune activité spor- un frottis au cours des deux der-
tive : les raisons évoquées sont le nières années (figure 4). En
manque de temps (40 %) ou considérant les seules femmes de
d’envie (37 %), et dans une bien Le cancer du col de l’utérus est 25 à 49 ans sur les deux années
moindremesuredes raisonsphy- au huitième rang des cancers de précédant l’enquête, les recom-
siques (18 %) ou de santé (5 %). la femme en termes d’incidence mandations de l’Anaes semblent
et au cinquième rang en termes suivies. En revanche, la propor-
Le comportement préventif lié à de mortalité. En 2000, environ tion de femmes de 50 ans ou
l’alimentation et l’activité sportive 3 400 nouveaux cas ont été dia- plus n’ayant jamais eu de frottis
résulteengrandepartied’un gnostiqués, et 1 000 femmes sont est plus élevée que pour celles de
choix de la personne. Un autre décédées, suite à ce cancer 45 à 49 ans (5 % contre 3,4 %).
type de prévention, comme le dé- (InVS, 2003). Ce cancer est pré- Leur suivi préventif régulier est
pistage de certains cancers ou cédé pendant 10 à 15 ans de lé- aussi moins fréquent. Ainsi, les
des infections sexuellement sions précancéreuses détectables frottis réalisés cinq ans aupara-
transmissibles, met en avant le par le frottis vaginal ou cervi- vant ou davantage augmentent
rôle du système de santé. co-utérin. Des traitements effica- après 50 ans, de 9 % à 50-54 ans
ces permettent alors d’éviter à 15 % à 55-59 ans pour at-
l’évolution vers un cancer dit teindre 22 % à 60-64 ans (fi-
«invasif». gure 5).Pratiques de dépistages
de certains cancers
Figure 3 - La pratique d’une activité sportive par groupes d’âges
Les cancers représentent en
en %
France la deuxième cause de 100
mortalité avec 145 000 décès en 90
802001, après les maladies cardio-
70vasculaires. C’est aussi la pre-
60mière cause de mortalité préma-
50
turée, c’est-à-dire avant 65 ans.
40
Entre 50 et 64 ans, un décès sur 30
deux est lié à une tumeur ma- 20
10ligne. Les femmes sont particu-
0lièrement concernées : la moitié
15 20 25 30 35 40 45 50 55 60 65 70 75 80 85 90 95
d’entre elles décède suite à un
âge
cancer. Une partie de ces cancers oui, pour la santé oui, pas pour la santé non
peut être évitée par une dé-
Champ : France métropolitaine, population âgée de 18 ans ou plus.
marche préventive comme le dé- Lecture : parmi les 18-19 ans, 55 % déclarent pratiquer un sport dont 10 % dans le souci de préserver leur
pistage qui vise à détecter la santé ; 45 % déclarent ne pas en pratiquer.
Source : Insee, enquête décennale Santé 2002-2003.maladieoulalésionqui la pré-
Données sociales - La société française 570 édition 2006
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Ce constat renvoie vraisemblable- 74 ans : tous les deux ans, à par- Entre50et59ans,76%des
ement à un effet d’âge, et pour les tirdeleur50 anniversaire, elles femmes ont déclaré avoir effec-
plus âgées à un effet de généra- sont invitées par leur caisse d’as- tué cet examen au cours des
tion . En effet, les suivis gynéco- surance maladie à effectuer gra- deux dernières années. Toutefois,
logiques, notamment dans le tuitement une mammographie après 60 ans, cette proportion di-
cadre de la contraception et de la (Anaes et loi du 9 août 2004 rela- minue sensiblement, passant de
fécondité, deviennent moins fré- tive àlapolitique de santépu- 72 % entre 60 et 64 ans à 52 %
quents à partir de 50 ans. Parmi blique). Le dépistage organisé entre69et74ans (figure 4).
