Bibliographie méthodique et critique de la littérature algérienne d expression française, 1945-1970  ; n°1 ; vol.10, pg 111-303
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Bibliographie méthodique et critique de la littérature algérienne d'expression française, 1945-1970 ; n°1 ; vol.10, pg 111-303

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Revue de l'Occident musulman et de la Méditerranée - Année 1971 - Volume 10 - Numéro 1 - Pages 111-303
193 pages

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Publié le 01 janvier 1971
Nombre de lectures 90
Langue Français
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Jean Déjeux
Bibliographie méthodique et critique de la littérature algérienne
d'expression française, 1945-1970
In: Revue de l'Occident musulman et de la Méditerranée, N°10, 1971. pp. 111-303.
Citer ce document / Cite this document :
Déjeux Jean. Bibliographie méthodique et critique de la littérature algérienne d'expression française, 1945-1970. In: Revue de
l'Occident musulman et de la Méditerranée, N°10, 1971. pp. 111-303.
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/remmm_0035-1474_1971_num_10_1_1123MÉTHODIQUE ET CRITIQUE BIBLIOGRAPHIE
DE LA LITTÉRATURE ALGÉRIENNE
D'EXPRESSION FRANÇAISE (1945-1970)
Suivie de la Bibliographie succincte des Littératures tunisienne et marocaine
par Jean DÉJEUX
INTRODUCTION
Nous nous proposons de présenter ici un inventaire bibliographique, métho
dique et critique, de la littérature algérienne d'expression française, qui se présente
comme la part la plus importante du courant littéraire nord-africain d'écriture
française. Pour la meilleure utilisation de ce travail, il nous paraît utile de rappeler
brièvement les critères de choix et le classement qui ont présidé à son élaboration.
1) Nous nous sommes limité à ce qu'on dénommait traditionnellement les
Belles-Lettres, c'est-à-dire les œuvres littéraires d'imagination, à intentions et
préoccupations esthétiques (romans et nouvelles, poésies et pièces de théâtre),
avec mention cependant des essais dans le domaine de la culture, mais à
l'exclusion des ouvrages concernant les problèmes sociaux et politiques et des
récits proprement historiques ou mêmes les œuvres de pure érudition. >
2) II s'agit des oeuvres écrites en français. Quelques traductions — poèmes ou
contes adaptés— ont été cependant retenues vu leur qualité esthétique. Est-il
besoin de préciser qu'il ne faut chercher en aucune façon ici une quelconque
volonté de discrimination à l'égard des œuvres d'écriture arabe ? Nous devions
seulement délimiter l'objet de la recherche. Toutefois —quand cela nous a été
possible — quelques références aux périodiques ou à des ouvrages en arabe portant
sur l'ensemble de cette littérature ou sur un auteur ont été retenues.
3) Notre recherche porte sur la période allant de 194S à 1970. La date de
1945 nous a paru s'imposer : la fin de la seconde guerre mondiale a marqué un
tournant dans les esprits en Algérie et, avant cette date, on ne trouve guère
d'oeuvres littéraires représentatives écrites par des Algériens, sauf de rares excep- J. DEJEUX 112
tions. En réalité, "la génération de 52", comme on l'a appelée, commence à se
faire connaître par la publication en 1950 du Fils du pauvre de Mouloud Feraoun.
Mais en 1946 avait paru le recueil de poèmes de Kateb Yacine, Soliloques, et le
roman de Marie-Louise Amrouche, Jacinthe noire, paraissait en 1947. De 1945 à
1970, ce sont donc vingt-cinq ans de littérature algérienne, dont huit années
d'indépendance.
