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La Commission suisse du goitre du 21 janvier 1922. Une séance historique quant à l'usage du sel iodé en Suisse et dans les pays occidentaux - article ; n°332 ; vol.89, pg 533-540

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Revue d'histoire de la pharmacie - Année 2001 - Volume 89 - Numéro 332 - Pages 533-540
The Swiss Commission of Goiter of January 21, 1922.
The Swiss Commission of Goiter met for the first time the 21st of January, 1922 and has been the first step of an historical event in term of Public Health : the first requirement for salt iodination for the prevention of goiter. The minutes of this commission as well as the following scientific publications until 1930 indicate that the debate was still very vigorous about this recommandation but mainly about the origin of goiter and the iodine dose to be used. This dose went progressively from less than 10 mg of iodine per kilo of salt to the present WHO recommandation of 20 to 40 mg of iodine per kilo of salt. An other key point was the strategy of implementation of iodine. Two complemantory approaches were proposed and implamented : iodine supplement to children at school and iodized salt available for the whole population. One point seemed clear for everyone at that time :iodine was not the source of goiter. Later scientic studies have shown that iodine deficiency was indeed the origin of goiter and associated pathologies.
La commission suisse du goitre du 21 janvier 1922.
La Commission suisse du goitre s'est réunie pour la première fois le 21 janvier 1922 et a été à l'origine d'un événement historique en matière de santé publique : la première obligation légale d'iodation du sel pour la prophylaxie du goitre. Le compte rendu de cette commission et les publications scientifiques qui ont suivi jusqu'en 1930, montrent que le débat restait encore très vif sur l'opportunité de cette recommandation mais surtout sur l'origine du goitre et sur la dose d'iode à utiliser. Cette dose est passée progressivement de moins de 10 mg d'iode par kilo de sel à la recommandation actuelle de l'OMS de 20 à 40 mg d'iode par kilo de sel. Un autre sujet important fut celui de la stratégie de mise en place de cette prophylaxie. Deux approches complémentaires furent proposées et mises en oeuvre : l'apport d'iode aux enfants des écoles, et la mise à disposition de sel iodé à toute la population. Une seule chose en tout cas semblait claire pour tous : l'iode n'était pas à l'origine du goitre. Les études ultérieures ont bien sûr démontrées que la carence en iode était bien à l'origine du goitre et des pathologies associées.
8 pages
Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.

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Publié le 01 janvier 2001
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Langue Français
Bruno Bonnemain
La Commission suisse du goitre du 21 janvier 1922. Une séance
historique quant à l'usage du sel iodé en Suisse et dans les
pays occidentaux
In: Revue d'histoire de la pharmacie, 89e année, N. 332, 2001. pp. 533-540.
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Bonnemain Bruno. La Commission suisse du goitre du 21 janvier 1922. Une séance historique quant à l'usage du sel iodé en
Suisse et dans les pays occidentaux. In: Revue d'histoire de la pharmacie, 89e année, N. 332, 2001. pp. 533-540.
doi : 10.3406/pharm.2001.5286
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