Le site néolithique final de la Gare à Cruzy (Hérault) dans son contexte chronoculturel : l'apport du mobilier céramique - article ; n°1 ; vol.101, pg 91-103

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Bulletin de la Société préhistorique française - Année 2004 - Volume 101 - Numéro 1 - Pages 91-103
Le site de la Gare se situe au nord-est de la commune de Cruzy, dans l'Hérault. H a livré un mobilier céramique homogène dont l'étude a permis d'en préciser la position chronologique et culturelle. Ce gisement a fait l'objet d'une datation au carbone 14 (GIF 4236 : 4610 ± 130 BP ; 3650/2980 Cal ВС) dont l'écart type relativement important, environ 700 ans, peut permettre de l'attribuer aussi bien au Saintponien qu'au Vérazien. Il convient de rappeler que les principales étapes du Néolithique final/Chalcolithique du Languedoc occidental ont été définies dès la fin des années 1970 grâce d'une part à la périodisation élaborée par J. Vaquer et d'autre part à une série de datations 14C. Il semble que seules des études exhaustives portant sur les différentes composantes (dates, matériel, etc.) permettront d'obtenir une meilleure perception chronologique et culturelle des sociétés du Néolithique final/ Chalcolithique régional.
The site of La Gare is located to the north-east of Cruzy (Hérault). It has delivered homogeneous ceramic remains, the study of which has allowed its chronological and cultural position to be defined. It has been the subject ofcarbon-14 dating (GIF 4236: 4610 BP ± 130; 3650/2980 cal. ВС), of which the relatively significant standard deviation (approximately 700 years) means it could be attributed to either the Saintponien or the Vérazien culture. It should be remembered that the principal stages of the final Neolithic/Chalcolithic in western Languedoc were defined at the end of the 1970s thanks, on the one hand, to the periodisation formulated by J. Vaquer and, on the other, to a series of carbon-14 dates. It seems that only exhaustive studies relating to the various components (dates, material, etc.) will help us to obtain a better chronological and cultural perception of the regional populations in the final Neolithic/Chalcolithic era.
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Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.

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Publié le 01 janvier 2004
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Annie Montécinos
Le site néolithique final de la Gare à Cruzy (Hérault) dans son
contexte chronoculturel : l'apport du mobilier céramique
In: Bulletin de la Société préhistorique française. 2004, tome 101, N. 1. pp. 91-103.
Résumé
Le site de la Gare se situe au nord-est de la commune de Cruzy, dans l'Hérault. H a livré un mobilier céramique homogène dont
l'étude a permis d'en préciser la position chronologique et culturelle. Ce gisement a fait l'objet d'une datation au carbone 14 (GIF
4236 : 4610 ± 130 BP ; 3650/2980 Cal ВС) dont l'écart type relativement important, environ 700 ans, peut permettre de l'attribuer
aussi bien au Saintponien qu'au Vérazien. Il convient de rappeler que les principales étapes du Néolithique final/Chalcolithique
du Languedoc occidental ont été définies dès la fin des années 1970 grâce d'une part à la périodisation élaborée par J. Vaquer
et d'autre part à une série de datations 14C. Il semble que seules des études exhaustives portant sur les différentes
composantes (dates, matériel, etc.) permettront d'obtenir une meilleure perception chronologique et culturelle des sociétés du
Néolithique final/ Chalcolithique régional.
Abstract
The site of La Gare is located to the north-east of Cruzy (Hérault). It has delivered homogeneous ceramic remains, the study of
which has allowed its chronological and cultural position to be defined. It has been the subject ofcarbon-14 dating (GIF 4236:
4610 BP ± 130; 3650/2980 cal. ВС), of which the relatively significant standard deviation (approximately 700 years) means it
could be attributed to either the "Saintponien " or the "Vérazien " culture. It should be remembered that the principal stages of the
final Neolithic/Chalcolithic in western Languedoc were defined at the end of the 1970s thanks, on the one hand, to the
periodisation formulated by J. Vaquer and, on the other, to a series of carbon-14 dates. It seems that only exhaustive studies
relating to the various components (dates, material, etc.) will help us to obtain a better chronological and cultural perception of the
regional populations in the final Neolithic/Chalcolithic era.
