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Présentation par
Nicole Fontaine
ministre déléguée à l’Industrie
7 NOVEMBRE 2003





16
L OFFRE D ENERGIE
Situation de la France
De 1960 1976, la production d Ønergie primaire nationale a continuellement dØclinØ, de 54
40 Mtep. La mise en service des centrales nuclØaires, programmØes au lendemain de la crise de
1973, a permis d inverser la tendance : 52 Mtep en 1980, 94 Mtep en 1985, 135 Mtep en 2002.
La part du nuclØaire dans la production nationale atteint ainsi 84 % en 2002, contre 30 % en
1980 et moins de 10 % jusqu en 1974. Cette montØe en puissance du nuclØaire a contribuØ
accro tre trŁs fortement le taux d indØpendance ØnergØtique de la France depuis 1980.
Dans le mŒme temps, la production de charbon a dØcru rØguliŁrement : avec 1,2 Mtep en 2002,
elle ne reprØsente plus que 0,8 % de la production nationale d Ønergie primaire, contre 50 % en
1970 et 66 % en 1960. L arrŒt de toute production est prØvu en 2004.
De mŒme avec l Øpuisement du gisement de Lacq, l extraction de gaz naturel a amorcØ un retrait
surtout sensible depuis 1980 : le gaz naturel ne contribue, en 2002, que pour 1,1 % la
production nationale d Ønergie primaire, contre un maximum de 15 % atteint au milieu des
annØes 70.
La production pØtroliŁre, qui atteignait 3 millions de tonnes au dØbut des annØes 70 a stagnØ
ensuite autour de 2 millions de tonnes jusqu en 1980. Des efforts de prospection sur le territoire
national ont permis une remontØe au-dessus de 3 ...

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Présentation par Nicole Fontaine ministre déléguée à l’Industrie 7 NOVEMBRE 2003 16 L OFFRE D ENERGIE Situation de la France De 1960 1976, la production d Ønergie primaire nationale a continuellement dØclinØ, de 54 40 Mtep. La mise en service des centrales nuclØaires, programmØes au lendemain de la crise de 1973, a permis d inverser la tendance : 52 Mtep en 1980, 94 Mtep en 1985, 135 Mtep en 2002. La part du nuclØaire dans la production nationale atteint ainsi 84 % en 2002, contre 30 % en 1980 et moins de 10 % jusqu en 1974. Cette montØe en puissance du nuclØaire a contribuØ accro tre trŁs fortement le taux d indØpendance ØnergØtique de la France depuis 1980. Dans le mŒme temps, la production de charbon a dØcru rØguliŁrement : avec 1,2 Mtep en 2002, elle ne reprØsente plus que 0,8 % de la production nationale d Ønergie primaire, contre 50 % en 1970 et 66 % en 1960. L arrŒt de toute production est prØvu en 2004. De mŒme avec l Øpuisement du gisement de Lacq, l extraction de gaz naturel a amorcØ un retrait surtout sensible depuis 1980 : le gaz naturel ne contribue, en 2002, que pour 1,1 % la production nationale d Ønergie primaire, contre un maximum de 15 % atteint au milieu des annØes 70. La production pØtroliŁre, qui atteignait 3 millions de tonnes au dØbut des annØes 70 a stagnØ ensuite autour de 2 millions de tonnes jusqu en 1980. Des efforts de prospection sur le territoire national ont permis une remontØe au-dessus de 3 millions de tonnes entre 1985 et 1995. Depuis, la tendance est de nouveau la baisse et la contribution la production nationale n atteint en 2002 que 1,6 million de tonnes, soit 1,2 % de la production primaire. Comparaisons internationales. Les politiques ØnergØtiques nationales et les diffØrences gØologiques sont les principaux responsables d un important contraste entre les taux d indØpendance ØnergØtique des principaux pays de l OCDE. Ces taux ont par ailleurs connu de profonds changements au cours des quarante derniŁres annØes en fonction des diffØrences de politique ØnergØtique. Dans l ensemble, on constate toutefois une amØlioration globale par rapport au dØbut des annØes 1970 : l indØpendance ØnergØtique est remontØe, pour l UE, de 40 % 51 % (source AIE) en 2001 et, pour l Europe de l Ouest, de 48 % 64 %, gr ce l exploitation de gisements d hydrocarbures en Mer du Nord, au recours l ØlectricitØ nuclØaire