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Les alternatives à l'hospitalisation complète progressent

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Les capacités d'accueil et l'activité d'hospitalisation complète des établissements de soins de la région diminuent au profit des formes alternatives de prises en charge.

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Ajouté le : 30 décembre 2012
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sur des patients "externes" comme decine qu’en chirurgie.Les soins deLes capacités d’accueil et
les passages aux urgences ou les suite et la réadaptation arrivent en-l’activité d’hospitalisation
dialyses notamment, sont réalisées suite avec 7 % des entrées, puis la
complète des établissements
dans le cadre des alternatives à psychiatrie avec 5 %.
desoinsdelarégion l’hospitalisation complète. Ces for-
diminuent auprofitdesformes mes d’accueil regroupent, d’une En hospitalisation partielle ou am-
part l’anesthésie et la chirurgie am- bulatoire, le court séjour représentealternativesdeprisesencharge.
bulatoire, d’autre part l’hospitalisa- 46 % des venues. La psychiatrie,
tion partielle, de jour ou de nuit. Sur qui a développé ces accueils alter-
la période récente, le développe- natifs depuis plus longtemps que
n 2003, les établissements de ment de ce type de prises en les autres disciplines, notammentE santé de la région ont assuré charge a absorbé la croissance de par la prise en charge de patients la
790 000 séjours d’hospitalisation. Ce l’activité hospitalière. nuit, rassemble 43 % des hospitali-
nombre est en progression de 3,8 % sations à temps partiel.
par rapport à 2002. Pourtant, cette Poursuite des tendances lourdes
évolution est très différente selon la Long séjour :
discipline et selon le mode de prise en La répartition des séjours entre
des services souvent saturés
charge des patients. Avec 407 000 grandes disciplines varie fortement
entrées, le nombre de séjours en hos- selon le mode d’hospitalisation. En Le long séjour hospitalier compte
pitalisation complète est en léger repli, hospitalisation complète, 88 % des peu d’entrées au cours d’une année.
alors que les venues pour un accueil prises en charge concernent les Ces services accueillent essentielle-
de moins de 24 heures ont progressé disciplines de court séjour : méde- ment des personnes âgées dépen-
de 8,6 % sur l’année. cine, chirurgie et gynécologie-obs- dantes, qui nécessitent un suivi mé-
tétrique. En 2003, le nombre des dicalisé permanent. Les durées
entrées y est resté stable, mais le moyennes de séjour y sont particu-Repli de l’activité à temps complet
nombre de journées réalisées est lièrement élevées et les taux d’occu-
Désormais en Alsace, près de la en recul de 1,2 %, traduisant une lé- pation des lits varient de 95 % à 99 %
gère inflexion des durées moyen-moitié des prises en charge hospi- selon les établissements.
nes de séjour, plus marquée en mé-talières, hors prestations réalisées
Les capacités d’accueil continuent de diminuer dans les hôpitaux
Discipline d’équipement Hospitalisation complète
Nombre de lits Évolution Nombre Évolution Nombre de Évolution
(situation 2002-2003 d’entrées en 2002-2003 journées en 2002-2003
fin 2003) (en %) 2003 (milliers) (en %) 2003 (milliers) (en %)
Ensemble des disciplines 15 691 - 0,9 407 - 0,3 4 723 - 1,2
100 Ensemble des soins de courte durée 1007 622 - 1,9 356 - 0,2 2 066 - 1,2
Médecine 3 780 - 3,5 164 - 2,2 1 132 - 1,8
95 95
Chirurgie 3 037 ns 149 + 1,8 738 - 0,7
Gynécologie-obstétrique 805 - 2,1 43 + 0,5 196 ns
75 75
Psychiatrie 1 402 - 0,4 20 + 1,3 448 ns
Soins de suite et de réadaptation 2 626 ns 28 - 2,1 785 - 1,4
Soins de longue durée 4 041 + 0,6 3 - 4,5 1 424 - 1,4
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0 0Chiffres pour l'Alsace · dossier n° 6 · L'année économique et sociale 2003 · juillet 2004
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Source : Drass-Cram, SAE 2002 et 2003 (données provisoires)100 100
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En 2003, les journées réalisées nal), au lieu de 4,3 sur l’ensemble ces en alternative continuent d’aug-
dans ces services en Alsace sont du pays. menter progressivement, et de
en recul de 1,4 %. Cette diminution 2,6 % en 2003. La chirurgie a béné-
de l’activité résulte pour une grande ficié en premier de cette offre sup-Moins de lits dans les hôpitaux
part du décompte de lits inoccupés plémentaire (+4,4 %), ainsi que la
En 2003, le nombre de lits instal-pour de courtes périodes, mais psychiatrie (+3,0 %).
