Fouilles à Helléniko (Eua de Thyréatide) - article ; n°1 ; vol.109, pg 385-454

-

Documents
71 pages
Obtenez un accès à la bibliothèque pour le consulter en ligne
En savoir plus

Description

Bulletin de correspondance hellénique - Année 1985 - Volume 109 - Numéro 1 - Pages 385-454
Deux nécropoles ont été mises au jour, au cours de fouilles d'urgence, à Helléniko (site présumé de l'ancienne Eua de Thyréatide), à quelques kilomètres d'Astros, sur la route Astros-Tripolis. Fouillées par le Service archéologique grec, 41 tombes ont livré un matériel abondant : tandis que quelques tombes romaines du IIe s. après J.-C. contenaient surtout des objets en verre, la plus grande partie des trouvailles de céramique date du ive s. avant J.-C. et du début du ine s. Or, par leur pâte, par le caractère très particulier de leur forme et de leur décoration, ces vases paraissent en général être une production régionale, très proche de la production argienne ; de plus, leur chronologie peut souvent être précisée grâce aux contextes très restreints fournis par les tombes. Ainsi, ces découvertes contribuent-elles à mieux définir- ce que furent les fabrications du Nord-Est du Péloponnèse au ive s. et surtout à mettre en lumière leur importance dans l'approvisionnement régional dès la fin de l'époque classique.
Δύο νεκροπόλεις αποκαλύφθηκαν στή διάρκεια σωστικών ανασκαφών στό Ελληνικό (εικαζόμενη τοποθεσία τής αρχαίας Εΰας τής Θυρεάτιδος), λίγα χιλιόμετρα άπό τό Αστρος, πάνω στό δρόμο Αστρους-Τρίπολης. Ή Ελληνική 'Αρχαιολογική Υπηρεσία άνέσκαψε 41 τάφους μέ άφθονο υλικό. Μερικοί ρωμαϊκοί τάφοι του 2ου μ.Χ. α'ι. περιείχαν κυρίως αντικείμενα άπό γυαλί, αλλά τό μεγαλύτερο μέρος τών κεραμικών ευρημάτων χρονολογείται άπό τόν 4° καί τίς αρχές του 3ου α'ι. π.Χ. Άπό τό μίγμα, τόν ιδιαίτερο χαρακτήρα του σχήματος καί τής διακόσμησης τους, αυτά τά άγγεια μοιάζουν γενικά νά είναι τοπικό προϊόν, πού συγγενεύει πολύ μέ τήν παραγωγή του Αργούς. Έπί πλέον μπορεί συχνά νά προσδιορισθεί ή χρονολογία τους χάρη στό περιορισμένο περιεχόμενο τών τάφων. Ετσι αυτές οι ανακαλύψεις συμβάλλουν στό νά καθορισθούν καλύτερα οι τεχνίτες τής βορειοανατολικής Πελοποννήσου τόν 4° αι. καί κυρίως νά φωτίσουν τή σημασία τους γιά τήν τοπική τροφοδοσία στά τέλη τής κλασικής εποχής.
70 pages
Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.

Sujets

Informations

Publié par
Publié le 01 janvier 1985
Nombre de visites sur la page 42
Langue Français
Signaler un problème

Catherine Abadie-Reynal
Théodore Spyropoulos
Fouilles à Helléniko (Eua de Thyréatide)
In: Bulletin de correspondance hellénique. Volume 109, livraison 1, 1985. pp. 385-454.