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Montécinos Annie. Le site néolithique final de la Gare à Cruzy (Hérault) dans son contexte chronoculturel : l'apport du mobilier
céramique. In: Bulletin de la Société préhistorique française. 2004, tome 101, N. 1. pp. 91-103.
doi : 10.3406/bspf.2004.12951
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/bspf_0249-7638_2004_num_101_1_12951Le site néolithique final
de la Gare à Cruzy (Hérault)
dans son contexte
chronoculturel : l'apport
Annie MONTECINOS du mobilier céramique
final/ 3650/2980 Résumé années Le d'autre d'en permettront des exhaustives 700 Vérazien. l'Hérault. l'objet site sociétés 'Chalcolithique ans, préciser 1970 part de d'une peut Il H la portant Cal d'obtenir convient a du à grâce Gare livré la permettre datation une Néolithique ВС) position série d'une un se sur du de dont une mobilier Languedoc situe les rappeler de au part de chronologique meilleure l'écart final/ différentes datations carbone au l'attribuer à céramique la nord-est que Chalcolithique périodisation occidental type perception les 14C. 14 composantes aussi principales relativement et de (GIF homogène Il culturelle. semble la ont bien chronologique commune 4236 régional. élaborée été au que (dates, étapes dont définies : important, Saintponien Ce 4610 seules par l'étude de gisement du matériel, dès Cruzy, et J. Néolithique ± des culturelle Vaquer 130 la a environ permis fin études qu'au a dans BP etc.) fait des et ;
Abstract
The site of La Gare is located to the north-east of Cruzy (Hérault). It has
delivered homogeneous ceramic remains, the study of which has allowed
its chronological and cultural position to be defined. It has been the subject
ofcarbon-14 dating (GIF 4236: 4610 BP ± 130; 3650/2980 cal. ВС), of
which the relatively significant standard deviation (approximately 700 years)
means it could be attributed to either the "Saintponien " or the "Vérazien "
culture. It should be remembered that the principal stages of the final
Neolithic/Chalcolithic in western Languedoc were defined at the end of the
1970s thanks, on the one hand, to the périodisation formulated by J. Vaquer
and, on the other, to a series ofcarbon-14 dates. It seems that only exhaust
ive studies relating to the various components (dates, material, etc.) will
help us to obtain a better chronological and cultural perception of the
regional populations in the final Neolithic/Chalcolithic era.
fonde principalement sur deux éléments. Il s'agit d'une INTRODUCTION
part de la périodisation élaborée par J. Vaquer lors du
Depuis la fin des années 1970, la connaissance du colloque de Narbonne de 1977 (Vaquer, 1980) et
Néolithique final/Chalcolithique du Languedoc occi d'autre part d'une série de datations au 14C dont le
dental et plus particulièrement du groupe de Véraza se traitement statistique a permis de caler les principales
Bulletin de la Société préhistorique française 2004, tome 101, n° 1, p. 91-103 Annie MONTECINOS 92
MER
MÉDITERRANÉE
Fig. 1 - Situation géographique de la commune de Cruzy (Hérault).
étapes chronoculturelles individualisées (Gascó et HISTORIQUE DES RECHERCHES
Binder, 1983; Gascó et Gutherz, 1986; Gascó 1992). ET PROBLEMATIQUE DE L'ÉTUDE
Cependant, ces grandes phases restent théoriques et,
en l'absence de publications exhaustives portant sur les Le site est implanté sur un terrain limoneux abrité des
différentes composantes d'ensembles datés, générale vents dominants. Il a été découvert en 1977 par les
ment floues. Ainsi, cette schématisation entraîne des membres de l'association archéologique locale de Cruzy
confusions en particulier en ce qui concerne les dif au cours d'une prospection pédestre consécutive aux
férentes facettes de son évolution interne (chronologie, travaux d'arrachages d'une parcelle plantée en vigne.
géographie, économie, etc.). Par ailleurs, les four Une opération de sauvetage, rapidement entreprise sous
chettes d'incertitude de la plupart des datations sont la direction de Paul Ambert, permet de mettre au jour
beaucoup trop importantes pour permettre d'éviter des une fosse, creusée dans la marne, riche en mobilier
erreurs d'attribution culturelle, en l'absence d'une archéologique. Durant la fouille, la structure est attribuée
analyse approfondie des différents ensembles de au Vérazien sensu lato, lors du colloque de Narbonne
référence. Les critères de sélection restent souvent trop consacré au groupe de Véraza (Ambert et al, 1980).