et au dØveloppement des Ønergies renouvelables. Cette augmentation masque nØanmoins sur longue pØriode une tendance la baisse qui frappe de nombreux pays, l exception de la NorvŁge, du Royaume Uni, des Pays-Bas, du Danemark, de la France et de la SuŁde. Cette tendance s accØlŁre d ailleurs depuis le contre-choc pØtrolier de 1986, avec une dØpendance croissante vis- -vis du pØtrole et du gaz importØs du Moyen-Orient et de Russie. La baisse programmØe de la production de pØtrole et de gaz en Mer du Nord, partir de 2015, devrait par ailleurs rØduire le taux d indØpendance de ces pays. Des bilans ØnergØtiques trŁs dissemblables Sur un total de production d Ønergie primaire Øgal 1 160 Mtep en 2001 pour l ensemble de l Europe de l Ouest, seuls six pays y contribuent hauteur d au moins 50 Mtep chacun par an : Royaume-Uni (262 Mtep), gr ce au pØtrole et au gaz, NorvŁge (227 Mtep), gr ce au pØtrole et au gaz, Allemagne (134 Mtep), gr ce au charbon et au nuclØaire, France (133 Mtep), essentiellement gr ce au nuclØaire, Pologne (81 Mtep), gr ce au charbon, Pays-Bas (61 Mtep), gr ce au gaz. 17 Taux d indØpendance ØnergØtique de quelques pays de l UE et des Etats-Unis (source AIE) 125 100 Royaume-Uni tats-Unis 75 UE France 50 Allemagne Italie25 0 1960 1965 1970 1975 1980 1985 1990 1995 2000 Production d Ønergie primaire en Europe de l Ouest en 2001 par Ønergies (Mtep) (source AIE 300 250 200 Autres lectricitØ150 hydraulique lectricitØ nuclØaire100 Gaz 50 PØtrole Charbon 0 Al em l agne che Autr i B el gique D anem ark E s pagne F inl ande France Gr Ł c e H ongr i e Ir l ande I s l ande I t al i e Luxem bourg NorvŁge Pays- B as Pol ogne P o r t ugal Royaum e-Uni RØp. s l ovaque SuŁde S ui s se R Øp. t chŁque Tur qui e 18 S agissant de la production d ØlectricitØ dans l Union europØenne , soit 2 649 TWh au total en 2001, six pays (sur quinze) y contribuent pour plus de 100 TWh avec une structure trŁs variable, la fois d un pays lautre et dans le temps (notamment du fait des alØas climatiques). En moyenne, le nuclØaire est utilisØ pour 34 %, le charbon 27 %, le gaz 18 % et l hydraulique 13 %. 19 Comment relever le dØfi de l effet de serre ? Le phØnomŁne L effet de serre est un phØnomŁne naturel d ailleurs indispensable la vie sur Terre. C est gr ce lui que notre atmosphŁre se maintient une tempØrature de + 15 C en moyenne et non de - 18 C. L augmentation de la concentration des gaz effet de serre dans l atmosphŁre et surtout la vitesse de ce phØnomŁne, risquent nØanmoins d entra ner des dØsØquilibres conduisant un rØchauffement climatique de la planŁte. Si des changements climatiques ont bien existØ par le passØ, le phØnomŁne actuel semble en effet plus rapide et d une plus grande ampleur (selon les experts, la tempØrature moyenne sur terre pourrait augmenter de 1,5 C 6 C d ici la fin du siŁcle). Des consØquences importantes peuvent en dØcouler : une ØlØvation du niveau de la mer, l accØlØration de l avancØe des dØserts et du recul des glaciers, une plus grande diffØrenciation des saisons (Øpisodes caniculaires et froids plus intenses), des phØnomŁnes climatiques extrŒmes (inondations, tempŒtes, ) plus frØquents et plus intenses, des bouleversements Øcologiques. Les gaz effet de serre sont multiples. Il s agit du gaz carbonique (CO ), du mØthane (CH ), du 2 4 protoxyde d azote (N O), de l hexafluore de soufre (SF ), des gaz fluorØs (HFC) et les 2 6 hydrocarbures perfluorØs (PFC). Le protocole de Kyoto AprŁs une prise de conscience au sommet de Rio en 1992 oø 179 tats se sont engagØs rØaliser des inventaires nationaux des Ømissions des gaz effet de serre, le protocole de Kyoto a engagØ en 1997 les pays industrialisØs rØduire leurs Ømissions en 2010 de 5,2 % en moyenne par rapport au niveau de 1990. Les pays en dØveloppement sont en revanche exemptØs dengagements chiffrØs afin de ne pas remettre en cause leur dØveloppement. La France et l Union europØenne ont ratifiØ le