Direction Régionale de la Jeunesse et des Sports de Haute ...
93 pages
Français

Direction Régionale de la Jeunesse et des Sports de Haute ...

-

Le téléchargement nécessite un accès à la bibliothèque YouScribe
Tout savoir sur nos offres

Description

Direction Régionale de la Jeunesse et des Sports
de Haute Normandie
Etude des besoins des employeurs Hauts – Normands
en personnel qualifié et en formation dans
le champ de l’animation sociale
Etude réalisée par le Laboratoire d’Etude et de
recherche Sociales (L. E. R. S.)
Manuel BOUCHER, Mohamed BELQASMI, Véronique BORDES
Octobre 2006
DRDJS de Rouen INTRODUCTION 3
Le cadre de l’étude 3
L’objet de l’étude 4
Méthodologie 4
L’organisation et le déroulement de la première phase 5
L’organisation et le déroulement de la deuxième phase 5
Le contenu du rapport 6
PREMIERE PARTIE : RESULTATS DE L’ENQUETE QUALITATIVE 7
I ) Éléments synthétiques issus d’études antérieures 7
II ) Le champ de l’animation sociale 9
Du BEATEP au BPJEPS 11
Le BPJEPS animateur social 13
III ) L’enquête qualitative 17
Les employeurs 17
Des difficultés à recruter 18
Le besoin de personnels diplômés dans le champ du social 18
Un assez bon accueil des contenus du diplôme 18
Etre exigent sur les lieux de stage 19
Besoin d’une formation solide et d’une connaissance des structures 19
L’intérêt des certificats de spécialisation 19
Le manque de moyens des établissements pénitenciers 20
Les animateurs 21
Des manques dans la formation 21
L’intérêt d’une formation en alternance et des certificats de spécialisation 22
La nécessité de connaître et faire connaître le champ de l’animation 22
Les organismes de formation 22
Le besoin de certificats de spécialisation et la difficulté d’organiser la formation 23
Ajuster la ...

Sujets

Informations

Publié par
Nombre de lectures 192
Langue Français
Direction Régionale de la Jeunesse et des Sports de Haute Normandie Etude des besoins des employeurs Hauts – Normands en personnel qualifié et en formation dans le champ de l’animation sociale Etude réalisée par le Laboratoire d’Etude et de recherche Sociales (L. E. R. S.) Manuel BOUCHER, Mohamed BELQASMI, Véronique BORDES Octobre 2006 DRDJS de Rouen INTRODUCTION 3 Le cadre de l’étude 3 L’objet de l’étude 4 Méthodologie 4 L’organisation et le déroulement de la première phase 5 L’organisation et le déroulement de la deuxième phase 5 Le contenu du rapport 6 PREMIERE PARTIE : RESULTATS DE L’ENQUETE QUALITATIVE 7 I ) Éléments synthétiques issus d’études antérieures 7 II ) Le champ de l’animation sociale 9 Du BEATEP au BPJEPS 11 Le BPJEPS animateur social 13 III ) L’enquête qualitative 17 Les employeurs 17 Des difficultés à recruter 18 Le besoin de personnels diplômés dans le champ du social 18 Un assez bon accueil des contenus du diplôme 18 Etre exigent sur les lieux de stage 19 Besoin d’une formation solide et d’une connaissance des structures 19 L’intérêt des certificats de spécialisation 19 Le manque de moyens des établissements pénitenciers 20 Les animateurs 21 Des manques dans la formation 21 L’intérêt d’une formation en alternance et des certificats de spécialisation 22 La nécessité de connaître et faire connaître le champ de l’animation 22 Les organismes de formation 22 Le besoin de certificats de spécialisation et la difficulté d’organiser la formation 23 Ajuster la formation aux besoins 24 IV ) Vers une enquête quantitative 24 Le choix des structures pour l’envoi des questionnaires 25 La construction du questionnaire 27 DEUXIEME PARTIE : RESULTATS DE L’ENQUETE QUANTITATIVE 29 I ) Eléments méthodologiques 29 II ) L’ analyse des résultats 33 Thème 1 : description de la structure 33 Qui sont les répondants ? 33 Les trois quarts des répondants sont situés Seine-Maritime 33 Une majorité de structures du champ socioculturel et d’établissements sociaux 33 Une majorité d’organismes qui emploient déjà des animateurs 34 Une apparente stabilité (ou sécurité) des statuts 34 L’importance des « sans diplôme professionnel » du champ de l’animation 35 1 Thème 2 : les besoins en personnels d’animation 36 Quels sont les profils de personnels d’animation sociale attendus par les employeurs ? 36 L’animateur social : un professionnel motivé, avec des références éthiques et déontologiques, des capacités relationnelles et détenant des savoirs techniques spécifiques… 36 … mais pas nécessairement diplômé 37 La déontologie et l’incorporation au travail social : des dimensions primordiales 39 Quelles sont les intentions de recrutement d’animateurs sociaux ? 