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Comment déterminer avec précision l'infestation d'une colonie par la varroase ?

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Comment déterminer avec précision l'infestation d'une colonie par la varroase ?Extrait du Var Apiloisir - Rucher école de la Dracéniehttp://www.varapiloisir.com/v2.0Santé de l'abeilleComment déterminer avecprécision l'infestation d'unecolonie par la varroase ?- Conseils pratiques - Santé de l'abeille - Date de mise en ligne : samedi 16 septembre 2006Description :A l'heure actuelle, l'apiculteur dispose tout au long de l'année, de différents moyens et de différentes méthodes de lutte pour réduire l'infestation des colonies parvarroa. Tous les ouvrages apicoles et les conseils donnés par votre revue se sont attardés sur la description de leur mise en oeuvre.Var Apiloisir - Rucher école de la DracénieCopyright © Var Apiloisir - Rucher école de la Dracénie Page 1/4Comment déterminer avec précision l'infestation d'une colonie par la varroase ?avec l'aimable autorisation de la revue "L'Abeille de France", 5 rue de Copenhague, 75008PARIS, abonnement 28 Euros pour 11 numéros.Un test de 5 minutesA l'heure actuelle, l'apiculteur dispose tout au long de l'année, de différents moyens et de différentes méthodes delutte pour réduire l'infestation des colonies par varroa. Tous les ouvrages apicoles et les conseils donnés par votrerevue se sont attardés sur la description de leur mise en oeuvre. Lorsqu' en dépit de toutes ces recommandations etde leur application par l'apiculteur, des colonies s'effondrent et que varroa semble être le responsable de cetaccident, ...
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Comment déterminer avec précision l'infestation d'une colonie par la varroase ?
Extrait du Var Apiloisir  Rucher école de la Dracénie
http://www.varapiloisir.com/v2.0
Santé de l'abeille
Comment déterminer avec
précision l'infestation d'une
Description :
colonie par la varroase ?
 Conseils pratiques Santé de l'abeille 
Date de mise en ligne : samedi 16 septembre 2006
A l'heure actuelle, l'apiculteur dispose tout au long de l'année, de différents moyens et de différentes méthodes de lutte pour réduire l'infestation des colonies par varroa. Tous les ouvrages apicoles et les conseils donnés par votre revue se sont attardés sur la description de leur mise en oeuvre.
Var Apiloisir  Rucher école de la Dracénie
Copyright © Var Apiloisir  Rucher école de la Dracénie
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Comment déterminer avec précision l'infestation d'une colonie par la varroase ?
avec l'aimable autorisation de la revue "L'Abeille de France", 5rue de Copenhague, 75008 PARIS, abonnement 28 Euros pour 11 numéros.
Un test de 5 minutes
A l'heure actuelle, l'apiculteur dispose tout au long de l'année, de différents moyens et de différentes méthodes de lutte pour réduire l'infestation des colonies par varroa. Tous les ouvrages apicoles et les conseils donnés par votre revue se sont attardés sur la description de leur mise en oeuvre. Lorsqu' en dépit de toutes ces recommandations et de leur application par l'apiculteur, des colonies s'effondrent et que varroa semble être le responsable de cet accident, il y a un problème. L'apiculteur a peut être constaté trop tard le degré réel de l'infestation de ses colonies ou bien atil fait une erreur dans l'appréciation de l'efficacité des traitements effectués. Celui qui attend de voir des abeilles handicapées ou avec les ailes atrophiées pour traiter a déjà perdu ses colonies.
Les études très poussées qui ont été entreprises par différents instituts pour essayer d'obtenir une abeille tolérante à varroa, ont permis de constater que la charge en varroas supportée par une colonie est très variable d'une ruche à l'autre et a conduit à certaines réflexions.
La chute naturelle et ses faiblesses.
Sans intervention dans la colonie, on peut estimer son degré de parasitage en décomptant le nombre de varroas morts, de mort naturelle, récupérés sur les langes. C'est la méthode de diagnostic mise au point et décryptée depuis longtemps, mais à l'usage on a constaté que de nombreux facteurs peuvent fausser l'exactitude du résultat et donner de dangereuses illusions car :
1. seuleune partie des varroas tombe sur le lange  on ignore combien sont perdus lors du vol desabeilles ; 2. lesfourmis, les larves de fausse teigne, les perces oreille peuvent presqu'instantanément s'approprier une grande partie des parasites morts sans que l'apiculteur puisse les estimer ; 3. lachute des varroas varie fortement d'un jour à l'autre selon l'activité de la colonie en fonction des conditions climatiques. Seul un contrôlejournalier pendant deux à trois semaines peut fournir un résultat moyen objectif ; 4. ilest aussi très difficile de bien distinguer et reconnaître tous les varroas lorsque les déchets sont abondants ; 5. lachute naturelle est en forte relation avec la force de la colonie et son activité d'élevage.
De plus et cette évidence est de première importance ; reconnaître le nombre de varroas morts c'est bien ! mais combien en restet'il dans la ruche.
Déterminer l'infestation relative permet une bonne prédiction.
Une alternative consiste à décompter le nombre de varroas présents sur un échantillon d'abeilles nettement défini. Lessivés dans une eau savonneuse les varroas accrochées sur les abeilles se détachent et récupérés dans un tamis
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peuvent être comptés. Ainsi les erreurs de diagnostic par perte de parasites ou difficultés de reconnaissance sont très largement improbables.