Cette Bibliographie reprend d'ailleurs deux autres travaux qui l'ont précédée :
d'une part, une partie de la Bibliographie de la littérature nord-africaine d'expres
sion française, 1945-1962 (Paris, Mouton, Ecole pratique des Hautes Etudes de la
Sorbonne, VIe section, 1965, 50 p.) à l'élaboration de laquelle nous avons
participé avec Jacqueline Arnaud, Abdelkabir Khatibi et Ariette Roth, sous la
direction d'Albert Memmi ; d'autre part, la Bibliographie de la littérature algé
rienne d'expression française, Ie juillet 1962 — 30 juin 1967, que nous avons fait
paraître dans les Cahiers algériens de littérature comparée (Alger, Faculté des
Lettres), n° 2, 1967, pp. 121-194. La première de ces deux bibliographies n'était
qu'un inventaire assez rapide, non critique et comportant un certain nombre de
lacunes. Nous reprenons donc ces deux travaux en les corrigeant et en les
complétant, et en continuant la recherche jusqu'en fin décembre 1970.
Ceci dit, nous avons pensé qu'il valait mieux présenter ce travail en
conservant ces deux grandes périodes marquées par l'indépendance de l'Algérie
(juillet 1962), d'où les deux parties de notre recherche : du Ie janvier 1945 au
30 juin 1962, d'une part, et du Ie juillet 1962 au 31 décembre 1970, d'autre part.
4) II s'agit des œuvres écrites par des autochtones issus des sociétés
arabo-berbères de l'Algérie. Quelques Européens nés en Algérie, ayant opté pour la
nation algérienne, ont été retenus parmi les auteurs, quelles que soient leur origine
raciale et leur appartenance religieuse ou philosophique. Précisons qu'il s'agit
d'une littérature écrite en français par des auteurs qui se veulent et se sentent
Algériens mais non pas en tant que Français. C'est pourquoi, on pourrait
employer l'expression : "littérature d'écriture française".
5) Certains textes, des nouvelles, contes ou poèmes non signés ou signés
uniquement d'initiales (sauf les cas où celles-ci pouvaient être identifiées comme
étant celles de tel auteur) n'ont pas été répertoriés. Toutefois les articles ou
études d'intérêt général sur la littérature algérienne, les genres littéraires ou même
les auteurs ont été retenus, mêmes s'ils n'étaient pas signés. Chaque fois que nous
avons pu éclairer tel pseudonyme, nous l'avons fait.
Ont été négligés les petits comptes rendus trop brefs de romans, de recueils
ou de pièces de théâtre : ils relèvent de la chronique littéraire et il suffît alors de
se reporter aux quotidiens et hebdomadaires pour la suivre au fil des jours et des
semaines. De trop courtes recensions, intitulées par exemple "en relisant Le Fils
du pauvre, La Colline oubliée, Le Métier à tisser", ne nous ont pas paru dignes
d'intérêt au point de les signaler ici ; elles n'apportent en général rien de nouveau.
6) Quelques noms maghrébins, dans les articles et études d'intérêt général,
sont suivis d'une initiale : M ou T (Marocain ou Tunisien), pour qu'il n'y ait pas
de confusion avec les auteurs algériens. Il est évident aussi que les auteurs
non-maghrébins qui ont écrit sur cette littérature ont été répertoriés, du moins BIBLIOGRAPHIE DE LA LITTERATURE ALGERIENNE U3
ceux de langue française, en y ajoutant parfois quelques autres, non Français,
quand cela a été possible.
7) Les études et ouvrages sont classés par ordre chronologique à l'intérieur
de chaque rubrique. Ce mode de classement nous a paru plus apte que Tordre
simplement alphabétique à rendre compte du dynamisme de cette littérature à
mesure de son développement au cours de l'histoire. Quand nous classerons les
auteurs par ordre alphabétique pour indiquer leurs œuvres dispersées dans des
périodiques, de nouveau nous continuerons la succession chronologique de ces
oeuvres pour bien montrer la progression ou le tarissement de la production au
cours d'une période donnée.
Le répertoire général par ordre alphabétique des auteurs sera donné dans un
index.