protocole de Kyoto en 2002. Cependant, le protocole n entrera en vigueur qu la double condition qu il ait ØtØ ratifiØ par un nombre suffisant de pays (au moins 55) et que les Ømissions des pays industrialisØs l ayant ratifiØ reprØsentent 55 % des Ømissions de ces pays. Aujourd’hui, 117 tats ont ratifiØ le protocole de Kyoto, mŒme si les tats-Unis (responsables du quart des Ømissions mondiales de gaz effet de serre) et la Russie (environ 15 % des Ømissions mondiales) s’y refusent toujours. Avec ces ratifications, le protocole couvre 44,2 % des Ømissions de gaz effet de serre des pays s Øtant engagØs sur des objectifs de limitation de leurs Ømissions. Les mesures concrŁtes Les tats europØens ont mis en place, aux niveaux national et communautaire, des outils qui faciliteront le respect de leurs engagements individuels et collectifs. Ces « outils de flexibilitØ » sont nØcessaires pour minimiser le coßt de rØduction des Ømissions et maintenir la compØtitivitØ de nos entreprises. A l’Øchelon communautaire, une directive instaurant partir de 2005 un mØcanisme de quotas et un marchØ d’Øchanges de permis d’Ømissions entre les entreprises les plus intensives en Ønergie et donc en carbone, a fait l’objet en dØcembre 2002 d’un accord politique unanime. Elle devrait Œtre dØfinitivement adoptØe en 2003. Aux termes de ce projet, chaque entreprise recevra un quota d Ømissions en fonction de ses Ømissions passØes et des objectifs propres son secteur et son pays. Si cette entreprise Ømet moins que ce quota, elle pourra vendre la diffØrence sur un marchØ et en retire un bØnØfice. Si elle Ømet plus que ce quota, elle devra acheter la diffØrence sur ce marchØ et en supporter le coßt. Gr ce cet instrument, les investissements se 20 feront l oø les coßts de rØduction par tonne de carbone seront les plus faibles. AprŁs une premiŁre pØriode 2005-2007 de mise en uvre « la carte », le mØcanisme s’imposera de fa on harmonisØe toutes les installations Øligibles. Pour accro tre l’efficacitØ de cette directive, la Commission doit dans le courant de l annØe 2003 faire une nouvelle proposition visant reconna tre l’utilisation de crØdits issus de projets rØalisØs dans le cadre du protocole de Kyoto projets dans les pays en voie de dØveloppement (mØcanisme de dØveloppement propre) ou dans les pays d Europe de l Est (mise en uvre conjointe) ou dans un cadre communautaire et national dans le domaine du transport, du rØsidentiel, du traitement des dØchets. Ces crØdits sont dØlivrØs lorsque des investissements additionnels permettent de rØduire les Ømissions de gaz effet de serre au-del de ce que la rØglementation, l Øquilibre financier, la disponibilitØ des ressources ou des techniques auraient imposØ. La France, quant elle, s est dotØe d un programme national de lutte contre le changement climatique validØ par la Commission InterministØrielle de l Effet de Serre le 19 janvier 2000, couvrant la pØriode 2000-2010. Le programme vise la fois sauvegarder la compØtitivitØ de l Øconomie fran aise et les grands Øquilibres Øcologiques. Trois ans aprŁs son adoption, le dernier bilan du PNLCC rØalisØ en novembre 2002 montre une lØgŁre rØduction des Ømissions en 2001, dissimulant une rØalitØ contrastØe dans la mise en uvre des mesures et une grande disparitØ dans l Øvolution des diffØrents secteurs, le rØsidentiel-tertiaire et les transports enregistrant des hausses prØoccupantes. Le Gouvernement adoptera prochainement un nouveau plan climat, compte tenu du manque d efficacitØ du PLNCC actuel. Les chiffres suivants illustrent les diffØrences d Øvolution entre 1990 et 2001 : 5- Transports : +26,2 Mte CO (+22 %)2 - RØsidentiel-tertiaire : +12,6 Mte CO (+14 %) 2 - Industrie : -25,7 Mte CO (-18 %) 2 - Production d Ønergie : -21,6 Mte CO (-28 2 - Agriculture : -4 Mte CO (-4 %) 2 - Traitement des dØchets : -3 Mte CO (-14 2 - Soit au total : -15,5 Mte CO (-2,7 %) 2 Enfin, au niveau national, aprŁs une concertation