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babyfrance
Le sommeil
de 0 à 2 ans
Dossier n° 2/2008
>>> Le sommeil de 0 à 2 ans
Sommaire
1. L’ABC du sommeil
2. Préparer bébé à passer ses nuits
3. Les troubles du sommeil
4. Le sommeil de bébé après 12 mois
5. Bibliographie
6. Questions / réponses
Comme toute jeune maman, vous vous demandez si vous allez être une bonne mère,
si vous allez comprendre les différents pleurs et besoins de votre bébé, bref si vous
allez être à la hauteur. Rassurez-vous, vous allez rapidement trouver un allié in-
soupçonné et un guide merveilleux : votre bébé. Son regard, son corps et tout son
être sont une invitation à communiquer.
Sachez également que ce n’est pas seulement dans les livres qu’on apprend à être
mère, mais en écoutant son instinct c’est-à-dire sa propre intuition. Chaque maman
a en elle les ressources pour répondre aux besoins de son bébé et bien des soucis
seraient évités si les jeunes mamans se donnaient l’autorisation de faire «comme
elles le sentent».
En résumé : Des erreurs, vous en ferez toute votre vie mais si elles sont faites dans
l’amour, il n’y aura pas de problème. Etre une bonne mère, ce n’est pas être une
mère parfaite, c’est seulement essayer de faire le mieux possible avec ce que l’on
est.
1. L’ABC du sommeil
Ne sommes-nous pas trop exigeants avec nos bébés ? A peine nés, nous souhaitons
qu’ils soient déjà des petits adultes autonomes qui dorment seuls et passent leurs
nuits.
C’est perdre de vue l’essentiel : votre bébé a besoin ...

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Les dossiers de
babyfrance
Le sommeil de 0 à 2 ans
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Dossier n° 2/2008
Sommaire
Le sommeil de 0 à 2 ans
1. L’ABC du sommeil 2. Préparer bébé à passer ses nuits 3. Les troubles du sommeil 4. Le sommeil de bébé après 12 mois 5. Bibliographie 6. Questions / réponses
Comme toute jeune maman, vous vous demandez si vous allez être une bonne mère, si vous allez comprendre les différents pleurs et besoins de votre bébé, bref si vous allez être à la hauteur. Rassurez-vous, vous allez rapidement trouver un allié in-soupçonné et un guide merveilleux : votre bébé. Son regard, son corps et tout son être sont une invitation à communiquer.
Sachez également que ce n’est pas seulement dans les livres qu’on apprend à être mère, mais en écoutant son instinct c’est-à-dire sa propre intuition. Chaque maman a en elle les ressources pour répondre aux besoins de son bébé et bien des soucis seraient évités si les jeunes mamans se donnaient l’autorisation de faire «comme elles le sentent».
En résumé : Des erreurs, vous en ferez toute votre vie mais si elles sont faites dans l’amour, il n’y aura pas de problème. Etre une bonne mère, ce n’est pas être une mère parfaite, c’est seulement essayer de faire le mieux possible avec ce que l’on est.
1. L’ABC du sommeil Ne sommes-nous pas trop exigeants avec nos bébés ? A peine nés, nous souhaitons qu’ils soient déjà des petits adultes autonomes qui dorment seuls et passent leurs nuits. C’est perdre de vue l’essentiel : votre bébé a besoin de vos bras, de votre tendresse et de votre compréhension pour apprendre à apprivoiser le monde qui l’entoure. Le premier mois, votre bébé dort entre 16 et 20 heures en moyenne. Mais un nou-veauné n’est pas l’autre et il y a les gros et les petits dormeurs. En effet, chaque bébé a sa personnalité de dormeur : dès les premiers jours, on peut distinguer les gros dor-meurs des petits nerveux qu’un rien ne réveille. Le tout est d’apprendre à reconnaître et respecter ce besoin fondamental d’équilibre : bien reposé, bébé sera plus serein. L’important est de laisser votre bébé trouver son propre rythme et ajuster lui-même les moments où il a faim et ceux où il préfère dormir. Il n’est pas facile de bien sentir son bébé c’est-à-dire de le solliciter à bon escient et non à contresens, de bien percevoir ses demandes pour y répondre de façon adaptée. Toutes les jeunes mamans éprouvent de telles difficultés avec leur premier-né : c’est naturel, vous apprenez à être mère. Il est également important de savoir que, si bébé dort autant, c’est simplement pour parfaire sa maturation céré-brale. En effet, le sommeil joue un rôle important dans sa croissance : c’est principalement au cours du sommeil qu’est secrétée l’hormone de croissance indispensable au bon développement du nouveau-né.
