Les Français à l'étranger : une population difficile à délimiter - article ; n°3 ; vol.11, pg 193-203

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Revue européenne de migrations internationales - Année 1995 - Volume 11 - Numéro 3 - Pages 193-203
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Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.

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Publié le 01 janvier 1995
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Béatrice Verquin
Les Français à l'étranger : une population difficile à délimiter
In: Revue européenne de migrations internationales. Vol. 11 N°3. pp. 193-203.
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Verquin Béatrice. Les Français à l'étranger : une population difficile à délimiter. In: Revue européenne de migrations
internationales. Vol. 11 N°3. pp. 193-203.
doi : 10.3406/remi.1995.1485
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/remi_0765-0752_1995_num_11_3_1485Revue Européenne
des Migrations Internationales
Volume 11 -N°3
1995
NOTE DE RECHERCHE
Les Français à l'étranger : une
population difficile à délimiter
Béatrice VERQUIN
La France est connue comme étant un pays d'immigration et
dans son cas l'émigration est le plus souvent considérée comme une donnée négli
geable. Il est vrai que comparée à l'émigration italienne par exemple, les départs des
Français à l'étranger n'atteignent que des effectifs modestes. Cependant, l'émigrat
ion française n'a jamais été inexistante et on constate une augmentation régulière
de la présence française dans le monde depuis 1970. Cette note de recherche a pour
objectif de dresser un tableau global de la présence française à l'étranger1. Nous
montrerons tout d'abord que la population française hors du territoire national est
difficile à délimiter. En faire l'étude nécessite de franchir un certain nombre d'obst
acles, méthodologiques et juridiques. Toutefois, nous essayerons, à l'aide de cartes,
de préciser quels sont les effectifs de la population française à l'étranger et leur répart
ition. Enfin, quels sont les départements d'accueil des Français revenant de l'étranger.
LES SOURCES DISPONIBLES
Les renseignements disponibles sur l'émigration française sont actuellement
assez limités. Ce phénomène migratoire de faible ampleur, a suscité peu d'intérêt,
d'où une situation de sous-développement statistique. Seule la Direction des Français
à l'Etranger (D.F.A.E.) du Ministère des Affaires Etrangères, qui rassemble les
données dressées par les ambassades et les consulats de France, dispose d'informat
ions. Les associations de Français à l'étranger, telles que l'Association
Démocratique des Français à l'Etranger (A.D.F.E.) ou l'Union des Français à
l'Etranger (U.F.E) ne produisent plus comme par le passé de statistiques propres.
Elles se rapportent aux statistiques diffusées par la Direction des Français à
l'Etranger. Béatrice VERQUIN
Les sources fournies par les autorités portuaires, aéroportuaires ou aux frontières,
ne sont d'aucune utilité. En effet, la plupart du temps, aucune différence n'est établie
entre les visas des emigrants, des touristes, des hommes d'affaires. L'Office des
Migrations Internationales (O.M.I.), dont une des fonctions est de favoriser l'emploi
des Français à l'étranger, se réfère également aux statistiques de la Direction des
Français à l'Etranger. Enfin, les recensements de la population française exécutés par
l'I.N.S.E.E. ne contiennent malheureusement aucune question sur le séjour des
Français à l'étranger. Ces derniers ne sont d'ailleurs pas comptabilisés dans les
recensements français. Toutefois, une question concerne les changements de rés
idence et permet de connaître l'importance des retours en France d'un recensement à
l'autre : on connait ainsi le nombre de Français résidant hors de France métropoli
taine au recensement précédent.
La meilleure source statistique des Français à l'étranger demeure l'immatricula
tion consulaire, bien qu'elle se révèle incomplète. L'immatriculation des Français à
l'étranger dans les consulats n'est plus obligatoire depuis 1961, et certains agents de
l'Etat, comme les diplomates, en sont officiellement dispensés. L'immatriculation
consulaire seule, ne peut donc pas être considérée comme véritablement représentat
ive des effectifs totaux des Français hors de France. C'est pour cela que les consul
ats pratiquent chaque année, une estimation des ressortissants français non immatri
culés installés dans leurs circonscriptions. Ces limites précisées, il reste cependant
vrai que l'évaluation consulaire fournie par le Ministère des Affaires Etrangères est
utile car elle prend en compte à la fois les Français immatriculés, les dispensés et les
non immatriculés.
