Mademoiselle de la Vallière et les favorites des trois âges de Louis XIV

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Français
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MADEMOISELLE DE LA VALLIÈRE — niPUlMEBIECO'JLOMIUIEHS DE A M01SS1.>. MADEMOISELLE / VVALLIÈRELA LES FAVORITES TROIS AGCS DE LOUIS XIVDES M. CAPEFIGUE PARIS AMYOT, ÉDITEUR, RUE8, DELA PAIX BIBLIOIMIEK M jiMSTER^. Mon cher éditeur, Vous savez tout mon respect pour la critique publions un livre, c'est poursérieuse quand nous; le soumettre à l'examen de tous. Je pousse si loin l'écrivain, qu'alorsmêmecette loi suprême de que la critique se passionne, je l'écoute encore : il ay prendre quelque chose dans l'hommetoujours à d'esprit qui se laisse aller à des préventions,même ù des railleries. Entre gens de lettres, il en est un peu comme entre avocats qui se pressent la main après s'être ditet s'estiment de très-gros mots à la barre. Vous, mon cher éditeur, à qui des liens m'unissent depuis quinzed'amitié ans, vous devez savoir si tel n'est pas mon caractère. Quand jepubliais mes divers travaux sur le règne de Louis AT, sur le maréchal de liic/ielieu , la marquise de Pompadour et la comtesse du Barry, m'attendreje devais à de très-vives attaques, à des examens ardents et hautains : je ne suivais pas les voies connues, je m'écartais de ce vocabu- —— 11 laire adopté, de ces épithètes jetées à Louis XV, aux gentilshommes et aux femmes de sa cour; je pénétrais dans ces réunions avec un esprit de cu- riositéretenue je voyais Versailles, Marly, Cboisy,; Lucienne,les Etioles, tels qu'ils existaient; jen'en faisais pas les Percherons.

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MADEMOISELLE
DE LA VALLIÈRE— niPUlMEBIECO'JLOMIUIEHS DE A M01SS1.>.MADEMOISELLE
/
VVALLIÈRELA
LES FAVORITES
TROIS AGCS DE LOUIS XIVDES
M. CAPEFIGUE
PARIS
AMYOT, ÉDITEUR, RUE8, DELA PAIX
BIBLIOIMIEK
M
jiMSTER^.Mon cher éditeur,
Vous savez tout mon respect pour la critique
publions un livre, c'est poursérieuse quand nous;
le soumettre à l'examen de tous. Je pousse si loin
l'écrivain, qu'alorsmêmecette loi suprême de que
la critique se passionne, je l'écoute encore : il ay
prendre quelque chose dans l'hommetoujours à
d'esprit qui se laisse aller à des préventions,même
ù des railleries. Entre gens de lettres, il en est un
peu comme entre avocats qui se pressent la main
après s'être ditet s'estiment de très-gros mots à
la barre. Vous, mon cher éditeur, à qui des liens
m'unissent depuis quinzed'amitié ans, vous devez
savoir si tel n'est pas mon caractère.
Quand jepubliais mes divers travaux sur le règne
de Louis AT, sur le maréchal de liic/ielieu , la
marquise de Pompadour et la comtesse du Barry,
m'attendreje devais à de très-vives attaques, à
des examens ardents et hautains : je ne suivais
pas les voies connues, je m'écartais de ce vocabu-—— 11
laire adopté, de ces épithètes jetées à Louis XV,
aux gentilshommes et aux femmes de sa cour; je
pénétrais dans ces réunions avec un esprit de cu-
riositéretenue je voyais Versailles, Marly, Cboisy,;
Lucienne,les Etioles, tels qu'ils existaient; jen'en
faisais pas les Percherons. J'admirais l'esprit, les
de ces beaux loisirsgrâces d'une société d'élite à
qui n'a manqué ni le courage, ni la gloire.
Ce qu'on devait moins me pardonner encore,
c'était de briser le faux clinquant de ces encyclo-
fois lascifs ot pédants,pédistes à la courtisans
agenouillés, qui se vengeaient de leur abaissement
devant le pouvoir par des attaques contre tout ce
que la société respecte et vénère : la religion et la
famille.
donc très-simple, très-logique que11 était mes
livres fussent fort attaqués; on n'aime pas à être
conçues, de la pen-dérangé des opinions une fois
qu'on s'est accoutumé à porter avec soi, dessée
importunjugements tout faits et faciles. J'étais à
ils me l'ont fait sentir : je ne leurbien des gens;
en veux pas, je le méritais.
voie de la critique, quelque-uns n'ontDans cette
un esprit lourd sepas été heureux : la colère chez
mots grossiers : une plume spiri-traduit par des
alors mêmetuelle reste gracieuse et puissante,
qu'elle est ennemie. Une plume de plomb même
grave peut se serviren écrivant dans une revue