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Conseils:
Le sommeil de 0 à 2 ans
- Les deux premiers mois, votre seule attitude doit être de vivre au rythme de votre enfant. Il faut laisser à votre bébé le temps de s’adapter à sa nouvelle existence, sachant que d’une manière générale à de rares exceptions près, il ne passera pas ses nuits avant le 3ème mois.
- Si vous cassez ce rythme que bébé a déjà tant de mal à trouver, il risque de vous gratifier de nuits entrecoupées de cris. Il va se réveiller toutes les 2 heures, toutes les nuits simplement parce que son cerveau aura enregistré qu’une période de rêve se finit toujours par un réveil. - Il est donc essentiel de savoir que bébé s’agite et s’active en dormant. Il mâchonne, se tourne, bouge ses yeux sous ses pau-pières fermées et peut geindre un peu avant de retomber dans un sommeil profond. Surtout, il ne faut pas le réveiller. Attendez donc toujours qu’il pleure réellement avant d’entrer dans sa chambre car il s’agit bien souvent de geignements et de bruits dans son sommeil.
- De plus en plus de jeunes mamans gardent leur bébé dans leur lit pendant les premiers mois ou tant que dure l’allaitement.
Cette formule a l’avantage de rassurer bébé (et maman aussi) qui a encore tellement besoin de l’odeur et du souffle de sa ma-man. Rassurez-vous, on n’a jamais entendu qu’une maman a étouffé son bébé en dormant car l’instinct maternel est bien trop fort : c’est la meilleure des barrières de protection.
Le saviez-vous ?
Le sommeil lent : c’est principalement pendant le sommeil lent de Bébé qu’est sécrétée l’hormone de croissance indispensable à son bon développement et que les défenses du système immunitaire se renforcent.
Le sommeil paradoxal : c’est au cours de cette phase de sommeil que les circuits du système nerveux se mettent en place et se développent. C’est donc à ce moment que les connaissances acquises au cours de la journée sont triées, analysées et stockées.
2. Préparer bébé à passer ses nuits
A partir du 2ème mois de Bébé, son cycle va quelque peu se modifier. Si au cours du premier mois, votre enfant avait un cycle de sommeil de 50 minutes, il va maintenant connaître un cycle de 70 minutes composé comme suit:
Endormissement - Sommeil paradoxal - sommeil lent – sommeil lent profond
Les problèmes de sommeil sont la hantise des parents et se reflètent dans les questions du type : « Est-ce qu’il dort bien ? » « Fait-il déjà ses nuits ? » C’est alors le moment de se rappeler qu’il ne faut pas être trop exigeant avec Bébé mais lui laisser le temps de s’adapter à cette nouvelle vie et savoir qu’il ne passera pas ses nuits avant 3-4 mois.
D’une manière générale, la qualité du sommeil de l’enfant va dépendre essentiellement de votre attitude. Se précipiter au moindre pleur ou, au contraire, le laisser pleurer longtemps sont deux attitudes néfastes qui influenceront le sommeil de Bébé.
Vous devez aussi apprendre à moduler vos attitudes en fonction de l’âge et du tempérament de bébé : décréter qu’il faut être ferme avec un bébé de 2 mois est aussi incohérent que de se lever toutes les nuits pour bercer un enfant de 3 ans.
Donnez-lui des repères
Certains rituels vont permettrent à votre bébé de comprendre qu’on ne vit pas de la même façon le jour et la nuit, qu’il y a une vie sociale dans l’une et pas dans l’autre. Ces repères vont aider votre enfant à mettre en place le rythme jour/nuit.
Exemples de repères la nuit : Parlez-lui le moins possible et chuchotez en lui donnant le sein ou le biberon, n’al-lumez pas la lumière, faites le moins de gestes possibles, recouchez-le sans éterniser les câlins…
Exemples de repères la journée : L’heure des repas, des jeux, de la promenade et du bain vont constituer pour lui des marques. Et surtout, ne le réveillez pas pour le nourrir, le changer, le promener ou pour le présenter à la famille ou aux amis.
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Suivez votre instinct
Le sommeil de 0 à 2 ans
Ne tenez pas compte des recommandations de votre entourage, mais écoutez votre instinct qui vous incite à garder souvent Bébé dans vos bras, à le bercer et à le rassurer. Bien à l’écoute de votre nouveau-né, vous repérerez vite les signes de fatigue et les différentes sortes de pleurs.
Conditions d’endormissement
Il est important que les conditions d’endormissement soient identiques à celles dans lesquelles il se réveillera. En effet, si vous l’endormez dans vos bras, puis le couchez dans son berceau une fois endormi, il se réveillera dès qu’il sentira que vous n’êtes plus là et son cycle de sommeil sera perturbé. Petite astuce : une fois que votre enfant est couché sur le dos dans son berceau, posez une main sur son ventre pour qu’il sente votre présence dans un premier temps pour ensuite diminuer ce laps de temps afin que cela ne devienne pas une habitude dont il ne puisse se passer.