L'administration distingue de surcroît deux types de Français immatriculés, les
détachés et les expatriés. Les premiers ont un lien statutaire ou de dépendance profes
sionnelle avec un employeur en France et qui prévoit à terme leur réintégration dans
l'entreprise ou l'organisme d'origine. Les seconds correspondent à tous les autres cas
de Français immatriculés, qu'ils soient permanents, chefs d'entreprises, salariés en
contrat local, ou coopérants. Cette distinction repose sur la fiction selon laquelle le
détaché est estimé comme résidant et travaillant sur le territoire français. La loi
française (en matière de sécurité sociale notamment), doit donc le régir, alors que
l'expatrié est, conformément à la réalité, considéré comme n'étant pas en France, si
bien que ce n'est pas au titre de la territorialité mais sur un fondement volontaire que
la loi française peut lui être appliquée.
Enfin, précisons que le caractère modeste de l'émigration française par rapport
aux autres courants migratoires alimentés par certains grands pays d'émigration
(Royaume-Uni, Italie, Portugal), explique que dans les données publiées dans
d'autres pays, on distingue rarement les Français. Ils sont regroupés dans une
rubrique "autres nationalités", lorsque la catégorie "étranger" fait l'objet d'une
subdivision par nationalités. Les grands pays d'immigration, tels que les Etats-Unis,
le Canada mesurent les flux d'entrées et publient des séries annuelles par nationalité
détaillée, dont la France. Leurs systèmes d'informations ne comportent malheureu
sement aucune indication sur les flux de sorties. D'autres pays, tels que la Belgique
et l'Allemagne présentent l'intérêt de disposer de registres de population. Il est alors
possible de connaître très exactement le nombre et la répartition de la communauté
française dans ces pays, année après année. Les Français à l'étranger: une population difficile à délimiter
DEFINITIONS PRELIMINAIRES
DÉFINITION DU FRANÇAIS "DE" ET "À" L'ÉTRANGER
Certains Français vivant à l'étranger peuvent être considérés comme des
"émigrés", même si ce terme ne fait pas partie du vocabulaire lié à la migration hors
de France. On parle le plus souvent de "Français de l'étranger", ou de "Français à
l'étranger". Entre ces deux appellations généralement admises, une nuance apparaît
dans l'usage. Le terme de "Français de l'étranger" est souvent employé lorsque l'on
parle du ressortissant résidant à l'étranger pour une longue durée, donc de
"l'émigré", tandis que le terme de "Français à l'étranger" fait couramment allusion
aux Français de passage, en mission de courte durée. Le vocabulaire lié à l'émigrat
ion française évolue en permanence au gré des modifications structurelles qui tran
sforment notre présence à l'étranger. On dénommait naguère par "Français de
l'étranger", les Français installés à titre définitif à l'étranger. Ils sont maintenant
devenus "les à l'étranger" puisqu'ils ne font qu'y passer. Cette modification
n'est pas de forme, il convient de lui donner tout son sens.
La définition de la durée du séjour hors de France est donc fondamentale. On
distingue habituellement l'émigration temporaire que l'on qualifie de plus en plus par
les termes de "mobilité" ou "d'expatriation" et l'émigration permanente à l'étranger.
La présence temporaire est caractérisée par le fait que celui qui la vit conserve son
comportement national et se perçoit comme un étranger au milieu dans lequel il
réside. Ainsi, il conserve le plus possible son mode de vie, ses habitudes de consomm
ation, l'usage de sa langue, il fréquente ses compatriotes. En fait, il considère toutes
choses, carrière, situation personnelle et familiale à travers le prisme de son pays
d'origine. Les caractéristiques de la présence permanente sont celles de l'adaptation
au milieu environnant. Elles peuvent atteindre un degré tel, que le Français de
l'étranger se détache totalement de la France. C'est en particulier le cas lorsque la
transplantation remonte à une génération et a fortiori lorsqu'elle est plus ancienne.
