Comment gérer certains changements physiques en fin de vie

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Comment gérer certains changements physiques en fin de vie Conseils pratiques destinés aux soignants Si vous lisez ce dépliant, c'est profond ou dans un coma. Demeurer probablement parce que vous vous silencieux ou se renfermer peuvent être préparez pour la mort d'un être cher à une façon pour la personne de se retirer domicile ou de quelqu'un que vous des situations qui l'entourent. connaissez. • Lorsque votre être cher est plus À un moment donné, d'une façon ou alerte, planifiez des d'une autre, nous devons tous faire face à conversations de courtes durées. la fin de la vie. La plupart d'entre nous • Baissez les lumières, jouez de la espérons une mort paisible, confortable musique familière et gardez la et sans douleur pour nous-mêmes et pour chambre confortable. les personnes qui nous sont chères. Nous • Fermez doucement les espérons aussi mourir entourés de ceux yeux. Vous pouvez vous servir que nous aimons, en nous sentant en de larmes artificielles afin de sécurité avec des bons soins. prévenir la sécheresse des yeux. • La personne entend jusqu'à la Vous devez réaliser que l'être cher peut mort, alors continuez à lui parler. subir plusieurs changements physiques au fur et à mesure que sa condition se détériore pour vous préparer pour la INCONFORT phase terminale. La douleur physique est un symptôme Rappelez-vous que chaque situation est qui se manifeste assez souvent chez les différente et que les mourants ne personnes en phase ...

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Comment gérer certains changements physiques en fin de vie Conseils pratiques destinés aux soignantsSi vous lisez ce dépliant, c'estprofond ou dans un coma. Demeurer probablement parce que vous voussilencieux ou se renfermer peuvent être préparez pour la mort d'un être cher àune façon pour la personne de se retirer domicile ou de quelqu'un que vousdes situations qui l'entourent. connaissez. Lorsque votre être cher est plus À un moment donné, d'une façon oualerte, planifiez des d'une autre, nous devons tous faire face àconversations de courtes durées. la fin de la vie. La plupart d'entre nous Baissez les lumières, jouez de la espéronsune mort paisible, confortable musique familière et gardez la et sans douleur pour nousmêmes et pour chambre confortable. les personnes qui nous sont chères. Nous Fermez doucement les espérons aussi mourir entourés de ceux yeux. Vous pouvez vous servir que nous aimons, en nous sentant en de larmes artificielles afin de sécurité avec des bons soins. prévenir la sécheresse des yeux. La personne entend jusqu'à la Vous devez réaliser que l'être cher peut mort, alors continuez à lui parler. subir plusieurs changements physiques au fur et à mesure que sa condition se détériore pour vous préparer pour la INCONFORTphase terminale. La douleur physique est un symptôme Rappelezvous que chaque situation est qui se manifeste assez souvent chez les différente et que les mourants ne personnes en phase terminale. La présentent pas toujours tous les signes et douleur peut s'intensifier, demeurer symptômes. pareil ou diminuer au fur et à mesure que la mort s'approche. Selon la cause de la L'information suivante donne un aperçu douleur, une combinaison de global des changements physiques médicaments peut être nécessaire. possibles. Ces changements ne se Parfois il est nécessaire d'administrer les manifestent pas dans un ordre établi et analgésiques selon un horaire fixe sur peuvent se manifester n'importe quand.une période de vingtquatre heures. Certains comportements qui indiquent la Voici des conseils pratiques concernant souffrance sont : l'agitation, les pleurs, les soins de confort qui pourraient vous l'inconfort quand on bouge ou tourne la aider. personne, les grimaces, les gémissements ou la raideur du corps. Les soignants doivent être attentifs aux SOMMEILbesoins de la personne en douleur. La personne devient normalement plus Évaluez régulièrement si la fatiguée et dormira plus. Certaines personne est inconfortable et personnes entrent dans un sommeil
donnezlui des analgésiques au besoin. Vous pouvez utiliser un soutien physique tel que des oreillers, une surface thérapeutique ou une attelle pour positionner le patient de façon confortable et réduire la douleur. De la chaleur ou de la glace appliquées sur la région atteinte peut aider. Reconnaissez que les émotions peuvent agir sur l'intensité de la douleur de la personne. CONFUSIONLes changements chimiques dans le corps peuvent entraîner la confusion. Certaines personnes vont demeurer alerte jusqu'à la mort, tandis que d’autres deviennent confuses avec des pertes de mémoire. Il se peut qu’elles ne reconnaissent pas la parenté et les amis. La personne pourrait avoir de la difficulté à parler due à une perte de contrôle des muscles. Parlez calmement et à voix basse. Ne demandez pas à la personne d’identifier les visiteurs. Rassurez votre être cher en identifiant les visiteurs. Utilisez la distraction pour apaiser une situation difficile. Assoyezvous près de la personne, car il arrive souvent que la vision diminue.AGITATIONLa personne peut devenir agitée ou effrayée. Elle peut tirer sur le couvrelit, enlever ses vêtements et parler seule.
