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Le vin italien en Gaule au IIe-Ier s. av. J.-C. : problèmes de chronologie et de distribution - article ; n°1 ; vol.12, pg 391-430

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Dialogues d'histoire ancienne - Année 1986 - Volume 12 - Numéro 1 - Pages 391-430
A reexamination of amphoras and ceramics diffused in Gaul during the 2nd-lst centuries ВС seems to prove the existence of a former period of distribution in Western Languedoc and through the Aude-Garonne axis before Transalpina conquest. Furthermore the study provides some new hypothesis or specify others concerning patterns (direct commerce, part of ports of trade) and agents (Italian negotiatores, massalian network) of this distribution.
Une révision du mobilier amphorique et céramique diffusé en Gaule aux Ilème-Ier s. av. J.C. semble bien montrer la priorité d'une distribution en Languedoc occidental et dans l'axe Aude-Garonne avant la conquête de la Narbonnaise. Elle permet en outre de proposer de nouvelles hypothèses ou d'en préciser d'autres sur les modalités (commerce direct, rôle des port of trade) et les agents (negotiatores italiens, réseau massaliète) de cette distribution.
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Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.

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Publié le 01 janvier 1986
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Langue Français
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Monsieur Michel Bats
Le vin italien en Gaule au IIe-Ier s. av. J.-C. : problèmes de
chronologie et de distribution
In: Dialogues d'histoire ancienne. Vol. 12, 1986. pp. 391-430.
Abstract
A reexamination of amphoras and ceramics diffused in Gaul during the 2nd-lst centuries ВС seems to prove the existence of a
former period of distribution in Western Languedoc and through the Aude-Garonne axis before Transalpina conquest.
Furthermore the study provides some new hypothesis or specify others concerning patterns (direct commerce, part of ports of
trade) and agents (Italian "negotiatores", massalian network) of this distribution.
Résumé
Une révision du mobilier amphorique et céramique diffusé en Gaule aux Ilème-Ier s. av. J.C. semble bien montrer la priorité d'une
distribution en Languedoc occidental et dans l'axe Aude-Garonne avant la conquête de la Narbonnaise. Elle permet en outre de
proposer de nouvelles hypothèses ou d'en préciser d'autres sur les modalités (commerce direct, rôle des port of trade) et les
agents ("negotiatores" italiens, réseau massaliète) de cette distribution.
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Bats Michel. Le vin italien en Gaule au IIe-Ier s. av. J.-C. : problèmes de chronologie et de distribution. In: Dialogues d'histoire
ancienne. Vol. 12, 1986. pp. 391-430.
doi : 10.3406/dha.1986.1732
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/dha_0755-7256_1986_num_12_1_1732DHA 12 1986 391-430
LE VIN ITALIEN EN GAULE AUX Ilème-Ier s. av. J.C. .
PROBLEMES DE CHRONOLOGIE ET DE DISTRIBUTION
Michel BATS
CNRS. ER 290
Un article récent d'André Tchernia, puis sa thèse d'Etat (1), ont relancé
l'intérêt des archéologues et des historiens vers l'interprétation du commerce du
vin italien en Gaule à la fin de la République. Il est difficile de ne pas adhérer
au tableau qui y est défini, pour la désignation aussi bien des clients que des termes
de l'échange ou des caractères du commerce, d'autant plus qu'il s'insère dans
des travaux importants, en France sur l'analyse des systèmes d'échanges et des
rapports sociaux en Gaule protohistorique (2), en Italie, sur la production et
le commerce du vin italien (3). C'est à partir de ces études, et en m'appuyant
sur elles, que je souhaite apporter quelques nuances ou précisions concernant
tant la chronologie de ce commerce du vin que les modalités de sa distribution ;
mais le point de départ de ces observations se trouve d'abord dans une révision
d'une partie du mobilier archéologique témoin de ces échanges pour une période
que nous arrêterons au début du règne d'Auguste.
1 - LA DIFFUSION DES AMPHORES ET DES CÉRAMIQUES D'IMPOR
TATION
1.1. Géographie : localisation et répartition (cf. cartes 1 et 2)
La distribution du vin italien en Gaule ne se fait pas dans un espace incon
nu. Les Phocéens de Marseille et des établissements frères ou fils (à'Emporion à
Nikaia) ont été les principaux intermédiaires pour des échanges parfois déjà M. BATS 392
•Aaphoree aaaaaliètaa Vl/Ve
Q Aaphoree atsaaliètea IV/IIe VAaphoraa phénico-puniques u Autres objeta importes d«
Néditarran** VI/V*
Carte 1 : Distribution des amphores massaliètes (d'après Benoît, 1985). D'HISTOIRE ANCIENNE 393 DIALOGUES
Carte 2 : Distribution des amphores Dressel 1 (d'après Tchernia, 1983).