Les Français permanents à l'étranger sont très souvent des binationaux. Ils peuvent
renoncer à leur nationalité française, préférant par commodité opter pour la national
ité du pays où ils vivent.
Enfin, le Journal Officiel précise que l'on considère comme Français de l'étranger,
un Français qui réside plus de 183 jours (six mois), dans l'année, dans un pays étranger
et qui y possède son foyer permanent d'habitation^. Il semble que cinq ans soit le délai
au-delà duquel un Français peut être considéré comme résidant permanent à l'étranger.
La plupart des missions temporaires ont en effet une durée inférieure à celle-ci.
LES FRANÇAIS BINATIONAUX
Un Français qui émigré conserve généralement sa nationalité française au regard
des autorités françaises, même s'il est définitivement installé à l'étranger, et même,
dans certains cas, s'il acquiert volontairement une nationalité étrangère. Les cas de
Français à l'étranger binationaux sont multiples et posent de nombreux problèmes
juridiques. Il convient d'évoquer les conséquences des décolonisations. Aujourd'hui
encore, on trouve de nombreux cas de double-nationalité française au Vietnam, en
Inde, dans les anciennes colonies d'Afrique Noire, à Madagascar et en Algérie. Béatrice VERQUIN
389 808 binationaux étaient recensés parmi la population immatriculée à l'étranger
au 1er Janvier 1993 (914 551 Français), soit 42,5% du total des immatriculés.
Les Français permanents à l'étranger sont comme nous l'avons vu, bien souvent
binationaux, gardent les droits liés à leur nationalité française en étant immatriculés
dans les consulats de France. Nous pouvons également souligner que le nombre des
mariages mixtes contractés par des Français est en augmentation, ce qui renforce
également l'effectif des binationaux français à l'étranger.3
LA RÉPARTITION DES FRANÇAIS À L'ÉTRANGER
Les départs à l'étranger des Français s'orientent vers deux pôles d'attraction
principaux, l'Europe de l'Ouest et l'Amérique du Nord (Figure 1), qui regroupent
69% des effectifs français à travers le monde en 19934.
L'Europe de l'Ouest accueille 831 284 ressortissants français, soit 48,5% du total
des Français installés hors de France. L'Amérique du Nord (Etats-Unis et Canada)
représente 20,5% des Français à l'étranger (350975 individus). Les Etats-Unis
constituent aujourd'hui le premier pays d'accueil des Français à l'étranger, regrou
pant une communauté française de 242 205 membres (14% du total de la population
française expatriée). L'émigration française répond à des facteurs de départs variés.
Les travailleurs du secteur public y sont marginalisés par rapport au secteur privé
beaucoup plus développé.5 Les principaux pays où vit la population française
installée en Europe sont tout d'abord la Belgique avec 10,7% du total des Français
à l'étranger (183 285 ressortissants français), l'Allemagne avec 9,7% (165 518
ressortissants français), le Royaume-Uni avec 7,6% (130 418 ressortissants français),
et enfin la Suisse avec 6,4% (109 547 ressortissants français). Outre la proximité
géographique, les liens politiques et économiques qui lient la France à ces Etats, font
que l'émigration française s'y dirige de préférence. La Belgique et l'Allemagne, en
particulier représentent chacun plus de 15% de la population française établie en
l'Europe.
A l'inverse, les Français sont manifestement absents en Europe de l'Est et du
Nord, en Asie, notamment le long de la façade Pacifique, dans ces zones qui consti
tuent pourtant des régions à forte croissance économique potentielle. L'Afrique quant
à elle, à quelques exceptions près, en particulier en Afrique de l'Ouest (Maroc,
Côte-d' Ivoire), semble vide de toute présence française, où seuls Tunisie, Sénégal,
les coopérants français, bien que subissant sans cesse une diminution régulière, main
tiennent la présence française.