les femmes n’ayant jamais effec- n’est effectif sur l’ensemble du
tué de frottis, les plus âgées sont territoire (sauf la Guyane) que Dans la majorité des cas (58 %),
ersur-représentées (7 % des depuis le 1 janvier 2004, date le dernier examen a été réalisé à
60-64 ans). Il en va de même postérieure à l’enquête Santé. la demande du médecin, « sans
pour lesplusjeunes(8 % des
25-29 ans), sans doute parce
Encadré 2qu’elles ont également moins de
suivis gynécologiques (figure 5). Extraits de la loi de Santé publique du 9 août 2004
L’absence de frottis décroît nette- (Drees, DGS, juin 2005)
ment lorsque le niveau d’études
Objectif 36 : infection VIH-Sida : 80 % pour les femmes de 25 àaugmente. Huit dépistages sur
réduire l’incidence des cas de Sida 69 ans (avec une fréquence de dé-
dix ont été prescrits par un gyné-
à 2,4 pour 100 000 en 2008 (actuel- pistage tous les trois ans).
cologueouunobstétricien;la lement 3,0 pour 100 000).
majorité des femmes auraient Objectif 50 : cancer du sein : ré-
Objectif 37 : hépatites : réduire de duire le pourcentage de cancers àdonc un suivi médical par un
30 % la mortalité attribuable aux un stade avancé parmi lesspécialiste.
hépatites chroniques : passer de dépistés chez les femmes, notam-
10-20 % à 7-14 % des patients ment par l’atteinte d’un taux de
ayant une hépatite chronique d’ici couverture de dépistage de 80 %
2008. pour les femmes de 50 à 74 ansEntre 50 et 74 ans,
(avec une fréquence d’un dépistagesept femmes sur dix
Objectif 48 : cancer du col de l’u- tous les deux ans).
déclarent avoir eu térus : poursuivre la baisse de l’in-
cidencede2,5 %par an, Objectif 53 : cancer colo-rectal :une mammographie
notamment par l’atteinte d’un taux définir d’ici 4 ans une stratégie na-
au cours des deux de couverture du dépistage de tionale de lutte.
dernières années
En 2000, le cancer du sein est la
première cause de mortalité par
Figure 4 - Frottis et mammographies réalisés durant les deuxcancer chez la femme (environ
années précédant l’enquête, par groupes d'âges11 600 décès estimés). Cette
en %
même année, le nombre de nou-
Groupes d'âges Frottis Mammographieveaux cas était estimé à près de
41 900 (InVs 2003 : registres des
25-29 ans 83,2 ///
cancers). Le dépistage par mam-
30-34 ans 84,3 ///mographie permet une détection
35-39 ans 81,3 ///précoce, qui améliore le pronos-
40-44 ans 78,6 ///tic du cancer et réduit la mortali-
45-49 ans 78,4 ///té. Il permet aussi d’orienter la
patiente vers un traitement 50-54 ans 75,0 76,1
conservateur moins mutilant. Le 55-59 ans 65,6 77,6
dépistage du cancer du sein est 60-64 ans 58,1 72,6
organisé et ciblé, ce qui n’exclut 65-69 ans /// 63,7
cependant pas les démarches in-
69-74 ans /// 52,1
dividuelles par recours direct à
Ensemble 76,5 69,6
un médecin (Anaes, mars 1999).
Champ : France métropolitaine, femmes âgées de 25 à 74 ans.En France, le dépistage organisé
Source : Insee, enquête décennale Santé 2002-2003.