(On a isolé la Bretagne pour rappeler que le nombre de points signalés n'est pas une
indication de quantité et « surévalué » la région par rapport au reste de la Gaule). 394 M. BATS
séculaires. Il nous paraît indispensable de commencer cette étude par un rappel
de la localisation de ces produits distribués par les Massaliètes, soit comme pro
ductions propres (amphores massaliètes, céramiques à pâte claire peinte ou
non), soit comme accompagnement de leurs productions propres (céramiques
à vernis noir attiques ou italiennes). On pourra ainsi mieux apprécier comment
cette répartition s'articule avec celle des amphores gréco-italiques et italiques.
1.1.1. La diffusion des productions massaliètes (Vie - début Ile s.
av. J.-C.) (4)
a/ Aux Vie - Ve s. av. J.-C, on constate une diffusion centrée sur
la Gaule méridionale (le Bas-Rhône, la Provence occidentale, le Languedoc
oriental), mais poussant des relais maritimes assez loin vers l'Est (d'Antibes à
Syracuse en passant par Gênes, Pise et Gravisca), et vers l'Ouest (d'Agde à
Palamos en par Béziers, Pech Maho et Ampurias), et pénétrant vers
l'intérieur de la Gaule, d'une part en remontant l'axe rhodanien vers la Bour
gogne et le Jura (et même le Haut Danube), d'autre part en suivant l'axe Aude-
Garonne jusqu'à Toulouse.
b/ A partir du IVème siècle et jusqu'au Ile s. av. J.-C, la zone de
diffusion se réduit à peu près exclusivement à sa partie maritime : bien plus,
en Gaule méridionale jusqu'à Agde/Béziers vers l'ouest et Antibes vers l'est,
on constate un quasi-monopole des amphores massaliètes et des productions
associées.
1.1.2. La diffusion des amphores gréco-italiques et italiques aux
Ile - 1er s, av. J-C
En fonction de l'aire de diffusion des amphores massaliètes jusqu'au
début du Ile siècle, on peut maintenant distinguer deux zones :
a/ en Gaule méridionale, une zone qui recouvre exactement les sites
d'accueil des productions massaliètes où l'on passe en général progressivement,
au cours du Ile s. av. J.-C, à une majorité, puis aune exclusivité d'amphores
italiques (5) : ce retournement est manifestement acquis dans le dernier quart
du siècle. Il est raisonnable de penser que ce sont les mêmes agents qui ont
utilisé le même réseau pour distribuer parallèlement et successivement les
deux catégories d'amphores vinaires, et que ces intermédiaires sont les Massal
iètes et leurs agents ; mais il est raisonnable aussi de penser qu'au moins à
partir de la conquête de la Transalpine, où cette zone se trouve entièrement
englobée, les intermédiaires italiens ont pris de plus en plus leur place, puis
toute la place (cf. Cic, Pro Font. V, 1 1).
b/ au-delà de cette zone d'échanges réguliers plus ou moins anciens,
apparaît un certain nombre de secteurs nouveaux, où l'on note tout particuli
èrement l'isthme gaulois et les régions correspondant à la Bourgogne et l'Auver
gne : c'est dans ces zones de renouveau des échanges méditerranéens (après D'HISTOIRE ANCIENNE 395 DIALOGUES
parfois une interruption de quelque deux siècles) qu'il nous faut poser, d'a
bord, les problèmes de la chronologie et des agents de distribution des amphor
es véhiculant les vins d'Italie.
1 .2. Chronologie : amphores et céramiques italiques
II s'agit non pas bien sûr de procéder à un inventaire exhaustif des
trouvailles, mais d'opérer un certain nombre de révisions, tout particulièrement
dans l'isthme gaulois, et accessoirement dans le pays éduen où malheureuse
ment les publications sont trop rares ; on retiendra en outre en priorité les sites
ayant fourni à la fois des amphores et des céramiques italiques (essentiellement
des vases campaniens à vernis noir). On trouvera en annexe 1 les références des
sites retenus, avec, éventuellement, l'analyse de leurs trouvailles caractéristi
ques.
1.2.1. Les amphores
Comme conteneurs de vin italien, les amphores qui nous concernent ap
partiennent essentiellement aux deux grandes catégories des gréco-italiques et
des Dressel 1 . La difficulté de les appréhender repose surtout sur le fait que les
bords sont en général insuffisants pour distinguer dans ces différentes caté
gories entre gréco-italiques et Dressel 1 A ; il faut soit des exemplaires comp
lets, soit des lèvres associées aux anses et aux épaules.
a/ Amphores gréco-italiques (fig.
Nous suivrons la classification proposée par E. Lyding-Will (6).