Résumé
Deux nécropoles ont été mises au jour, au cours de fouilles d'urgence, à Helléniko (site présumé de l'ancienne Eua de
Thyréatide), à quelques kilomètres d'Astros, sur la route Astros-Tripolis. Fouillées par le Service archéologique grec, 41 tombes
ont livré un matériel abondant : tandis que quelques tombes romaines du IIe s. après J.-C. contenaient surtout des objets en
verre, la plus grande partie des trouvailles de céramique date du ive s. avant J.-C. et du début du ine s. Or, par leur pâte, par le
caractère très particulier de leur forme et de leur décoration, ces vases paraissent en général être une production régionale, très
proche de la production argienne ; de plus, leur chronologie peut souvent être précisée grâce aux contextes très restreints fournis
par les tombes. Ainsi, ces découvertes contribuent-elles à mieux définir- ce que furent les fabrications du Nord-Est du
Péloponnèse au ive s. et surtout à mettre en lumière leur importance dans l'approvisionnement régional dès la fin de l'époque
classique.
περίληψη
Δύο νεκροπόλεις ποκαλύφθηκαν στή διάρκεια σωστικν νασκαφν στό λληνικό (εκαζόμενη τοποθεσία τς ρχαίας Εας τς
Θυρεάτιδος), λίγα χιλιόμετρα πό τό στρος, πάνω στό δρόμο στρους-Τρίπολης. Ή λληνική 'Αρχαιολογική Υπηρεσία νέσκαψε 41
τάφους μέ φθονο λικό. Μερικοί ρωμαϊκοί τάφοι το 2ου μ.Χ. α. περιείχαν κυρίως ντικεμενα πό γυαλί, λλά τό μεγαλύτερο μέρος τν
κεραμικν ερημάτων χρονολογεται πό τόν 4° καί τίς ρχές του 3ου α. π.Χ. Άπό τό μγμα, τόν διαίτερο χαρακτήρα το σχήματος καί τς
διακόσμησης τους, ατά τά γγεα μοιάζουν γενικά νά εναι τοπικό προϊόν, πού συγγενεύει πολύ μέ τήν παραγωγή το "ργούς. Έπί
πλέον μπορε συχνά νά προσδιορισθεί ή χρονολογία τους χάρη στό περιορισμένο περιεχόμενο τν τάφων. τσι ατές ο νακαλύψεις
συμβάλλουν στό νά καθορισθούν καλύτερα ο τεχντες τής βορειοανατολικής Πελοποννήσου τόν 4° α. καί κυρίως νά φωτίσουν τή
σημασία τους γιά τήν τοπική τροφοδοσία στά τέλη τς κλασικς ποχς.
Citer ce document / Cite this document :
Abadie-Reynal Catherine, Spyropoulos Théodore. Fouilles à Helléniko (Eua de Thyréatide). In: Bulletin de correspondance
hellénique. Volume 109, livraison 1, 1985. pp. 385-454.
doi : 10.3406/bch.1985.1830
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/bch_0007-4217_1985_num_109_1_1830FOUILLES À HÉLLENIKO
(EUA DE THYRÉATIDE)
couronnée Sud-Ouest La colline par d'Astros, les de ruines Helléniko près d'une de ou forteresse la Teichio route dont départementale se trouve les murs à atteignent environ Astros-Tripolis. cinq encore, kilomètres à Elle certains est au
endroits, trois à quatre mètres de haut. Le site aurait été occupé de l'époque pré
historique jusqu'à l'époque post-byzantine1.
En 1979, à l'occasion de travaux, neuf tombes ont été en partie détruites le long
de la route, un peu au Nord-Ouest de la petite église de Haghios Savvas (= secteur
de Haghios Savvas). Le Service archéologique a étendu la fouille dans la même région
(= secteur A) et a effectué deux autres sondages à environ un kilomètre de là, au
pied même de l'acropole, dans le cours d'un ruisseau où était apparu un squelette,
ce qui a permis de découvrir une autre nécropole (= nécropole B). Fig. 2.
Les conditions très difficiles dans lesquelles les fouilles ont eu lieu expliquent
certaines lacunes : parfois l'emplacement exact d'une trouvaille n'a pas été noté ;
de même, il faut signaler que les ossements n'ont pas été étudiés. Cependant, ce
matériel très homogène, qui a été trouvé, la plupart du temps, dans un contexte
précis, représente, nous semble-t-il, une contribution importante à notre connaissance
des productions régionales et de l'histoire du Péloponnèse oriental2.