Conseils:
- Respectez les phases de son sommeil. Rappelez-vous que dans un sommeil paradoxal, Bébé peut geindre, bouger ses yeux, avoir une respiration rapide et irrégulière. Attendez qu’il pleure vraiment avant de vous précipiter dans sa chambre car vous pourriez le réveiller et perturber son sommeil.
- Ne le suralimentez pas. Beaucoup de parents pensent que leur bébé a faim quand il pleure et multiplient les biberons. Bébé risque alors de régurgiter pendant son sommeil ou d’avoir une sensation de pesanteur qui le gêne et perturbe alors son sommeil.
- Ne bouleversez pas son cadre de vie. Votre bébé est comme un petit chaton qui a besoin de calme et d’une vie sans agitation avec sa maman. Ne commencez pas à le trimbaler partout ni à lui imposer une multitude de visiteurs.
3. Les troubles du sommeil
Après quelques mois, bébé dort 10 à 12 heures consécutives.
Vous pouvez enfin dormir des nuits complètes et récupérer tout votre manque de sommeil. Mais ce répit est parfois de bien courte durée : des réveils nocturnes peuvent encore avoir lieu. Sachez toutefois que ce ne sont pas des troubles du sommeil mais bien de simples phases dans le développement de Bébé : on peut parler de passage quasi obligé ! Il ne faut donc pas toujours s’inquiéter de ces réveils.
Les causes
- A partir de cinq mois, Bébé n’a plus besoin d’un repas au milieu de la nuit. Mais nom-breux sont ceux qui ont gardé cette habitude. Bébé se réveille alors à heure fixe et ne peut se rendormir sans avoir bu son biberon. En réalité, il n’a pas faim mais croit qu’il a besoin de ce repas supplémentaire pour se replonger dans son sommeil. Petit à petit, il ne fait plus la différence entre les sensations de faim et de sommeil. Un cercle vicieux s’installe alors…
- De même, un nouveau-né qui s’endort paisiblement dans les bras des parents avant d’être remis dans son lit se réveille brutalement au milieu de la nuit, complètement désorienté parce qu’il ne retrouve pas les circonstances de son endormissement. Alors, il ne peut pas se rendormir seul et réclame ses parents à grands cris.
- Par ailleurs, si Maman recommence à travailler et culpabilise, Bébé sent son inquiétude et sa culpabilité. Il ressent de manière plus aiguë ce malaise lorsqu’il se retrouve seul dans son lit et réclame sa mère à corps et à cris…
- Il se peut également que le nourrisson soit sous influence d’excitants : il subit le tabagisme passif de ses parents ou est encore nourri au sein alors que maman fume, boit beaucoup de café ou des boissons alcoolisées.
- Certains bébés peuvent souffrir de troubles du sommeil simplement parce qu’ils sont fatigués d’avoir été trop sollicités par des parents incapables de les laisser souffler pendant la journée.
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Le sommeil de 0 à 2 ans
- Certains parents ne respectent pas le rythme normal de leur bébé en le réveillant au milieu d’un cycle de sommeil pour aller à la crèche, chez la nourrice (travail oblige) ou pire encore aller chez des amis ou faire des courses.
- Dans un souci de trop bien faire ou par inquiétude, certains parents se précipitent au moindre cri ou geignement de leur bébé et le réveillent en pleine période de sommeil et perturbent complètement ses cycles…
- Vers 8-9 mois, Bébé fait sa première crise d’identité et ne veut plus laisser le som-meil l’envahir car il se croit alors abandonné. En effet, le nouveau-né repère que sa maman et lui sont deux personnes distinctes, deux êtres différents. Et cette première indépendance le plonge dans l’angoisse parce qu’il se demande ce qui se passerait si, tout à coup, il se retrouvait tout seul. A cela, il faut ajouter qu’il est encore incapable d’imaginer que sa maman est ailleurs, lorsqu’elle sort de son champ de vision et d’audi-tion. Il ne peut pas comprendre qu’elle va réapparaître parce que la notion de temps lui échappe encore. Et des troubles du sommeil peuvent apparaître.
- Les tensions familiales peuvent réellement perturber le sommeil de Bébé (divorce, dépression de la maman,…).
- Parfois, le nourrisson sent que sa maman a encore besoin de ce lien fusionnel et y répond par des réveils noc-turnes.
Les solutions
- Tous les bébés ont besoin de passer du temps avec leurs parents. S’ils n’ont pas eu leur « dose » dans la journée, ils ont peu de chances de trouver un sommeil calme et tranquille.