subjectifs et conduisent dans la plupart des cas à des Quelques années plus tard, P. Ambert intègre une partie
ambiguïtés et parfois à l'apparition de groupes nou du matériel dans un article de synthèse (Ambert et al. ,
veaux. 1988, p. 31), la datation au carbone 14 : GIF 4236 :
De fait, il semble aujourd'hui évident que ces grands 4610 ± 130 BP (3650/2980 Cal ВС) entraînant son
découpages réalisés dans les années 1960/1970 mér hésitation à l'attribuer au Saintponien plutôt qu'au
itent d'être précisés par l'étude exhaustive des dif Vérazien. L'écart type relativement important de cette
férentes composantes (dates, céramique, outillage, etc.) date (± 130, soit environ 700 ans) y contribue puis
provenant des ensembles clos ou stratifiés. Cette étude qu'elle permet en toute rigueur d'attribuer le gisement
devrait permettre d'aboutir à terme à une perception aussi bien au Saintponien qu'au Vérazien. Aussi,
chronologique plus fine et donc à une meilleure ap P. Ambert évoque-t-il le rattachement du site à un
hybride saintpono- vérazien de type Gaougnas : "la proche des différents problèmes actuels de la recherche
liés notamment aux types d'habitats, à l'économie, aux Gare montre des caractères récents qui le rattachent à
réseaux d'échanges, à l'impact anthropique sur le une tradition d'où naîtra le Vérazien et d'autres plus
milieu, ainsi qu'à la structure sociale et à son expres archaïques qui laissent percer une perpétuation des
traditions chasséennes" sion territoriale. (Ambert, ibid.). La comparai
son avec le matériel de la grotte du Gaougnas (Cabres- C'est afin d'expliciter la méthodologie précédemment
retenue dans notre DEA (Montécinos, 2000) que nous pine, Aude), qui offre une datation contemporaine de
prendrons à titre d'exemple le petit mais intéressant celle de la Gare, s'impose d'elle-même, le mobilier de
mobilier mis au jour en 1977 sur le site de la Gare à celle-ci étant pris par J. Vaquer comme le site de réfé
rence du "Vérazien ancien" Cruzy, dans l'Hérault (fig. 1). (Vaquer, 1980, p. 85).
Bulletin de la Société préhistorique française 2004, tome 101, n° 1, p. 91-103 :
Le site néolithique final de la Gare à Cruzy (Hérault) dans son contexte chronoculturel l'apport du mobilier céramique 93
En fait, depuis cette période les publications de sites le but de l'aplanir, puis recouvert d'un grossier dallage
du Néolithique récent du Languedoc occidental se de pierres calcaires. Dans le sédiment utilisé pour
réfèrent à deux tendances : réaliser ce comblement, quelques fragments atypiques
- celle proposée par J. Vaquer avec la publication de de céramiques non tournées avaient été découverts. Il
la série de Gaougnas, considérée comme le type du semblerait également que certains des blocs aient été
Vérazien ancien ; brûlés a posteriori. Enfin, c'est sur ce dallage
- celle défendue par P. Marsac dans sa thèse, laquelle qu'avaient été mis au jour la plupart des vestiges a
met en doute l'homogénéité de la série de la grotte rchéologiques caractéristiques : outillage lithique, mobil
du Gaougnas, de même que celles des deux autres ier céramique, faune ainsi que quelques fragments de
ensembles utilisés alors dans cette périodisation (les torchis.
