La symbolique de Louvois dans la cour royale des Invalides - article ; n°1 ; vol.15, pg 169-176

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Histoire, économie et société - Année 1996 - Volume 15 - Numéro 1 - Pages 169-176
Louvois, un grand ministre de Louis XIV, souvent détesté de ses contemporains, resté un mal aimé de l'histoire, semble interdit de commémoration, bien qu'on reconnaisse en lui un organisateur de l'armée moderne. Il a été trop souvent opposé à Colbert dans le rôle de mauvais génie du roi. Cependant la Société d'études du XVIIe siècle et la Sabretache (Société des amis de l'histoire militaire) ont consacré lors du tricentenaire de sa mort en 1991, la première une table ronde sur l'homme d'État, la seconde un colloque sur le ministre de la guerre. La table ronde comporte trois études : Jean Chagniot analyse l'image négative de Louvois chez ses contemporains en faisant la part de ce qui fut procès d'intention et J.-Cl. Boyer apporte des précisions sur l'action trop peu connue du surintendant des Bâtiments, tandis que J. Bérenger reprend le dossier du ministre d'État, c'est-à-dire de l'influence qu'il a pu exercer sur la politique de Louis XIV. Le colloque, qui a rassemblé des universitaires et des militaires, s'ouvre par une communication de J.-P. Le Flem expliquant comment Louvois, issu de la robe, a pu à la suite de son père, Michel Le Tellier, mettre de l'ordre dans l'administration militaire, avec rudesse certes mais avec une efficacité certaine, et donner à Louis XIV l'instrument de sa politique. Les articles suivants traitent des différents aspects de cette œuvre. P. Caries montre qu'en 1691 l'infanterie avait acquis la cohésion et l'organisation qui lui permirent sans changements profonds de faire face aux guerres les plus difficiles de la fin du règne. De son côté, M. Decker présente une étude neuve et minutieuse de l'artillerie dans ses structures, ses perfectionnements techniques, son rôle dans les sièges. F. Bonnefoy rassemble en quelques pages les résultats de ses recherches sur la politique d'armement de Louvois qui fut l'objet de controverses et sur le rôle de Maximilien Titon dans la fabrication d'un nombre considérable d'armes portatives à une époque où la production industrielle sortait de l'artisanat. Enfin D. Bogros se penche sur le difficile problème de la fourniture des chevaux et son insertion dans l'économie générale. Puis viennent deux études, l'une d'Etienne Taillemite sur les rapports difficiles de Louvois avec la Marine, notamment à propos du port de Cherbourg dont le ministre n'a pas compris l'intérêt, ce qui l'a opposé à Vauban, et l'autre d'A. Ayats concernant l'autorité que Louvois exerça sur les intendants de province, en prenant l'exemple du Roussillon. Une note de N. Faucherre restitue à Louvois sa place dans la constitution de la collection des plans en relief, instrument de la réflexion stratégique de Louis XIV. Deux communications de spécialistes, consacrées par P. Charrié aux emblèmes de l'armée royale et par Ch. Terana aux uniformes de la cavalerie de la Maison du roi, témoignent des efforts de simplification faits dans un domaine qui avait beaucoup d'importance au XVIIe siècle. Enfin B. Deschard évoque la bataille de Leuze qui prouva la valeur atteinte par les troupes à la mort de Louvois, notamment par la Maison du roi. Les dernières contributions montrent que Louvois a su conjuguer son action de secrétaire d'État de la guerre et de surintendant des Bâtiments, avec les transformations accomplies en son château de Meudon que décrit G. Poisson, l'inspiration donnée à la peinture de bataille à travers le décor des réfectoires de l'Hôtel des Invalides évoquée par J.M. Humbert, tandis que B. Sevestre renouvelle l'analyse de la symbolique des lucarnes de la cour royale des Invalides, en rectifiant des interprétations superficielles. Cet ensemble d'études originales permet de préciser nos connaissances sur l'homme que fut Louvois et sur des aspects de son œuvre souvent négligés par les historiens.
8 pages
Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.

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Publié le 01 janvier 1996
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Bernard Sevestre
La symbolique de Louvois dans la cour royale des Invalides
In: Histoire, économie et société. 1996, 15e année, n°1. pp. 169-176.
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Sevestre Bernard. La symbolique de Louvois dans la cour royale des Invalides. In: Histoire, économie et société. 1996, 15e
année, n°1. pp. 169-176.
doi : 10.3406/hes.1996.1866
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