(1) BCH 101 (1977), Chron., p. 557; BCH 102 (1978), Chron., p. 672-3; W. K. Pritchett, Studies
in Ancieni Greek Topography III (1980), p. 124-6 ; Y. C. Goester dans BAR International Séries 155, Archeo-
logical Survey in the Mediterranean Area (1983), p. 265-6.
(2) Abréviations utilisées :
Agora IV = R. H. Howland, The Athenian Agora IV, Greek Lamps and their Survivais (1958). VII = J. Perlzweig, The Alhenian Agora VII, Lamps of Ihe Roman Period (1961).
Agora X = M. Lang et M. Crosby, The Athenian Agora X, Weights, Measures and Tokens (1964). XII = B. A. Sparkes et L. Talcott, The Athenian Agora XII, Black and Plain Potlery of the 6th, 5lh
and 4th Centuries B.C. (1970).
Agora XXII = S. I. Rotroff, The Alhenian Agora XXII, Hellenistic Potlenj, Alhenian and Imported Mold-
made Bowls (1982).
Asine = I. Hagg et J. M. Fossey, Excavations in the Barbouna Area at Asine IV, The Hellenistic Nekropolis
and Later Structures on Ihe Middle Slopes, 1973-1977 (1980).
Corinth IV, 2 = 0. Broneer, Corinth IV, 2, Terracotta Lamps (1930). VII, 3 = G. R. Edwards, Corinth VII, 3, Corinthian Hellenislic Pottery (1975).
Corinth XII = G. R. Davidson, XII, The Minor Objects (1952). XIII = C. W. Blegen, H. Palmer et R. S. Young, Corinth XIII, The North Cemetery (1964).
25 CATHERINE ABADIE ET THÉODORE SPYROPOULOS [BCH 109 386
Illustration non autorisée à la diffusion FOUILLES À HELLÉNIKO (EUA DE THYRÉATIDE) 387 1985]
I. NÉCROPOLE A. Fig. 3
A. SECTEUR DE HAGHIOS SAVVAS3
Tombe 1.
Fouillée le 11 octobre 1979. Ciste rectangulaire dont les grands côtés sont formés
de trois et cinq dalles posées de chant et les petits côtés d'une seule. Couverture
constituée d'une stèle inscrite remployée4. L. indéterminée ; 1. : 0,60 m ; h. : 0,50 m.
Seules les jambes du squelette subsistent. Orientation Nord-Est- Sud-Ouest.
Trouvaille : une lampe (perdue).
Tombe 2.
Fouillée le 11 octobre 1979. Ciste rectangulaire avec dalle de couverture.
L. indéterminée ; 1. : 0,30 m ; prof. : 0,20 m. Il semble qu'il y ait eu deux squelettes.
Orientation Nord-Est -Sud-Ouest. Nous n'avons retrouvé que deux offrandes, pro
venant semble-t-il, de l'extérieur de la tombe.
1 - Inv. 128. Lécythe restauré. Fig. 4. H. : 14,5 ; d. embouchure : 5 ; d. pied : 6,5. Argile orangée
(7.5 YR 8/6), assez tendre et fine. Vernis brillant, épais, variant du noir au rouge (2.5 YR 5/8).
Type à pied annulaire, panse peu élancée, col étroit s'évasant vers l'embouchure qui comporte
un bord pendant. Le col est décoré d'un filet ; l'épaule comporte deux filets entre lesquels se
trouve une rangée d'oves incisés. Panse côtelée et décorée d'un gorgoneion appliqué, entouré
de gros points à la barbotine. Anse verticale s'attachant à la partie inférieure du col d'une
part, et d'autre part à l'épaule du vase.