40 Des perspectives de recrutement dans les structures traditionnelles de l’animation socioculturelle, mais aussi dans l’hébergement social et médico-social 40 Les établissements de l’Eure et/ou de « zone rurale » davantage demandeurs d’animateurs sociaux 41 Quelles sont les raisons du besoin d’animateurs sociaux ? 42 Les principales raisons du recours aux animateurs sociaux : l’augmentation du public en charge et la diversification des modes d’intervention 42 Quels sont les modes de recrutement prévus par les employeurs ? 43 L’appel au réseau personnel - professionnel : un moyen privilégié par le secteur « émergent » 43 Quels sont les niveaux de qualification attendus par les employeurs pour exercer des fonctions d’animation sociale ? 44 Les employeurs du secteur « classique » de l’intervention sociale attendent idéalement des diplômés de niveau III pour exercer des fonctions d’animation sociale 44 Quelles sont les formations de la « filière » animation qui répondent le mieux aux besoins des employeurs ? 45 Les formations universitaires minorées 45 Thème 3 : Les besoins en formation 47 Quels sont les besoins en formation continue des personnels d’animation ? 47 Une nécessaire mise à jour des connaissances et des compétences 47 Quels sont les modes de financement envisagés ? 48 Le financement « employeur » : un moyen privilégié 48 Quels sont les obstacles à la formation ? 48 Le manque d’argent, premier frein à la qualification 48 Thème 4 : les besoins et points de vue à propos du BPJEPS « Animation Sociale » 49 Quelles sont les intentions de recrutement de titulaires du BPJEPS AS ? 49 La moitié des responsables d’établissement consultés pourraient recruter des titulaires du BPJEPS AS… 49 … en vue de les affecter à des postes de responsabilité de secteurs d’animation, beaucoup plus rarement pour qu’ils assument des fonctions de direction 50 Quelles sont les possibilités d’accueil de stagiaires ? 50 Sur 350 structures visées par la consultation, on estime à 215 les places potentielles de stages 50 Quels sont les points de vue des employeurs sur l’adaptation du BPJEPS AS à leurs besoins et plus généralement sur les formations de niveau IV de la « filière » animation ? 51 Le BPJEPS AS : une qualification jugée adaptée aux besoins par les structures socioculturelles et les centres sociaux 51 Quels sont les points de vue des employeurs sur la mise en place de certificats de spécialisation ? 51 Le principe des certificats de spécialisation plutôt bien accueilli 51 Quels sont les points de vue sur les Unités Capitalisables du BPJEPS AS ? 52 Quelles sont les intentions de suivi de formation BPJEPS AS en 2007-2008 ? 53 Sur 350 structures visées par la consultation, on estime à 84 les stagiaires « cours d’emploi » dans les deux années à venir 53 EN GUISE DE CONCLUSION 55 Penser le BPJEPS Animation Sociale au sein des transformations de l’espace de l’intervention sociale 55 ANNEXES 58 2 INTRODUCTION Le cadre de l’étude Ces dix dernières années, les effets conjugués de la décentralisation et de la mise en place de dispositifs localisés ont considérablement modifié le paysage institutionnel de l’animation. Parallèlement, dans un contexte économique difficile, les orientations des grandes politiques publiques notamment en matière de lutte contre l’exclusion et de prise en charge de personnes fragiles ont amené à renforcer le pôle social de ce paysage. L’accroissement notable de la demande de prestations dans ce secteur a également contribué à diversifier et complexifier les formes et les modalités d’intervention des professionnels, en complémentarité avec notamment les professionnels du champ social et médico- social. Dans ce contexte, et dans le cadre de la rénovation de l’architecture des diplômes et des formations de l’animation, le Ministère de la Jeunesse, des Sports et de la Vie Associative a souhaité créer un diplôme d’animateur qualifiant de niveau IV (novembre 2005) spécialisé dans la construction du lien social, se situant aux croisements de l’animation et du travail social : le BPJEPS « animation sociale ». Ainsi, la Direction Régionale et Départementale de la Jeunesse et des Sports de Haute- Normandie souhaite obtenir une analyse des besoins des employeurs Hauts-Normands du champ de l’animation sociale afin d’alimenter la réflexion sur la définition du plan régional de formation. Ce document constitue le rapport