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Y a-t-il une saison pour faire des enfants ?

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 Numéro 474 Janvier 2011 Y a-t-il une saison pour faire des enfants ? Arnaud Régnier-Loilier * et Jean-Marc Rohrbasser * Les naissances ne sont pas réparties de façon homogène tout au long de l’année. Elles nsoonmtb prleuuss es à certaines périodes qu’à d’autres. Ce phénomène a toujours existé, mais a évolué avec le temps. Arnaud Régnier-Loilier et Jean-Marc Rohrbasser nous expliquent en quelle saison il naît le plus d’enfants, quels sont les changements survenus en France depuis quatre siècles et quelles en sont les raisons. eAu xvii siècle, deux fois plus Figure 1 - Mouvement saisonnier des naissances e ede conceptions en juin qu’en septembre en France du xvii au xx siècle (indices base 100 mensuelle) eAu xvii siècle en France, les naissances étaient plus- nom 140 breuses entre janvier et avril et, à l’inverse, moi-ns fré quentes entre mai et décembre [1] (fgure 1). Il naissait eXVII siècle 130 près de deux fois plus d’enfants (1,8 fois plus) en mars equ’en juin. En décalant la répartition de 9 mois afn de XVIII siècle 120 voir à quelles périodes de conception correspondent les 1817-1819 pics et les creux, le creux de naissances de décembre- ap 110 paraît lié à un défcit de conceptions en mars. C’est le 1927-1929 moment du carême chrétien, période durant laquelle les 100 relations sexuelles étaient proscrites par l’Église. Il en était de même pendant la période précédant Noël, 90 l’avent.
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 Numéro 474Janvei r0211uAx iveiiè se,cleu dfox p si sulc edecnons eptioin qn jus pe’uneeruAetbm se xene cliè,ecnarF ian sel téiane tssnaec s-breusesplus nomivnae retne j er, etl’à avt l risnf m iosr,enievntrees euentré-qerbmecéd te iam  e urfi   ed uediof lp s nlssait aièspr ofsip ulse nus d’enfants ,acéd n al tnalu’ qrsmanui jen sfiam iov io nedrtitrépade ion nccotiepesode d selirép à rleuqs et les les picpsnoedtnnoc roer desncsaisnae duerc el ,uerc n dé à u liéraît-papera ecbm eédmoe lstu dntmec emêrac,neitér de ficitepticoncnem no s e’rasioat snsueeesllaté tneiorp ircs période durant aluqleell ser leal tnadnep emêm dacéré pdeioér piles’lÉap ret st deétai en  lm edj-iaitpe snoiqpl euen uies’l a’evtntn ëo,l de conc e picrid ostrêrem uac seorts au uels esirperppar sediertpan a lar pc ue-icé attné ce des mariaes,enu cer edurnecsma, aissiusar p mar, leoquee épectt  Àoiedp réteet cntdaen ptsircsorp tnemelare les nlles entsns eeur letaoiutébes dt en dle euqvuoseairam mpaaccos s’iae seld naolsrena veui sui qismos sulprus nu’d tnconjointouveau bas-neecs n’lceraiopte dntcoed cram l ,nip eéte l é’d bé tuae l’ut dmne,autotûoa ne metpes , ete bre,brtoocedc noec-pitnos a moindre fréqcneued eoc specnontià s filaden d pu’l etnococerrdboe lst e’a d de ecédentlpsud exuf io sècle, dexviie si•? s uA ne stnafirfadee ponr ous iau en-tli Y-al – oriaÉdit • lus de naiss siscèel s -.p rqmae ué fiaudel iom e snom n snisonn saié dealit -.prb eU en1 • ’equn uiemptsen itpecnocj ne snos de confois plu d ue xletserl map.- psemor n’uq t netpecsnoié dealitsonn sai aL é 1acrd nset aes la e senassian sspd na sel snaénances au printem  .e •cip sed 1es-1 p -lpca tédm ia éedssan nais’esces a •  .-tnia teep s à p -rembn ansie p - . n •rdac  énU e saisonnalité eteé al a -ee I*. p tutitsnlanoitantude d’émogrs déuqsepaihFigure 1 - Mouvement saisonnier des naissances
en France du
xvii
e
au
xx
e
siècle
(indices base 100 mensuelle)
140
130
XVII
e
siècle
XVIII
e
siècle