Pour la forme, aucun parallèle exact mais cf. J. P. Morel, Céramique campanienne,
les formes (1981), types 5416 gl et hl (sans doute dernier tiers du ive s.). Pour la technique
des motifs appliqués sur côtes, cf. F. Gourby, Les vases à reliefs (1922), p. 193-219 et
J. P. Morel, Antiquités africaines 15-6 (1980), p. 51-2. En Grèce, ce type de décor paraît
pouvoir être localisé dans le Nord-Est du Péloponnèse : à Argos, cf. BCH 81 (1957), Chron.,
Olynlhus V = D. M. Robinson, Excavations at Olynthus V, Mosaics, Vases and Lamps of Olynthus found in
1928 and 1931 (1933).
Olynthus VII = Idem, Excavations at Olynthus VII, The Terra-Cottas of Olynthus found in 1931 (1933). X = Idem, at X, Métal and Minor Miscellaneous Finds (1941).
Olynthus XI = at Olynthus XI, Necrolynthia (1942). XIII = Idem, Excavations at XIII, Vases found in 1934 and 1938 (1950).
D. (ou d.) = diamètre ; H. (ou h.) = hauteur ; L. = longueur ; 1. = largeur ; prof. = profondeur.
Les dates s'entendent « avant J.-G. », sauf indication contraire. Toutes les mesures d'objets sont données
en centimètres. Sauf indication contraire, les objets sont reproduits à l'échelle 1:2.
Nous remercions F. Blonde, F. Chamoux, J.-J. Maffre, O. Picard, A. Queyrel et G. Reynal qui, à des
titres divers, nous ont aidés lors de l'élaboration de ce travail. Les photographies sont de Ph. Collet, les dessins
de N. Sigalas.
(3) Les tombes de ce secteur ont été en partie détruites avant l'arrivée des archéologues et ne peuvent
être décrites que de façon succincte.
(4) Publication ultérieure par Th. Spyropoulos. 388 CATHERINE ABADIE ET THEODORE SPYROPOULOS [BCH 109
acropole
nécropole Β
vers Sparte
4()m
vers Astros
ios Savvas
Fig. 2. — Plan général du site de Helléniko.
Ν secteur Γ secteur A
aucune tombe
en ci
Fig. 3. — La nécropole A. FOUILLES À HELLÉNIKO (EUA DE THYRÉATIDE) 389 1985]
p. 650, fig. 23 et ArchDelt 23 (1968), Chron., pi. 72; à Isthmia, cf. J. L. Gaskey, Hesperia 29
(1960), p. 168-172 et G. Siebert, Recherches sur les ateliers de bols à reliefs du Péloponnèse
(1978), p. 70, qui en fait un produit corinthien, mais l'argile s'oppose à cette origine ; enfin,
à Ëgine, cf. R. Smetana-Scherrer, dans All-Àgina II, 1, Spàlklassische und hellenistische
Keramik (1982), n° 664.
Sur l'évolution des gorgoneia, cf. E. Buschor, Médusa Bondanini (1958), en particulier
pi. 46, n° 2 (fin du ve s.) qui présente le même visage rond et les mêmes traits calmes que notre
médaillon d'applique ; or, ces prototypes d'époque classique connaissent une grande faveur
au ive et au ine s., date approximative du vase de Helléniko. Ce motif du gorgoneion est
fréquemment utilisé en toreutique, sur les bijoux ou à l'attache des anses sur les vases de
métal. Notre exemplaire ne paraît pas provenir du surmoulage d'un objet de ce type comme
le montre l'absence de détail très fin dans la chevelure, par exemple (corrigée par des incisions
profondes faites à la main).
2 - Inv. 143. Lécythe aryballisque à peu près intact. Fig. 5. H. : 13,6 ; d. embouchure : 8 ;
d. pied : 5,6. Argile orangée (7.5 YR 8/6), fine et tendre. Vernis beau, mais usé, variant du noir
au brun (7.5 YR 4/2). Pied annulaire, panse piriforme côtelée, col étroit, très
large formant une sorte de coupelle, anse verticale ornée de rinceaux moulurés, col décoré
d'un filet à mi-hauteur, épaule avec deux sillons très légers.