LES DÉPARTEMENTS D'ACCUEIL DES FRANÇAIS
REVENANT DE L'ÉTRANGER
Certaines régions françaises sont connues pour avoir été à l'origine des princ
ipaux flux d'émigration. Avant la Première Guerre mondiale cette émigration affec
tait surtout les régions pauvres qui subissaient le chômage (Bretagne, Massif-Central,
Corse, Pays-Basque et Alpes du Sud) et portait sur des effectifs nombreux par rapport
à la population de ces régions. Peu à peu, ces courants migratoires se sont affaiblis, Français à l'étranger: une population difficile à délimiter Les
Figure 1: Répartition géographique des Français à l'étranger 198 Béatrice VERQUIN
surtout avec la forte expansion économique des années 60, sans toutefois s'inte
rrompre totalement, mais le rapatriement de plus d'un million de Français, consé
quence des décolonisations, masqua ces flux.
Aujourd'hui, les départs des migrants ne semblent ne plus avoir pour origine
essentiellement ces régions pauvres ou rurales. La conjoncture économique nouvelle
depuis 1974 et les changements de types d'emploi proposés à l'étranger donnent de
l'importance à une autre vague d'émigration, située principalement dans les grandes
villes (Paris, Marseille, Lyon, Bordeaux) et dans les grandes régions économiques
françaises (Nord, Rhône-Alpes, Est, Ile-de France). L'époque de l'émigration trad
itionnelle est révolue, elle a fait place à celle de l'expatriation, c'est-à-dire à des
départs pour l'étranger qui s'effectuent pour un temps limité, avec des séjours
souvent assez brefs et répétés.
De nos jours, quelles sont les grandes régions de départ des Français à l'étranger?
Faute de renseignements suffisants concernant les régions de départ des Français, il
n'est pas possible de répondre directement à cette question. Il n'existe jusqu'à
présent aucun document ou statistique complet portant sur cet aspect de notre espace
migratoire international. Par contre, indirectement, nous disposons d'une source indi
recte : les recensements généraux de la population française. En associant les
réponses concernant la nationalité (Français de naissance) et le lieu de résidence au
recensement antérieur, l'I.N.S.E.E. publie des données sur les retours des Français
dans le territoire métropolitain.
Notons cependant, qu'il n'est pas possible de parler de "retour" ou de "départe
ments de départ", puisque rien n'indique que ces départements qui accueillent les
Français revenant de l'étranger soient bien ceux où ils habitaient avant leur émigration.
LES DÉPARTEMENTS D'ACCUEIL DES FRANÇAIS REVENANT
DE L'ÉTRANGER EN 1982
La carte des arrivées des Français, par département de résidence en France en 1982, a
été réalisé à partir du recensement général de la population française de 1982 (résultats du
sondage 1/4, fascicules verts par département), ainsi que du tableau (07/2), la population
totale née dans les DOM-TOM, par lieu de résidence antérieure en 1982 (Figure 2).
Le nombre des arrivées par département varie beaucoup de l'un à l'autre, passant
de 2 000 à 35 000 individus. Les grandes concentrations se trouvent naturellement en
Ile-de France et dans la région Rhône-Alpes. Mais les Français revenus de l'étranger
sont aussi très nombreux dans les régions périphériques de la France (Nord, Haute-
Normandie, Bretagne, Aquitaine, Midi-Pyrénées, Languedoc-Roussillon, Provence-
Alpes Côte d'Azur, Alsace-Lorraine). Par contre, le centre de l'espace français, appar
aît presque vide de cette présence. C'est le cas de la Creuse (406 arrivées), du Cantal
(504), de la Haute-Loire (584). Cette répartition géographique n'est pas surprenante,
puisqu'elle correspond plus ou moins aux points forts et faibles de l'espace français,
en termes démographique et économique.
