Dan, le pionnier d

Dan, le pionnier d'Israël

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DAN, LE PIONNIER D’ISRAËL COLONEL J.C. GAWLER GARDIEN DES JOYAUX DE LA COURONNE CHAPITRE 1 Dan, le nom – Histoire de Dan recueillie dans la Bible – Relation avec les Phéniciens – L’entreprise Israélite et Phénicienne – Le préfixe Don ou Dan. La tribu de Dan, par ses entreprises et sa vigueur, est devenue l’une des branches les plus remarquables de la famille de Jacob. Son ancêtre était le fils de l’une des concubines et était le premier-né de la maisonnée de Rachel. « Dieu m’a jugée », dit Rachel, et elle appela son nom « Dan », ce qui signifie juger, diriger. Ce mot, bien que débutant peut-être en cette occasion comme un surnom, se perpétua comme un titre en gothique, anglo-saxon et anglais. Dans ces langages, Din, Dun, Don et Dan signifient dirigeant, maître. L’expression est régulièrement utilisée par Shakespeare, Spencer, Chaucer, Prior et d’autres. Les Espagnols, eux aussi, du fait d’un contact ancien et étroit avec l’hébreu, ont adopté le titre de Don. Il est d’usage 1dans nos universités de désigner ainsi un professeur ou un officiel universitaire . Combien de fois ne voyons-nous pas dans la Bible que le nom d’un individu présage son caractère et sa carrière. Le nom de Dan donné par Rachel implique l’autorité et la vigueur, et Jacob, lorsqu’il accorde ses bénédictions (Gen. 49:16), le 1. Lors d’une conférence à Bayswater, en 1875, l’un des orateurs de l’opposition fit exception quand à ces remarques.

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Publié le 19 juin 2015
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DAN, LE PIONNIER D’ISRAËL
COLONEL J.C. GAWLER
GARDIEN DES JOYAUX DE LA COURONNE
CHAPITRE 1
Dan, le nom – Histoire de Dan recueillie dans la Bible – Relation avec les
Phéniciens – L’entreprise Israélite et Phénicienne – Le préfixe Don ou Dan.
La tribu de Dan, par ses entreprises et sa vigueur, est devenue l’une des branches
les plus remarquables de la famille de Jacob. Son ancêtre était le fils de l’une des
concubines et était le premier-né de la maisonnée de Rachel. « Dieu m’a jugée »,
dit Rachel, et elle appela son nom « Dan », ce qui signifie juger, diriger. Ce mot,
bien que débutant peut-être en cette occasion comme un surnom, se perpétua
comme un titre en gothique, anglo-saxon et anglais. Dans ces langages, Din, Dun,
Don et Dan signifient dirigeant, maître. L’expression est régulièrement utilisée par
Shakespeare, Spencer, Chaucer, Prior et d’autres. Les Espagnols, eux aussi, du fait
d’un contact ancien et étroit avec l’hébreu, ont adopté le titre de Don. Il est d’usage
1dans nos universités de désigner ainsi un professeur ou un officiel universitaire .
Combien de fois ne voyons-nous pas dans la Bible que le nom d’un individu
présage son caractère et sa carrière. Le nom de Dan donné par Rachel implique
l’autorité et la vigueur, et Jacob, lorsqu’il accorde ses bénédictions (Gen. 49:16), le
1. Lors d’une conférence à Bayswater, en 1875, l’un des orateurs de l’opposition fit exception
quand à ces remarques. Il pensait que le Don universitaire et espagnol était dérivé du latin Dominus
et que, en ce qui concerne Dun, en écossais ce mot signifie une colline. Je n’eus pas l’occasion de
répondre, mais l’objecteur ne semblait pas savoir combien il ne faisait que confirmer ce qui avait
déjà été affirmé. Il ne semblait pas à même de comprendre que Rome, qui n’était pas encore un
bébé dans les bras de sa mère lorsque Rachel s’exclama « Dieu m’a jugée », doit avoir construit
ces mots Dominus et damno à partir de l’hébreu ou du phénicien. Et en ce qui concerne Dun et
Don, de même, en gothique ces mots signifient colline tout autant que maître, et dans cette double
signification, ils ressemblent tout simplement au mot éminence qui, plus spécialement en Irlande,
est utilisé comme titre. Dun et Don, étant dès lors identiques, comment se peut-il qu’ils signifient
une colline et qu’ils soient néanmoins souvent le nom d’une rivière, si ce n’est pour la même raison
qu’une autre forme du nom fut à une certaine époque imposée également pour le nom d’une ville,
à savoir : « D’après le nom de Dan, leur père » (Juges 18:29).DAN, LE PIONNIER D’ISRAËL J.C. Gawler
répète et le confirme. « Dan jugera son peuple » dit le vénérable patriarche, et il
continue en nommant d’autres caractéristiques impliquant une grande sagesse et
une grande astuce. Le serpent, dans les Écritures, est le symbole de la sagesse
(Gen. 3:1 ; Matth. 10:16). Face à des ennemis, ses plans seront fondés sur de la
sagesse et du secret, et ses actions seront inattendues et promptes.