Bruixes à Tautavel, Pyrénées-Orientales et Dorio à
Félines-Minervois, Aude), alors qu'il attribue le Inventaire du mobilier
mobilier très voisin de la grotte du Poteau au Saint-
ponien (Rodriguez et Marsac, 1989). L'outillage lithique du gisement de la Gare (fig. 3) est
constitué de2 : Depuis lors ces séries très voisines, qu'il conviendrait
- une lamelle torse complète, prise sur le flanc du de réviser, sont attribuées alternativement selon les
auteurs, sans beaucoup d'arguments, soit au Vérazien nucleus probablement en percussion, en silex local (n° ancien, soit au Saintponien. 1);
Le recours aux datations 14C ne permet pas une
meilleure discrimination, puisque si l'attribution de
Gaougnas au Vérazien ancien par J. Vaquer peut se
fonder sur sa datation haute, a contrario P. Ambert
(Gascó, 1992) attribue sur cette base le mobilier de la
Gare au Vérazien ancien. C'est ainsi également que les
mobiliers assez comparables de la grotte de Chincholle
(Camps-sur-1'Agly, Aude; Treinen-Claustre, 1982) et
de la grotte aven du Poteau (Saint-Pons de Thom-
mières, Hérault; Rodriguez et Marsac, 1989), qui pos
sèdent des datations superposables, permettent des
conclusions divergentes (Gif 5504 : 4340 ± 110 BP;
3360/2680 Cal ВС et Gif 5242 : 4380 ± 110 BP;
3360/2701 Cal ВС), le premier site étant attribué à la
phase ancienne du groupe de Véraza et le second au
Saintponien. Ces deux gisements ont pourtant tous
deux livré des gaines en bois de cervidés qui sont, avec
les armatures de flèches asymétriques, souvent consi
dérées comme l'un des meilleurs marqueurs du Saint
ponien (Ambert, 1980 ; Rodriguez, 1984) et en tout cas
de bons critères chronologiques compris entre
3800/3500 et 3200/3000 avant notre ère (Gutherz et
Jallot, 1995). L'attribution des sites de plein air de
Riera-Masarac en Catalogne espagnole (Pont de Mo-
lins, Gérone ; Tarrus et Chinchilla, 1985) et de Г Aspre
del Paradis (Corneilla-del-Vercol, Pyrénées-Orientales ;
Manen et al., 2001) aux productions céramiques
proches ne fait pas l'unanimité.
Enfin, et pour être complet, il convient de rappeler que
l'antériorité de la culture saintponienne sur le Vérazien
est bien attestée dans les gisements stratifiés de
référence (Camprafaud, Font- Ju vénal, Tournié).
DESCRIPTION DE LA STRUCTURE
ET DU MOBILIER
La structure1 avait été partiellement tronquée dans sa • : pierre • : céramique
partie ouest lors du défonçage. Il s'agissait probable
A : lithique Ф : faune ment d'une fosse circulaire d'environ 2 m de diamètre
creusée dans le limon (fig. 2). Dans son rapport de
fouille, P. Ambert précise qu'un feu y avait été allumé 0 lm
afin d'en durcir les parois. Le fond était ensuite partie
Fig. 2 - Plan et coupe de la fouille (d'après P. Ambert, 1977). llement remblayé par l'apport de terre, peut-être dans
Bulletin de la Société préhistorique française 2004, tome 101, n° 1, p. 91-103 94 Annie MONTECINOS
Fig. 3 - Outillage lithique.
- un fragment distal de lamelle à deux pans en silex - un fragment d'éclat tiré d'un galet de quartzite vert
local (n° (n° 8). 2) ;
- un fragment mésial de lamelle à deux pans en silex
local (n° Le mobilier céramique 3) ;
- un fragment distal de lamelle à crête en silex thané- Le du site de la Gare comprend,
tien de la Montagne noire (n° après la réalisation des différents raccords, 157 tessons 4) ;
- deux fragments d'une même lamelle de plein débi- dont 89 atypiques et 68 typiques. La taille moyenne
tage à trois pans. Le talon est facetté concave. Il de ces derniers se situe généralement au sein de deux
s'agit d'un silex gris blond patiné (n° 5) ; fourchettes : la première, nettement majoritaire, est
- un fragment proximal de lame à large plan cortical comprise entre 4 et 25 cm2; la seconde entre 25 et
en silex blond non chauffé. Le cortex est gréseux et 100 cm2. La plupart des fragments présentent des pâtes
le silex contient de nombreuses inclusions minérales sableuses dont le dégraissant hétérogène est souvent
de couleur noire qui suggèrent une origine bas- assez fin. Les couleurs des surfaces sont variées avec
rhodanienne/Provence. Les deux bords semblent une forte dominante des bruns et des noirs. Les parois
retouchés (n° 6) ; présentent des traces de lissage, de polissage ou de
- un éclat secondaire tiré d'un galet de quartzite vert. brunissage. Parmi les 68 tessons typiques, on compte
Il présente un tranchant opposé à un dos naturel 6 carènes, 40 bords, 14 éléments de préhensions, 7
bords avec moyens de préhensions et 1 fond plat. Ce
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mobilier caractéristique comporte des formes resti permettent de classer les différents groupes de vases.
tuables, des formes identifiables et des éléments isolés. Un inventaire détaillé de chaque individu est donné
Le vocabulaire utilisé ici n'a aucune connotation sous forme de tableau dans la figure 4. Les formes
fonctionnelle ; il s'appuie sur les résultats obtenus lors restituables comprennent :
de l'analyse typologique du mobilier céramique réa
lisée dans le cadre de mon mémoire de DEA (Montéci- • Des coupes. - Nous qualifions de coupes, l'ensemble
nos, 2000). des récipients plus larges que profonds dont le rapport
hauteur totale sur diamètre à l'ouverture est à 0,60.
