14 pages
Français

Les délibérations de la compagnie des marchands apothicaires - épiciers de Paris (suite) (1766-1766) - article ; n°68 ; vol.18, pg 97-108

-

Obtenez un accès à la bibliothèque pour le consulter en ligne
En savoir plus

Description

Revue d'histoire de la pharmacie - Année 1930 - Volume 18 - Numéro 68 - Pages 97-108
12 pages
Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.

Sujets

Informations

Publié par
Publié le 01 janvier 1930
Nombre de lectures 14
Langue Français
Poids de l'ouvrage 1 Mo

Paul Dorveaux
Les délibérations de la compagnie des marchands apothicaires -
épiciers de Paris (suite) (1766-1766)
In: Revue d'histoire de la pharmacie, 18e année, N. 68, 1930. pp. 97-108.
Citer ce document / Cite this document :
Dorveaux Paul. Les délibérations de la compagnie des marchands apothicaires - épiciers de Paris (suite) (1766-1766). In:
Revue d'histoire de la pharmacie, 18e année, N. 68, 1930. pp. 97-108.
doi : 10.3406/pharm.1930.9875
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/pharm_0035-2349_1930_num_18_68_9875Lies Délibérations Je la Compagnie
des Aiarcnanos Apotnicaires-Iipiciers Je Paris
(Suite.)
Dispenses d'apprentissage (suite).
1765, 18 juin.
En l'assemblée des anciens Gardes Apoticaires convoquée par bil
lets à la manière accoutumée, Messieurs les Gardes ont fait lecture
d'un arrest du Conseil d'Etat du Roy en datte du 4 du présent mois,
rendu en faveur des Sieurs Folloppe et Lauron, aspirans à la maît
rise d'apoticaires. Cet arrest est obtenu sur la requête présentée à
Sa Majesté par les dits Sieurs Folloppe et Lauron, munis de délibé
rations du Corps lesquelles portent son consentement à l'obtention
de la grâce qu'ils demandoient d'être relevés du défaut de brevet
d'apprentissage, en soutenans par eux les examens et faisans le chef-
d'uvre requis par les Statuts. Il a été observé après la lecture de cet
arrest, que les deux impétrans ont entre autres choses conclu par
leur requête en offrant en outre de payer les droits ordinaires et ac
coutumés, comme et ainsi que les doivent payer les apprentif s de la
ville de Paris, et que le Roy dans son arrest prononce pareillement à
la charge par eux de payer au Corps des Marchands Apoticaires les
droits ordinaires en pareil cas, outre les autres droits et frais de ré
ception. Que des termes aussi précis mettent lesdits Sieurs Folloppe
et Lauron dans la classe des apprentifs de Paris et ne les assujettis
sent qu'à payer au Corps les sommes que payent les véritables ap
prentifs de Paris; que c'est ainsy que la Compagnie des Apoticaires
par ses délibérations, et les sieurs Folloppe et Lauron par leur
requête, ont entendu demander la grâce de la dispense du brevet
d'apprentissage. Qu'ils y ont tellement compté les uns et les autres 98 REVUE D'HISTOIRE DE LA PHARMACIE
qu'il a été mis en avant par Messieurs les Gardes lors de la délibé
ration, qu'en faveur de cette grâce les dits sieurs Folloppe et Lauron
offroient au Corps des Apoticaires un présent de 500 1. chacun pour
être appliqué au Cours et Cabinet de Matière Médicale et à la Biblio
thèque du Jardin, ce qui n'avoit pas peu contribué à déterminer la
Compagnie dans sa délibération pour les admettre par cette voye.
Que, cependant, M" les Gardes avoient appris de Monsieur le Lieu
tenant général de Police luy même, qu'il falloit que les Sieurs
Follope et Lauron payassent en plein les 2.000 1. comme les payent
les gens sans qualité qui se présentent pour être reçus Marchands
Epiciers à la faveur de l'ancien arrest du Conseil de 1746. Que cet
arrest n'avoit d'application qu'aux Marchands Epiciers et nullement
aux Apoticaires que cela ne peut jamais regarder. Que si les Sieurs