s’adresse aux femmes de 50 à
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signe d’appel, symptômes parti- entre 50 et 74 ans (Anaes, janvier tion est un peu plus élevée pour
culiers ou maladie du sein ». 1998). leshommesque pour lesfemmes
Pour 9,5 % des femmes, l’exa- (28 % contre 22 %). Pour 9 %
men avait une visée diagnostique Le dépistage du cancer colo-rec- des personnes interrogées, le dé-
(présencede«signes,symptô- tal est depuis peu de temps pistage a été fait durant les deux
mes ou maladie du sein ») ; dans considéré comme une priorité de dernières années (11 % pour les
13 % des cas, il résultait d’une santé publique. Cependant, il hommes contre 8 % pour les
demandedelapatienteetenfin, n’existe pas encore de stratégie femmes). Cette proportion varie
dans 19 % des cas, il était réalisé au niveau national (Plan Cancer selonl’âge de 6%entre50et
dans le cadre d’un programme 2004-2007 et encadré 2), d’où la 54 ans à 12 % entre 60 et 64 ans
de dépistage organisé par la faible diffusion de ce dépistage. pour redescendre à 9 % entre 65
caisse d’assurance maladie. Ainsi, seule une personne de 50 à et 69 ans (figure 7). Près de la
74 ans sur quatre déclare avoir moitié des personnes ayant réali-
L’absence totale d’examen radio- effectué un test recherchant la sé un test l’ont fait dans le cadre
logique des seins est plus fré- présence de sang dans les selles. d’un programme de dépistage
quente chez les femmes de 65 à Entre 60 et 74 ans, cette propor- systématique. L’examen avait une
74 ans (15 % parmi les 65-69 ans
et 19 % parmi les 70-74 ans) (fi-
gure 6). Parallèlement, les fem- Figure 5 - Ancienneté du dernier frottis cervico-vaginal chez
mes qui déclarent suivre un les femmes de 25 à 64 ans
traitement hormonal substitutif âge
de la ménopause sont relative-
60-64
ment moins nombreuses à
55-59
n’avoir jamais effectué une mam-
50-54mographie (2 % contre 17 %
45-49pour celles qui ne suivent pas ce
40-44type de traitement). En revanche,
elles sont relativement plus nom- 35-39
breuses à avoir eu une mam- 30-34
mographie dans le délai recom- 25-29
mandé des deux ans (90 % 0 2040 6080 100
contre 66 % pour celles qui n’en en %
suivent pas). <1an 1 - 2 ans 3-5ans > 5 ans jamais
Champ : France métropolitaine, femmes âgées de 25 à 64 ans.
Source : Insee, enquête décennale Santé 2002-2003.
Trois quarts des
personnes âgées de 50 à
74 ans n’ont jamais Figure 6 - Ancienneté de la dernière mammographie chez
effectué de test les femmes de 50 à 74 ans
de dépistage du cancer âge
colo-rectal
70-74
En 2000, le cancer colo-rectal est 65-69
la troisième cause de mortalité
60-64chez l’homme et la deuxième
chez la femme. Cette même
55-59
année, les nouveaux cas sont es-
timés à 19 400 chez les hommes 50-54
et 16 800 chez les femmes (InVS
0 20 40 60 80 1002003). Le dépistage de ce cancer
en %
est réalisé par recherche de sang
<1an 1-2ans 3-5ans > 5 ans jamais
dans les selles (Hémocult) ; il est
Champ : France métropolitaine, femmes âgées de 50 à 74 ans.recommandé tous les deux ans
Source : Insee, enquête décennale Santé 2002-2003.
pour les hommes et les femmes
Données sociales - La société française 572 édition 2006
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mardi 21 mars 2006 15:52:22Profil couleur : Profil d’imprimante CMJN gØnØrique
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visée diagnostique dans 20 % des généralistes des prescripteurs im- moyen de sérologies prescrites de
cas : il a été proposé par le mé- portants de dépistage VIH. Selon 6,1 par médecin et par mois (Ly-
decin sur signe, symptôme ou le baromètre santé « médecins / dié et al., 2005).
maladie digestive. Aucune diffé- pharmaciens » de 2003 (Inpes),
rence significative n’apparaît à ce neuf médecins sur dix (93 %) Dans l’enquête Santé,18%des
niveau entre hommes et femmes. avaient prescrit au moins un test répondants ont réalisé le test « à
de dépistage VIH au cours du leur propre demande, suite à la
dernier mois, pour un nombre crainte d’avoir été exposés au
Près de quatre
personnes sur dix âgées
Figure 7 - Ancienneté du dernier test Hémoccult® chez les
de 18 à 74 ans ont fait hommes et les femmes de 50 à 74 ans
un test de dépistage du âge
VIH au cours de leur vie
70-74
Le dépistage du VIH repose en 65-69
France sur une démarche indivi-
60-64duelle et volontaire. Pour faciliter
son accès, des consultations de
55-59
dépistage anonyme et gratuit
(CDAG) ont été mises en place 50-54
dès 1988 dans des établissements
0 20 40 60 80 100de santé ou dans des dispensai-
en %
res antivénériens de chaque dé-
<1an 1 - 2 ans 3-5ans > 5 ans jamais
partement. En 2003, les CDAG
Champ : France métropolitaine, population âgée de 50 à 74 ans.ont accueilli 300 000 personnes
Source : Insee, enquête décennale Santé 2002-2003.