Aucun parallèle exact pour la forme de l'embouchure qui paraît être le résultat de la
superposition de deux embouchures différentes : cf. B. A. Sparkes, AnlKunsl 20 (1977),
p. 14-7, A 14-20 et A 22-B 4. Ce vase se rapproche par sa taille, son pied très simple et ses
légères moulures concaves sur l'épaule d'exemplaires datés de la deuxième moitié du ive s. :
cf. B. A. Sparkes, op. cit., p. 16-7, A 30-3.
Les vases de cette catégorie trouvés en Grèce sont généralement considérés comme
attiques. Cependant, pour l'exemplaire de Helléniko, plusieurs particularités permettent
de mettre en doute cette origine ; tout d'abord, aucun élément connu de la série attique ne
comporte de panse côtelée ; de plus, la surcharge décorative de ce lécythe aryballisque (embou
chure complexe, ornementation de l'anse inspirée de modèle métallique) ainsi que son argile
trahissent une origine régionale.
Date de la tombe: sur les objets trouvés à l'extérieur d'une tombe, cf. Ph. Bruneau,
BCH 94 (1970), p. 467. Cependant, les deux vases de cette tombe peuvent former
un ensemble cohérent que Ton daterait des années 330-300.
Tombe 3.
Fouillée le 12 octobre 1979. Inhumation en fosse creusée en pleine terre. Dimens
ions non précisées. Aucune trace du squelette. Orientation Nord-Est- Sud-Ouest.
On a trouvé, à l'extérieur de cette tombe, une bague et, à l'intérieur, une coupe, une
olpé et un skyphos.
A. Matériel extérieur.
1 - Inv. 152. Bague en argent, restaurée. Fig. 9. D. chaton : 2,1. Anneau de section rectangul
aire, s'élargissant vers un chaton rond. Représentation d'une femme debout, aux cheveux
relevés en un chignon, vêtue d'un chiton sans manche et d'un himation qui lui couvre les
jambes et qu'elle retient de la main droite tandis que, de la gauche, elle fait brûler de l'encens
dans un thymiaterion. Son visage est vu de profil, son torse de trois-quarts. 390 CATHERINE ABADIE ET THEODORE SPYROPOULOS [BCH 109
Fig. 4. — Sect. Haghios Savvas, t. 2, inv. 128. Fig. 5. — Sect. Haghios Savvas, t. 2, inv. 143.
Fig. 6. — Sect. Haghios Savvas, t. 3, inv. 140.
Fig. 9. — Sect.
Haghios Savvas,
t. 3, inv. 152 Fig. 7. — Sect. Haghios Savvas,
Fig. 8. — Sect. Haghios Savvas, t. 3, inv. 133. (éch. 1:1). t. 3, inv. 267. FOUILLES À HELLÉNIKO (EUA DE THYRÉATIDE) 391 1985]
Pour la forme, cf. J. Boardman, Greek Gems and Finger Rings (1970), p. 225-6. Pour
le motif, cf. G. M. A. Richter, Metropolitan Muséum of Art, New York. Catalogue of Engraved
Gems (1956), n° 90 ; J. Boardman, op. cit., n° 749. La taille encore grande du motif permettrait
de dater cette bague de la deuxième moitié du ive s.
B. Matériel intérieur.
2 - Inv. 140. Coupe à laquelle il manque l'extrémité des anses et une partie de la panse. Fig. 6.