Folloppe et Lauron étoient tenus de payer chacun les 2.000 1., ils
ne donneroient plus chacun les 500 1. qu'ils avoient promis de donner
par forme de présent pour un établissement aussi utile au public,
qu'il est honorable pour la Compagnie, et qu'il étoit à craindre que
les difficultés qu'ils ont essuyées l'un et l'autre de la part de plusieurs
confrères lorsqu'on les a proposés pour être immatriculés ne se
renouvelassent et même ne s'accrussent par la suppression de ce
présent promis de leur part, ce qui indisposeroit certainement contre
eux un grand nombre de confrères. Pour quoy M" les Gardes prioient
la Compagnie de s'expliquer et de leur indiquer la conduite qu'ils
doivent tenir.
La matière mise en délibération, la Compagnie a autorisé Messieurs
les Gardes à se retirer incessamment devant Monsieur le Lieutenant
général de Police à l'effet de lui exposer des motifs aussi déterminans
que le sont ceux déduits cy dessus, et de lui représenter que le texte
littéral de la requête des Sieurs Folloppe et Lauron, et le prononcé
de l'arrest du Conseil rendu en conséquence ne pouvant les assujettir
à payer plus grande somme que celles que payent les apprentifs de
Paris, la Compagnie attend de la protection de ce Magistrat, qu'il ne
donnera pas à l'arrest plus d'extension pour la somme qu'il n'en
exprime lui-même par son prononcé, et que conséquemment les dits
Sieurs Folloppe et Lauron ne doivent payer au Corps que les sommes
que doivent payer les véritables apprentifs de Paris auxquels le dit DES MARCHANDS APOTHICAIRES-ÉPICIERS DE PARIS 99 DÉLIBÉRATIONS
arrest les assimile parfaitement. Fait au Bureau les dits jour et an
que dessus.
(Signé :) Taxil, C. Pia, Pia, Poullain, Chilhaud, etc..
(Ibidem, f° 44 r°.)
1765, 8 août.
Réhabilitation de Laurent-Charles de Laplanche.
Nous soussignés, Gardes en charge, en conséquence de la convoc-
quation par nous faite de l'Assemblée générale des Maîtres de nôtre
Corps par billets en la manière accoutumée et de la personne de
Mr de Laplanche, nôtre confrère, après avoir duement invité Mr de
Laplanche de prendre séance à son rang, avoir voix deliberative et
jouir de tous les droits, honneurs et prérogatives dont jouissent et
doivent jouir tous les Maîtres, lecture faite de la sentence du dix-
huit juillet dernier, avons rayé du Registre des Délibérations celles
concernant Mr de Laplanche aux termes de la sentence cy après ins
crite ainsi qu'il est ordonné par icelle sur le même Registre. Suit la
teneur de ladite sentence :
« A tous ceux qui ces présentes lettres verront, Alexandre de Segur,
Chevalier, Seigneur de France et autres lieux, Conseiller du Roy en
ses Conseils, Prévost de Paris, salut. Sçavoir faisons que sur la re-
queste faite en jugement devant nous à l'audience de Police du Châ-
telet de Paris par Mr Ulcot procureur du Sieur Laurent Charles de
Laplanche, Maître Apoticaire à Paris, demandeur au principal contre
le Corps et Communauté des Maîtres Apoticaires Epiciers de Paris,
et en exécution de nôtre sentence par deffaut du 27 juillet 1764, def-
fendeur à l'opposition y formée par requête verbale du quatre aoust
suivant, deffendeur encore à la requête du six décembre dernier et
demandeur suivant celle du 6 février aussi dernier et en exécution
de nôtre sentence du 22 dudit mois par laquelle pour être fait droit
aux parties, nous avons ordonné que les pièces et dossiers des parties
seroient mises en nos mains pour en être délibéré. Ledit Sr de Laplan
che encore demandeur contre les S" Demoret, Couzier, Bataille, Tre-
vez, Santerre, Mitouart et Laborie, cy après nommés aux fins de la re- REVUE D HISTOIRE DE LA PHARMACIE 100