final du diagnostic réalisé pour la Direction Régionale et Départementale de la jeunesse et des Sports de Haute-Normandie sur les besoins des employeurs Hauts - Normands en personnel qualifié et en formation dans le champ de l’animation sociale. Retenu à la suite d’un appel d’offre, ce rapport s’inscrit dans le cadre général du « cahier des charges pour une étude sur les emplois et les qualifications dans le champ de l’animation sociale ». L’objet est « d’élaborer un diagnostic sur les besoins des employeurs Hauts - Normands dans le champ de la jeunesse, de l’éducation populaire et de l’intervention sociale en ce qui concerne les métiers mentionnés dans le référentiel professionnel du projet d’arrêté portant création de la spécialité « Animateur Social » du BPJEPS et des projets de création des certifications complémentaires ». 3 L’objet de l’étude Cette enquête examine les domaines d’intervention des structures employeuses de l’animation sociale, tel qu’ils sont définis dans les documents cités ci-dessus. Elle pointe le type de compétences attendues par les employeurs d’animateurs sociaux et définit quantitativement et qualitativement les profils de postes existants et/ou à créer en Haute-Normandie, en référence à la fiche descriptive d’activités des référentiels professionnels précités. Enfin, cette enquête envisage la dimension de l’animation en milieu carcéral ainsi que celle de l’animation en milieu rural. L’étude analyse donc principalement les possibilités d’emploi et les besoins de formation, et précise la définition des principales compétences et connaissances générales que les employeurs attendent des postulants à des fonctions d’animation sociale. En développant une démarche de consultation du milieu professionnel, en précisant les attentes des employeurs, en définissant les éléments permettant l’adaptation des propositions de formation au contexte de l’emploi régional, cette étude tente d’établir les possibilités d’emploi et les besoins de formation dans le champ de l’animation sociale. Elle fait par ailleurs ressortir les possibilités, pour les organismes de l’intervention sociale régionale, d’accueillir des stagiaires dans le cadre de la formation professionnelle en alternance. Méthodologie Cette étude a été menée en deux phases. La première phase a consisté d’une part, à recueillir et synthétiser des éléments de connaissance issus d’études antérieures afin de situer le contexte de l’animation sociale, et d’autre part, à effectuer une enquête qualitative sous la forme d’entretiens semi- directifs réalisés auprès de trois types d’acteurs : employeurs potentiels, animateurs en poste et centres de formation. La deuxième phase s’est déroulée sous la forme d’une consultation par questionnaire des employeurs potentiels d’animateurs sociaux. 4 L’organisation et le déroulement de la première phase La première phase a été orientée d’une part, vers une synthèse de travaux disponibles et d’autre part, vers une exploration par interviews : - 12 employeurs d’animateurs ou de personnes en situation d’animation (trois centres sociaux, la fédération régionale des foyers ruraux, un foyer de logement de jeunes travailleurs, un service jeunesse, deux établissements pour personnes âgées, un groupement d’établissements pour personnes handicapées, un centre d’accueil de jour pour SDF, deux services de médiation et prévention sociale) ; - 8 salariés animateurs professionnels ou en situation d’animation (cinq BEATEP, un BPJEPS, une psychologue, un chargé d’insertion) ; Une responsable de la direction régionale de l’insertion et de la probation pour les établissements pénitenciers ; - 6 organismes de formation (CEMEA - Rouen, Francas - Rouen, IDS – Canteleu (IRTS de Haute- Normandie), IFAC – Le Havre, INIREP - Cléon, UFCV - Rouen). L’organisation et le déroulement de la deuxième phase Les données récoltées lors de la phase qualitative ont permis de préparer la deuxième phase de cette étude : la constitution d’un questionnaire préalablement destiné d’un côté, aux employeurs potentiels et d’un autre côté, aux salariés diplômés de l’animation professionnelle et/ou exerçant des fonctions d’animation sociale. Finalement, en accord avec la Direction Régionale et Départementale de la Jeunesse et des sports de Haute-Normandie, seuls la consultation d’employeurs a été retenue. Nous avons dès lors sélectionné les structures devant recevoir ce questionnaire à partir d’un certain nombre de bases de tirage (Cf. détails dans la deuxième partie du rapport). Le questionnaire ainsi constitué, validé lors d’un comité de pilotage s’organise à partir des quatre grands thèmes suivants : la description de la structure ; les besoins en personnels d’animation ; les besoins en formation des personnels d’animation ; les besoins et points de vue à propos du BPJEPS « Animation sociale ». 