« J’ai attendu après ton salut, O Seigneur » est l’exclamation de Jacob lorsqu’il
conclut ses bénédictions pour Dan. Que se passait-il dans l’esprit du patriarche ?
Une vision de la carrière future de Dan passa-t-elle devant lui ? Vit-il les pionniers
d’Israël dans leurs entreprises et leurs explorations par terre et par mer,
commerçant parmi les îles grecques jusqu’à la Mer Noire, remontant diverses rivières,
traversant l’Asie Mineure, explorant l’Europe, fouillant la Méditerranée jusqu’au
vaste Océan Atlantique, se réunissant avec d’autres groupes terrestres dans la
Baltique, s’établissant au Danemark et bâtissant son petit endroit secret en sécurité,
son sanctuaire durant des siècles, en Irlande, ainsi que d’autres colonies en
Angleterre et en Écosse ? Et le patriarche vit-il encore cette tribu dans le convoi
conduisant au retour vers le Pays de la Promesse afin d’y prendre la première place, la
plus nordique, aux jours où le Seigneur repoussera « depuis le canal de la rivière
d’Égypte » ? En ce jour où le « liera la brèche de Son peuple et guérira la
plaie de leur blessure » ?
Peu de temps après que les Israélites eurent quitté l’Égypte, la tribu de Dan ne
comptait que des combattants, « Âgés de vingt ans et plus, tous ceux qui étaient
à même d’aller à la guerre : 62.700 » (Nombres 1:38, 39) et le territoire qui leur
fut donné en Terre Promise était calculé de façon à susciter cet inhérent esprit
combattif. Leur terre se trouvait sur la côte, d’Ashkelon à Joppé, et elle était, selon
l’objectif de Dieu, « trop petite pour eux » (Josué 19:40–47). C’était en 1443 av.
JC. Après quelques années à peine donc (Juges 18), 600 d’entre eux, avec leurs
familles et leurs bagages, marchèrent vers le nord, vers les hauteurs de Hermon,
et conquirent une partie de Bashan. Avec l’espèce d’esprit de corps et la
vénération de leurs ancêtres qui marquèrent la carrière toute entière de cette tribu, ils
nommèrent leur nouvelle conquête « Dan, d’après le nom de Dan leur père »
(verset 29), ce qui porte le sceau de leur détermination à s’affirmer eux-mêmes et à
confirmer leur nom comme dirigeants et maîtres.
Beaucoup de choses furent probablement faites dans les années suivantes, mais
les Écritures sont écrites sur un sujet, et donc les matières sans rapport avec ce
sujet n’y ont pas leur place. Pourtant Dieu décida quand même de nous dire que
vers 1285 av. JC (Juges 5:17), Dan possédait des vaisseaux et y monta lorsqu’il
y eut une menace d’invasion et, étant donné que depuis de nombreuses années
Israël s’était trouvé par longs intervalles sous le joug de Jabin, roi de Canaan, du
roi de Moab, du roi de Mésopotamie et des Philistins, Dan avait dû être assez
attentif aux affaires nautiques, et l’amour de l’entreprise et de la liberté avait sans
doute considérablement réduit le nombre des membres de la tribu de Dan laissés
en arrière qui, alors incapables de faire face à leurs ennemis, trouvèrent
finale2DAN, LE PIONNIER D’ISRAËL
ment plus prudent de suivre. Il est certain en tout cas que la tribu de Dan disparut
entièrement de Palestine. En I Chroniques 4–6, qui furent écrites après la
captivité babylonienne, Dan, tout comme Zabulon et Aser – tribus côtières également –
est omis des généalogies. Alford, commentant Révélation 7, cite plusieurs auteurs
pensant que la tribu de Dan devint « pratiquement éteinte ». Grotius cite une
tradition juive selon laquelle cette tribu fut assez tôt réduite à une famille nommée
Huss, connue pour avoir péri durant les guerres d’avant la période d’Esdras.