- Bébé peut souffrir d’un reflux : la zone de passage entre l’oesophage et l’esto-mac s’appelle le cardia. Au moment de la digestion gastrique, le cardia se gonfle, va comprimer le bas oesophage et empêche les aliments d’y remonter. Il peut arriver que cette zone de jonction joue mal son rôle de clapet et que le contenu liquide et acide de l’estomac remonte à contresens dans l’oesophage.
La règle d’or est de respecter le plus possible le rythme de Bébé et de lui offrir un environnement familial calme, serein et très affectueux.
Pour les problèmes d’endormissement
- Préparez Bébé à passer une bonne nuit grâce au rituel du coucher, c’est-à-dire des gestes et des habitudes à répéter tous les soirs. Le rituel du coucher remplit plusieurs fonctions : il rassure votre enfant, apaise son anxiété et permet un passage en douceur entre l’activité de la journée et la solitude de la nuit. En quelque sorte, il aide à apprivoiser la nuit. Chaque famille choisit son propre rituel. Par exemple, prendre le bain puis le dîner du soir, placez Bébé dans son lit avec un surpyjama ou une turbulette, lui chanter une chanson, lui donner son doudou, faire de gros bisous, puis tamiser sa lumière, mettre de la musique et enfin un doux, chuchoter un « bonne nuit et à demain ».
- La majorité des pédiatres optent pour la formule « 5-10-15 » C’est à dire qu’une fois le rituel du coucher terminé, vous le laissez pleurer 5 minutes la 1ère fois puis allez le rassurer, lui faire des caresses sans le prendre dans les bras. Ensuite, si les pleurs persistent, laissez-le pleurer 10 minutes puis allez le rassurer, etc.. . Cette méthode donne d’excellents résultats en moins d’une semaine car elle apprend à bébé à s’endormir seul et donc à mieux gérer ses réveils nocturnes Bien entendu, vous pouvez utiliser 1,2,3,4,5,6, etc minutes pour un nouveau-né.
Cette méthode ne fonctionne qui si les parents sont déterminés. Bébé doit sentir qu’ils ne vont pas craquer. En effet, s’il pressent une faille, il va les pousser à bout jusqu’à ce qu’ils craquent.
- Les bonnes siestes font les bonnes nuits.
- Les siestes permettent à votre enfant de se reposer et de se détendre. La sieste lui évite donc d’accumuler une
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Le sommeil de 0 à 2 ans
fatigue nerveuse qui conduit aux difficultés d’endormissement ou à l’insomnie. En effet, sans une bonne sieste, votre enfant sera trop fatigué pour trouver le sommeil.
- La sieste apprend à l’enfant à aimer dormir parce qu’elle se fait exclusivement en sommeil lent, sommeil qui n’est pas dérangé par les rêves. De plus, il n’y a généralement pas d’angoisse de la séparation en cours de jour-née.
- Les siestes qui se prolongent au-delà de 16h00 après 9 mois, les siestes trop fréquentes ou mal positionnées peuvent entraîner des difficultés d’endormisse-ment et parfois des réveils nocturnes.
- Le sommeil perdu ne se rattrape pas.
Pour les problèmes de réveils nocturnes
- En ce qui concerne les réveils occasionnels et les cris « douloureux », il faut impérativement aller voir ce qu’il se passe. Il peut s’agir de fièvre, vomissements, selles, poussées dentaires….
- Sachez qu’une alimentation non adaptée peut provoquer des réveils nocturnes. Par exemple, un lait non adapté peut entraîner un reflux gastro-oesophagien, etc... Ayez donc comme premier réflexe de faire le point sur son lait avec son pédiatre.
- En cas de réveils nocturnes « habituels », la solution la plus efficace (mais pas la plus agréable) consiste à s’abs-tenir de toutes interventions après avoir donné à Bébé les conditions d’un bon endormissement (rituel : musique, chanson, doudou, mots doux….). Il va pleurer une nuit, peut-être deux ou trois puis il apprendra à se rendormir seul. Cette méthode peut être déchirante pour une maman : entendre pleurer son bébé et se retenir d’aller le prendre dans ses bras n’est vraiment pas agréable. Mais ce sont les futures nuits et l’équilibre de toute la famille qui sont en jeu.
- De plus en plus de familles optent pour le « co-sleeping », entendez par là predre Bébé dans son lit, seulement le temps que tout le monde se repose. Cette méthode permet à toute la famille de récupérer. Il est important de savoir que des parents au bord de la crise de nerf sont bien pires pour l’équilibre de Bébé que le partage, pour un temps, du lit des parents. En effet, le manque de sommeil a un effet dévastateur au sein d’une famille car il engendre la nervosité et l’agressivité. L’inconvénient de cette méthode est que le nouveau-né perd l’autonomie de sommeil qu’il avait réussi à construire jusque là.
