Les idées de Stendhal

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Français
550 pages
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LES IDEES DE STENDHAL DU MEME AUTEUR STENDHALLA VIE AMOUREUSE DE '^tne\ JEAN MÉLIA Les StendhalIdées de La première qualité exigée par les nosnouveaux besoins de cœurs est la franchise, soit dans le caractère, soit dans les écrits. STENDHAL. DEUXIEME EDITION >.7^'-'f Y(" PARIS MERCVRE DE FRANCE XXVI, RVE DE COiNDÉ, XXVI JUSTIFICATION DU TIRAGE 1549 il4S Droits de traduction et de reproduction réservés pour tous pays. A VANT-PROPOS Les Idées de Stendhal consl'iiueni ce que Sten- beylisme, de son nomdhal a lui-même appelé le Henri Beyle.patronymi({ue Comme il est à Smolensk, en qualité d'intendant sonmilitaire, le 24 août 181 Stendhal écrit à2, Félix Faure, magistrat, puis député etami alors enfin pair de France, tout ce qui fait le motifde ses désillusions. Cette « soifde voir » qu'il avait autre- disparu.fois a Il assure à son ami qu'il vieillit. Il al'envie de se retirer du monde, de demander un poste à Rome, où il pourra vivre en tranquillité. « Je n'hésiterais ajoule-t-il, si j'étais sûrpas, de mourir à quarante —ans, il en a à peine vingt-neuf. Cela pèche contre le beylisme. C'est une suite de l'exécrable éducation morale que nous avons reçue. » Lorsqu'en i855 les lettres de Stendhal furent réunies pour être publiées, son parent exécuteuret testamentaire, Romain Colomb, crut de son devoir d'annoter au bas de celle adressée à Félix Faure LES IDEES DE STENDHAL expressionbeylisme : cette signifie idées, princi- particuliers à Beyle.

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LES IDEES DE STENDHALDU MEME AUTEUR
STENDHALLA VIE AMOUREUSE DE'^tne\ JEAN MÉLIA
Les
StendhalIdées de
La première qualité exigée par les
nosnouveaux besoins de cœurs est
la franchise, soit dans le caractère,
soit dans les écrits.
STENDHAL.
DEUXIEME EDITION
>.7^'-'f
Y("
PARIS
MERCVRE DE FRANCE
XXVI, RVE DE COiNDÉ, XXVIJUSTIFICATION DU TIRAGE
1549
il4S
Droits de traduction et de reproduction réservés pour tous pays.A VANT-PROPOS
Les Idées de Stendhal consl'iiueni ce que Sten-
beylisme, de son nomdhal a lui-même appelé le
Henri Beyle.patronymi({ue
Comme il est à Smolensk, en qualité d'intendant
sonmilitaire, le 24 août 181 Stendhal écrit à2,
Félix Faure, magistrat, puis député etami alors
enfin pair de France, tout ce qui fait le motifde ses
désillusions. Cette « soifde voir » qu'il avait autre-
disparu.fois a
Il assure à son ami qu'il vieillit. Il al'envie de se
retirer du monde, de demander un poste à Rome,
où il pourra vivre en tranquillité. « Je n'hésiterais
ajoule-t-il, si j'étais sûrpas, de mourir à quarante
—ans, il en a à peine vingt-neuf. Cela pèche
contre le beylisme. C'est une suite de l'exécrable
éducation morale que nous avons reçue. »
Lorsqu'en i855 les lettres de Stendhal furent
réunies pour être publiées, son parent exécuteuret
testamentaire, Romain Colomb, crut de son devoir
d'annoter au bas de celle adressée à Félix FaureLES IDEES DE STENDHAL
expressionbeylisme : cette signifie idées, princi-
particuliers à Beyle.pes,
Le beylisme est une théorie qu'institue d'ores et
déjà Stendhal. Quelque temps après, le 2 octobre
même année Stendhal,de la 1812, de Moscou,écrit
nouveau à Félix Faure pour luide démontrer que
« le bonheur éclaircit lejugement ». 11prend comme
exemple son correspondant même. Félix Faure
les femmesdesjugementsavait sur qui paraissaient
Stendhal. C'était parce que, «viciés à sur des rai-
sons baroques et nullement existantes dans la na-
ture, telles qu'un grand nez, un g-rand front, etc.,
voir toujours danstu t'obstinais à te un des bas-
sins de la balance ». Mais il n'en est heureusement
plus de même. Le bonheur place Félix Faure dans
l'autre bassin. Le bonheur, lui écrit Stendhal, « doit
naturellement aux principeste ramener du pur
beylisme)).
Stendhal prend un autreexemple : celui deJean-
siJacques Rousseau. Il estime que, celui-ci a été
a uniquement faute de deuxmalheureux, ce fut ou
trois principes du beylisme ». Jean-Jacques Rous-
seau avait « la manie » de voir partout des devoirs
et des vertus. C'est ainsi qu'il ne pouvait se lier
ce fût sanspendant quelque temps avec qui que se
considérer comme obligé. Mais l'autre oubliait.
Jean-Jacques Rousseau était désespéré. Stendhal
assure : « Le beylisme lui eût dit : Deux corps se