Ele e
dad, un auteur Juif du 9 ou du 14 siècle, écrivant aux Juifs Espagnols, dit que
« à l’époque de Jéroboam (975 av. JC), la tribu de Dan, ne voulant pas répandre le
2sang de leurs frères, prit la décision de quitter son pays .
Quoi qu’il en soit, ils disparurent entièrement de la Palestine. Mais nous savons,
grâce à ce qui est dit en Ézéchiel 48, qu’il ne s’agit pas d’une extinction, car dans
la division finale des territoires, qui n’avait pas encore eu lieu, Dan vient en tête
de liste du partage.
L’Ancien Testament, nous ayant ainsi laissés dans cette incertitude, nous donne un
indice quant au lieu où chercher la tribu perdue, puis abandonne le sujet. Le
Nouveau Testament, à mon opinion, fournit un autre indice quant à leur localisation à
une période plus tardive, en omettant cette tribu dans le scellement des 144.000
(Rév. 7).
L’indice dans l’Ancien Testament est le suivant : Ézéchiel (27:17–19), écrivant vers
588 av. JC contre Tyr, et prononçant sa ruine, déclare : « Juda et le pays d’Israël
(non pas les Israélites eux-mêmes qui étaient dans la captivité, mais les habitants
qui se trouvaient alors en Palestine) tes marchands. [. . .] Dan aussi, et
Javan, fournissaient tes marchés ». Maintenant, en trois passages dans Daniel, où
Alexandre le Grand est clairement indiqué, et en un autre passage de Zacharie,
Javan est traduit par « Grèce ». Josèphe aussi (i. vi. 1) mentionne Javan comme
étant la Grèce. Dan est donc indiqué comme étant en compagnie des Grecs pour
commercer avec Tyr.
Les Dannites et les hommes de Tyr étaient naturellement très intimes. C’était un
privilège tout-à-fait remarquable que d’être autorisé par une nation étrangère – si
vraiment elle était étrangère – à aider à la construction du Temple de Salomon.
Les Dannites et le peuple de Tyr se marièrent les uns avec les autres. L’astucieux
artisan envoyé tout spécialement par Hiram pour superviser les travaux du Temple
était le fils d’un homme de Tyr, et sa mère était l’une des filles de Dan (II Chron.
2:14).
Maintenant, il est nécessaire de garder à l’esprit cette connexion intime,
enregistrée dans la Bible, entre les Phéniciens et Israël, et plus spécialement avec Dan.
Nous devons nous souvenir de la force numérique de cette tribu : 62.700 guerriers
(c-à-d. ni vieillards ni jeunes garçons) peu après leur sortie d’Égypte (Nombres
2. Sailman, Research in the East, 1818.
3DAN, LE PIONNIER D’ISRAËL J.C. Gawler
2:25, 26). Nous devons prendre en compte l’éducation qu’ils reçurent, en
littérature et en science, de la nation la plus avancée dans le monde – l’Égypte. Moïse
« fut instruit dans toute la sagesse des Égyptiens » (Actes 7:22) et, en plus de
cela, nous devons nous rappeler les promesses de Dieu concernant Israël, la
semence d’Abraham, d’Isaac et de Jacob, qui ne peut pas s’éteindre ni se dessécher
au contact d’autres races ! Nous devons garder tout cela à l’esprit car nous
trouvons des récits grecs, irlandais, scandinaves et anglais grouillant de références à
une certaine race appelée Danaans, ou Dannonii, qui sont soit appelés Phéniciens
ou mentionnés en compagnie de Phéniciens. Pratiquement partout où les
Phéniciens sont dits avoir commercé, nous entendons parler de ces Danaï ou bien nous
trouvons une rivière ou un district portant le nom de Dan, suivant l’ancienne
coutume de cette tribu, coutume enregistrée dans les Écritures.