- amphores du Iïïe s. av. J.-C.
. L.W. forme a : amphore trapue (hauteur entre 60 et 70 cm) et
ventrue (38 à 40 cm de diamètre maximum de la panse). Origine : Sicile (et
Grande Grèce ?). Période : fin IVème-lère moitié du Iïïème siècle. lieux de
trouvaille en Extrême-Occident : Baléares (Artà à Majorque, Cales Coves à
Minorque, Cabrera), Ametlla de Mar (delta de l'Ebre), Pech-Maho, Montlaurès,
Ensérune, Agde (7).
. L.W. forme b : amphore plus haute (hauteur : 70 à 80 cm) et légèr
ement moins ventrue (36 à 38 cm de diamètre maximum de la panse). Origine :
comme la précédente. Période : 2ème moitié du Iïïème s. Connue dans notre
secteur de référence essentiellement à Pech-Maho.
- amphores du Ile s. av. J.-C.
. L.W. forme с : amphore plus élancée (hauteur : 82 à 90 cm, diamèt
re maximum de la panse : 36 à 39 cm) (existe aussi en demi-amphore de
55 à 60 cm de hauteur). Origine italienne. Période : 1er quart du Ilème s.
lieux de trouvaille : Baléares (Cales Coves et épave d'El Lazareto à Minorque),
Ampurias, Marseille (épave du Grand Congloué 1). Cette forme peut difficile- 396 M. BATS
Fig. I : Typologie des amphores gréco-italiques
1. Lyding Will a (Pech Maho) ; 2. Lyding Will b (Pech Maho) ; 3. Lyding Will с
(Grand Congloué 1) ; 4. Lyding Will d (Chrétienne C) ; 5-6. Lyding Will e (5 : Mont
Rose ; 6 : La Ciotat) ; 7. Type Ruscino 1 (Ruscino). Ech. : 1 /12. D'HISTOIRE ANCIENNE 397 DIALOGUES
Fig. 2 : Amphores gréco-italiques de Gaule intérieure
1 . Lyding Will d (St-Gence) ; 2 à 5. Lyding Will с (2 : Vieille-Toulouse, puits XLVTTT ;
3 : Toulouse, St-Roch, puits О ; 4 : Auterive, fosse E ; 5 : Toulouse, St-Roeh, puits
n° 1) ; 6. Type Ruscino 1 (Toulouse, St-Roch, puits n° 10). Ech. : i 12 398 M. BATS
ment être détachée de la forme L.W. d, dont elle ne me paraît être qu'une va
riante très proche, de plus grande taille, prototype de la forme e.
. L.W. forme d, «the standard Greco-italic type», (hauteur : 75 à 85
cm ; diamètre maximum de la panse : 32 à 36 cm). Origine : Italie centrale
et méridionale. Période : 1ère moitié du Ilème s. av. J.C. lieux de trouvaille :
Baléares (Majorque, Ibiza), Carthagène, Alicante, Ampurias, Montlaurès,
Ensérune, Agde, Lattes, épaves et mouillages de la côte provençale (île de Riou,
baie de Briande, St Raphaël, Chrétienne C, Cap Gros) ; à l'intérieur de la
Gaule : St Gence, Chateaumeillant et, peut-être, Titelberg en Luxembourg.
. L.W. forme e : amphore fuselée (hauteur : 85 à 95 cm ; diamètre
maximum de la panse : 30 à 34 cm). Origine : sans doute italique (ou peut-être
hispanique, selon E. Lyding-Will (8) ). Période : .±175 à .+ 100 av. J.C. lieux
de trouvaille (9) : Baléares (Cales Coves à Minorque), Alicante, épave de Punta
Salina, Ampurias, Montlaurès, Ensérune, Montfo, Agde, Nîmes, MaEseilleb
épaves et gisements de la côte provençale (Mt Rose, La Ciotat, Fourmigue à
Bandol, Porquerolles, presqu'île de Giens, Pointe du Brouil, Cap Camarat) ;
en Gaule intérieure : Champ Semard (?), Chateaumeillant, Ginestas, Bram ,
Castelnaudary, région toulousaine, Auterive, Lectoure, Bordes. Cette forme e
est l'équivalent de la forme hybride Lamboglia 4/Dr. la, définie par WJE.