quête présentée à nous le vingt octobre dernier et de l'exploit d'ass
ignation fait en conséquence de nôtre ordonnance le vingt-quatre du
dit mois par Dageraud, huissier à verge, controllé le vingt-cinq dudit
mois par Duclos et présenté le vingt-sept par M" Cornillier contre
M" Gomel procureur des dits Corps et Communautés des Maîtres
Apoticaires Epiciers de Paris, deffendeurs au principal opposants à
l'exécution de nôtre dite sentence du vingt-sept juillet de l'année
dernière, demandeurs suivant leurs requête verbale d'opposition y
formée, et suivant leurs autre requête verbale du six décembre sui
vant deffendeurs; à celle du six février dernier, et encore 4e dit
Mr* Gomel procureur des dits S" Demoret, Couzier, Bataille, Trevez,
Santerre, Mitouart et Laborie, Maîtres et Marchands Apoticaires Epi
ciers de Paris dont ledit Sr Demoret, premier garde sorti de charge et
les autres, ainsi que les associés dudit Sr de Laplanche au Cour public
de Chymie et à la Thériaque deffendeurs aux requêtes et exploits des
20 et 24 octobre dernier.
« Parties ouïes: Ensemble noble homme M" Souchet Debuisseaux,
avocat du Roy, après qu'il en a été délibéré sur les pièces et dossiers
des parties; nous après avoir été sur les et
des parties, faisant droit sur les conclusions des gens du Roy, disons
que dans huitaine à compter du jour de la signification de nôtre pré
sente sentence, à la requête des Gardes en charge, l'Assemblée géné
rale des Maîtres Apoticaires sera convocquée en leur Bureau en la
manière ordinaire et accoutumée, en présence du commissaire Lau-
monier qu'à ce faire commettons lors de laquelle Assemblée les dél
ibérations des 20 may, 22 juillet et 8 aoust 1763 concernant la partie
d'Ulcot seront rayées du Registre des Délibérations, comme aussi
ladite partie d'Ulcot duement invitée prendra séance, aura voix deli
berative suivant son rang de réception et généralement jouira de
tous les droits, honneurs et prérogatives dont jouissent et doivent
jouir les Maîtres dudit Corps, tant pour le présent que pour l'avenir;
comme aussi disons que ladite partie d'Ulcot sera réintégré dans le
Cours de Chymie et la Société de la Thériaque, pourra faire ses
démonstrations publiques ainsi que les autres associés dudit Cours
et que les répartitions de la Thériaque ainsi que les honoraires des
examens et réceptions des Maîtres et aspirants à la maîtrise et gêné- s - 1 M - \ &
mkttxt §<>ft
fmb£t>c(teut*
j6 ©eftmbetttt 2écn$ SXajtmettc.
$u menfcblicber fpetfe / trand1 /tMbflebraiicfe/jJii SCicbeit/
Seller x>n& 2tporccf erï/4iuc^5uletl)3 mancberkygcbrccb«rt
pes >Sod;0ckitcti ctl<rnï>-&erîn£ut>oiua î>« 2(iul<*/
2Uyfahcbcr Wiuc|h» JUibarçt.
freunfctlicbem gefallen gejîelfct.
Su $r6nd?fuit/ 2$ef Ct)u jfiVm £<j«iolffv
L'hygiène au début du XVIe siècle
d'après le titre gravé du Banquet de la Cour et de la Noblesse
de Louis Lobera d'AviLA
Revue d'Histoire de la Pharmacie PI. VII DES MARCHANDS APOTHICAIRES-ÉPICIERS DE PARIS 101 DÉLIBÉRATIONS
ralement toute autre répartition si aucunes luy sont dues luy seront
constituées en totalité à quoy faire les Gardes en charge seront con
traints, quoy faisant ils en seront et demeureront bien et valabl
ement quittés et déchargés, à l'effet de tout ce que dessus débouttons
les parties de Gomel de leur opposition à nôtre sentence du 27 juil
let 1764, leurs faisons deffenses de plus à l'avenir exécutter des dél
ibérations pareilles à celles dont la radyation a été cy dessus ordonnée
sans en avoir préalablement demandé et obtenu l'homologation, sur
le surplus des demandes mettons les parties hors de Cour, condam
nons Louis Demoret une des parties de Gomel en dix livres de do-