Lors d’une conférence délivrée à des travailleurs Juifs et à leurs familles à la Jews’
Infant School le 23 mai 1875, le Rév. A. L. Green déclara ce qui suit (Jewish
Chronicle, 28 mai 1875) :
« Nos ancêtres, dans leurs époques les plus heureuses, à l’âge d’or de la
gloire de la nation, étaient réellement les entrepreneurs publics de leur
époque, des voyageurs pour des entreprises commerciales vers tous les
pays connus alors, proches ou lointains. Les vaisseaux de Salomon
rivalisaient avec la flotte Phénicienne. Les ports d’Élath et de Sziongeber
étaient remplis des navires de Tarshish qui naviguaient du Golfe
Élanitique de la Mer Rouge jusqu’à l’Océan Indien, vers Ophir, vers Sheba,
vers l’Arabie Heureuse, vers l’Inde et vers Ceylan, et passaient entre
les Piliers d’Hercule ; ils ramenaient du cuivre de Chypre ainsi que de
l’étain d’Espagne, et possiblement de Cornouailles. Le Talmud est
rempli de règles spéciales portant sur les devoirs exceptionnels dérivant de
ces passe-temps variés. Les synagogues étaient dès les temps les plus
anciens attachés à des centres industriels spécifiques et fréquentés par
des commerçants spéciaux, et un rituel ouvrier était spécialement
arrangé afin de convenir à l’artisan, au paysan et au marin. Les activités
commerciales, dans leurs diverses ramifications, étaient couvertes par
un admirable code de loi international. Les lois concernant les
intermédiaires, les assurances et les hypothèques étaient codifiées. Les billets
à ordre et les lettres de change étaient rédigés même aux époques
Mishnaïques ».
Nous pouvons ici faire une pause pour nous demander : qu’est devenu cet esprit
d’entreprise et cet amour de l’aventure, cet esprit actif, errant, agité ? Il n’existe
certainement pas chez les Juifs d’aujourd’hui. Qu’est devenue cette race de
navigateurs de commerce que décrit cet érudit conférencier Juif lorsqu’il parle d’Israël
« à l’âge d’or de la gloire de la nation » ? Cela ne décrit assurément pas les Juifs
de notre époque, mais tout le monde doit convenir qu’il s’agit là d’une description
admirable de nous-mêmes !
4DAN, LE PIONNIER D’ISRAËL
Dans le Manuel d’Histoire Ancienne (p. 214), je lis ce qui suit :
« Du milieu du seizième au milieu du quatorzième siècle avant JC,
plusieurs colonies venant d’Égypte, de Phénicie et de Phrygie s’établirent
en différentes régions de la Grèce, amenant avec elles les améliorations
dans les arts et les sciences qui avaient été réalisées dans leurs pays
respectifs. Une colonie Phénicienne sous Cadmus s’établit en Béotie ; il fut
le premier à introduire l’usage de lettres en Grèce. [. . .] Les Phéniciens
étaient à cette période les maîtres indiscutables de l’Égée ».
« 86 – Chypre n’était pas seulement une colonie mais une province des
Tyriens. [. . .] À partir de Chypre, ils étendirent leurs colonies à la Crète,
d’où ils continuèrent vers l’Afrique, la Sicile et la Sardaigne. [. . .] La
péninsule Espagnole – appelée Tarshish dans les Écritures – était le pays
dans lequel les Tyriens faisaient le commerce le plus lucratif, et les
colonies qu’ils établirent bientôt devinrent des États indépendants. Des
colonies furent également implantées au-delà du Détroit de Gibraltar. Les
échanges furent étendus jusqu’aux Îles Britanniques ainsi qu’aux côtes
de la Mer du Nord. Il est bien connu que les Phéniciens précédèrent
les Grecs dans l’établissement de comptoirs commerciaux le long des
côtes d’Asie Mineure ainsi que de celles de la Mer Noire. [. . .] Dans les
mers orientales, ils possédaient des établissements commerciaux dans
les Golfes Persique et Arabique ».
Maintenant, suivons les empreintes de Dan grâce à cette lumière phénicienne et
nous trouverons que, pratiquement partout où se sont rendus les Phéniciens, en
ces endroits ou à proximité immédiate, le nom de Dan est imprimé, que ce soit le
nom d’endroits, de rivières ou de provinces, exactement comme ils le firent lors de
leur première conquête d’indépendance en Palestine. Nous trouvons donc, sur la
3Mer Rouge : Don-gola , en Grèce : Caly-don, une rivière d’Attique (Strabon) :
l’Eridan (le Pô), Make-don (Macédoine), le Danube, Danastris (aujourd’hui le Dniestr),
Danapris (le Dniepr), ou Don.
Avant de parler des peuples de Grèce et des Colchidiens du côté oriental de la Mer
Noire, nous prendrons la route probable d’une exploration terrestre remontant le
Danube jusqu’à sa source dans les montagnes suisses, avant de suivre une autre
rivière, le Rho-dan (le Rhône) jusqu’à la mer, vers l’ancienne prétendue ville
Phénicienne de Massilia (Marseille), et de là traverser vers la Sar-din-ia (Sardaigne).