Les formes restituables Elles sont au nombre de 9, les panses sont générale
On regroupe sous cette appellation des récipients rest ment hémisphériques et parfois tronconiques ou cylin
ituables graphiquement qui fournissent des données driques. Quelques-unes d'entre elles possèdent des
d'ordre morphométrique et stylistique. Ce sont eux qui éléments de préhensions.
Inventaire du mobilier céramique restituable
D.O. Ht en Figure inv. frags. type Vol. description en cm cm
5n° 1 marmite 16 cm 10 cm 1,501 panse cylindrique, petit bord déversé, lèvre ourlée 5 4
5n°2 1 coupe 19 cm 8 cm 0,801 panse tronconique, bord divergent 49
bol 11 cm 6 cm 0,301 panse hémisphérique, bord droit ; 1 languette de préhension 5n°3 11 1
coupe 18 cm 9 cm 1,501 panse cylindrique, bord déversé et lèvre ourlée 5n°4 7 1
coupe 15 cm 9 cm 0,901 panse tronconique, bord divergent 5n°5 6 1
5n° 6 coupe 14 cm 7 cm 0,551 panse hémisphérique, bord droit ; 1 bouton de préhension 10 1
marmite 18 cm 8,5 cm 1,551 panse cylindrique, bord convergent ; 1 languette perforée verticalement 5n°7 2 1
coupe 17 cm 9 cm 0,501 panse bord droit 5n°8 50 1
5n° 9 gobelet 12 cm 10 cm 0,701 panse cylindrique, bord divergent 3 3
5n° 10 coupe 22 cm 10,5 cm 2,251 panse hémisphérique, petit bord déversé 9 1
5n° 11 bol 12 cm 6 cm 0,301 panse bord divergent 22 1
5n° 12 bol 10 cm 4 cm 24 1 0,351 panse bord droit
5n° 13 marmite 16 cm 14,5 cm 1,601 panse tronconique, bord divergent 15 1
5n° 14 34 cm 25 cm 15,75 1 panse cylindrique, bord droit ; un cordon unique dans la partie supérieure 26 6
5n° 17 marmite 14 cm 12 cm 1,351 panse convexe, bord droit, ébauche de col 16 4
6n° 3 coupe 16 cm 6 cm 0,651 panse hémisphérique, bord droit 23 1
6n° 5 coupe 19 cm 8 cm 2,751 panse bord légèrement rentrant 1 1
coupe 16 cm 9 cm 1,051 panse cylindrique, bord droit 6n°7 17 3
6n° 9 marmite 16 cm 10 cm 1,101 panse tronconique, bord divergent 1 13
6n° 10 16 cm 11 cm 1,501 panse cylindrique, bord convergent 47 1
6n° 11 marmite 26 cm 25 cm 12,151 panse ovoïde, bord ; deux oreilles superposées probablement en symétrie de quatre 27 2
7n° 1 écuelle 21 cm 6,5 cm 1,251 carène médiane, paroi concave divergente, fond convexe 20 1
7n° 2 16 cm 7,5 cm 0,801 haute, paroi verticale concave, fond convexe 18 2
7n° 3 écuelle 21 cm 9 cm 1,951 carène médiane, paroi rectiligne divergente, fond convexe 21 1 18 cm 7 cm 1,151 carène haute, col rectiligne, fond convexe 7n°4 19 2
7n° 5 écuelle 33 cm 25 cm 20,25 1 basse, paroi convergente rectiligne, bord droit, fond aplani ; motif de cannelures orthogonales 28 11
Inventaire du mobilier céramique identifiable
X X gobelet 12 cm paroi tronconique concave, carène basse 5n°15 4 2
X X 11 cm panse tronconique, bord divergent 5n°16 45 1
6n° 1 X X marmite 16 cm paroi rentrante, bord convergent ; probablement 4 oreilles perforées disposées de manière symétrique 25 1
X X 1 20 cm panse tronconique, bord divergent 6n°2 46
X X marmite 20 cm panse cylindrique, bord 6n°4 48 1
X X 23 cm paroi rentrante, bord droit 6n°6 14 1
X X coupe 32 cm panse hémisphérique, bord droit 6n°8 44 1
X X gobelet 12 cm panse tronconique, bord divergent 7n°6 51 1
X X coupe ? panse bord droit ; élément de préhension arraché 7n°7 43 1
X X gobelet ? ? fond plat mesurant 10 cm 7n°8 8 1
X X ? panse hémisphérique ? 1 coupe ? 9n°9 55
Fig. 4 — Tableau d'inventaire des formes restituables et identifiables.