et ont effectué 280 000 sérologies
(InVS, 2005). En parallèle,
4,7 millions de personnes se sont
Figure8 - Répartition des enquêtés selon les raisons du test VIH etrendues dans les laboratoires d’a-
VHC, par groupes d’âgesnalyse médicale, qui restent donc
en %
les principales structures de dé-
18-29 ans 30-39 ans 40-49 ans 50-59 ans 60-74 anspistage du VIH.
Test VIH
D’après l’enquête Santé 2002-2003, Oui 41,7 65,2 40,2 24,1 12,9
près de quatre personnes sur dix Non 57,9 34,3 59,2 74,9 86,6
âgées de 18à 74ans (38%)ont Ne sait pas 0,4 0,5 0,6 1,0 0,5
déclaré avoir fait un test de Raison du test VIH
VIH-Sida au moins une fois au Demande du médecin 5,4 5,9 7,7 8,7 10,8
cours de leur vie. Cette propor- du patient 25,2 14,4 17,6 19,6 17,0
tion varie fortement avec l’âge : Dans le cadre d’examens 69,4 79,7 74,7 71,7 72,2
42 % chez les 18-29 ans, 65 % Test VHC
chez les 30-39 ans mais seule- Oui 15,6 22,2 15,6 10,8 6,5
ment 13 % chez les 60-74 ans (fi- Non 80,3 72,7 80,7 86,3 91,4
gure 8). Ne sait pas* 4,1 5,1 3,6 2,9 2,1
Raison du test VHC
Le test de dépistage est le plus Demande du médecin 21,2 21,0 25,7 27,2 36,2
souvent réalisé « dans le cadre du patient 14,3 14,0 14,8 11,4 12,6
d’undondesangoud’unexa- Dans le cadre d’examens 64,5 65,0 59,5 61,4 51,2
men de routine (mariage, gros-
* Il est intéressant de noter la plus forte proportion de personnes qui ignorent si elles ont été soumises à
sesse, hospitalisation…) ». Il un test VHC au cours de leur vie. Cette différence pourrait s’expliquer par une moins bonne connaissance
s’inscrit donc dans le cadre légal de cette infection par les enquêtés qui ignorent peut-être que les anti-corps VHC sont recherchés, au
même titre que ceux du VIH, lors des dons de sang.défini parlecodedelasanté pu-
Champ : France métropolitaine, population âgée de 18 à 74 ans.blique. Ce cadre législatif a con-
Source : Insee, enquête décennale Santé 2002-2003.
tribué à faire des médecins
Données sociales - La société française 573 édition 2006
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7 Santé et protection sociale
risque ». Cette proportion est fait d’une relation de couple charge précoce (InVS, 2005).
plus élevée pour les plus jeunes stable,oulebesoindeserassu- Parmi les personnes d’Afrique
(25 % des 18-29 ans), ce qui rer (Grémy et al., 2001). Le test subsaharienne vivant en France,
pourrait simplement s’expliquer n’est réalisé « à la demande du cette proportion est encore plus
parlefaitqu’ilssontmoins médecin » que dans une minori- élevée (65 %). L’amélioration de
concernés par un dépistage « de té de cas (7 % des 18-74 ans). Ce l’accès au dépistage de ces popu-
routine » (don de sang, mariage, résultat renvoie à la difficulté de lations, facilité par les médecins
grossesse…). Par ailleurs, la com- certains généralistes à parler du généralistes, pourrait permettre
plexité des motivations qui VIH lorsque le patient n’est pas dans certains cas d’éviter une
sous-tendent une démarche de demandeur (Gruaz et al., 2003). évolution précoce vers le stade
dépistage ne peut être prise en Ainsi, malgré les politiques mises sida.