- Ne donnez jamais de sirops pour dormir, de tranquillisants ou de somnifères.
- Lorsque Bébé crie très fort, rien ne sert d’hurler encore plus fort car cela ne le fera certainement pas taire.
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Le sommeil de 0 à 2 ans
4. LE SOMMEIL DE BEBE APRES 12 MOIS
La marche
Entre 12 et 18 mois, votre enfant apprend à marcher, à manger seul… Jamais son cerveau n’emmagasinera plus d’informations que durant cette période. C’est la fois passionnant et stressant. Et son esprit est en surchauffe permanente. D’autant qu’il aimerait tout faire à la perfection pour vous satisfaire…S’il nous décevait, l’aimerions nous encore ? Il est donc inquiet de vous quitter au moment du coucher. La nuit, il redevient un bébé fragile et vulnérable.
Conseils:
à
- Votre enfant a besoin d’être sécurisé par de nouveaux rituels : laissez-lui une certaine autonomie dans le choix du livre, donnez-lui un biberon d’eau qu’il boira ou non, offrez-lui une nouvelle peluche ou laissez-lui une boîte à musique qu’il peut remonter seul et écouter jusqu’à son endormissement s’il en a envie.
- Prenez toujours le temps d’évoquer avec lui les évènements de la journée.
- Durant cette période, il est important d’avertir votre enfant de vos sorties, le prévenir qu’il sera gardé par une baby-sitter mais que vous viendrez lui faire un bisou lorsque vous rentrerez et que demain matin, vous serez là pour lui préparer son petit déjeuner.
Conseils:
L’opposition
A partir de 18 mois, votre enfant rentre dans cette fameuse phase d’opposition, c’est-à dire qu’il va rejeter quasiment systématiquement toutes les règles établies par les adultes. Grâce au « NON », il acquiert un sentiment de toute-puissance. Et le moment du coucher, tout comme celui de l’alimentation, devient le terrain de conflit idéal. Il est bien connu que trop d’autorité tue l’autorité mais une certaine fermeté rassure l’enfant et l’aide dans la construction de sa personnalité.
- Ne faites pas du lit de votre enfant une sanction : ne lui dites jamais « Si tu n’es pas sage, je te mets au lit ». Apprenez-lui plutôt que se coucher et bien dormir sont un vrai plaisir.
- Ne supprimez pas le rituel du coucher en guise de punition car votre enfant risque alors d’avoir de sérieux problèmes d’endor-missement et de sommeil.
- Ne faites pas exprès de le contrarier et de le mettre au pied du mur. Prévenez-le à l’avance qu’il va être l’heure de se coucher. Il aura ainsi l’impression d’être associé à la décision.
- N’ obligez pas un enfant couche-tard à se coucher à 19h sous prétexte qu’il faut lui imposer les premières limites. Respectez sa personnalité.
- Votre enfant a envie d’être considéré comme un grand qui a son domaine : c’est donc le moment d’arranger sa chambre à son goût et de lui permettre un certain désordre.
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Le sommeil de 0 à 2 ans
Les cauchemars et terreurs nocturnes
Les cauchemars
Alors qu’il dormait tranquillement, votre enfant se met à crier et vous montre, complètement affolé, un monstre prêt à le dévorer dans le coin de sa chambre, c’est un cauchemar : votre enfant est réveillé, vous parle et vous entend. Votre rôle est d’écouter, d’apaiser et de rassurer votre enfant.
Le cauchemar joue un rôle primordial dans l’équilibre psychique de votre enfant, c’est un exutoire : grâce aux mauvais rêves, le jeune dormeur peut évacuer des émotions négatives qu’il a vécues au cours de la journée, des semaines ou mois passés.
Les terreurs nocturnes
Si votre enfant pousse des cris, les yeux grands ouverts mais qu’il ne semble pas vous voir, il s’agit sans doute de terreurs nocturnes.Contrairement aux apparences, votre enfant dort profondément et ne se souviendra de rien. Les terreurs nocturnes sont impressionnantes car votre enfant reste inaccessible.
La terreur nocturne montre que quelque chose ne tourne pas rond dans la vie de votre enfant (angoisse, petits et gros tracas…). Ne le réveillez pas et ne lui n’en parlez pas (il ne souvient de rien). Votre rôle est de mener votre enquête dans son environne-ment pour trouver ce qui peut bien le perturber.
Cas particuliers
Certains petits garçons se balancent dans leur lit
Certains petits garçons se balancent dans leur lit jusqu’à se cogner la tête aux barreaux. Cette attitude est une façon de se débarrasser de l’énergie que votre petit enfant n’a pu évacuer dans la journée. L’idéal serait de lui offrir la possibilité de se dépenser plus physiquement. Avec vous, se serait le bonheur.