3. La substance de cet article fut délivrée lors d’une conférence à Clapham en 1876, quand le
Rév. Canon Titcomb, aujourd’hui évêque de Rangoon, prit très aimablement la parole. Bien qu’étant
un Anglo-Israélite dévoué et voyant Dan comme une tribu pionnière entreprenante, il s’opposa à
mon affirmation selon laquelle Don-gola a un rapport quelconque avec Dan, car il pensait que
retracer Dan en Afrique « rend Dan ubiquitaire ». Mais, en fait, c’est l’un des nom les plus faciles
à défendre, car à Dongola et aux alentours se retrouvent aujourd’hui deux peuples – les Falashas
et les Karmantas – professant la foi juive, se faisant appeler eux-mêmes des Israélites et qui sont
reconnus par nos Juifs Anglais.
5DAN, LE PIONNIER D’ISRAËL J.C. Gawler
Nous retournerons alors vers la Suisse où nous prendrons l’Eri-dan (le Pô)
coulant vers l’est, à travers la Vénétie jusqu’à l’Adriatique. Profitant du fait que nous
sommes en Vénétie, j’attirerai votre attention sur ce qui suit : nous pouvons inférer,
d’après Ézéchiel 28:12–16, que Tyr avait comme l’un de ses symboles ou
accointances un certaine forme chérubine. Le Roi de Tyr, dans un message apparemment
sarcastique, est appelé « un chérubin oint » et « un chérubin qui couvrait », et nous
trouvons le symbole d’un lion ailé à Venise. Rappelons une fois de plus que Tyr, la
capitale de la Phénicie, était la fière cité marchande des temps anciens, et Venise,
la capitale de la Vénétie, tenait le même rôle au Moyen-Âge. Ne pouvons-nous
distinguer là une additionnelle connexion claire entre la Vénétie et la Phénicie ?
De la Vénétie, nous retournerons au Dan-astris (le Dniestr), le suivrons jusqu’à sa
source où nous choisirons la Vistule, à l’embouchure de laquelle se trouve Dan-zig,
sur les côtes du Golfe de Co-dan (aujourd’hui la Baltique). Nous traverserons cette
mer vers Dannemora, du côté opposé du Golfe de Finlande, jusqu’au Dannemerk,
la contrée de notre bien-aimée princesse, traverserons la Mer du Nord jusqu’à
l’estuaire du Humber, où nous trouverons la rivière Don, et nous nous dirigerons vers
le sud jusqu’à Don-caster. Nous là-bas toute une contrée nommée
Dannonia, aujourd’hui appelée Devonshire, et de là nous pourrons nous diriger vers
les quartiers-généraux incontestés des Danaans, le nord de l’Irlande, anciennement
appelé Scotia, où nous trouvons un énorme pourcentage non seulement de noms
de lieux mais aussi de surnoms populaires contenant le préfixe Don : Dundalk,
Donegal et Donaghadee. Ce dernier endroit est l’un des plus anciens, si pas le plus
ancien, des établissements réputés des Tuath de Dannan : il a une consonance
remarquablement hébreue et, translittéré, devient Danhaghedee, ce qui signifie « Dan
mon témoin ». De l’ancienne Scotia, nous allons à la moderne, ou Cale-don-ia, dont
nous trouvons l’homonyme en Grèce. Ici, parmi des tas d’autres, nous avons
Dumfries, Dumbarton (dans ces noms, la lettre n devient m avant la labiale), Dundee,
Aberdeen (« embouchure du Don ») et la rivière Don.
GGG
6DAN, LE PIONNIER D’ISRAËL
CHAPITRE 2
LES DANAÏ DE GRÈCE SONT LES DANNITES D’ISRAËL
Réputation de l’origine Égyptienne des deux – La chronologie est conforme – Les
Danaï grecs sont appelés Argives – Opinion de Latham – Connexion phénicienne
des deux – Les Danaï Argives sont appelés également Heraclidæ – Les
Lacédémoniens sont des Argives et des Heraclidæ – Les symboles de l’aigle et du serpent
communs aux deux – Les monuments Égyptiens, dans l’adoration du serpent,
se réfèrent aux deux, par le Doc. Brugsch – Les Macédoniens ou leurs familles
dirigeantes étaient des Danaï Argives – Les symboles de l’aigle et du serpent
d’Alexandre le Grand et de ses généraux – Les Lacédémoniens (i.e. Heraclidæ
Danaï) – Leur sceau avec aigle et serpent – Reconnus par la grande prêtrise
judéenne comme étant leurs « frères de la souche d’Abraham ».