Afin de faciliter la recherche, à partir de cet index, nous ferons précéder
d'un numéro soit chaque auteur, soit chaque paragraphe où pourront être
mentionnés plusieurs auteurs.
8) La recherche de la documentation est difficile et, malgré nos efforts, nous
n'avons pu avoir accès à des collections absolument complètes de périodiques '.
En outre, en ce qui concerne, par exemple, les courts articles critiques, les
recensions dans les journaux et revues, sur tel ou tel roman qui vient de paraître,
l'abondance est parfois telle qu'elle décourage le chercheur. Ces comptes-rendus
rapides, donnant simplement le contenu succinct de l'ouvrage, n'apportent
pas toujours du nouveau ou de l'original. Pour une étude systématique et sérieuse
d'un auteur et de son œuvre, il suffit alors de consulter chez son éditeur le dossier
de coupures de presse le concernant.
Tout cela, en tout cas, suffit pour dire que nous n'avons pas la prétention
d'avoir été exhaustif.
*
* *
II n'est pas sans intérêt de situer brièvement ici les œuvres de cette littérature
dans les courants qui les spécifient partiellement ou totalement. Nous en
distinguerions cinq :
1) Une littérature "ethnographique" (ou documentaire), écrite sinon pour
faire plaisir au lecteur étranger, du moins pour entrer dans ses vues, en tout cas en
fonction de lui. Des thèmes folkloriques sont souvent alors développés, corre
spondant en général au besoin de curiosité de celui qui achète le roman. Cependant
les détails ethnographiques ne sont pas toujours retenus par l'écrivain pour faire
plaisir aux "autres". Certains auteurs décrivent leur société et leur vie pour
témoigner et pour montrer que les Algériens sont des hommes, autant que les
1. Sans parler de plaquettes de poèmes ou même de pièces, imprimées et signalées parfois
mais introuvables, si bien que Ton peut se demander si elles ont été diffusées dans le commerce.
Des auteurs eux-mêmes ne semblent pas en outre se souvenir des poèmes ou des nouvelles qu'Us
ont écrits et qui sont dispersés dans de petites revues difficilement accessibles. J. DEJEUX 114
"autres". Des auteurs sont à la recherche de leur identité et leur littérature
recoupe alors le dévoilement et la contestation. Cette littérature dite "ethno
graphique" draine, en fait, le meilleur et le pire et des critiques maghrébins ont
sans doute tort en ayant trop tendance aujourd'hui à la vouer en bloc aux
gémonies.
2) Une littérature esthétique née d'un besoin individualiste de s'exprimer et
de "créer" ou d'un besoin de se dire dans ses états d'âme. Les romans autobio
graphiques participent à ce courant, du moins en partie.
3) Une littérature de refus et de contestation, écrite en général en fonction
du lecteur européen, non plus pour lui faire plaisir mais pour témoigner et
contester. Le romancier fait son bilan, dévoile, dénonce les maux de la coloni
sation et les carences de sa propre société ou de sa famille. Il se révolte contre la
"bâtardise" et la "marginalité".
Une fois les indépendances acquises au Maghreb, ce courant tend à resurgir,
naturellement d'ailleurs, car des écrivains n'oublient pas leur rôle social de remise
en question, de critique : ils veulent de nouveau éveiller, dévoiler, inquiéter.
Certains parmi les écrivains d'aujourd'hui, les jeunes poètes principalement, mais
aussi des romanciers, font état de leur malaise et de leur volonté de dénoncer les
injustices sociales, les inégalités, les cristallisations freinant la marche en avant. Ils
se servent parfois du symbole ou de l'allégorie, de transpositions et d'allusions, au
point même d'en être obscurs.