Certains enfants deviennent des baladeurs de nuit
Certains enfants deviennent des baladeurs de nuit. Ils escaladent leurs barreaux pour venir s’assurer que vous êtes dans votre lit. Au besoin, pour s’assurer que vous n’allez pas vous en aller ! Il se rendort ensuite sous votre couette, et vous avez la surprise de le découvrir au petit matin ! La solution vous appartient : tolérer ou refuser cette attitude selon vos principes et vos valeurs.
La grande partie des spécialistes pense qu’accepter cette attitude risque de renforcer des troubles du sommeil et que la chambre des parents est un lieu d’intimité qui doit rester « inviolable ». Il est alors préférable de proposez à l’enfant de réaménager sa chambre à son goût pour qu’il s’y sente bien, en sécurité.
5. BIBLIOGRAPHIE
Dr. CHALLAMEL M.-J., Dr. THIRION M., Mon enfant dort mal, éditions Press Pocket. Dr. FRYDMAN R., Dr. COHEN-SOLAL J., Ma grossesse, mon enfant, éditions Odile Jacob, 2000. Dr. GOTTLIEB S.E., Les problèmes de sommeil des enfants, éditions Les éditions de l’Homme. « Son sommeil en 50 questions », Parents Magazine, Carnet n°2 du n°421. « Tout sur son sommeil », Parents Magazine, Cahier n°2 du n°372.
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Le sommeil de 0 à 2 ans
6.QUESTIONS / REPONSES
Question 1: Je viens de reprendre le travail et mon bébé de 4 mois ne dort pas chez la nounou. Il pleure jusqu’à son retour à la maison. Là, il s’endort sans pleurer et fait toutes ses nuits. Que faire pour le rassurer là-bas ? Est-ce inquiétant ?
Réponse 1 : Il est tout à fait normal que votre bébé réagisse ainsi. Ne pas vouloir dormir ailleurs signifie simplement qu’il est bien avec vous, dans sa maison. Cela devrait vous rassurer sur votre rôle de mère. Votre bébé fait le dur apprentissage de la vie et de la séparation, mais bien vite, il va trouver son rythme chez sa nounou et un style de vie différent de la maison, avec d’autres richesses. Tant qu’il dort bien à la maison, ne vous inquiétez pas pour son sommeil parce qu’il est impossible de forcer un bébé à dormir. Dès qu’il aura trouvé ses repères, il s’endormira.
Question 2garçon qui a 2 mois ½ et pleure quand je le met au lit. Il ne s’endort que dans mes bras: J’ai un petit ou son siège auto. Je me demande comment faire.
Réponse 2: Votre bébé aime être bercé pour s’endormir, c’est bien normal, mais parfois embêtant, comme vous le décrivez. Voyez avec le pédiatre si votre bébé n’a pas un problème de coliques, de reflux ou toute autre gêne, qui lui fait préférer vos bras ou la position plus «droite» du siège auto par rapport à la position couchée du lit. Peut-être accepterait-il de s’endormir, pendant la journée, dans un «relax», plus incliné que les sièges auto, et qui peut être placé près de vous. Essayez également de l’endormir avec un de vos tee-shirt ou un foulard que vous avez porté et qui est imprégné de votre odeur. Ceci le rassurera beaucoup.
Question 3: Je suis maman d’une petite d’1 mois. Elle est née prématurément et nous sommes restées à l’hô-pital 20 jours. Depuis le retour à la maison, je ne parviens pas à la faire dormir dans son lit malgré le cale-bébé, le tour de lit… Elle hurle dès qu’elle est dans son lit elle ne dort que dans les bras de ses parents ou dans son landau. Comment faire pour qu’elle accepte enfin de dormir dans sa chambre ?
Réponse 3: Un bébé prématuré a sans doute plus besoin qu’un bébé né à terme de sentir la présence de ses parents et de nombreux contacts physiques. Avant 3 mois, il n’y a aucun inconvénient à mettre le landau de votre fille dans votre chambre ou votre fille dans votre lit. Chaque maman doit agir comme elle le sent, en accord avec le papa bien entendu. N’ayez pas d’idées trop arrêtées dès le départ. Enfin, si on laisse pleurer un nouveau-né dans son lit, ce dernier va vivre son lit comme une punition et grandira avec un sentiment d’insécurité.
Question 4: Mon bébé vient d’avoir 17 mois, cela fait environ 3 semaines qu’il a du mal à s’endormir le soir, il est très nerveux, très agité... Du coup nous arrivons à l’endormir vers 22h voire même plus tard et durant la nuit il se réveille entre 3h et 4 h du matin. Lorsqu’il se réveille, nous avons déjà essayé de le laisser dans son lit (c’est une horreur, il hurle même si on reste à côté), pour être un peu tranquille nous le prenons avec nous dans le lit...