5 Le contenu du rapport Ce rapport présente les résultats de l’enquête sur les besoins des employeurs Hauts -Normands en personnel qualifié et en formation dans le champ des activités d’animation sociale. Dans une première partie, il présente des éléments synthétiques d’études antérieures et les résultats de l’enquête qualitative: le contexte de l’espace de l’animation sociale, les principaux questionnements et enjeux, la présentation du BPJEPS « Animation Sociale » (BPJEPS AS) dans une perspective historique ainsi que ses contenus. Dans une deuxième partie, cette étude définit les conditions de mise en œuvre de l’enquête quantitative et présente les résultats de ce travail. 6 PREMIERE PARTIE : Résultats de l’enquête qualitative I ) Éléments synthétiques issus d’études antérieures 1Un animateur est un intervenant social qui agit dans et sur les temps libres des autres . L’apparition d’animateurs professionnels date des années soixante et coïncide avec la construction d’équipements décidée dans le cadre de l’organisation de services collectifs. Si les animateurs sont alors majoritairement employés dans le domaine des loisirs, ces dernières années, les missions des animateurs se sont élargies. Ils occupent désormais les secteurs du culturel, du social et du socioculturel. Il existe deux sortes de diplômes : les diplômes non professionnels (BAFA, BAFD) et les diplômes professionnels. Parmi ces derniers, on trouve le Brevet d’Etat d’Education Sportive (BEES), les diplômes de l’animation socioculturelle (BASE, BEATEP, DEFA) et les diplômes socio-sportifs (BAPAAT, BPJEPS, DEDPAD). 2En 2000, un rapport d’information de l’Assemblée Nationale met en avant la nécessité de développer une réflexion profonde sur la capacité du secteur de l’animation à répondre aux besoins de ceux qu’il emploie. Il note le peu de lisibilité de l’ensemble des diplômes de l’animation et regrette les différences de reconnaissance des diplômes de la part des employeurs. erLa Direction de la Recherche, des Etudes, de l’Evaluation et des Statistiques (DREES) dénombre au 1 janvier 1988, 18 511 animateurs, soit environ 5% de ce secteur. Un tiers sont repérés dans les centres sociaux, alors que le reste des animateurs est employé dans d’autres établissements de type foyers de jeunes travailleurs, foyers de travailleurs migrants, centres d’accueil, etc. Pour une autre petite partie, la DREES indique que les animateurs travaillent dans des établissements pour personnes âgées ou pour personnes handicapées. Quoi qu’il en soit, en 2003, la Commission Paritaire Nationale pour l’Emploi et la Formation (CPNEF) donne des informations sur le profil des animateurs et souligne que 70% des salariés de la branche animation sont en face à face avec des publics. Parmi eux, 44% ont moins de 30 ans, 61% sont des femmes et les deux tiers sont recrutés en CDI. Dans un autre secteur, celui des collectivités locales, le 1 Geneviève Poujol, Guide de l’animateur socioculturel, Paris, éd. Dunod, 2000. 2 Rapport d’information n° 2307 présenté par Philippe Vuilque, « Les métiers de l’animation », 29 mars 2000. 7 Centre National de la Fonction Publique Territoriale (CNFPT) comptabilise environ 13 000 emplois pour la filière de l’animation dont 1000 animateurs, 3 800 adjoints d’animation et 8 200 agents d’animation. En fait, les diplômes professionnels sont répartis en fonction de niveaux de qualification. Le BPJEPS, appelé à remplacer le BEATEP, se situe au niveau IV, c’est-à-dire un niveau professionnel du baccalauréat. 