4) Une littérature de combat, orientée contre la présence européenne,
parallèlement à la lutte nationale "dans ses aspects anecdotiques et pseudo-épiques
les plus propres à cadrer avec une psychose idéaliste de la guerre de libération
telle qu'elle était ressentie par les lecteurs français partisans ou sympathisants de
la cause maghrébine" (Mostefa Lacheraf). Ce courant passionné, pathétique et
parfois révolutionnaire, ou à velléités révolutionnaires épisodiques, draine lui aussi
le meilleur et le pire. On en continue "une exploitation pseudo-patriotique", dit
Mostefa Lacheraf.
5) Une littérature de témoignage, faite de chroniques, souvenirs, récits à base
historique. L'écrivain publie son journal de marche, raconte sa vie de militant,
rappelle le passé. Des récits de plus en plus nombreux apparaissent, exaltant
quelques combattants héroïques, une chronique locale, etc. Ce courant va
peut-être s'amplifier : sa qualité littéraire laisse souvent à désirer mais le contenu
demeure comme un document douloureux sur le passé récent.
Ce courant littéraire n'a pas de préoccupations esthétiques. Nous en dresse
rons la liste dans un Appendice à notre recherche sur la littérature de fiction
proprement dite.
Certes, divers types de romans pourraient être passés en revue : roman
historique, roman psychologique, roman autobiographique, roman baroque, etc.
Mais cette enumeration ne rendrait pas assez compte, à notre avis, de l'ensemble
de cette littérature dans son contexte historique. L'avantage de notre présente
classification est de montrer que les courants se relaient au cours de l'histoire en
commençant par se chevaucher : à partir de 1925 (puisque c'est en 1925 que
paraît le premier roman algérien écrit en français) l'ethnographie et l'exotisme BIBLIOGRAPHIE DE LA LITTERATURE ALGERIENNE 115
jusque vers 1963 ; à partir de 1947 l'esthétisme individualiste, qui ne dédaigne pas
de resurgir de temps en temps, mais rarement ; à partir de 1952 le refus et la
contestation contre les siens et les "autres" jusque vers 1961, retrouvant du regain
à partir de 1966 ; à partir de 1956, le combat jusqu'à nos jours ; à partir de 1958,
enfin, les témoignages et les souvenirs.
*
* *
Ces divers courants- sont proposés ici à titre d'exemple et d'information pour
une étude générale de la littérature maghrébine d'expression française.
Cependant dans notre recherche nous nous en tiendrons au plan suivant :
I — Etudes générales
II — spéciales selon les genres
1) Sur les romans et recueils de nouvelles ou contes
2) Sur les poésies et les recueils de poésies
3) Sur le théâtre et recueils de pièces ■
III — Les Auteurs
1) Interviews et témoignages des auteurs eux-mêmes
2) Etudes critiques et témoignages sur les auteurs
IV - Les Œuvres
1) Romans
a) Ouvrages
b) Extraits dans les périodiques
2) Nouvelles, récits, contes
a) Recueils
b) Dans les périodiques
3) Poésies
a) Recueils
b) Dans les périodiques
4) Pièces de théâtre
a) Recueils de pièces
b) Dans les périodiques
5) Essais sur la culture
Classement sous différentes rubriques
Alger, Ie Mai 1971 PREMIERE PARTIE
1er Janvier 1945 — 30 Juin 1962
I - ETUDES GENERALES
1) Ouvrages
II faut mentionner d'abord un certain nombre d'ouvrages qui contiennent un
chapitre ou quelques pages se rapportant à cette littérature algérienne d'expression
française. Ce sont en général des synthèses très rapides, descriptives, simples
nomenclatures de noms parfois :
1 SIMON Eugène, Afrique française et langue française, Alger, Agius édit., 1946.
L'auteur tente une sorte de "panorama de la littérature nord-africaine
contemporaine", mais il s'agit en réalité des écrivains de langue française
et principalement aussi des Français. Sont cités ainsi Bonjean, Roblès,
Brua, Rhaïs, etc. mais sont oubliés Camus et de Fréminville. Par contre
sont cités aussi Ben Chérif, Amrouche, Ould Cheikh, Hadj-Hamou, les
principaux noms donc de la période 1925-1945.