Réponse 4: D’une part, votre enfant est en pleine phase de développement psychomoteur et il revit très certai-nement pendant la nuit toutes les aventures qu’il expérimente le jour. Il doit se sentir soutenu et rassuré. C’est évidemment difficile à vivre, chaque nuit, pour les parents. Aussi, vous devez lui apprendre à se rassurer luimême avec son nounours préféré ou un foulard imprégné de votre parfum, cela peut faire des miracles !
D’autre part, par sa nervosité, votre fils essaye de vous transmettre un message : quelque chose le perturbe ou ne lui convient plus. Vous devez vous interroger sur le déroulement de ses journées : Est-ce que tout va bien à la crèche ? Couve-t-il une maladie? Fait-il ses molaires (les dents les plus douloureuses)? Ne fait-il pas de siestes trop longues ou, au contraire, fait-il bien sa sieste? Ne subit-il pas une pression pour être propre? N’êtes-vous pas stressée ou fort occupée en ce moment (travail....)? Quoiqu’il en soit, votre enfant a besoin d’être rassuré sur l’amour que vous lui portez. Rappelez-lui combien vous l’aimez et que vous êtes là pour l’aider si quelque chose ne va pas.
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Le sommeil de 0 à 2 ans
Ensuite, pour l’équilibre de la famille, il est préférable de prendre votre enfant quelques nuits dans votre chambre. En effet, le manque de sommeil engendre de la nervosité au sein de la famille. Et cela n’est bénéfique pour per-sonne. Quelques nuits de repos vous permettront sans doute de gérer plus sereinement le problème.
Question 5: Mon enfant a 3 mois ½ et jusqu’à maintenant faisait ses nuits. Or, depuis 1 semaine, il se réveille systématiquement vers 1h du matin et se met à hurler, avec impossibilité de le calmer! Je ne comprends pas pour-quoi il hurle comme ça. Il fait la même chose au moment de la sieste. Rien ne le calme, et il finit par se rendormir avec la sucette (alors que d’habitude il n’en a pas besoin). A quoi cela peut-il être dû et que fautil faire dans ces cas-là ?
Réponse 5: Les causes des troubles du sommeil sont très nombreuses et il est diffi-cile de les identifier : lait, poussées dentaires, otites, maladies, déménagement... Vous devez donc vous interroger sur les changements qui sont survenus dans ses habitudes : crèche, changement d’alimentation, ambiance familiale, etc... Par ailleurs, certains réveils nocturnes font partie de l’évolution de Bébé et sont un passage obligé dans son développement. Tant que Bébé ne fait pas de fièvre, grossit et grandit bien, il ne faut pas s’inquiéter outre mesure mais simplement « attendre que cela passe », même si cela est épuisant.
Question 6 : Ma fille a 10 mois et plusieurs fois par nuit elle pleure. Ce sont plutôt des cris stridents ; elle va jusqu’a en perdre haleine. La plupart du temps, ses yeux sont fermés et de grosse larmes coulent. Je la caresse doucement et elle finit par s’endormir, jusqu’à la fois suivante. Ca peut aller jusque 5 fois sur la même nuit. Que dois-je faire ?
Réponse 6D’une part, les réveils nocturnes qui se produisent vers 8-10 mois sont généralement liés à « la : crise du 8ème mois » : en réalité, Bébé repère que sa maman et lui sont deux personnes distinctes, deux êtres différents. Et cette première indépendance le plonge dans l’angoisse parce qu’il se demande ce qui se passerait si, tout à coup, il se retrouvait tout seul. A cela, il faut ajouter qu’il est encore incapable d’imaginer que sa maman est ailleurs, lorsqu’elle sort de son champ de vision et d’audition. Il ne peut pas comprendre qu’elle va réapparaître parce que la notion de temps lui échappe encore. Certains bébés font alors de véritables crises de panique devant les étrangers et d’autres se réveillent la nuit. L’in-tensité et la durée de cette crise varient d’un enfant à l’autre. D’autre part, si votre enfant est à la crèche ou chez une nourrice, vous devez enquêter pour savoir s’il n’ y a pas eu de drames, d’accidents, de sanctions...
Question 7: J’ai un bébé de 17 mois qui pèse 13 kg. Le soir, il dîne à 18h30 et se réveille tous les matins à 4h30 pour boire un biberon ensuite il se rendort. Est-ce normal ?