120
1817-1819
110
1927-1929
100
90
80
70
INED
60
01811
Oct. Nov. Déc. Janv. Fév. Mars Avr. Mai Juin Juil. Août t. Oct. Nov. Déc. Janv. Fév. Mars
Mois  naissanc
Janv. Fév. Mars Avr. Mai Juin Juil. Août Sept. Oct. Nov. Déc. Janv. Fév. Mars Avr. Mai Juin
Mois de conception
Source : indices calculés par upâquier  
Lecture : un indice  correspond à un mois où l’on a obseré   de nais-
sances en plus par rapport à la moenne annuelle
A énier-oilier et - orbasser,
opulation  Sociétés
, n° , ned, janvier 

es naissances ne sont pas réparties de façon omoène tout au lon de l’année lles sont plus nombreuses
à certaines périodes qu’à d’autres e pénomène a toujours eisté, mais a évolué avec le temps Arnaud
énier-oilier et ean-arc orbasser nous epliquent en quelle saison il naît le plus d’enfants, quels
sont les canements survenus en France depuis quatre siècles et quelles en sont les raisons

Y a-t-il une saison
pour faire des enfants ?
Arnaud Régnier-Loilier * et Jean-Marc Rohrbasser *

2
Y a-t-il une saion pour faire des enfants ?

mai-juin lle pourrait aussi s’epliquer par les nom -
breuses mirations saisonnières au moment des rands
travau des camps, entraînant alors indisponibilité et
séparation des conjoints
arentin, scientifique suédois du x
e
siècle, avait
observé ce pic de conceptions entre mai et juillet et l’at -
tribuait à des causes « naturelles », écrivant que ce sont
« le printemps et la première partie de l’été qui redonnent
vie à toute la nature »  encadré  a saisonnalité des
naissances continue à être attribuée à la nature un demi-
siècle plus tard par le médecin français illermé qui met
plus particulièrement en avant le rôle de la température
et de la position du soleil  « … résultat de toutes les os -
cillations dues au asard des lieu, du temps et des cir -
constances », une tendance se révèle et a, selon lui, un
caractère universel, c’est « la marce annuelle de la tem -
pérature ou … l’influence des diverses positions du
soleil par rapport à la terre »  encadré 
Une saisonnalité de moins en moins
marquée au fil des siècles
ntre le x
e
siècle et la première moitié du xx
e
siècle, les
naissances ont continué de varier selon le mois de l’an -
née, avec toujours un pic en février-mars et un creu en
fin d’année ais l’amplitude des variations s’est consi -
dérablement réduite, eception faite de quelques pé -
riodes particulières comme celles des uerres encadré 
e rapport entre le mois aant le plus de naissances et
celui en aant le moins est ainsi passé de , au x
e
siècle
à , au début du xx
e
siècle ette évolution conduit à
écarter les eplications faisant appel à la température ou
à la nature, dans la mesure où les conditions climatiques
n’ont pas connu de profonds canements a moindre
observance des préceptes reliieu et la diminution de
la part des pasans dans la population active au fil des
siècles ont probablement joué un rôle dans l’affaissement
du mouvement saisonnier
Plus de naissances au printemps
dans les années -
ême moindres que trois siècles auparavant, les fluctua -
tions saisonnières sont encore asse marquées dans les
années  avec davantae de naissances entre avril et
juillet principalement fin avril-début mai, moins à l’au -
tomne et durant l’iver fiure  lusieurs eplications
sont avancées
a première associe le surplus de naissances de mai
à la saisonnalité des mariaes plus fréquents en juillet,
et non plus en mai comme autrefois, décalée de neuf ou
di mois n considère que la coabitation prénuptiale
était à l’époque bien plus rare qu’aujourd’ui et que le
mariae pouvait encore marquer l’entrée dans la seua -
lité ais cette eplication ne tient pas pour deu raisons
n premier lieu, les conceptions survenant dans les pre -
miers mois du mariae étaient de moins en moins fré -
quentes dans les années  n outre, la concentration
en mai concerne non seulement les premières naissances
enfants qui sont des premiers nés d’un couple, mais
aussi les deuièmes, qui n’ont pas de raison d’être liées