2 BENCHENEB Saadeddine, "Les écrivains d'expression française" dans Algérie-
Sahara t. II, Paris, Encyclopédie coloniale et maritime (Encyclopédie de
l'Empire français), 1948, pp. 252-253. Les pages précédentes (248-253)
sont consacrées à la littérature arabe.
3 AUDISIO Gabriel, "L'Algérie littéraire" dans Algérie-Sahara, t. II, Paris,
clopédie coloniale et maritime, 1948, pp. 235-247. Cette étude a été
composée en 1942 et publiée en 1943 ; elle fut augmentée après 1945.
4 AUDISIO Gabriel, CELLY Raoul et autres auteurs, L'Afrique du Nord, Paris,
Odé, 1952, 464 p. Quelques pages concernent les lettres en Algérie.
5 AUDISIO Gabriel, "Les écrivains algériens" dans Visages de l'Algérie, Paris,
Horizons de France, coll. "Provinciales", 1953, pp. 99-122, avec tableau
chronologique (96-98). Cette bonne étude traite surtout, d'un point de
vue panoramique, des écrivains latins, arabes et français ; quelques-uns
seulement parmi ceux qui nous intéressent ici sont cités, du fait même
d'ailleurs de la date de rédaction de cette étude (comme des précé
dentes) trop proche encore de 1945. Ces pages ont paru aussi dans les
n° 67, série "culturelle", 10 décembre 1952 (en Documents algériens,
un volume, pp. 105-115).
6 AUDISIO Gabriel, "La littérature d'expression française" dans Algérie 54,
Encyclopédie mensuelle d'outre-mer, Paris, numéro spécial, 1954,
pp. 76-77. Simple vue générale des auteurs, reprenant et résumant les
études précédentes. BIBLIOGRAPHIE DE LA LITTERATURE ALGERIENNE 117
7 BLOTTIERE Jean, L'Algérie, Paris, Editions maritimes et coloniales, 1955, le
chapitre sur "L'Algérie artistique et littéraire" (pp. 199-204) qui n'ap
porte rien d'original.
8 DUPUY Aimé, L'Algérie dans les Lettres d'expression française, Paris, édit.
universitaires, 1956, 167p. Ce petit ouvrage ne contient que quelques
pages sur les auteurs autochtones. L'ensemble peut servir d'introduction
générale à la littérature qui nous intéresse ici, mais la dimension
sociologique ou socio-politique est insuffisante. On pourra lire comme
comptes rendus: Robert Coiplet dans Le Monde, 13 octobre 1956 et,
surtout, Gabriel Esquer dans Simoun, n° 24, février 1957, pp. 71-72.
9 CELLI Raoul, "Une littérature algérienne" dans Initiation à l'Algérie, Paris,
A. Maisonneuve, 1957, ch. X, pp. 343-349. Il s'agit d'une petite synthèse
avec bibliographie mais qui traite surtout, comme les ouvrages précé
dents, de la littérature des Français.
10 VIATTE Auguste, "Afrique du Nord — Littérature d'expression française de la
France d'outre-mer et à l'étranger", Histoire des Littératures, sous la
direction de R. Queneau, t. III, Littératures française et connexes et
marginales, Paris, Encyclopédie de la Pléiade, 1958, pp. 1398-1402. Vue
d'ensemble.
11 GRENAUD Pierre, Notre Algérie littéraire, Oran,Fauque, 1959, 2 tomes, 63 et
67 p. Le tome II contient quelques pages sur "la littérature des au
tochtones". Par ailleurs l'auteur aborde un peu toutes les questions :
l'exotisme, le picaresque, l'algérianisme, etc. Il se pose la question d'une
"école nord-africaine des lettres" et de "l'avenir littéraire de l'Algérie".