Cette méthode de diagnostic était recommandée par les scientifiques en apiculture Ruttner et Ritter dès 1980 et est mise en pratique depuis les années 90, avec succès par l'institut apicole de Hohen Neuendorf. Des essais comparatifs réalisés dans un grand nombre de ruchers largement répartis, ont prouvé que l'analyse d'un seul échantillon d'abeilles, garantit un résultat plus fiable qu'un contrôle pendant trois semaines de la chute naturelle des parasites.
Des tests de vitalité ont permis de démontrer, que le taux d'infestation constaté début juillet, permettait un pronostic fiable des chances de survie d'une colonie qui ne sera pas traitée. Au niveau biologique, il est intéressant de constater que l'infestation relative d'une colonie est le reflet de sa force. La mise en péril d'une colonie, c'estàdire sa capacité de résistance apparaît plus évidente dans l'infestation relative que par le nombre de varroas.
Faire le prélèvement d'un échantillon.
Aussi bien l'importance de l'échantillon (la quantité significative d'abeilles) que l'emplacement de son prélèvement peuvent avoir une répercussion pour déterminer le taux de parasitose. À l'institut apicole de Kirchhain on a prélevé sur 19 colonies 247 échantillons à échéances répétées pour valider la fiabilité des indications du taux d'infestation.
Les abeilles les plus parasitées sont les nourrices au travail dans la chambre à couvain. Par contre c'est à cet endroit comme aussi au niveau du pas de vol que l'on relève les plus grandes variations d'intensité de l'infestation. Pour la prise d'échantillon, les abeilles du magasin à miel sont les plus représentatives ; leur infestation se situe à 68 % de celle des nourrices mais avec des variations d'intensité beaucoup plus faibles. Le prélèvement d'un échantillon est aussi plus facile dans le magasin à miel et de surcroît la reine n'y court aucun danger.
Pour une information fiable, surtout dans le cas d'une faible infestation, l'échantillon doit peser au moins 30 grammes soit 300 abeilles.
Comment procéder ?
1.Le prélèvement :L'opération de prélèvement des abeilles est grandementfacilitée si l'on intervient le matin à la fraîche lorsque les abeilles sont encore relativement calmes. On choisit un cadre le plus central du magasin à miel et l'on secoue les abeilles sur la feuille PVC qui recouvre la ruche. Ce PVC est plié en deux de façon à former une gouttière qui rassemble les abeilles que l'on fait glisser lentement vers le pot que l'on aura choisi. Ce pot doit avoir une contenance d'au moins 100 ml ce qui permet de récolter jusqu'à 50 grammes d'abeilles. Personnellement j'utilise des pots à miel en PET pour 125 grammes et je les remplis aux 3/4. Au préalable je mets une étiquette sur le couvercle avec le numéro de la ruche et le poids du pot (sa tare). Par précaution j'utilise un feutre indélébile. 2.La mise à mortd'environ 300 abeilles, bien que faisant mal au coeur est supportable surtout lorsqu'on considère que chaque jour une bonne partie d'entre elles se perdent dans la nature malgré des conditions de vol optimales. Dans le verre fermé les abeilles suffoquent rapidement. Si une âme sensible veut éviter ce spectacle, on peut percer quelques trous dans le couvercle, puis on met le pot dans une glaciaire et ensuite au congélateur. Si les échantillons ne sont pas analysés de suite il est prudent de les conserver au congélateur pour éviter une dégradation. 3.Le pesage :Il est maintenant nécessaire de déterminer le poids de notre échantillon avec une grande
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exactitude. C'est pourquoi l'on utilisera un pèse lettre à affichage digital qui garantit une sensibilité jusqu'à 0,1 g. On les trouve dans le commerce pour environ 40 ?. Le poids indiqué auquel on déduira la tare donnera le poids des abeilles et donc leur nombre. 4.Le lavage des abeilles :après pesage, le flacon est rempli d'eau à laquelle on aura ajouté quelques gouttes de liquide vaisselle. Les abeilles doivent être entièrement recouvertes tout en réservant un espace entre le dessus du liquide et le couvercle. Le flacon sera fortement secoué pendant quelques instants, puis laissé au repos pendant au minimum un quart d'heure. Dans cette émulsion savonneuse les varroas se détachent del'abeille. 5.Récupérer les varroasle flacon est de nouveau secoué très intensément pendant une minute puis on déverse le contenu dans la passoire supérieure du tamis à miel à deux étages. Avec une douchette les abeilles réparties sur la passoire sont fortement lavées de manière à détacher les varroas encore agrippés. Ainsi les varroas traversent la passoire supérieure du tamis et peuvent être récupérés sur la passoire inférieure. Pour les distinguer plus facilement il est intéressant de tapisser le fond de la passoire avec un linge blanc. Avec un petit pinceau on pourra étaler les parasites s'ils étaient très nombreux.
Interprétation des résultats
On sait maintenant par expérience, que les colonies dont moins de 1 % des abeilles sont parasitées par varroas début juillet, peuvent facilement élever des abeilles d'hiver. Si le taux d'infestation est supérieur, un traitement d'été est souhaitable pour assurer à la colonie les meilleures chances de survie cet hiver.
Avec l'aimable collaboration de F. Anchling
Postscriptum :
Article extrait du n°928 de la revue Abeille de France
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