H. : 4,7 ; d. (avec anses) : 15 ; d. bord : 9,5 ; d. pied : 4,8. Argile jaune (10 YR 8/6), dure et
fine. Vernis variant du noir au vert olive (5 Y 4/2), assez brillant. Type avec un pied annulaire
simple, une panse de profil convexe, côtelée, comportant près du pied et au-dessus de l'attache
des anses deux séries de trois sillons horizontaux, un bord concave évasé, des anses horizontales,
de section circulaire, montant plus haut que le bord ; à l'intérieur, sur le fond, médaillon très
usé (sans motif apparent), entouré de deux sillons.
Pour la forme, cf. W. Rudolph, Hesperia 43 (1974), p. 116, nos 23-5 (« milieu du ive s. ») ;
G. Dengate, ArchDelt 31 (1976), I, p. 314, n° 153. Aucun de ces exemples, provenant du
Péloponnèse oriental, ne comporte de décoration à base de côtes ; pourtant, ce type d'orn
ement était particulièrement prisé dans la région : cf. ci-dessous, p. 452 ; aussi, sa présence
sur cette coupe d'origine régionale n'est-elle pas étonnante.
3 - Inv. 267. Olpé à laquelle il manque une partie de la panse et l'anse. Fig. 7 et 174. H. cons. :
13,1 ; d. max. : 6,6 ; d. base : 5,4. Argile orangée (7.5 YR 7/6), tendre et fine, avec de petites
particules de mica. Vernis variant du noir au marron (7.5 YR 4/2), assez brillant, n'arrivant pas
jusqu'au bas de la panse. Type avec une base de d. inférieur à celui du bas de la panse, une
haute panse cylindrique, se rétrécissant vers une embouchure trilobée.
Forme représentée uniquement dans le Péloponnèse oriental. Les proportions, interméd
iaires entre celles du type ancien, trapu (cf. Ph. Bruneau, op. cit., p. 444, objet 3.4) et celles
du type plus récent et plus élancé (cf. ci-dessous, p. 395, inv. 269) rappellent une autre olpé
(cf. ci-dessous, p. 393, inv. 268) datée par le contexte auquel il faut probablement l'associer,
autour de 350-325.
4 - Inv. 133. Skyphos restauré. Fig. 8. H. : 10,4 ; d. (avec anses) : 14,9 ; d. bord : 8,9 ; d. pied :
4,2. Argile orangée (5 YR 7/6), assez tendre et fine. Très beau vernis noir et brillant, plus
épais sur la partie inférieure du vase. Type avec un pied annulaire étroit, une panse d'abord
concave, puis convexe, un bord simple évasé, des anses horizontales en fer à cheval, de section
circulaire.
Production régionale. Pour la forme, cf. Corinth VII, 3, n° 320 (autour de 300).
Date de la tombe: la fouille précipitée n'a pas permis de préciser le nombre
d'inhumations dans cette tombe. Le matériel qui n'est pas homogène, semble indiquer
qu'il y en eut au moins deux. A la plus ancienne, qu'il faudrait dater vers 350-325,
correspondraient les objets 2 et 3 tandis que la deuxième inhumation, à laquelle on
pourrait associer le skyphos 4, se situerait vers 300. Il est difficile de préciser si la
bague trouvée à l'extérieur est liée à l'une de ces inhumations.
Tombe 4.
Fouillée le 15 octobre 1979. Ciste rectangulaire constituée de dalles dressées de CATHERINE ABADIE ET THEODORE SPYROPOULOS [BCH 109 392
chant, une seule sur les petits côtés, plusieurs sur les grands. Dimensions non précisées.
Aucune trace du squelette. Orientation Nord-Est -Sud-Ouest. Aucune offrande.
Tombe 5.
Fouillée le 15 octobre 1979. Ciste rectangulaire constituée de dalles dressées
de chant ; couverture formée de deux dalles de 0,60 X 0,40 m. Dimensions de la
tombe non précisées. Aucune trace du squelette. Orientation Nord-Est -Sud-Ouest.
Les offrandes se composaient d'un canthare, d'un lécythe plastique et d'un lagynos.