Une longue liste bibliographique termine l'ouvrage qui est préfacé par
G. Duhamel. Ces deux petites plaquettes peuvent servir d'introduction
générale pour connaître les noms et les tendances anciennes, mais il ne
faut pas leur demander davantage.
12 BOISDEFFRE Pierre de, "Romanciers de l'Afrique du Nord et de la
terranée" et "Poètes d'outre-mer" dans Une Histoire vivante de la
littérature d'aujourd'hui, Paris, édit. du Livre contemporain, 1960,
2e édit. pp. 407-414 et 588-596. Ces quelques pages dans une "littéra
ture d'aujourd'hui" ont au moins le mérite d'exister et ainsi de faire
connaître les principaux noms des romanciers et poètes du Maghreb.
2) Numéros spéciaux de périodiques
Quelques numéros spéciaux de périodiques ont traité soit de l'ensemble de
cette littérature, soit d'un aspect particulier. Nous avons là les premières tentatives
de synthèses, du moins à une époque donnée, du courant littéraire proprement
maghrébin :
n° 25, avril 1957 de Simoun, 13 ESQUER Gabriel, L'Algérie vue par les écrivains,
63 p. La plus grande partie se rapporte aux écrivains français (sur les
Algériens, pp. 60-63).
14 ESQUER Gabriel, La vie intellectuelle en Algérie, n° 26, mai 1957 de Simoun, •
1. DEJEUX 118
65 p. Cette livraison ne contient rien sur les écrivains qui nous
intéressent ici.
15 Algérie, numéro spécial, février 1957 d'Entretiens (sur les Lettres et les Arts),
76 p. Cette livraison est particulièrement instructive. On y trouve des
poèmes, nouvelles, essais et études sur tel ou tel aspect de la culture en
Algérie. Ces pages sont, pour la plupart, très "engagées" dans le
contexte politique du moment. Au sommaire, nous remarquons les
noms de Mohammed Harbi, Mostefa Lacheraf, Kateb Yacine, Malek
Haddad, Jean Sénac, Mouloud Mammeri, Mohammed Dib, Nordine
Tidafi, Henri Kréa, Mustapha Kateb, etc, ainsi que des noms d'auteurs
d'expression arabe. Ce numéro spécial nous plonge directement au cœur
même de la littérature de combat : il a été écrit en vue de manifester la
vitalité de l'Algérie et sa lecture s'impose.
16 DEJEUX n° Jean, Regards sur la littérature maghrébine d'expression française,
61, octobre-novembre 1957, des Cahiers nord-africains, 120 p. Nous
avons rédigé ici une première synthèse de cette littérature (algérienne,
pp. 9-72, marocaine, pp. 73-92, tunisienne, pp. 93-112, conclusion,
pp. 113-120). La littérature de combat commençait seulement alors à se
manifester : nous en avons tenu compte, mais nous avons surtout voulu
faire connaître ce qui, de 1945 à 1957, s'imposait déjà et que peu de
Français connaissait.
n° 17 Art. culture et peuple en Afrique du Nord, décembre 1957 5,
ment, 64 p. Cette petite plaquette a, elle aussi, le mérite d'apporter des
textes et des interviews, des notes diverses sur les lettres et les arts du
Maghreb.
18 Théâtre d'Afrique, n° 9, janvier-février 1959 de Théâtre d'aujourd'hui.
ques extraits de pièces de théâtre, en particulier de Mohammed Aziz
LAHBABI (M), "Dialogue à plusieurs voix" (pp. 13-20).
n° 71, 19 DEJEUX Jean, Les Algériens en France dans la littérature maghrébine,
février-mars 1959 des Cahiers nord-africains, 66 p. Nous avons tenté ici
une illustration de la condition des travailleurs algériens en France par la
littérature non seulement d'expression française mais encore d'expres
sion arabe et berbère (littérature orale) : aspects historiques et sociolo
giques, psychologie de l'émigré, retour au pays natal. Quelques pages
d'introduction complètent ce que nous nous avons dit dans Regards sur
la littérature.. . (cf. n° 16).