mages et interests envers la partie d'Ulcot, et les parties de Gomel à
tous les dépends, lesquels demeureront compensés jusques à due
concurrence avec ceux dont la condamnation a été prononcée à leur
profit, par nôtre sentence du 28 aoust 1764; disons, en outre, que la
lettre du 14 mars 1763 dont est question écrite par Louis Demoret
une des parties de Gomel sera supprimée en totalité et les termes
injurieux répendus dans les mémoires respectifs des parties seront
pareillement supprimés, et sera nôtre présente inscritte sur le Re
gistre des délibérations des parties de Gomel, ce qui sera exécuté
nonobstant et sans préjudice de l'appel, en témoin de ce nous avons
fait sceller ces présentes données par Mr le Lieutenant général de
Police tenant le siège le vendredy 19 juillet 1765 et délivré pour
seconde grosse, collationné par Morisset, signé Jardin, sçelé et signifié
aux protestations et réserves de se pourvoir par appel contre ladite
sentence à M" Ulcot procureur à domicile, le 6 aoust 1765, signé
Brunet. » Et ont signé.
(Signé :) Mayol, Bert, Lapierre.
(Ibidem, f° 45 r°.)
1765, 16 décembre.
Dispense d'apprentissage.
En l'assemblée de M" les Anciens Gardes Apothicaires convoquée
par billets en la manière occoûtumée, M" les Gardes ont fait lecture
à la Compagnie d'une lettre de M. le Lieutenant Général de Police 102 REVUE D'HISTOIRE DE LA PHARMACIE
par laquelle il leur fait part d'une requête présentée au Conseil du
Roy par le Sr Toussaint-Jean-Augustin de Guienne, tendante à obte
nir de S. M. un arrêt de son Conseil qui le dispense de brevet d'ap
prentissage à Paris et luy permette de se pourvoir par devant les dits
S" Gardes pour être examiné par eux et reçu maître apoticaire à la
résidence de Saint-Germain-en-Laye, après avoir aussi entendu la
lecture du brevet d'apprentissage dudit Sr de Guienne à la fin duquel
est le certificat dudit Sr Lefebvre maître apoticaire de Vitry-le-
François et les certificats de feu M. Genand, nôtre confrère, chez
lequel il a demeuré trois ans et demy et celuy de la veuve Dalier
chez laquelle il a demeuré aussi pendant l'espace de quatre ans, tous
lesquels certificats attestent sa probité ainsi que sa capacité.
La matière mise en délibération, la Compagnie, d'une voix una
nime, a consenti que M" les Gardes procédassent à l'examen et
autres actes probatoires que doit subir ledit Sr Toussaint-Jean-
Augustin de Guienne, si ils y sont autorisés par un arrêt du Conseil
conforme aux conclusions de la requête du suppliant, et ont signé
les dits jour et an que dessus.
[Signé :] Le Bel, Paris, C. Pia, Pia* etc.
(Ibidem, f° 46 v°.)
1766, 7 janvier.
Création d'une bibliothèque et d'un cabinet de matière médicale.
En l'assemblée de Messieurs les Anciens, convoquée par billets en
la manière accoutumée, Messieurs les Gardes ont représentés à la
Compagnie que le projet formé depuis quelques années d'établir un
Cabinet de Matière Médicale et une Bibliothèque dans leur maison
rue de l'Albalètre avoit jusqu'icy souffert quelque retardement par
le défaut de fond suffisant pour parvenir à son entière exécution.
Que les frais de construction du bâtiment destiné à ce Cabinet
avoient été payé par moitié des deniers de la Compagnie, l'autre DÉLIBÉRATIONS DES MARCHANDS APOTHICAIRES-ÉPICIERS DE PARIS 103
moitié l'ayant été de ceux de la Bourse commune de l'Apoticairerie
et Epicerie.
Que les mémoires du menuisier, du serrurier, du vitrier et du
peintre ont été depuis payé avec une somme d'argent qui leur avoit
été remise provenant des dons faits par plusieurs Anciens et quel
ques Modernes pour être employez à cette destination.
Qu'il s'agit maintenant de consommer un projet aussi utile aux