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Fig. 5 - Formes restituables graphiquement.
Bulletin de la Société préhistorique française 2004, tome 101, n° 1, p. 91-103 Le site néolithique final de la Gare à Cruzy (Hérault) dans son contexte chronoculturel : l'apport du mobilier céramique 97
Fig. 6 - Formes restituables graphiquement (nos 3, 5, 7 et 9 à 11) et formes identifiables (nos 1, 2, 4, 6 et 8).
Bulletin de la Société préhistorique française 2004, tome 101, n° 1, p. 91-103 Annie MONTECINOS 98
• Des bols et des gobelets. - Ces deux termes rII convient toutefois de signaler que deux exemplaires,
les nos 4 et 10 de la figure 5, ont une morphologie qui egroupent un ensemble de récipients de petites dimens
pourrait les rapprocher de certains exemplaires présents ions pouvant aisément être tenus d'une seule main.
dans des assemblages fontbuxiens3. Les bols étant des récipients ouverts et a contrario
les gobelets des fermés. On en dénombre
• Des marmites (fig. 5 et 6). - À l'instar des coupes, quatre exemplaires dont un portant une petite lan
les sont des récipients plus profonds que guette. À l'exception du gobelet qui présente une
larges dont le rapport est compris entre 0,60 et 1 (au- panse tronconique les bols sont de forme hémisphér
delà on parlera de jarre). Huit exemplaires ont pu être ique.
individualisés, les panses sont majoritairement tronco-
• Des écuelles. - Le terme d'écuelle désigne l'eniques et cylindriques, toutefois on note deux panses
ovoïdes. Une seule porte un cordon situé dans la partie nsemble des récipients carénés qui, à l'exception du
supérieure de la panse. vase 5 de la figure 7, s'inscrivent tous dans un même
module quelle que soit la position de la carène. Sur les La forme de l'exemplaire 1 de la figure 5 est également
voisine de certains exemplaires du groupe de Font- cinq écuelles, quatre sont ubiquistes de par leur
bouisse. morphologie; en revanche, l'exemplaire 5 de la
Fig. 7 - Formes restituables graphiquement (nos 1 à 5) et formes identifiables (nos 6 à 8).
Bulletin de la Société préhistorique française 2004, tome 101, n° 1, p. 91-103 :
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Fig. 8 - Éléments isolés : bords (nos 1 à 15) et moyens de préhension (nos 16 à 29).
figure 7, par sa forme et son motif, est indéniablement que des éléments de préhensions et décors que l'on ne
à rapprocher des exemplaires fontbuxiens. peut rattacher avec certitude à un groupe caractéris
tique.
Les formes identifiables On y comptabilise :
Le mobilier identifiable se compose de fragments ty - une carène (non dessinée) ;
piques, tels les bords et les carènes, dont on peut resti - dix bords droits (nos 2 à 4, 6, 8 et 10 à 14), deux
tuer avec certitude l'appartenance à un groupe spéci bords convergents (non dessinés) et quatre divergents
(nos 1,5, 7 et 15); fique. Les formes identifiables comprennent elles aussi
- sept languettes de préhension dont quatre non perdes coupes, marmites, bols, gobelets ainsi que des
forées (nos 23 et 27 à 29), deux perforées (nos 24 et écuelles. Un inventaire détaillé de chaque individu est
25) et une biforée (n° donné sous forme de tableau dans la figure 4. 26) ;
- cinq oreilles de préhension non perforées (nos 16 à
Les éléments isolés 20), un tesson orné d'au moins deux oreilles super
posées (n° Les (fig. 8) comprennent différents 21) et une préhension indéterminée
(n° 22). types de bords, de formes (carènes, fonds plats) ainsi
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