Parler avec la personne peut vous aider à comprendre ce qu’elle ressent. Il ne vaut rien d’aller à l’encontre de ce que la personne dit voir ou entendre. Elle peut vous parler d’une vision ou d’un rêve d’un être déjà décédé. Écoutezla vous raconter ces rêves. Souvent, ces personnes ont peur de rester seules. Si la personne est très agitée, des médicaments peuvent être prescrits par le médecin. Évitez d’utiliser des moyens de contention si possible. Essayez de distraire la personne en jouant sa musique préférée ou un jeu, en faisant de la lecture à haute voix ou en regardant des photos. Donnezlui un massage doux, tenez ses mains ou frottez son front. Assoyezvous près de la personne, car une présence silencieuse est rassurante. Les visites de courtes durées devraient être encouragées. NUTRITIONLa personne pourrait oublier d’avaler ou éprouver des problèmes de déglutition. Donnez à la personne seulement ce qu’elle tolère et ce qu’elle demande. Forcer la personne à manger peut déclencher des vomissements ou provoquer l’étouffement en raison de l’absence du réflexe nauséeux. Rappelezvous que le goût de manger certains aliments est normal, mais peut changer rapidement. Une gorgée de liquide ou une bouchée de nourriture peut satisfaire à une personne en phase terminale. Dans la dernière phase de la vie, les besoins du corps diminuent. Il se peut que cette diminution du besoin pour
des liquides ou la nourriture soit la tendance naturelle du corps à réduire le hoquet, le ballonnement, les nausées et la congestion pulmonaire. Gardez la bouche de la personne humide en lui donnant des glaçons concassés et en utilisant des écouvillons «swab» buccaux. Des petits morceaux d’ananas ou de melons d’eau frais peuvent être mastiqués ou sucés. Offrez des petites portions et utilisez des petites vaisselles, car des grandes portions peuvent accabler la personne. Une paille coupée ou une petite cuillère peuvent s’avérer utiles et requièrent moins d’énergie.RESPIRATIONLe rythme respiratoire du patient peut changer. Il peut devenir irrégulier, profond ou bruyant; il peut également s’arrêter pendant 10 à 30 secondes (apnée). Les sons respiratoires bruyants (ex. : gémissements, grognements) peuvent être causés par l’usage inconscient des cordes vocales et le mouvement d’air sur les muscles affaiblis dans la partie arrière de la gorge. Si la salive s’accumule dans la partie arrière de la gorge et qu’elle ne peut être avalée en raison des muscles affaiblis, vous pourrez entendre des sécrétions. Les changements dans la respiration peuvent être effrayants et pénibles à observer par la famille. Normalement, ces changements ne sont pas inconfortables pour le patient. Élevez la tête du lit, tournez le patient sur son côté afin de laisser couler la salive de sa bouche.