lés dans les hôpitaux a diminué deréservés pour des personnes
0,9 %, suivant ainsi la tendance gé-hospitalisées dans d’autres
nérale amorcée dès le début des Catherine FISCHERservices, du fait de leur état de
années quatre-vingt. Seul le long Direction régionalesanté nécessitant des soins plus
séjour reste épargné par cette éro- des Affaires sanitaires et socialesaigus.
sion. Dans le même temps, les pla-
Par ailleurs, ce secteur est en
Sourcecours de restructuration. Comme
les maisons de retraite, ces unités
Ces résultats constituent une première analyse des données provisoires
sont, en effet, dans l’obligation de
pour 2003, issues de l’enquête SAE (statistiques annuelles des établisse-
signer, avant fin 2005, une conven- ments de la santé). Cette enquête est réalisée chaque année pour le compte
tion avec l’État et les collectivités lo- du ministère de la Santé, conjointement par la Drass et la Cram. Exhaustive,
elle permet une analyse détaillée et un suivi de l’activité des établissementscales (Conseil général), en vue de
de soins de la région.redéfinir leurs conditions d’exercice
et de financement, en tant qu’éta-
blissement d’hébergement de Définitions
personnes âgées dépendantes
Hospitalisation complète : mode de prise en charge par des unités et servi-(EHPAD).
ces qui accueillent et hébergent des patients, et qui se caractérisent par un
équipement en lits d’hospitalisation et par des équipes médicales et para mé-
Un taux d’équipement régional dicales qui assurent diagnostic, soins et surveillance.
élevé
Alternatives à l’hospitalisation complète : modes de prise en charge de
patients par des unités hospitalières qui effectuent pendant moins de 24 heu-Fin 2003, les établissements de
res des investigations spécialisées, des traitements médicaux séquentielssanté publics et privés de la région
délicats, des interventions chirurgicales courtes ou une surveillance post-thé-
disposent de 15 700 lits d’hospitali- rapeutique particulière.
sation complète, et de 1 500 places
en alternative à l’hospitalisation à Taux d’occupation : rapport entre le nombre de journées réalisées et le
temps plein. Ces capacités repré- nombre de journées-lits exploitables.
sentent 3,3 % des totales
nationales. Par rapport aux autres
Développement des alternatives à l’hospitalisation complèterégions, l’Alsace est bien dotée et
bénéficie d’une infrastructure hos-
Hospitalisation de jour, de nuit, anesthésie et
Discipline d’équipementpitalière diversifiée. La moitié de chirurgie ambulatoire
cette offre concerne le court séjour,
Nombre Nombrequi regroupe la médecine, la chi- Évolution Évolution
de places de venues
rurgie et la gynécologie-obsté- 2002-2003 2002-2003
(situation en 2003
(en %) (en %)trique. On compte dans ces discipli-
100 fin 2003) (milliers) 100
nes 4,7 lits pour 1 000 habitants en
Ensemble 1 527 + 2,6 381 + 8,6
95 Alsace (soit le troisième taux régio- 95
Soins de courte durée 518 + 2,6 174 + 7,6
dont : Médecine 328 + 1,9 112 + 7,475 75
Chirurgie 167 + 4,4 53 + 8,9
Psychiatrie 870 + 3,0 162 + 5,6
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Source : Drass-Cram, SAE 2002 et 2003 (donées provisoires)