Stockli dans la publication des céramiques de Manching, et du groupe de
Montfo caractérisé par F. Laubenheimer (10). Elle paraît spécialement abon
dante dans les gisements du Languedoc occidental et de l'axe Aude-Garonne
(particu'Hrement à Toulouse). L'établissement de sa chronologie est pour nous
particulièrement important. E. Lyding-Will y rattache trois exemplaires de
l'Agora d'Athènes (non représentés) datables avant 146 (dont deux seraient
même du premier quart du siècle). A Camp Laia, elles proviennent d'un niveau
datable entre 175 et 125, et à Nîmes d'une tombe que le mobilier situe dans le
dernier quart du siècle. En ce qui concerne les épaves, celle de Capo Graziano
(Filicudi A) est datée dans le deuxième quart du siècle, celle de la pointe du
Brouil vers 150/140 et celle de Punta Scaletta à Giannutri vers 140/130.
b/ amphores des Ile - 1er s. av. J.-C. (fig. 4).
- Type Ruscino 1 de F. Laubenheimer : l'auteur a caractérisé un type qui
se rapproche des Dr. 1С, mais rappelle aussi la forme e d'E. Lyding-Will (hau
teur : 95 à 100 cm ; diamètre maximum de la panse : env30 cm : lèvre courte :
env. 4 cm) ; outre les exemplaires d'Azaila, Ruscino, St Nazaire (Aude), Mars
eille et Laissac signalés par F. Laubenheimer, on peut y rattacher, semble-t-il,
l'épave du Cap Benat IV, une amphore de l'épave de la baie de Cavalière et une
amphore du Grand Congloué2?(BenoîU961, pi. III, 6). Sa chronologie paraît
s'établir entre le dernier quart du Ile siècle et le premier quart du 1er siècle.
Origine hispanique ? (1 1)
- Les amphores Dr 1 offrent des caractéristiques (et des difficultés de
classement) suffisamment connues (12) pour que nous n'y insistions pas ici. D'HISTOIRE ANCIENNE 399 DIALOGUES
. Les Dressel 1 A et Dressel 1С présentent une chronologie qui apparaît
à peu près parallèle, du dernier tiers du Ilème siècle (13) à Pavant-dernière
décennie du 1er siècle av. J.-C. Dans la Gaule de la fin du Ile et du 1er siècle, les
amphores Dr. 1 A sont de loin les plus largement diffusées tout particulièrement
dans l'isthme gaulois, le Sud du Massif Central (Aveyron) et la Bourgogne (Cha
lon-sur-Saône).
. Les amphores Dressel IB se distinguent des Dr. 1A par leur taille
(hauteur > 1 ,10 m), la hauteur de leur lèvre (> 5 cm), la hauteur intérieure de
leur pied (> 15 cm), et l'angle plus vif de l'épaule. Leur chronologie s'étend sur
le 1er siècle av. J.-C. avec une plus forte concentration vers le milieu et dans la
deuxième moitié. Elles paraissent proportionnellement beaucoup moins nomb
reuses que les Dr. 1A sur tous les sites de Gaule où elles ont été signalées
(exception faite des sites littoraux du Sud-Est).
Résumons. Au Ille siècle, les amphores gréco-italiques connaissent en
Espagne et en Languedoc occidental une diffusion essentiellement maritime :
la Provence et le oriental (= le domaine massaliète ?) paraissent
à l'écart de cette diffusion, mais en fait il n'y a peut-être là en partie (c'est-
à-dire pour Marseille) qu'un phénomène de non-information archéologique.
A partir du début du Ilème siècle, par contre, de nombreuses épaves sur la
côte provençale et des trouvailles sur les oppida du Bas-Rhône (puis du Lan
guedoc oriental) - on y reviendra - témoignent d'une réelle diffusion des am
phores gréco-italiques. En ce qui concerne la Gaule interne, cependant, il n'est
pas sûr que les amphores de St Gence ou de Chateaumeillant soient plus an
ciennes que celles qui jalonnent l'axe Aude-Garonne : de forme différente, elles
peuvent néanmoins se recouper chronologiquement sur le deuxième quart du
siècle. On essaiera plus loin (1.2.3) de préciser la chronologie de la_ diffusion
dans l'isthme gaulois. A partir du dernier quart du siècle, les choses paraissent
plus simples : les amphores de type Dr. 1A essentiellement connaissent, jusqu'
au-delà du milieu du siècle suivant, leur distribution maximum, alors que la re
lative rareté des amphores Dr. IB marque, particulièrement dans l'isthme
gaulois, un affaiblissement de la diffusion du vin italien, à partir du milieu
du 1er siècle av. J.-C. (14).
1 .2.2. Les céramiques campaniennes
Les informations, pour ces catégories de céramique aussi, sont trop
rares, disparates et d'interprétation délicate.
a/ en Bourgogne (15)
Deux groupes se détachent assez nettement :
- Le premier, à l'heure actuelle documenté par un seul site publié (Le
Petit Chauvort), composé de vases de campanienne A classique (coupes de
forme Lamb. 27B, bol Lamb. 31a, fonds décorés de palmettes radiales éla
borées entourées de cercle (s) de stries) datable entre +175 et +125 ; mais la