Vous pouvez soulager l’essoufflement en ouvrant une fenêtre ou en utilisant un ventilateur pour mettre l’air en mouvement. Il y a des moments où l’oxygène sera nécessaire. FONCTIONS CORPORELLESIl est possible que la personne soit incontinente d’urine ou de selles au lit à cause d’une perte de contrôle de la vessie et des intestins. Chez certaines personnes, l’urine peut être plus foncée; tandis que d’autres personnes seront incapables d’uriner. Il se peut que la personne ait des selles moins souvent. Les soignants peuvent offrir du soutien et du réconfort, ce qui peut aider à maintenir la dignité de la personne par rapport aux soins personnels. Rassurez la personne que la perte de contrôle de la vessie et des intestins est causée par les changements physiques et chimiques du corps. Des piques ou des couches peuvent aider au maintien de l’hygiène personnelle. Un cathéter peut être inséré pour vider la vessie. Respectez l’intimité de la personne en vous occupant de son hygiène personnelle.CHANGEMENTS CIRCULATOIRESLes jambes et les bras peuvent se refroidir en raison du ralentissement de la circulation dans le corps. Normalement, la froideur de ces parties corporelles ne signifie pas que le patient a froid. Généralement, sa température
interne est élevée et cette froideur aide à réduire cette température élevée. Si la personne a trop chaud, elle peut devenir agitée. Certaines parties du corps peuvent changer de couleur. Les lits d’ongle et les lèvres peuvent apparaître grisâtres ou bleuâtres. En raison de la circulation réduite, le corps n’est pas capable d’évacuer les liquides et l’abdomen (ventre) et les extrémités peuvent devenir gonflés. La circulation réduite augmente le risque de plaies. Recouvrez la personne de draps ou de couvertures légères. Tournezla souvent afin d’éviter de créer des points de pression et d’assurer son confort. Élevez la tête du lit. Positionnez les membres enflés de manière à réduire la pression et à prévenir toute enflure supplémentaire. IMAGE DU CORPSAu cours de la maladie, la personne peut perdre ou prendre du poids, devenir gonflée à cause de la rétention d’eau, perdre ses cheveux, et nécessiter de l’équipement destiné à favoriser la mobilité. L’odeur du corps et de l’haleine peut changer. Rappelons que le patient peut être embarrassé ou troublé par son apparence physique. La personne peut se renfermer ou dissuader les amis et la parenté de visiter. Soyez sensibles aux changements physiques, car les soignants peuvent avoir un impact sur la perception de la personne quant à son image du corps.
Ne craignez pas de toucher votre être cher, de vous allonger à côté de lui et de vous collez contre lui. Offrez de dorloter la personne en la rasant, en la coiffant, en donnant des soins esthétiques à ses ongles ou en appliquant son maquillage. Suggérezlui de porter un morceau de linge préféré. Gardez des photos de famille à la portée de la main. Retouchez les vêtements préférés pour les adapter aux mesures de la personne. Offrez d’accommoder la personne si elle désire porter une perruque, un turban ou une casquette. Cela peut améliorer son image corporelle et la réchauffer. ÀLAPPROCHE DE LA MORTAu fur et à mesure que la mort approche, la personne est habituellement alitée, dort la majorité du temps, ne boit et ne mange que très peu, et peut perdre le contrôle de la vessie et des intestins. La respiration peut devenir davantage bruyante avec des sécrétions, ce que l’on appelle parfois le « râle agonique ». Dans la plupart des cas, la personne devient moins réceptive. Elle peut se montrer indifférente aux gens et à son entourage. Elle peut devenir confuse, effrayée et marmonner. À l’occasion, l’individu proche de sa mort ayant été peu réceptif peut reprendre ses forces et converser avec sa famille pendant quelques minutes, quelques heures ou quelques jours. Parfois, l’individu « tiendra bon » jusqu'à un événement spécial; par exemple la naissance d’un bébé, la visite d’un être cher. Il est
important que les êtres chers lui fassent leurs adieux et lui donnent la permission de mourir. Rassurez la personne que les membres de sa famille seront corrects. Suggérezlui de passer du temps seul avec chaque membre de la famille. Même si le patient n’a pas l’air réceptif, il pourrait s’avérer utile pour certains membres de la famille de parler en privée des préoccupations passées, présentes et futures. Rappelez à la personne qu’elle a fait une différence dans la vie des gens et qu’elle ne sera pas oubliée. Rappelez aux membres de la famille que les larmes représentent une partie naturelle du deuil à la suite de la perte d’un être cher. Soyez là pour la personne, car même au plus profond du silence, elle y trouve confort et soutien. Vous voudrez peutêtre communiquer avec l’infirmière extramurale en ce moment. AU MOMENT DE LA MORTAu moment de la mort, la respiration s’arrête. Le cœur s’arrête dans les quelques minutes qui suivent la dernière respiration. Les yeux peuvent demeurer partiellement ouverts et fixes. Au fur et à mesure que les muscles se détendent, la bouche peut s’ouvrir. L’urine et les selles peuvent s’évacuer de la vessie ou des intestins.
APRÈS LA MORT,À LA MAISONIl n’est pas nécessaire de composer le 911 dans le cas où il y a une ordonnance de ne pas réanimer (DNR). L’infirmière extramurale peut constater le décès. À ce momentlà, la famille, les amis proches et les guides spirituels peuvent être contactés. Visitez votre être cher aussi longtemps que nécessaire. L’infirmière prend ensuite les dispositions pour que la personne soit transportée vers le salon funéraire. L’infirmière ou un membre de la famille peut téléphoner au salon funéraire. Souvent, des dispositions funéraires sont prises au préalable. Dans la majorité des cas, l’infirmière reste à la maison afin d’offrir du soutien et du confort.