n° 72, avril-mai 1959, des 20 DEJEUX Jean, Au-delà des conflits de civilisation,
Cahiers nord-africains, 69 p. Il s'agit ici d'une analyse, critique et
éclairée de nombreuses notes, du Portrait du colonisé d'Albert Memmi
et de Vocation de l'Islam de Malek Bennabi, ainsi que d'une "esquisse
d'une théorie juridique et politique de la décolonisation" d'après
J.L. Quermonne. •,
n° janvier 1960 de La Nouvelle Critique, 154 p. Ce 21 La culture algérienne, 112,
numéro spécial est particulièrement instructif à consulter, tant à cause
des études de fond d'Y. Lacoste, S. Hadjerès, A. Annaciri, B. Hadj Ali, BIBLIOGRAPHIE DE LA LITTERATURE ALGERIENNE U9
etc. qu'à cause des textes (nouvelles ou poèmes) de M. Dib, Y. Kateb,
M. Haddad, A. Djebar, etc.
22 Théâtre, n° 51, octobre 1960 de Femmes nouvelles, 30 p. Cette revue était
issue du mouvement du 13 mai 1958, durant la guerre d'Algérie. Ce
numéro contient quelques considérations sur des troupes de théâtre.
n° 3, mars 1961 du Journal des poètes. Cette livraison 22 Voici le Maghreb,
contient entre autres des poèmes de la résistance algérienne.
D'autres revues ont parfois consacré une partie importante de tel ou tel
numéro, durant la guerre d'Algérie, à cette littérature ou à des aspects plus larges
de la vie algérienne. Nous les trouverons plus loin au fur et à mesure de notre
investigation.
3) Anthologies
Les anthologies ne sont par la force des choses que peu nombreuses avant
1962. Nous pouvons cependant en relever quelques-unes :
23 PLUM Werner, Algerische Dichtung der Gegenwart, Nurnberg, Glock und
Luntz, 1959, 151 p. Voici une première petite anthologie axée surtout
sur la nouvelle littérature d'expression française mais comprenant en
outre des auteurs anciens arabe. Ce travail a été réalisé avec
une optique politique, afin de faire connaître l'Algérie combattante
principalement.
24 RINO DAL SASSO, Poeti e narratori d 'Algeria, Roma, Riuniti, "Enciclopedia
révolution" tascabile" n° : 49, elle 1962, donne 286 l'optique p. L'introduction générale de est l'ouvrage. intitulée La "littérature sélection des et
auteurs retient, à côté des Algériens, les noms d'Emmanuel Roblès et de
Marcel Moussy. En appendice sont rassemblées des poésies de la rési
stance algérienne des époques anciennes, ainsi que des poèmes d'Abd el
Kader et de Si Mohand. Les introductions à chaque auteur sont
manifestement beaucoup trop courtes et insuffisantes. Voir un compte
n° 104, 1* décembre 1962. rendu dans El Moudjahid,
25 Aspects de la poésie algérienne (avant 1830 et de 1830 à nos jours), Paris,
U.N.E.F., Groupe de Lettres modernes, avril 1962, 117 p. ronéo. Simple
regroupement de poèmes.
26 BONDY François, Dos Sandkorn und andere Erzàhlungen aus Nordafrika,
Zurich, Diogènes Verlag, 1962, 381 p. Cette anthologie déborde larg
ement le cadre de notre recherche puisqu'elle cite aussi bien des œuvres
de littérature orale populaire que des auteurs égyptiens écrivant en
français, par exemple.
On pourrait citer encore des anthologies d'écrivains français consacrant une
ou plusieurs courtes études à des auteurs maghrébins : par exemple J. HOWLETT,
sur Kateb Yacine dans Ecrivains d'aujourd'hui, 1940-1960, sous la direction de
Bernard Pingaud, Paris, Grasset, 1960, pp. 501-506.

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