Population & Sociétés
n° 474, janvier 2011

Enadé 
La saisonnalité des naissances vue
par les auteurs anciens
La iosité ato de la éatition des naissanes dans
l’année ne date as d’aod’i On disose de eles
séies enselles des naissanes à des éiodes aniennes
Les séies eontent a eele à  o la ille de
Floene A
xviii
e
sièle on toe des données fiales e
le Sédois Pe aentin  et e les Fançais
eanBatiste Moea  et LoisRené illeé
 e denie onit éaleent des données o
la eièe oitié d
xix
e
sièle o des illes Saint Petes 
o Belles Palee et o des as Italie L’asto 
noe ele Adole Qetelet onit des données o les
PasBas de  à  e eodit illeé
En eeant la ase de e énoène en Sède a 
entin dans n éoie aadéie lié en  
ose a éalale « e l’on doit ele de ne ois et oi
en elle saison les enants sont enendés » Il ait alos o
see ’en Sède a ilie d
xviii
e
sièle « ’est en dé
ee e la lat des enants ont été enendés is en
ail ai et in et le oins en août setee et otoe »
Une oaaison ae les données ançaises et étanèes
d
xviii
e
sièle eet de oooe e ésltat à l’eetion
d i de déee i onstite ne eetion sédoise
aentin eette l’otèse d’ne inflene eeée a
la alité de la noite éelle s ne etite dée ais
selon li nélieale en oenne L’otèse de la ls o
oins ande antité de « taail difiile et ininteo »
ne li sele as « non ls entièeent satisaisante » e
sont don « le intes et la eièe atie de l’été i
edonnent ie à tote la nate » ’il at eteni oe
ase en notant toteois e « la sele eetion en Sède
à ette éoe à et ode est la éondité de déee ’il
at etête ite à des ases diéentes aissant
oneent »  aentin note a ailles e la
tendane est identie à Stool
Les onstats aits a Moea en  sont identies
Qoi’aant is soin de ette les illes dans ne lasse
séaée des aanes il onstate ne éondéane des
ois de intes dans les de as Moea se ontente
d’inoe « la éoltion des saisons »
Dans la eièe oitié d
xix
e
sièle illeé ondit ne
lone disssion s les ases éentelles de la saisonnalité
des naissanes Le édein onlt e les fltations sai 
sonnièes aient selon l’intensité et la oinaison de dieses
ases diéentes siant les lie eendant il aode la
édoinane a aiations de la teéate 

au mariae, et le pic de printemps est même encore plus
important pour les deuièmes naissances que pour les
premières 
ne autre eplication est avancée e surplus de
naissances au printemps coïncide avec des conceptions
durant l’été  or depuis l’instauration des conés paés
en , la plupart des Français prennent leurs conés
en juillet ou en août es conjoints sont alors plus disposés

INED

Enadé 
Une saisonnalité perturée par la uerre
Le noe ensel de naissanes dant la seonde ee
ondiale est titaie des iissitdes de l’istoie  ela se
tadit a des ééneents déoaies sinifiatis
fie  Le eseent tal d noe des naissanes
en in  oesond à eli des onetions de se 
tee   le 
e
setee  l’Alleane enait
la Polone La Fane ente alos en ee et la oilisation
énéale est déétée le  setee séaant de tès no 
e onoints   illions de Fançais sont oilisés soit
enion n ties de la olation asline en âe d’aoi
des enants Mêe onstat o le e de as  i
oesond à eli des onetions de in  éiode
de l’eode en Fane En  le oeent saisonnie
etoe la oe ’il aait en 
iure  - ombre mensuel de naissances
en 1, 1, 11 et 1 rance métropolitaine
60 000
INED
01911
55 000
1940
50 000
1944
45 000
1939
1941
40 000
35 000
30 000
Déclaration e uerre 

er
septere 3
25 000
oe  uin 40
Janv. Fév. Mars Avril Mai Juin Juillet Août Sept. Oct. Nov. Déc.
Mois e naissance
Avril Mai Juin Juillet Août Sept. Oct. Nov. Déc. Janv. Fév. Mars
Mois de conception
ource  nsee
A énier-oilier et - orbasser,
opulation  Sociétés
, n° , ned, janvier 
à concrétiser leurs désirs d’enfants, et éalement plus
disponibles pour les ébats amoureu a saisonnalité des
naissances serait ainsi « déterminée » par le rtme sai-
sonnier de la vie économique du pas
’idée d’une prorammation du mois de naissance
a éalement été proposée a léalisation de la contra -
ception en  loi euirt et le développement ra -
pide de l’usae de la pilule ont offert la possibilité au
couples de coisir le moment auquel avoir leurs enfants
e printemps pouvant être perçu comme une période
plus aréable pour accoucer, le surplus de naissances à
cette saison serait ainsi le résultat d’une stratéie de la
part des couples a répartition des naissances ce les
institutrices est de ce point de vue très éloquente es
naissances sont beaucoup plus nombreuses au prin -
temps, nettement plus rares durant les « randes va-
cances », traduisant le souait de ces femmes de cumuler
leur coné de maternité avec les vacances d’été 