compte par une question aussi en œuvre, près de la moitié
simple. Une prise réelle de risque (47 %) des personnes chez les-
peut être à l’origine du test, mais quelles un diagnostic de sida a Dépistage de
aussi le début d’une relation avec été posé en 2003 ignoraient leur l’hépatite C : rôle accru
un nouveau partenaire, le désir séropositivité : ils n’avaient donc des médecins
d’abandonner le préservatif du pas pu bénéficier d’une prise en
généralistes
Figure9 - Proportion de personnes ayant déclaré avoir effectué un
Les infections chroniques par le
test de dépistage du VIH, un test de dépistage du VHC ou ayant été
virus de l’hépatite C (VHC) sontvaccinées contre le VHB, selon l’âge
sources de complications graves
en%deoui
(cirrhose et cancer du foie). En
80
Vaccination VHB 2004, 1 % des adultes sont
70
concernés par la séropositivité
60 anti-VHC (InVS, 2005). Dès marsTest VIH
50 1990, le dépistage des anticorps
40 anti-VHC a été rendu obligatoire
30 pour tous les dons de sang. De-
puis 1993, il est proposé à titre20
gratuit aux personnes transfu-10 Test VHC
sées. La même année, le dépis-
0
tage en ville a été remboursé à
15 20 25 30 35 40 45 50 55 60 65 70 75
100 % puis, en 1998, l’introduc-
âge
tion des consultations et dépis-
Champ : France métropolitaine, population âgée de 18 à 74 ans.
tage anonyme et gratuit du VIH
Source : Insee, enquête décennale Santé 2002-2003.
a été décidée. En parallèle, plu-
sieurs actions d’information eneFigure 10 - La vaccination contre l'hépatite B à l'entrée en 6 : direction des professionnels de
évolution des opinions parmi les médecins généralistes
santé ont été menées (Jullien-De-
en % pradeux, 2002) et des recomman-
100
dations sur les populations à90
dépister et les modalités de dé-80
70 pistage ont été émises par des
60 groupes d’experts (Anaes, 2001).
50
Ainsi, les médecins généralistes40
se sont largement appropriés le30
20 dépistage du VHC, y compris en
10 dehors « d’un don de sang ou
0
d’un examen de routine ». Ces1994 1998 2003
derniers restent, dans l’enquête
Très favorable Plutôt favorable Plutôt défavorable
Santé, la première circonstance
Ne sait pasTrès défavorable du test pour tous les groupes d’â-
Champ : France métropolitaine, médecins généralistes. gesetpourles deux sexes(fi-
Source : INPES, Baromètre santé médecins/pharmaciens 2003. gure 8) mais dans des
Données sociales - La société française 574 édition 2006
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Santé et protection sociale 7
proportions moindres par rap- vaccinations contre l’hépatite B. Chez ces derniers, le niveau
port au VIH. Près d’un quart des La campagne de vaccination en d’adhésion à la vaccination, qui
tests VHC (24%contre 7%des milieu scolaire a alors été étaittrèsfortaumilieudes an-
tests VIH) sont prescrits à l’ini- stoppée. L’examen des données nées quatre-vingt-dix, a chuté
tiative du médecin et sont donc à épidémiologiques a conclu à une dans les années qui ont suivi
la base d’une démarche de pré- absencedelienetarecomman- (Baudier et al., 2005, fi-
vention initiée par le profession- dé la vaccination des personnes gure 10). Seules les opinions en
nel. Aujourd’hui, les médecins à risque, des nourrissons et des faveur de la vaccination du
généralistes proposent plus sou- adolescents (Anaes, 2003 et ca- nourrisson ont progressé chez
vent de manière systématique un lendrier vaccinal 2005). Mais les les médecins entre 1994 et
dépistage à des patients présen- débats autour du vaccin, relayés 1998 (de 18 % à 24 % d’opi-
tant un facteur de risque (Balins- par les médias dans le contexte nionstrèsfavorables) mais
ka, 2005). Cependant, au-delà de tendu de l’affaire du sang conta- dans des proportions insuffi-
la généralisation du dépistage miné, ont troublé la population santes pour en assurer le carac-
pour lescatégoriesdelapopula- et les professionnels de santé. tère universel recommandé.
