Les poignards en cuivre du Midi bas-languedocien - article ; n°10 ; vol.77, pg 397-415
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Description

Bulletin de la Société préhistorique française - Année 1980 - Volume 77 - Numéro 10 - Pages 397-415
19 pages
Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.

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Publié par
Publié le 01 janvier 1980
Nombre de lectures 73
Langue Français
Poids de l'ouvrage 3 Mo

Extrait

Jean Gascó
Les poignards en cuivre du Midi bas-languedocien
In: Bulletin de la Société préhistorique française. 1980, tome 77, N. 10-12. pp. 397-415.
Citer ce document / Cite this document :
Gascó Jean. Les poignards en cuivre du Midi bas-languedocien. In: Bulletin de la Société préhistorique française. 1980, tome
77, N. 10-12. pp. 397-415.
doi : 10.3406/bspf.1980.5228
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/bspf_0249-7638_1980_hos_77_10_5228Bulletin At к SOCIÉTÉ PRÉHISTORIQUE FRANÇAISE 1980 /ТОМЕ 77 /10-12
Les Poignards en cuivre
au Midi bas-languedocien
par Jean Gasco
Le Chalcolithique du Bas-Languedoc et de ses
I. — LES POIGNARDS DU MUSÉUM DE TOUmarges caussenardes est largement représenté par de
nombreux sites d'habitat (1) et de sépultures collecti LOUSE
ves. L'ancienneté des recherches dans le Midi de la
France a donné lieu à l'exhumation d'un abondant Cinq poignards sont conservés à Toulouse. Ré
mobilier métallique. Les travaux de synthèse tant sur cemment cités par J. Guilaine et J. Vaquer ces exemp
les groupes du Chalcolithique (J. Arnal, G. Bail- laires ont été analysés et portent les numéros 6956 à
loud, J. Audibert, X. Gutherz, J. Gasco) que sur les 6560 (4) ; leurs dessins n'ont jusqu'à présent jamais
monuments mégalithiques (J. Arnal) ou même les été publiés.
débats de métallurgie régionale (J. Guilaine et J. Ces poignards en cuivre, provenant d'une « grotte Vaquer) (2) réalisés ces dernières années ont passé du Gard, dans la vallée du Gardon » paraissent présous silence (ou n'ont pas figuré pour les derniers senter des formes originales au premier abord. Trois auteurs) cinq poignards en cuivre inédits. d'entre eux ont des languettes nettement différenAnalysés et étudiés par S. Junghans, E. Sangmeis- ciées de la lame ; les deux autres ont moins d'origi
ter et N. Schroeder (3), ces cinq exemplaires sont nalités par rapport à la série de poignards bas-
conservés au Muséum d'Histoire Naturelle de Tou languedociens. Nous les décrivons successivement (5).
louse. Leur provenance est peu précise bien que « de — № 5 - Longueur = 5,8 cm ; largeur maximale la vallée du Gardon, Gard ». Et leur présence à = 1,5 cm ; longueur de la languette = 2,6 cm. Cet Toulouse semble liée à la constitution des réserves exemplaire losangique présente à sa partie proximale du Muséum par Mr Cartailhac. Nous tenons ici à de nettes traces de martelage localisées sur le fil de remercier Mlle Sudre, conservateur, de nous avoir la pièce. Sa base, mousse, est usée ainsi que la partie permis d'étudier ce matériel. médiane du martelage. A l'opposé sa partie distale a
A l'occasion de la présentation de ces cinq poi subi plusieurs aiguisages tant sur la pointe triangul
gnards de cuivre, nous avons étudié pratiquement aire de l'objet que sur son tranchant voisin. On tous les poignards découverts jusqu'à ce jour dans le notera le travail inverse de l'affûtage à gauche sur la midi bas-languedocien et attribués au IIIe millénaire face supérieure, comme sur la face inférieure. Cette avant notre ère. Successivement, nous aborderons le observation laisse à penser que l'objet était utilisé
problème typologique de ces objets et celui de leur pour trancher.
appartenance culturelle et chronologique. — № 6 - Longueur =13,1 cm ; largeur maximale
= 2,3 cm ; longueur de la languette = 4,5 cm. Ce (1) GASCO J. (1976) — La communauté paysanne de Fontbouisse — poignard possède une languette en bâtonnet ; très Archives d'écologie Préhistorique, n° 1, 121 p., 43 fig., 1 tableau. Tou
louse. marquée, cette soie a été obtenue par le fort marte
lage de l'objet qui a provoqué des écrasements carac- (2) GUILAINE J. et VAQUER J. (1976) — Les débuts de la métallurgie
dans le midi de la France et en Italie du Nord — Nice — IXe Congrès
U.I.S.P.P. — colloque XXIII — Les débuts de la Métallurgie (prétirage, (4) Junghans S., etc., op. cit. pp. 46-79, 6 fig.). (5) Les numéros utilisés sont ceux retenus pour faciliter la lecture de