3Les diplômes de niveau II et III ont été étudiés dans une étude interministérielle . Elle met en avant les besoins des employeurs et les adéquations entre la formation et les besoins du terrain. Cependant, nous avons peu de connaissance sur les diplômes de niveau IV, en dehors d’éléments recueillis dans la 4synthèse réalisée à partir des groupes de travail préparant la mise en place du BPJEPS en 2001 . Le BPJEPS atteste de la possession des compétences professionnelles indispensables à l’exercice du métier d’animateur dans le champ de la spécialité obtenue. Le BPJEPS est délivré au titre d’une 5spécialité disciplinaire, pluridisciplinaire ou liée à un champ particulier. Ce diplôme prépare aux métiers d’animateur, dans la spécialité, pouvant exercer dans une association, un club sportif, une entreprise, une collectivité territoriale. Si la socialisation reste au centre des actions du secteur de l’animation, le secteur du travail social a considérablement évolué ces dernières années. La prise en charge individualisée de personnes en difficultés ne constitue plus, aujourd’hui, la seule forme de prise en charge de ce secteur. Dans ce contexte, la nécessité d’une cohésion sociale, la prévention des risques d’exclusion et le maintien de l’autonomie de la personne impose une évolution de la formation des professionnels de l’animation intervenant dans le champ social. L’animation professionnelle a donc une place spécifique à occuper dans le secteur social. Dans une 6étude sur les besoins régionaux en personnels d’intervention sociale menée par le Laboratoire d’Etude 3 Etude interministérielle sur les emplois de l’animation de niveau II et III menée par le Laboratoire d’étude et de recherche sociales (LERS) et le Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie (CREDOC), octobre 2003. Complétée par la Note sur « la réflexion relative à la définition des qualifications de niveau III et supérieurs dans le secteur de l’animation et du sport », Délégation à l’emploi et aux formations, Bureau des métiers, des qualifications et des diplômes, CPC du 29 avril 2004. 4 « Fonctions et activités professionnelles repérées dans les groupes de travail 2000 et 2001 en vue de préparer le niveau IV », DEF, 2001. 5 Ministère de la Jeunesse, des Sports et de la Vie Associative, Décret n°2001-792 du 31 août 2001 portant règlement du BPJEPS, JO n°203, 2 septembre 2001, p. 14120. 8 et de Recherche Sociales pour la Direction Régionale des Affaires Sanitaires et Sociales de Haute- Normandie, les emplois de l’animation apparaissent dans les prévisions de recrutement des employeurs. 7Déjà au sein d’une étude précédente sur les métiers émergents dans l’intervention sociale , on pouvait constater que quatre domaines émergeaient plus particulièrement : la politique de la ville, l’insertion économique, le logement (hébergement, accueil) et l’orientation. Or, ces quatre domaines ne sont pas étrangers au travail de l’animation. En effet, une des qualités de l’animation est sa possibilité de travailler avec un collectif afin de « capter » un public, facilitant ensuite la prise de relais par des travailleurs spécialisés en capacité de prendre en charge, de façon plus individualisée, des personnes en difficulté. Loin d’un simple travail d’encadrement de loisirs, aujourd’hui l’animation développe des capacités d’action dans le monde du social. Si on considère le seul secteur professionnel, on constate que le champ des activités du secteur social a évolué en même temps que la société. L’apparition de politiques publiques du développement social, l’allongement de la durée de vie, la prise en compte de personnes souffrant d’un handicap, le développement de la politique de la ville en Zone Urbaine Sensible, la nécessité d’une cohésion sociale et la désertification des zones rurales sont à l’origine de ce changement. Dans ce cadre, le secteur de l’animation est de plus en plus sollicité sur des problématiques d’autonomisation, de socialisation, d’émancipation de groupes d’individus en risque de rupture ou de perte d’autonomie. Si la création de la filière professionnelle de l’animation permet une plus grande professionnalisation, elle doit aussi s’adapter aux besoins nombreux de la société. II ) Le champ de l’animation sociale Il semble ici nécessaire d’éclairer ce que l’on entend par « animation sociale ». Dans les années 1970, l’intervention sociale se globalise. Se développent alors des lieux de formation comme les IRTS qui regroupent l’ensemble des métiers intervenants dans le domaine du social. L’animation tente, alors, de créer des conditions statutaires de professionnalisation. Se pose la question de la disparition de situations précaires de l’animation sans pour autant perdre l’identité culturelle et éthique qui compose le 6 « Les besoins régionaux en personnels d’intervention sociale », rapport final, LERS - IDS, 2004. 7 « Les métiers émergents dans l’intervention sociale. Profils, compétences et besoins de formation », LERS - IDS, 2000. 9