Ayant maintenant donné une vision générale de notre champ opératoire, comme
on le voit avec les noms attachés aux rivières et aux contrées, examinons comment
l’Histoire ainsi que diverses marques favorisent l’identification de ces empreintes
comme appartenant aux Dannites d’Israël, identiques aux Danaï de Grèce.
Dans l’Histoire, les renommés Danaï de Grèce se situent au premier plan. Danaus,
nous dit vint d’Égypte. Israël aussi. Et les filles de Jethro dirent à leur
père, parlant de Moïse : « un Égyptien nous a délivrés » (Exode 2:19). Strabon,
qui vécut entre 40 av. JC et 20 ap. JC, déclarait (xvi. li. 34, 35) : « les Égyptiens
étaient les ancêtres des Juifs modernes ». Apion, prêtre Égyptien du premier siècle
avant JC, appelle les Israélites des « Égyptiens renégats ». Le fait que le Danaus de
l’Histoire grecque soit présenté comme provenant d’Égypte sert donc beaucoup à
l’identification de ce peuple. Les Danaï sont mentionnés par Homère, Pindare,
Euripide, Strabon et d’autres. Lorsque nous parlons d’Homère et des époques encore
plus anciennes qu’il chante, nous pouvons penser aisément que ces sont
si reculées que nous ne pouvons avoir de témoignage plus ancien. Mais cela nous
fera du bien de nous rafraîchir la mémoire par des dates : le siège de Troie, par
exemple, dont Homère a immortalisé les héros des deux bords, est supposé avoir
eu lieu vers 1193 av. JC ; mais Deborah et Barak narguaient Dan en parlant de ses
vaisseaux 100 ans avant cette date, c’est-à-dire 1285 av. JC, et la conquête de la
Terre Promise par Josué se passait un siècle et demi avant cette dernière date, à
savoir vers 1443 av. JC ! Les diverses dates assignées à l’arrivée de Danaus en
Argos situeraient cet évènement à une date de quatorze à deux cents ans postérieure
à la conquête de la Terre Promise.
Selon Euripide et Strabon, « Danaus, étant arrivé en Argos, fit une loi selon laquelle
ceux qui portaient le nom de Pelasgiotœ, partout en Grèce, devraient être nommés
Danaï » (Strabon v. ii. 4). Comparez ceci avec l’agissement du peuple de Dan (Juges
7DAN, LE PIONNIER D’ISRAËL J.C. Gawler
18:29). Nous apprenons, de Strabon et d’autres, que cet Argos répandit son nom
jusqu’au Péloponnèse, et après cela dans toute la Grèce, car il dit (viii. 6, 5) :
« Homère nomme la totalité de la Grèce Argos, car il les appelle tous des Argives,
comme il les appelle Danaï et Achœi ».
« Je pense », dit Latham (Ethnology of Europe, p. 157), « que
l’éponyme des Danaï Argives n’était autre que la tribu Israélite de Dan.
Mais nous avons tellement l’habitude de rester confinés au territoire
de Palestine dans nos considérations sur les Israélites que nous les
traitons comme s’ils étaient adscripti glebœ (“attachés au sol”), et que nous
ignorons tout ce qu’ils ont pu avoir comme influence dans l’Histoire
ordinaire du monde. Les ports maritimes situés entre Tyr et Ascalon, de
Dan, d’Éphraïm et d’Aser doivent avoir connu l’histoire des ports
maritimes en général et non avoir existé pour rien. Quelle lumière serait
jetée sur les origines du mot Péloponnèse et sur l’histoire de la famille
des Pelopides si une nation authentique des Pelopes, avec des annales
contemporaines, pourvues d’affinités claires, avait existé le long des
côtes d’Asie ! Qui pourrait hésiter à connecter les deux ? Pourtant, avec
les Danaï et la tribu de Dan, c’est bien le cas, et personne ne pense à les
relier ! ».
Pour en revenir à Argos, cette tête de la Grèce entière, la première cité des Danaï,
cette cité partageait sa grandeur avec deux autres, Mycène et Tiryns ; cette dernière
ville, se situant à proximité de la ville des Danaï, pourrait avoir dérivé son nom de
Tyr. Il existe un autre exemple de cette sorte : le Danaster (Dniestr) était parfois
appelé le Tyras (Hérodote lv. 51 ; Strabon vii. i. 1), et le peuple habitant là-bas
était appelé Tyritæ. Il est raisonnable d’en déduire, à partir de la constatation de
relations intimes entre le peuple de Tyr et les Dannites d’Israël, que les noms de
Tyr et de Dan étaient utilisés sans distinction.