Réponse 7que tous les enfants de 17 mois ne se réveillent pas toutes les nuits à heures fixes pour: Il est certain prendre un biberon de lait mais ils sont beaucoup plus nombreux qu’on ne le pense. Beaucoup de mamans n’osent pas en parler. Nous vous conseillons simplement d’essayer de décaler son horaire ou lui don-ner un biberon avec une farine infantile au moment du coucher pour lui caler l’estomac. Par ailleurs, normal ou pas, ce rythme est celui de votre enfant. S’il est de bonne humeur le matin et ne tombe pas malade et si ces réveils ne vous fatiguent pas trop, ce n’est pas nécessaire d’essayer de changer ses habitudes. En résumé, si ce rythme ne dérange personne, attendez le moment opportun pour le modifier (vacances...) parce que vous ne savez pas quelles en seront les conséquences : réveils intempestifs, pleurs, difficultés pour se rendormir… Enfin, si ce réveil nocturne vous épuise, vous devez expliquer à votre enfant qu’il est grand maintenant, que vous êtes fatiguée et que vous allez lui supprimer son biberon. Laissez-le pleurer trois nuits de suite (ou plus) sans céder. Il perdra alors cette habitude plus ou moins rapidement.
Question 8: Après chaque biberon, mon bébé de 6 semaines et demi ne dort pas avant 1 heure ou 2. Pourtant, elle ne termine pas toujours ses biberons. Que dois-je faire ? Combien de temps faut-il laisser pleurer un bébé dans son lit avant de le prendre ? Que faire quand elle est constipée ?
Réponse 8: Il est tout à fait normal, pour une jeune maman de se poser tant de questions. Tout d’abord, concer-nant la constipation, il est conseillé d’utiliser de l’eau Hépar lors de la préparation du biberon. Ensuite, chaque enfant a son propre rythme qu’il faut respecter. S’il s’endort seulement 1 heure après son biberon mais qu’il dort bien, c’est que tout va bien. Par contre, s’il ne dort pas bien ou a des difficultés à s’endormir, il serait
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Le sommeil de 0 à 2 ans
peut-être utile de décaler légèrement ses heures de biberon et de les reculer d’environ 1/4h ou 1/2h. Assurez-vous qu’il a fait son rot avant de le coucher. Par ailleurs, certains bébés ont besoin de pleurer pour chercher leur sommeil et d’autres pas du tout. Si votre bébé pleurniche 5 min, c’est normal et vous ne devez pas le prendre. Par contre, si ses pleurs vous semblent être des hurlements, prenez-le après 5- 10 minutes, bercez-le puis recouchez-le dans le calme. Faites toujours confiance à votre instinct et à votre intuition de mère concernant l’attitude à avoir envers votre bébé. Nous conseillons aux jeunes mamans qui connaissent des problèmes de sommeil ou de digestion de consulter un ostéopathe. Une naissance trop longue ou trop rapide, avant terme ou tardive, un accouchement par le siège, par césarienne ou à l’aide de forceps peuvent perturber la bonne mise en place des structures crâniennes. En ef-fet, il se peut que la pression exercée sur le crâne de bébé entraîne une compression des cellules cérébrales aux conséquences parfois lourdes : problèmes de digestion, régurgitation, coliques, pleurs inexpliqués, otites ou rhino-pharyngites à répétition. Pour rééquilibrer bébé, le praticien va prendre sa tête entre ses mains et va relâcher les tensions par de légères pressions sur la membrane intracrânienne.
Question 9: Depuis quelques temps, ma fille de 4 mois ne s’endort qu’avec une tétine ou au biberon. Que dois-je faire ?
Réponse 9: Votre fille semble simplement avoir besoin de sucer. Ce besoin est tout à fait normal chez le bébé, et la quantité de temps de succion des repas ne suffit pas toujours à l’apaiser. Le besoin de succion est un besoin fondamental du nouveau-né qui semble correspondre à un besoin de sécurité, comme pour se retirer en lui-même. De nombreux bébés crient ou pleurent en dehors des repas, non de faim ou de douleur, mais par simple besoin de sucer. Dès que l’on reconnaît ce besoin de succion, le débat pouce ou tétine a peu d’importance. Cependant, il est vrai que le pouce est toujours prêt et disponible et que bébé peut le trouver seul la nuit, alors qu’avec une tétine, il pleura la nuit dès qu’il la perdra. Et cette scène peut se reproduire 3 à 5 fois la nuit.
Si vous décidez de donner des sucettes à votre bébé car elle vous paraît indispensable à son équilibre, assumez cette décision jusqu’au bout et ne la lui supprimez pas un beau jour parce que vous n’avez plus envie de vous lever la nuit, ce serait injuste pour lui. Mettez plutôt plusieurs tétines dans son lit, il finira par en trouver une. Chaque bébé est différent et a son propre caractère. Tous les bébés n’expriment pas leurs craintes en ayant besoin de sucer. Mais si votre fille exprime ce besoin, vous devez le respecter en tant qu’être humain ayant un besoin fon-damental à satisfaire.
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