1 - Inv. 274. Lécythe plastique en forme de tête de vieillard. Fig. 12-3. H. : 10 ; d. embouchure :
2 ; d. base : 5,3. Argile orangée (7.5 YR 8/6), tendre et fine, avec quelques rares particules
de mica et quelques particules de dégraissant. Vernis noir, très usé mais encore brillant.
Production régionale. Pour la forme du col et de l'embouchure, cf. ci-dessus, p. 387,
inv. 128 (dernier tiers du ive s.) ; Agora XII, n° 1196 (vers 320).
Les vases plastiques en forme de tête, dont les traits sont souvent empruntés aux masques
de théâtre, sont courants : cf. par ex., Olynthus VII, n° 404. Le lécythe de Helléniko représente
plus précisément, une tête de vieillard ou d'esclave de comédie. Sa chevelure fournie, sa barbe
triangulaire, ses arcades sourcilières proéminentes, son nez court et sa grande bouche per
mettent de la rattacher à un type bien connu : cf. T. B. L. Webster et J. R. Green, Monum
ents Illustrating Old and Middle Comedyz (1978), p. 14, type A (début du ive s. - après 325).
Son modelé très vigoureux, renforcé par de profondes et larges lignes incisées, est très proche
du travail déjà rencontré sur un gorgoneion décorant un autre lécythe de cette même nécropole
(cf. ci-dessus, p. 387, inv. 128) ; il est probable que ces deux vases sortent d'un seul atelier
régional qui se caractériserait par une production à la fois originale et de bonne qualité.
2 - Inv. 275. Lagynos auquel il manque l'anse. Fig. 11. H. : 5,3 ; d. embouchure : 1,6 ; d. max. :
5,6 ; d. base : 3,3. Argile variant du marron très clair (10 YR 7/4) au rouge clair (2.5 YR 6/8),
par endroits tendre et parfois assez dure, avec de petites particules de mica. Vernis allant du
noir au rouge foncé (5 YR 3/3), bien conservé, épais et brillant mais se craquelant par endroits.
Type avec une base légèrement concave, une panse lenticulaire modérément aplatie, un col
étroit s'évasant vers l'embouchure et un bord simple qui prolonge le mouvement
du col. A la base du col, filet ; sur l'épaule, deux sillons avec, de part et d'autre, une rangée
de palmettes estampées.
Production régionale : un parallèle très proche a été trouvé à Vourvoura, en Arcadie
(inédit, exposé au Musée national d'Athènes) ; cf. aussi W. Rudolph, BSA 73 (1978), p. 222,
n° 47 (provenant de Mycènes et daté au plus tôt de la fin du ive s.) : l'exemplaire de Helléniko,
avec sa panse parfaitement lenticulaire est encore très éloigné de la forme carénée du lagynos
hellénistique et serait donc peut-être légèrement antérieur au vase de Mycènes.
3 - Inv. 264. Canthare restauré auquel il manque une partie du bord. Fig. 10. H. : 9,6 ; d.
(avec anses) : 12 ; d. bord : 8,4 ; d. pied : 4. Argile orangée (7.5 YR 7/6), tendre et fine, avec
quelques petites particules de dégraissant et de mica. Vernis variant du noir au brun (7.5 YR
5/4), assez épais et brillant. Type avec un haut pied annulaire, fin et mouluré, une panse
convexe, puis concave, un bord simple prolongeant le mouvement de la panse, et des anses
verticales en ruban.
Production régionale. Pour les proportions et la forme, cf. K. Braun, AM 85 (1970),
pi. 54, n° 8 et p. 134 (fin du ive- début du me s.). FOUILLES À HELLÉNIKO (EUA DE THYRÉATIDE) 393 1985]
Date de la tombe: si les objets 1 et 2 nous paraissent contemporains et pouvoir
correspondre à une sépulture de la fin du ive s., il se peut que le canthare 3 soit très
légèrement postérieur. Cependant, le décalage chronologique entre ces vases n'est
pas assez net pour prouver qu'il y eut réutilisation de la tombe.