Les Grecs affirmaient qu’Argos était le lieu de naissance d’Hercule. Mais
Hérodote, qui éprouva quelque difficulté à établir qui était en réalité cet Hercule, fit un
voyage spécial à Tyr (ii. 44) et y trouva un ancien temple dédié à Hercule.
L’origine de l’Hercule Grec, ou plutôt Heracles comme il était appelé par les Grecs,
me semble être en rapport avec les aventures et exploits osés des semi-commerçants
et boucaniers de Tyr et de Dan, exploits à partir desquels ils formèrent un homme
idéal convenant à cet âge héroïque et en apparente conformité au
commandement divin ancien (Gen. 1:26, 28) de « soumettre » et « avoir domination ». En
4hébreu, rakal signifie « commercer », et Heracleem signifie « commerçants » . Ceux
qui partirent d’Argos et qui soumirent d’autres parties de la Grèce sont appelés les
4. Argos également, qui provient de ragoz, « voyager », est le mot en hébreu pour « une caisse
portable », un mot qui pourrait bien symboliser l’échange ou le commerce (d’où Argosie, un navire
marchand). La mère renommée d’Héraclès, Alcmene (dont le nom est parfois appliqué à Minerve,
la déesse de la science), semble de même être le mot hébreu chymeh, « feu » ou « chaleur », en tant
que pouvoir producteur ou libérateur, avec la particule al, comme en Arabe le mot Alchimie. Cela
8DAN, LE PIONNIER D’ISRAËL
Heraclidæ, c’est-à-dire « descendants d’Héraclès ». Pendant un certain temps, sans
doute à cause de la confusion causée par la Guerre de Troie, ils furent chassés vers
le nord, hors du Péloponnèse duquel, quelques années plus tard, ils entreprirent la
reconquête, évènement qui fut appelé « le retour des enfants d’Hercule » (voir
History of the Dorians de Muller). De ceux-là descendirent les Lacédémoniens, dont la
capitale était Sparte. Ainsi, Agamemnon, qui était le commandant-en-chef de tous
les Grecs qui firent le siège de Troie, était Roi d’Argos et de Mycène, et son frère,
Menelaus, était roi de Sparte, la capitale de la Lacédémonie.
Hérodote (iv. 147) appelle Theras, le régent de Lacédémonie, un « Cadmonéen » et
un « Phénicien ». Mais, avec cette identification confuse sur l’origine Égyptienne et
Phénicienne, qui sied admirablement aux Israélites, nous avons ce fait prééminent
qu’un peuple appelé Danaï arriva en Argos et étendit son règne sur toute la Grèce, et
que les Lacédémoniens, Argives ou Heraclidæ, étaient la branche la plus notable en ce
lieu. Je me réfèrerai encore à ce point plus loin.
Mais une fois de plus : nous tenterons d’identifier ces Dannites Grecs par leurs
symboles. Divers auteurs Hébreux et Chaldéens ont reconnu le serpent comme
étant le signe de reconnaissance de Dan : « Dan sera un serpent sur le chemin, une
vipère sur le sentier » dit Jacob (Gen. 49:17). Le serpent était un emblème du
péché aussi bien que de sagesse et de subtilité (« Soyez sages comme des serpents »),
et le patriarche peut avoir prédit que cette tribu serait la première à tomber dans
l’idolâtrie. Ce fait n’a pas échappé aux auteurs Juifs ou Gentils. En tant que tête de
trois tribus – i.e., l’un des quatre camps – Dan était aussi représenté par l’aigle, l’un
des quatre symboles chérubiniques, et c’est pourquoi ces deux signes sont souvent
combinés. « Les anciennes autorités érudites Juives affirmaient unanimement que
Dan arborait un scorpion sous un aigle » (Mazzaroth 39). « Les anciennes autorités
Hébreues et Chaldéennes disaient que Dan arborait comme étendard un serpent
couronné, ou basilic, tenu dans les serres d’un aigle » (Mazzaroth 41).
Parmi les quatre évangélistes, l’emblème de Saint-Jean est l’aigle, et dans de
nombreuses représentation de l’apôtre, le serpent est également introduit. Sa mission
était tournée principalement, si pas entièrement, vers les Grecs. Le symbole de
Saint-Jean prend parfois aussi la forme d’un dragon, qui est un composé de
serpent, d’aigle et de lion ; car Dan était aussi appelé par son père « un jeune lion ».