approfondie, le Gouvernement a approuvØ en juillet dernier la signature par les entreprises d’engagements volontaires de rØduction de leurs Ømissions. Ainsi, l ØtØ 2003, 33 entreprises et 4 fØdØrations professionnelles qui couvrent les deux-tiers des Ømissions de gaz effet de serre du secteur industrie/Ønergie s Øtaient regroupØes au sein de l’Association des Entreprises pour la RØduction de l’Effet de Serre (AERES), qui validera les engagements qu’elles doivent prendre d’ici juin prochain et s’assurera de leur rØalisation. Pour remplir leurs engagements, sous peine de sanctions en cas de dØpassement, les entreprises pourront, en plus des investissements qu elles prØvoient, recourir des Øchanges de permis et aux crØdits « projet » sus-mentionnØs. Ce dispositif doit permettre de prØparer progressivement l’Øconomie nationale aux ØchØances de la directive quotas et permis d’Ømissions et constituera la majeure partie de la contribution du secteur industriel pour satisfaire l’objectif national. Sur le plan technologique, des recherches intensives sont menØes actuellement pour rØduire le CO Ømis et portent sur deux volets : le premier, en amont, vise la diminution des besoins en 2 Ønergie, le deuxiŁme sur l aval, lors de la crØation du CO avec des recherches consacrØes la 2, capture, au transport et au stockage du CO .2 5 MteCO = millions de tonnes Øquivalent CO2 (1 MteCO reprØsente 0,273 MteC - million de tonnes 2 2 Øquivalent carbone) 21 Des rØserves disponibles et sßres jusqu quand ? L Øtat actuel des rØserves de charbon, de pØtrole et de gaz Les estimations des diffØrents experts convergent pour estimer les rØserves prouvØes de pØtrole restantes environ 140 Gtep (milliards de tonnes Øquivalent pØtrole), alors que la consommation de brut depuis le dØbut de l Łre pØtroliŁre s est ØlevØe environ 120 Gtep. Les rØserves prouvØes de gaz peuvent Œtre estimØes environ 135 Gtep. La consommation gaziŁre jusqu l Øpoque actuelle s est ØlevØe seulement 55 Gtep, ce qui traduit l essor plus rØcent de l industrie du gaz naturel. Les rØserves mondiales de charbon sont estimØes 510 Gtep (hors nouvelles dØcouvertes). Elles sont abondantes et gØographiquement bien rØparties. Une notion couramment utilisØe pour Øvaluer les rØserves est le ratio entre celles-ci et la consommation d une annØe donnØe. Sur cette base, les rØserves sont de : - environ 50 ans pour le pØtrole, - environ 65 ans pour le gaz, - et environ 260 ans pour le charbon. Toutefois cette notion de durØe de vie des rØserves ne tient pas compte des perspectives d augmentation de la consommation. Ainsi selon le scØnario tendanciel de l AIE ( Agence Internationale de lEnergie, World Energy Outlook 2003), les consommations de charbon devraient cro tre en moyenne d environ 1,4 % par an jusqu en 2030, les consommations de pØtrole d environ 1,6 %, les consommations de gaz d environ 2,4 %. La prise en compte de ces perspectives d augmentation rØduit naturellement la durØe de vie des rØserves. Celles-ci ne seraient plus que d environ 30 ans pour le pØtrole et 40 ans pour le gaz en tenant compte des Łmes de croissance du scØnario tendanciel de l AIE ( voir graphiques en 3 partie). En contrepartie, les compagnies pØtroliŁres estiment que l exploitation des nouvelles dØcouvertes, la meilleure valorisation des gisements actuels ou l exploitation de gisement jugØs actuellement non Øconomiques devraient permettre de prolonger jusqu la fin du siŁcle le recours au pØtrole et au gaz. 22 En revanche, tous s accordent pour considØrer que cette production devrait atteindre un maximum dans les prochaines annØes et se stabiliser, alors que la demande potentielle devrait pour sa part continuer cro tre notamment du fait de la demande en provenance des pays en plein dØveloppement. Cette confrontation entre une offre plafonnØe et une demande toujours croissante devrait ainsi se traduire par une augmentation des prix des hydrocarbures, d autant que