INED

Y a-t-il une saion pour faire des enfants ?
3

Figure 3 - Mouvement saisonnier des naissances
en France métropolitaine (1975-005)
(ndices base 100  moenne ournalière dans l’année)
120
INED
02011
115
1975
1995
110
1985
105
100
95
2005
90
85
80
Janv. Fév. Mars Avril Mai Juin Juillet Août Se t. Oct. Nov. Déc.
Mois e naissance
Avril Mai Juin Juillet Août Sept. Oct. Nov. Déc. Janv. Fév. Mars
Mois de conception
Source : Insee
Lecture : un indice  correspond à un our où l’on a obseré   de naissances
en plus par rapport au nombre attendu en l’absence de ariations saisonnières
et hebdomadaires
alcul des indices : oir réérence 
A énier-oilier et - orbasser,
opulation  Sociétés
, n° , ned, janvier 
e pic des naissances s’est déplacé
de mai à septembre
e mouvement saisonnier s’est cependant modifié de -
puis les années   les fluctuations se sont tassées et
le pic des naissances s’est proressivement déplacé de
mai à septembre fiure  ette évolution reste en par -
tie sans eplication dans la mesure où ni les comporte -
ments en termes de vacances, ni les préférences pour
des naissances au printemps n’ont évolué a plupart
des couples continuent à prendre leurs conés en juillet
ou en août et, lorsque l’on interroe les Françaises sur
le mois auquel elles préfèreraient accoucer en suppo -
sant que cela soit possible, mai est de loin le mois le
plus cité  , devant juin  , avril   et mars
  e printemps rassemble donc à lui seul les trois-
quarts des préférences et, à l’inverse, septembre qui est
aujourd’ui le mois le plus fécond de l’année n’est cité
que par   des femmes 
e « paradoe de la saison de naissance » – il naît
davantae d’enfants à une période où le moins de
femmes souaitent accoucer – pourrait s’epliquer par
le fait que les couples inorent qu’une rossesse ne s’ob -
tient pas forcément dès le premier mois après l’arrêt de
la contraception et qu’il leur faut souvent plusieurs mois
pour concevoir  a probabilité qu’une femme aant
des rapports non protéés conçoive au cours d’un ccle
n’est en effet que d’environ   à    ette po-
tèse paraît confirmée par l’observation des mois durant
lesquels les couples cessent d’utiliser une contraception 
ils sont proportionnellement plus nombreu à le faire en
juillet ou en août, occasionnant davantae de naissances
à l’automne et non au printemps en raison de ce délai
pour concevoir 

Population & Sociétés
n° 474, janvier 2011

 uo redl aoccneption est donné à efi alerugp  r ou plaioér adec leruà u’ niud norour1.mal apér a noititr s delen loseses déma grosses uo-ràlrreé seceetrt st en epus eiré siosio id’bre nomv looisnurtptnreosgre desirtaonsed ruop sessess de rrcopoessulprueio s sru à des conceptiodnna tner aéiléten rst e,néigseg ed senessessoralemn étsur ent inec ceenu rtîanam erèinnoced ut ans pan ioétn’eds meian morb eseul le eacte 1 ua 00 erbmcedé 1dut anllectpc no red uo. e00ier anv0t .0r des 1ens autou r00e ravneid eemtnsaeselt ité nnalaisola sa secnassian sed cs,mpteu dfilu se tamni eip c’sse détactenu et siammoc d erosédesoai s lmepi’é80, 0-19ois le mpeeteds é atbmerbalo git dntmeleriaticfiéian ne essances, avec ceepdnna tnup cid nae saisesncn fitpesrbmeA .e cevtraud’p ouucea bsnad tnemelagé ela d de tenupte  mo.a ssep n stgeioatenne ed eéruom à des crrespond eip cocuosr,c éuram cnar neernion-susple l-sasn iaé atcnse’ece, lt deéden  tpesrbmefi e cnttrensué ler monè eesr teorvugure. e pénuoc selp.eénse ànton ce carct uo tua-ràl eu de l’antre ournoc edotém enu’ntso vetiepactrn noodcnri ecovrs d-teulisa ution cptcensioon dtnaneil à u enuonceptions du novulea n8. seiso eunos lu pesuerb-muo ec ssancnaisvante vitnp eoseud ers ’aoutlvestre.ani-t tedl a mauenomuses eloppa strd rir se. etress aur lep uoitevcapenort cceanilig vrendiom enu alec à e .eDc eati ,teu à être réunistnemulp on serbmlo a prsbaroe-blbmer sona ovuà ils es, plusontric sed cnatsnoc esius aonisran  edssoriame sene br sdelet om nudri ealcne néd peut doesse nler noçaf ed noiptceon cdee at da moindre viilance contraceptive ne serait pas
seulement le fait de couples utilisateurs de métodes de
contraception « traditionnelles », c’est-à-dire liées à l’acte
seuel lui-même, comme le retrait, le préservatif ou
l’abstinence périodique lle concernerait aussi des
couples utilisateurs de la pilule es fêtes de fin d’année
représentent sans doute une période de « frailité » pour
eu, les oublis de pilule, retards dans sa prise ou épisodes
de vomissement pouvant être plus fréquents ela dit,
un nombre important de conceptions du nouvel an,
même si elles ne sont pas prorammées, sont désirées et
epliquent l’ecédent de naissances fin septembre

1
er
janvier

ÉFÉ
 icel â - ,
Le mouement saisonnier des nais -
sances en rance -
, èse de l’niversité de aris 
antéon-orbonne
 er  - , « ti vila ånader flera än -
nisor årlien födas oc dö i verie » n quels mois la plupart
des personnes sont nées et mortes annuellement en uède
émoires de l’Académie des sciences de uède, ol ,
p -
 ouis-ené  - , « e la distribution par mois
des conceptions et des naissances de l’omme… »
Annales
d’hgiène publique et de médecine légale
, ome , 
re
partie,
p -
 Arnaud -, enri  - , « Après
la loi euirt, pourquoi tant de rossesses imprévues  »,
opulation  Sociétés
, 
 Arnaud - - , « Évolution de la saison-
nalité des naissances en France de  à nos jours »,
opulation
,
, p -
 osep ee , icard   - , « e season
of birt parado »,
Social biolog
, -, p -
 enri  - , « ’espèce umaine a-t-elle un pro -
blème de fertilité  »,
opulation  Sociétés
, 
 enri  - , « es conceptions du 
er
janvier ou 
les étrennes de septembre »,
opulation
, , p -
ÉÉ
Au x
e
siècle en France, les naissances étaient plus nom -
breuses entre janvier et avril et, à l’inverse, moins fréquentes
entre mai et décembre l naissait près de deu fois plus
d’enfants en mars qu’en juin e pénomène a lontemps
été considéré comme lié à la nature, l’aumentation des
conceptions à partir d’avril étant associée au printemps et à la
ausse des températures l était lié en réalité à la saisonnalité
des mariaes et au interdits reliieu, les rapports seuels et
les mariaes étant proscrits pendant le carême et l’avent a
saisonnalité des naissances s’amenuise au xx
e
et xx
e
siècles
et le pic des naissances se décale de l’iver vers le printemps
es canements reflètent l’évolution des comportements,
notamment la moindre observance des préceptes reliieu
Aujourd’ui, il ne reste plus qu’un pic d’accoucements
fin septembre lié au conceptions du nouvel an lles sont
deu fois plus fréquentes qu’un autre jour de l’année et
occasionnent à la fois un surplus de naissances et d’

4
Y a-t-il une saion pour faire des enfants ?

Figure  - ombre de conceptions
aant donné lieu à une 
(conceptions du 15 décembre 00 au 31 anvier 00)
700
1
er
janvier
650

600

e550

écist premenativlen ou jder on c noi sed oles rce au bulleectpoi,ne tsmieéni-seenr sut en’d snitr iuq terve inon eentita eald auqedc   ede l’Ito e :li ti ic mde’a st giibom selneo senours dre d’orat tocsn emea’e ldet envititrapér al ed nA énier-oilier et -o abrresso, lapuonti S ét,scoéi,n °d, j neer anviruoSenI : ectita Sds ueiqst Lt-inSaa rtsevlySxued : e fois plus de cnoectpoisnq ’uneem t npsmaoranlDel sna sseén791 0DENI52004200c2Dé1121naFvvéaM00J6naJv Mai Juirs AvriloA tS tûuJ nelliDéov00c5t eptNOc looiaP  dd staSée P po sedoi nlutas lesouéros nueccaiss sel rusSo& étci sést on d niderle site de l’Ineontidi e –     stne – A€  éo en– L dien  € a Fe n  t nannoneeoe  I    €– tEane T –éélneo    ead Daot  P asi eed  Se  ed eiennoa s  élé – T  oei iaMaPeoit  n –eta Me ldReos n –sAliel siP de édasistante it e lo   edInleelsIa e ett DLon –an Bi N iDeoaies ISSlanoé’d edtéd s’I ltinst ttinae net G easesal éda – Rnoitailtna  deit lae tion & SPopulan deatiood’ine lesnit nlel B –1120r ienvja ,474 °n sétéico