On peut proposer plusieurs explications de la présence plus ou moins forte de
Français revenant de l'étranger dans tel ou tel département. Le premier département
d'accueil des Français de l'étranger est Paris, qui représente à lui seul 7,7% des Les Français à l'étranger: une population difficile à délimiter
Figure 2: Français de naissance, revenant de l'étranger
par département de résidence en France métropolitaine en 1982
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Hauts de Seine Seine St Denis
Val de Marne
Illustration non autorisée à la diffusion
arrivées (35 000 individus). Si on l'ajoute aux autres départements de la région, l'Ile-
de-France totalise 27,3% de l'effectif des arrivants (124 760 personnes). On peut sans
doute mettre en relation le nombre important des Français revenant de l'étranger dans
cette région, avec le fait qu'elle regroupe une part considérable non seulement de la
population française, mais aussi des activités du tertiaire supérieur (activités de direc
tion, d'organisation, de décision, aussi bien dans le secteur public que privé) qui sont
à l'origine de la majeure partie des départs hors de France (Tableau 1). Béatrice VERQUIN
Tableau 1 : Répartition par régions des Français
revenant de l'étranger en 1982
Régions Effectifs Pourcentages
Ile-de-France 124 760 27,3
Bouches-du-Rhône 19 748 4,3
Illustration non autorisée à la diffusion Nord 12 480 2,7
Rhône-Alpes 11600 2,6
2,4 Aquitaine 11016
179 604 100 Ensemble
(Source : I.N.S.E.E, RGP, 1982)
Les départements à dominante urbaine représentent les effectifs des arrivants les
plus importants, ce qui suggère soit que l'essentiel de l'effectif des Français à
l'étranger étaient partis des grandes villes, soit que ces villes sont attractives pour les
Français revenant de l'étranger, en fin de contrat et à la recherche d'un emploi.
La forte présence des arrivées dans les régions périphériques met en relief
d'autres dynamiques de la migration française. La Bretagne, la Charente-Maritime et
les régions de la bordure méditerranéenne concentrent l'essentiel des migrations de
retraite en France. Une partie des effectifs importants des Français revenant de
l'étranger qui y est installée, est probablement constituée par des anciens expatriés
rentrés en France à l'heure de la retraite.
Il est probable aussi que nos anciens "canaux d'émigration" (Bretagne,
Aquitaine, Pyrénées) ne sont pas taris mais qu'au contraire ils continuent d'être à
l'origine d'un nombre considérable de départs de nos compatriotes hors de France.
Les arrivées nombreuses observées dans tous les départements bretons, aquitains, et
dans une moindre mesure dans la région Midi -Pyrénées, pourraient correspondre
alors à de véritables retours d'expatriés dans leur région d'origine. La Corse à l'i
nverse, n'est plus la terre de nombreux retours de Français rentrant en métropole.
Il est possible enfin que le nombre des résidences secondaires appartenant à des
anciens Français de l'étranger, ou demeurant encore à l'étranger influence considérable
ment l'effectif des arrivants recensés, notamment dans le cas des départements côtiers.
LES DÉPARTEMENTS D'ACCUEIL DES FRANÇAIS REVENANT
DE L'ÉTRANGER EN 1990
La carte des Français revenant de l'étranger, par département de résidence en
France en 1990, a été constituée à partir des données du recensement général de la
population française (résultats du sondage 1/4, fascicules verts par départements)
(Figure 3).
La répartition des Français récemment de retour en France a subi peu de modifi
cations depuis 1982. Par conséquent, toutes les remarques faites précédemment
restent valables. Par contre, la place de l'Ile-de-France dans le dispositif des retours
en France s'est renforcée. Alors que le nombre des arrivants en France est en baisse
entre 1982 et 1990 (-34 249), celui de s'est accru (+13 084) individus.
De ce fait, la concentration des anciens expatriés tend à se renforcer en Ile-de-France, Les Français à l'étranger: une population difficile à délimiter
Figure 3: Français de naissance, revenant de l'étranger
par département de résidence en France métropolitaine en 1990
Répartition des Françai* revenant de l'étranger dans la région Ile-de-France en 1990
Val d'Oise
Hauts de Seine Seine St Denis
Val de Marne
Illustration non autorisée à la diffusion