En ce qui concerne l’emploi de ces quatre symboles parmi les Grecs, nous trouvons
dans Wedgewoods’s Book of Rememberance, i. 175 : « Cecrops, le fondateur et
presemble très probable, étant donné que cette Alcmene était connue comme étant la fille d’Electryon,
du mot grec signifiant ambre qui, quand il est frotté, produit des étincelles électriques ; phénomène
sans aucun doute connu de Thalès, un prétendu « Phénicien », ayant vécu vers 600 av. JC. Mais
le mot grec elektron semble dérivé de l’hébreu keter, « émettre des gaz », « faire fumer » ; en tant
que nom commun : « vapeur », « encens » (l’ambre, qui produit une fumée aromatique âcre, était
largement utilisé dans la production d’encens), également avec la particule al. La fondation de tout
cela peut avoir été qu’à Thèbes, en Boétie, le pays d’adoption de Cadmus le Phénicien, il existait
un collège en science, Alcmenem, que les jeunes Dannites aspirants, les fils des entreprenants
commerçants d’Herakleem en Argos, appelaient leur mère.
9DAN, LE PIONNIER D’ISRAËL J.C. Gawler
mier roi d’Athènes (connu également pour provenir d’Égypte, et qui fonda douze
villes), avait pour renommée d’avoir été semi-homme et semi-serpent. On prétend
dans un autre récit que le premier roi d’Athènes était un dragon, symbole qui fut
emprunté par les Romains à partir de la Grèce ».
Sur une pièce de monnaie d’Athènes, un personnage féminin sur un charriot est
tiré par deux serpents (Calmet’s Dict. V. Athens, 19).
L’Oracle de Delphes, consulté par le peuple d’Argos (Hérodote vi. 77) parle des
Argives comme « le serpent aux trois anneaux », se référant probablement aux
trois cités d’Argos, de Mycène et de Tiryns.
Nous trouvons également l’aigle représenté de façon prééminente en Grèce :
Woolridge, Drawings from Gems, London 1868, n° 161, représente Jupiter Tonans
sur un trône avec un sceptre, l’aigle à ses côtés sur le sol ; gemme cristalline gravée.
Calmet’s Dict. V. Ashtaroth 3, pièce de monnaie grecque avec un aigle. La statue
célèbre de Zeus, assis sur un trône dans le Temple à Olympe, tenant un sceptre
ferré d’un aigle (Saturday Magazine, 1840, xvi. 51. Lempriere Jupiter, 382).
L’aigle était regardé par les Grecs comme le ministre ou le gardien de Jupiter,
comme si les Dannites, qui introduisirent probablement le symbole, s’étaient vus
eux-mêmes comme les exécutants de Dieu. Le sceptre de Jove, l’emblème de
l’autorité et de la gouvernance était, comme Dan pouvait se voir lui-même, ferré d’un
aigle.
À Baalbek, qui se situait à la limite des conquêtes de Josué (Josué 11:17) et qui,
si pas occupée par Dan, n’était pas très éloigné de sa portion la plus au nord,
se trouve le prétendu Temple Phénicien. Il est décrit comme suit dans University
History, vol. ii, 266, ainsi que dans les « Notes of a Clericall Furlough », du Doc.
Buchanan, dans Sunday at Home, 1862, p. 743 : « Le temple paraît avoir été
couvert et embelli par des aigles. Lorsque l’on regarde vers le haut en se trouvant sous
le portique, on voit le bas du linteau enrichi avec une sculpture difficilement
égalable. Elle représente un grand aigle portant dans ses serres deux serpents enroulés
5autour d’un bâton » .
Alexandre le Grand de Macédoine se présentait lui-même comme étant le fils de
Jupiter, sous la forme d’un serpent. Ptolémée (un nom hébreu, plus facilement
reconnaissable lorsqu’il est préfixé par Bar) et Seleucus, généraux d’Alexandre,
étaient aussi des Make-don-iens, et leurs médailles comportent toutes un aigle.
Mais nous trouvons que les Make-don-iens étaient des Argives. Un de leurs princes
(Hérodote v. 22) désirait participer aux Jeux Olympiques, dans lesquels seuls des
5. Le symbole de Marseille, l’ancienne Massilia prétendûment Phénicienne, est un personnage
féminin ressemblant à Britannia. Elle tient un trident et porte un plastron sur lequel est dessiné un
aigle entouré de serpents.
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