Elèves et aux Amateurs, qu'honorable au Corps en garnissant les
armoires des médicamens tirez des trois règnes, ce qui doit faire le
principal objet sans négliger absolument ce qui est purement d'his
toire naturelle lorsque les occasions favorables s'en présenteront.
Qu'à l'égard de la Bibliothèque elle renferme déjà plusieurs bons
livres de la profession donnés par quelque-uns des Maîtres qui ont
désiré de contribuer à commencer cette collection, et qu'il n'est plus
question que de l'augmenter d'année en année par de nouveaux
achats de livres à mesure qu'il se trouvera des fonds pour cela.
Qu'ils ont actuellement entre les mains une somme de près de deux
mille livres à employer, provenante tant des mille livres qui ont été
donné par moitié par Messieurs Foloppe et Lauron nos confrères en
faveur de leur réception que des autres sommes données par les
différents maîtres reçus dans le courant de l'année passée qu'ils sont
prests de remettre cette somme entre les mains de Mr Bert, garde
en charge, et de M. Pia le fils, ancien garde, qui jusqu'à présent ont
bien voulu donner leurs soins à la formation de cet établissement
avec un zèle et une application et un désintéressement qu'on ne peut
assez louer.
Mais que ces deux Messieurs désireroient avoir pour adjoints deux
autres confrères nommés avec eux par la Compagnie, tant pour les
soulager dans ce travail qui exige de grands détails qu'afin que la
Compagnie puisse être instruite de l'employ qui sera fait de ces
deniers par quatre de ses maîtres qu'elle auroit choisis, qui auroient
toute sa confiance et qui lui en rendroient le compte le plus exact
lorsqu'elle l'exigeroit. 104 REVUE D'HISTOIRE DE LA PHARMACIE
La matière mise en délibération, la Compagnie, d'une voix una
nime, a approuvé le compte qui vient de lui être rendu par Messieurs
les Gardes, a remercié Monsr Pia le fils et Monsr Bert des peines et
soins qu'ils ont bien voulu prendre à l'occasion de l'établissement
dudit Cabinet de matière médicale et de ladite Bibliothèque, les a
prié de continuer avec le même zèle et leur a donnés pour adjoints
dans ce travail Messieurs Vassou et Tassart nos confrères, pour con
jointement avec eux faire aux conditions les plus avantageuses au
Corps les achats de drogues simples pour le Cabinet, et des livres
pour la bibliothèque qui consisteront en ouvrages de chimie, de
pharmacie et d'histoire naturelle, pourquoi elle les authorise à faire
l'employ de ladite sommes et des autres deniers de recette qui leur
parviendront tant des libéralités de tous les confrères qui voudront
bien y contribuer que de ce qui sera donné par la suite par les réc
ipiendaires à venir, dont lesdits sieurs Bert, Pia, Vassou et Tassart
rendront compte tous les ans à la Compagnie tant en recette qu'en
dépense en justifiant des quittances des dits achapts, la Compagnie
se réservant de prendre ultérieurement les mesures et les arrange
ments qui lui paroitront les plus convenables relativement aux jours
que le Cabinet sera ouvert au public et à ce qui sera observé pour
en avoir par les confrères la liberté de l'usage et de la communic
ation. Fait et délibéré en nôtre Burau les dits jour et an, et ont
signé.
(Signé :) Taxil, Barbe, Le Bel, Pia, Poullain, Cessac, Couzier, De
moret, Terrier, Richard, C. Pia, Gillet, Bert, Mayol, Pia, Lapierre,
Bellier.
(Ibidem, f° 47 r°.)
1766, 20 janvier.
Le 20 janvier suivant, en vertu de la délibération cy dessus, Mes
sieurs les Gardes ont assemblé au Bureau de la Compagnie Messieurs
Vassou et Tassart et leur ont fait lecture de la délibération qui les
nomme adjoint à Mes" Bert et Pia le fils pour employer les fonds
destinez par cette délibération à former une Collection de Matière