ces ressources se concentreront au fur et mesure dans un nombre limitØ de pays. Les rØserves d Ønergies fossiles sont en effet caractØrisØes par une rØpartition gØographique inØgale pour le pØtrole et le gaz, l inverse du charbon : Pour le pØtrole, l essentiel des rØserves (65 %) est au Moyen-Orient, une concentration que les rØcentes dØcouvertes de pØtrole dans de nouvelles zones (offshore profond du Golfe de GuinØe ou du Golfe du Mexique notamment) n ont pas remis en cause de fa on significative. Les rØserves gaziŁres sont elles aussi marquØes par une concentration gØographique dans deux grandes rØgions, qui regroupent chacune environ 35 % des ressources : le Moyen- Orient et la CEI (ex-URSS). Les rØserves de charbon sont assez Øquitablement rØparties sur les diffØrents continents (28 % pour l AmØrique du Nord, 12 % en Europe, 23 % en ex-URSS, 6,2 % en Afrique et 30 % en Asie). Hormis le charbon, l Europe est quant elle particuliŁrement dØpourvue en matiŁres premiŁres ØnergØtiques. Les rØserves d uranium L utilisation du nuclØaire suppose quant elle de s assurer un approvisionnement en uranium fiable. A cet Øgard, les rØserves d uranium sont largement rØparties au niveau mondial. L Øvolution de son prix n a par ailleurs pas du tout le mŒme impact que dans le cas du pØtrole puisqu il reprØsente moins de 5% de la valeur ajoutØe de la filiŁre nuclØaire. RØserves mondiales prouvØes d uranium er(au 1 janvier 2001) (ressources raisonnablement assurØes rØcupØrables moins de 80$/kg U ) (UnitØ : millier de tonnes) 800 700 600 500 400 300 200 100 Uranium 0 AmØrique du Europe (hors Extr.-Orient/ AmØrique latine ex-URSS Moyen-Orient Afrique Nord ex-URSS) OcØanie 418,6 162,0 15,0 765,1 0,0 435,4 667,0 Uranium Total monde : 2 530 milliers de tonnes (hors Chili et Chine) 23 Quelle place pour les Ønergies renouvelables ? Les Ønergies renouvelables occupent une place non nØgligeable dans le bouquet ØnergØtique mondial. Outre l usage frØquent du bois, leur part reprØsente Øgalement 18,4 % de la production mondiale d ØlectricitØ en 2001, principalement gr ce l exploitation du potentiel hydraulique. Quant aux filiŁres les plus dynamiques, il s agit de l Øolien et du solaire photovolta que avec des taux de croissance respectivement de 28,56 % et de 19,76 %/an en 2001 et Øgalement de la gØothermie. Les Ønergies renouvelables thermiques 4,5 % de l Ønergie consommØe en France est d origine renouvelable thermique. Ces Ønergies renouvelables thermiques reprØsentent deux-tiers de la consommation nationale d Ønergies renouvelables. Les contributions relatives des diffØrentes filiŁres de production d Ønergie primaire d origine renouvelable thermique s Øtablissent en 2001 : 76 % - bois et dØchets de bois : chauffage domestique ou collectif, cogØnØrations industrielles 15 % - dØchets urbains solides (UIOM). 3 % - biocarburants 2 % - biogaz : captation du mØthane dans les dØcharges, mØthanisations des dØchets. 1 % - gØothermie : la gØothermie moyenne tempØrature est utilisØe en Ile de France (130 000 Øquivalents logements). 3 % - autres : solaire thermique (chauffe-eau solaires, systŁmes solaires combinØs), rØsidus de rØcoltes, pompes chaleur, etc. La filiŁre bois-Ønergie reprØsente la contribution la plus importante au bilan des Ønergies renouvelables thermiques. La France est le leader europØen de cette filiŁre. Objectifs de dØveloppement des EnR thermiques La filiŁre thermique prØsente souvent l avantage de se substituer d autres Ønergies Ømettrices nettes de gaz effet de serre. Leur dØveloppement permet donc de lutter efficacement contre le changement climatique. A ce stade, il n existe nØanmoins pas d objectifs chiffrØs de dØveloppement au niveau europØen. Des objectifs nationaux sont fixØs dans le contrat de Plan tat-ADEME, avec 2006 pour horizon : Solaire thermique en mØtropole : + 550 000 m† de capteurs en mØtropole (soit l Øquivalent de 27 ktep). Fin 2002, 62 926 m† ont ØtØ installØs et 2 300 adhØrents ont adhØrØs la charte de qualitØ Qualisol Solaire thermique dans les DOM-TOM et la Corse : + 80 000 m† installØs (soit l Øquivalent de 5 ktep). Fin 2002, 64 660 m† ont ØtØ installØs. Bois-Ønergie : + 300 ktep par an substituØes. Aides l investissement dans les secteurs collectif / tertiaire / industriel. Fin 2002, + 143 ktep par an substituØes. Biogaz : + 150 ktep par an. Un plan biogaz est en prØparation. GØothermie : maintien de la contribution actuelle. Ces objectifs tiennent compte des degrØs respectifs de maturitØ des filiŁres et des potentiels techniques et Øconomiques. 24 Les modes de soutien des Ønergies renouvelables thermiques Ils sont variØs : Aides l investissement de l ADEME pour le bois combustible et le solaire thermique (20 M d’euros en 2002). Ces aides peuvent Œtre complØtØes par des aides allouØes par les conseils rØgionaux et l Union europØenne (FEDER). Incitations fiscales : crØdit d imp t sur le revenu de 15 %, TVA taux rØduit. Fonds d investissement (FIDEME). Aides la R&D, les aides octroyØes par l ADEME en faveur de la totalitØ des Ønergies renouvelables en 2002 s ØlŁvent 14 M . Aides la dØcision, communication et sensibilisation. Le coßt pour la collectivitØ dØpend fortement de la filiŁre de production dØnergies renouvelables thermiques. Ainsi pour une filiŁre mature comme le bois-Ønergie, les subventions se montent environ 280 / tep substituØ (ou bien 28 /tep par an si l on considŁre que l investissement rØalisØ gØnŁre des Øconomies pendants 10 ans) soit encore 110 / tCO (11 /tCO par an sur 2 2 dix ans). Pour une filiŁre en devenir comme le solaire thermique en mØtropole, le coßt est multipliØ par 15 (mais devrait baisser au fur et mesure de l Øvolution des technologies). Le dØveloppement des Ønergies renouvelables est particuliŁrement pertinent dans les DOM oø il se substitue une Ønergie plus chŁre. C est tout particuliŁrement vrai pour les usages qui viennent en substitution de l ØlectricitØ, notamment les chauffe-eau solaire, qui sont au nombre de 50 000. Au niveau europØen C est la biomasse qui reprØsente aujourd hui la majeure partie des Ønergies renouvelables thermiques au niveau europØen. On doit Øgalement noter le grand dynamisme de la filiŁre solaire thermique : fin 2001, la surface totale des capteurs thermiques de l Union europØenne se montait plus de 13,8 millions de m†. Plus de 900 000 m† supplØmentaires ont ØtØ installØs en Allemagne en 2001. La croissance du parc europØen a ØtØ de 7 % entre 2001 et 2002 (15 % en Allemagne). Les Ønergies renouvelables pour la production d ØlectricitØ Les Ønergies renouvelables Ølectriques contribuent la sØcuritØ d’approvisionnement et, par substitution, la rØduction des impacts environnementaux du parc de production. La contribution des Ønergies renouvelables la consommation d’ØlectricitØ fait l’objet de la directive du Parlement europØen et du Conseil du 27 septembre 2001. Elle donne la France un objectif indicatif de consommation d ØlectricitØ d origine renouvelable hauteur de 21 % en 2010, contre 15 % en 1997. Cet objectif est trŁs ambitieux et nØcessite l exploitation rationnelle de toutes nos ressources. Si aujourd hui la France est le premier producteur d ØlectricitØ d origine renouvelable au sein de l Union europØenne gr ce l hydroØlectricitØ, elle n en doit pas moins intensifier l exploitation de ce potentiel hydraulique et dØvelopper de nouvelles sources, notamment l Øolien et la biomasse, pour atteindre ses objectifs. La situation en Europe En Europe la consommation d ØlectricitØ Øtait en 2001 17 % d origine renouvelable : La France et la SuŁde sont les plus importants producteurs d ØlectricitØ d origine renouvelable avec respectivement 77 et 83 TWh du fait de leurs forts potentiels hydrauliques. La production allemande atteint 50 TWh (8,7 % de la consommation) avec une forte contribution de l Øolien.
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