Tombe 6.
Fouillée le 17 octobre 1979. Ciste rectangulaire formée de dalles dressées de
chant ; couverture constituée de deux dalles. Dimensions non précisées. Squelette
en position allongée, assez bien conservé. Au niveau de ses pieds, il y avait un autre
crâne ainsi que divers ossements appartenant à un second squelette qui avait été
apparemment repoussé au fond de la tombe. Orientation Nord-Est -Sud-Ouest.
On a découvert une oenochoé, un aryballe, deux olpai, un canthare, un pichet, deux
lampes — dont une fragmentaire — et un miroir. L'emplacement des trouvailles
n'est pas toujours connu. Seule l'olpé 4 correspond sûrement à la deuxième inhumat
ion : elle était soigneusement disposée entre les jambes du squelette qui était allongé.
1 - Inv. 261. Canthare intact. Fig. 14. H. (avec anses) : 6,9 ; h. (sans anse) : 6,6 ; d. (avec anses) :
11,6 ; d. bord : 6,8 ; d. pied : 3,8. Argile marron clair (10 YR 7/6), fine, tendre, avec quelques
petites particules de mica. Vernis variant du noir au marron-gris (10 YR 4/2), très fin, ne
paraissant pas arriver jusqu'au bas de la panse. Type avec un pied annulaire, une panse très
légèrement convexe, en un seul mouvement, un bord simple qui prolonge le mouvement de
la panse et deux anses verticales en ruban.
Probablement production régionale, sans parallèle exact connu, mais proche de Corinlh
VII, 3, n° 380 (vers 325), qui doit être légèrement postérieur comme le montreraient ses pro
portions plus élancées et sa forme plus nettement convexe.
2 - Inv. 268. Olpé restaurée à laquelle il manque l'anse et le bord. H. max. cons. : 10,5 ; d. max. :
6,5 ; d. base : 5,2. Argile jaune (10 YR 8/6), tendre, avec de petites particules de mica et
quelques alvéoles. Vernis variant du noir au marron foncé (7.5 YR 4/6), fin et mat, arrivant
presque au bas de la panse.
Malgré sa couleur, l'argile ne paraît pas assez fine pour être corinthienne. Pour la forme
du vase, cf. ci-dessus, p. 391, inv. 267.
3 - Inv. 273. Lampe intacte. Fig. 15-16 et 169. L. (avec anse) : 11,7 ; h. réservoir : 3,4 ; d. réser
voir : 4,5 ; d. trou d'alimentation : 3,5 ; d. base : 4,7. Argile orangée (7.5 YR 8/6), fine, tendre,
avec de petites particules de mica. Vernis gris foncé (7.5 YR 3/1), assez épais mais mat. Type
avec une base plate qui se distingue du réservoir par une moulure en cavet, un réservoir
globulaire avec le bord du trou d'alimentation qui prolonge ce mouvement, un bec modéré
ment allongé dont la face supérieure est plate et forme un angle avec les faces latérales et
enfin, une anse horizontale en ruban.
Production régionale : cf. A. Rovon, ÉiPélop V (1966), n° 69. Les proportions encore
assez allongées de cet exemplaire permettent de le placer peu après le milieu du ive s. (cf.
ci-dessous, p. 421, inv. 85, qui est très proche, et, plus généralement, p. 453).
4 - Inv. 93. Oenochoé à embouchure trilobée, restaurée. Fig. 17. H. (avec anse) : 18,1 ; h. (sans
anse) : 13 ; d. pied : 5,1. Argile orangée (7.5 YR 8/6), fine et tendre. Vernis variant du noir
au marron foncé (7.5 YR 4/2), très usé mais encore brillant quand il est conservé. Type à pied
bas annulaire, panse globulaire côtelée, col assez étroit, s'évasant pour former l'embouchure,