tion à risque qui semble bien en-
clenchée, leur prise en charge
pose problème. Seule une pro- Pour en savoir plus
portion limitée des patients dé-
pistés avec une séropositivité
Balinska M., « Dépistage de l’hé- professionnels adaptent leur pra-
accède à une prise en charge,
patite C. Des résultats encoura- tique aux nouvelles donnes », in :
sans que cette proportion puisse geants », in : Gautier A. (sous la Gautier A. (sous la dir.), Baro-
être chiffrée (Balinska, 2005). Les dir.), Baromètre santé méde- mètre santé médecins/pharmaciens
cins/pharmaciens 2003, p. 130-137, 2003, p. 103-123, éditions INPES,freins sont nombreux aussi bien
éditions INPES, Saint-Denis, avril Saint-Denis, avril 2005.du côté des médecins que des
2005.
patients : méconnaissance des
Makdessi-Raynaud Y., «Lapré-traitements, crainte des effets in- Baudier F., Balinska M., «La
vention : perceptions et comporte-
vaccination : un geste à consoli-désirables.
ments. Premiers résultats de
der », in : Gautier A. (sous la dir.),
l’enquête sur la santé et les soins
Baromètre santé nutrition 2002,
médicaux 2002-2003 », Études et
INPES, Baromètres, 2002.
Résultats, n° 385, Drees, mars70 % des 18-24 ans
2005.
Grémy I., Beltzer N., Vongmanysont vaccinés
N. et al., « Les connaissances, atti-
contre l’hépatite B tudes, croyances et comporte- Plan cancer 2003-2007, Mission
ments face au VIH-sida en France. interministérielle de lutte contre le
Évolutions 1992 – 1994 – 1998 – cancer, ministère de la Santé, de la
2001 », Observatoire régional de la Famille et des Personnes handica-
Avec 350 millions de personnes
santé d’Île-de-France, Paris, 2001. pées, ministère délégué chargé de
atteintes à travers le monde, l’hé- la Recherche et des nouvelles
patite B est un problème de san- Gruaz D., Fontaine D., Guye O., Technologies, http://www.plancan-
«Évaluationdudispositifdere- cer.fr/.té publique dont l’OMS s’est
commandations et d’informationssaisie en 1992 en initiant une po-
pour les pratiques médicales et
PNNS, Programme national nutri-litiqueplanétairedevaccination. biologiques de dépistage du VIH
tion santé 2001-2005, janvier 2001,Bien qu’étant un pays à faible en Isère », ORS Rhône-Alpes,
http://www.sante.gouv.fr/htm/actu/
Lyon, 2003.endémie, la France s’est engagée, 34_010131.htm
à partir de 1994, dans des opéra-
Jullien-Depradeux A.-M., Bloch
tions de vaccination massive :
J., Le Quellec-Nathan M., «Na- Pour les références sur le VIH,
70 % des 18-24 ans sont vaccinés tional campaign against hepatitis VHC, VHB et dépistages des
contre 30 % des 40 ans ou plus C in France (1999-2002) », Acta cancers, se référer aux sites internet
Gastroenterol Belg 2002, 65 : de l’ANAES (http://www.anaes.fr), de(figure 9). Mais en 1998, des in-
112-4. l’INVS (http://www.invs.sante.fr/beh/)terrogations ont surgi suite à
et du ministère de la Santé
des cas de scléroses en plaque et Lydié N., Ménard C., Léon C., (http://www.sante.gouv.fr), entre au-
d’autres troubles neurologiques «Contraception,IST,VIH.Les tres.
proches apparus à la suite de
Données sociales - La société française 575 édition 2006
068.ps
N:\H256\STE\z6w58u\donnØes sociales\68\068.vp
mardi 21 mars 2006 15:52:24