(3) Kupfer und Bronze in der fruhen Metallzeit Europa, Berlin, 3 vol. plusieurs graphiques. :
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téristiques du métal, les bords étant rabattus par la Notre série est abondamment fournie d'objets at
pression de la frappe. La lame qui se termine en tribués au groupe du Fontbouisse et d'un nombre
ogive, présente également quelques traces d'écrase restreint de pièces réparties sur le territoire du
ment et sur sa zone distale (sur environ 3 cm de groupe de Véraza, dans sa phase récente de l'âge du
longueur seulement) son tranchant est aiguisé (fil cuivre. Les poignards attribués à la métallurgie cam-
gauche de la pièce. paniforme y sont également comptés. Ils côtoient
— № 7 - Longueur = 10,5 cm ; largeur maximale donc dans l'inventaire numéroté des poignards indi
= 1,8 cm ; longueur de la languette = 3,5 cm. Cet gènes, c'est-à-dire de tradition locale. Cette liste ne
exemplaire plus court que le précédent en a pratique prend pas en compte pour diverses raisons certains
ment toutes les caractéristiques. Notons le raccord objets récemment découverts, une lame (?) à la
entre soie et lame plus aigûe et vif, accentué par le grotte du Maquis (Vallon-Pont-d'Arc, Gard), un poi
martelage continu jusqu'à la base de la lame. Des gnard (peut-être en bronze) à la station de Font-Aran
traces du travail de la pièce, des << bavures » de (St-Côme-et-Maruejols, Gard) un autre au Salpêtre métal, ont été rabattues et créent de micro-relief sur de Coutach (Sauve, Gard) ; une pièce du dolmen du les bords de la soie. La pointe de la pièce est ogi Cayla du Fouzet (St-Martin-de-Londres, Hérault), vale, les traces d'aiguisage sont moins visibles, le fil une lame à la grotte du Pas-de-Joulié (Trêves, Gard), de la lame étant brisé par endroit. une autre à la grotte Tournié (Pardalhan, Hérault) — № 8 - Longueur = 6,2 cm ; largeur = (8) ; une autre au dolmen du bois Monsieur (Assi- 1,6 cm ; longueur de la languette = 1,6 cm. Ce petit gnan, Aude), et deux poignards du dolmen de Pé- poignard a une soie courte, légèrement plus large pieux (Pépieux, Aude) (9) et de la grotte de St- dans sa partie distale qu'à l'extrémité de la pièce. A Vérédème (Sanilhac, Gard). Un exemplaire du villa base de la lame on note de part et d'autre de lage de Fontbouisse (Villevieille, Gard) (10) n'a pas celle-ci des traces de martelage localisées sur moins non plus été intégré dans notre étude dimensionnelle d'un centimètre de développement qui dégage, avant
mais sera mentionné dans le courant du texte. Certaile rétrécissement de la soie, une partie de la lame
nes pièces ont été en outre figurées à titre de compartrès fine. Elle prend pour ainsi dire, les caractères
aison. Une étude archéométrique a été entreprise, d'une garde, la soie réalisant à son contact un angle
que nous présenterons successivement de la manière pratiquement droit (voir coupe longitudinale). L'ai
suivante : A : étude dimensionnelle, longueur et larguisage de la pièce est comme pour le № 5 unique
geur. — В : morphologie, caractères des lames, lanment visible sur les deux faces sur la partie gauche
guettes ou soies. — С : la préhension de l'objet. de la lame.
— № 9 - Longueur = 14,5 cm ; largeur maximale A. Étude dimensionnelle = 2,3 cm ; longueur de la languette = 4,5 cm. Ce
poignard à la pointe épaisse ogivale est fusiforme.
Plusieurs poignards représentés sous formes de La base de la pièce est martelée, créant une languette
fragments ou partiellement brisés limitent l'étendue épaisse mais peu différenciée du profil de la lame.
de notre échantillon mesurable (11). Mais il nous Ces poignards sont attribuables au Chalcolithique paraît représentatif de l'ensemble. Nous avons donc de la vallée du Gardon, (6) vraisemblablement au étudié 28 poignards bas-languedociens. Il apparaît en mobilier métallique du groupe de Fontbouisse avec
classant par ordre croissant les longueurs (de 4 к 32 lequel leurs compositions minérales présentent de
cm) que quatre d'entre eux sont petits, 13 moyens, 8 fortes analogies, comme l'on fait remarquer J. Gui-
grands, 3 exemplaires sont très grands. Moyenne laine et J. Vaquer (7).
(12,7 cm) et écart-type (5,6) définissent les limites
de nos groupements, les largeurs varient de 1,5 cm à II. LES POIGNARDS BAS-LANGUEDOCIENS 6 cm. 7 poignards sont étroits, 6

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