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Module : « Virologie Médicale »PAROT Aline Matière : « Virologie »PIGNOL Mathieu CM 16SANROMAN Elodie 17-11-2008RETROVIRUS ET RETROVIROSESI. Présentation des RetroviridaeA. Taxonomie¤ Classification des rétrovirus responsables de rétroviroses ¤Remarques :- Les Gammarétrovirus sont un genre important en médecine vétérinaire car ilscontiennent le FeLV (virus de la leucose féline)- Les Lentivirus sont également importants car ils contiennent le FIV (virus del’immunodéficience féline) en médecine vétérinaire et le HIV en médecine humaine.Page 1 sur 12B. Structure – morphologieCe sont des virus enveloppés composés d’un génome à 2 molécules d’ARN àl’intérieur d’une capside icosaédrique et qui sont associées à 2 enzymes particulières :- la transcriptase inverse ou rétrotranscriptase qui transforme l’ARN en ADN,- une intégrase qui permet l’insertion de la molécule d’ADN formée dans le génome de lacellule.On trouve ces virus dans quasiment toutes les espèces. Certains ont un pouvoirpathogène peu connu.1. Etude du FeLVLe virus est entouré d’une matrice qui lui donne un aspect rond. Sur l’enveloppe sontancrées des glycoprotéines de surface :• la gp 70 est une ...

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Module : « Virologie Médicale » PAROT Aline Matière : « Virologie » PIGNOL Mathieu CM 16 SANROMAN Elodie 17112008
I.
RETROVIRUS ET RETROVIROSES
Présentation des Retroviridae
A.Taxonomie
¤ Classification des rétrovirus responsables de rétroviroses ¤
Remarques : Les Gammarétrovirus sont un genre important en médecine vétérinaire car ils contiennent leFeLV (virus de la leucose féline) Les Lentivirus sont également importants car ils contiennent leFIV (virus de l’immunodéficience féline) en médecine vétérinaire et leHIVen médecine humaine.
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B.Structure – morphologie
Ce sont des virusenveloppésd’un génome à composés 2 molécules d’ARN à l’intérieur d’une capside icosaédrique et qui sont associées à2 enzymes particulières:  la transcriptase inverse ou rétrotranscriptase qui transforme l’ARN en ADN,  une intégrase qui permet l’insertion de la molécule d’ADN formée dans le génome de la cellule. On trouve ces virus dans quasiment toutes les espèces. Certains ont un pouvoir pathogène peu connu.
1.Etude du FeLV
Le virus est entouré d’une matrice qui lui donne un aspect rond. Sur l’enveloppe sont ancrées des glycoprotéines de surface : la gp 70 est une protéine externe glycosylée. Il y a également des protéines internes : (leur nom est précédé d’un « p ») p15E est ancrée à l’intérieur de la membrane, p27 intervient avec la p15C dans un processus d’immunosuppression.
¤ structure d’un rétrovirus (ici le FeLV) ¤
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¤ ex : virus de la leucose féline (FeLV) ¤
Ces virus présentent quelques variations, cela donne 3 sousgroupes : A, B et C. Le sousgroupe A est associé à l’infection dans plus de 99% des cas. On peut parfois trouver les sousgroupes B et C qui dérivent du A par mutation ou recombinaison.
Le virus de la leucose féline (c’estàdire chacun des sousgroupes A, B et C) est STABLE! On n’observe pas de mutations pour ce virus, comme il est stable, l’élaboration d’un vaccin est possible, contrairement à ce qui se dit.
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2.Etude du FIV
¤ virus de l’immunodéficience féline (FIV) ¤
Ce virus possède deux génomes, deux enzymes. Il présente quelques différences avec le FeLV : une protéine transmembranaire Gp41, une protéine matricielle p15, une grande protéine Gp120 qui permet de définir 5 soustypes, reconnue par les récepteurs CD9 et CXCR4 des lymphocytes chez le chat. (Concernant le HIV chez l’homme, la Gp120 est reconnue par les récepteurs CD4 des lymphocytes.)
D’une façon générale, tous les lentivirus sont en perpétuel changement, ce sont desvirus instablespour lesquels il est donc quasiment impossible de faire des vaccins relativement protecteurs.
Remarque : A la fin d’une infection, les virus ayant muté différemment, on obtient une grande diversité de virus FIV qui forment ce que l’on appelle une « famille ». On parle dequasiespèce !
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3.Com araison des 2 virus
Ces deux virus sont capables de s’intégrer, de provoquer des infections persistantes, une immunodépression. Seul le FeLV est associé à des processus tumoraux (comme on en avait parlé pour la maladie de Marek,cf. cours Herpesvirus).
II.
Evolution pathogénique de l’infection
A.les différentes évolutions possibles de l’infection à FeLV
On a souvent dit que, lorsqu’on a un rétrovirus, on ne guérit pas. Pour un chat, en 4 à 8 semaines, on a 4 évolutions possibles :
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Virémie transitoire puis élimination du virus
ex : On a ensuite découvert ce phénomène chez l’homme. Au Gabon, chez des prostituées, on a constaté l’absence de virus, la présence d’anticorps mais jamais d’infection.
Conséquence importante :  Il ne faut pas dire à un propriétaire dont le chat est atteint de FeLV que son animal est condamné car celuici a 60% de chance de guérir.
processus de transformation cellulaire + installation d’une infection opportuniste
Concernant ces infections :  50% sont dues seulement au FeLV A,  49% sont dues aux FeLV A + FeLV B,  1 % sont dues aux FeLVA + FeLV C ou FeLVA + FeLVB + FeLVC.
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B.Evolution pathogénique de l’infection à FIV
Le schéma décrivant les différentes phases de l’infection est assez similaire à celui de l’homme avec le HIV. On observe 4 stades :
Une primoinfection : Progression du taux de virus associée à une augmentation du nombre d’anticorps antip24 et une diminution du nombre de lymphocytes CD4+.
Une Séropositivité asymptomatique.
Une phase avec présence de signes cliniques non spécifiques : Diminution du nombre de lymphocytes CD4+. On peut avoir apparition de stomatite chronique (au niveau de la langue).
SIDA avec la présence d’infections opportunistes:
IL N’Y A JAMAIS D’EPURATION DU VIRUS !!!
III.
Incidences épidémiologiques
A.Incidences épidémiologiques du FeLV
1.Mode de transmission
Le virus de la leucose féline étant enveloppé, il est donc inactivé en quelques minutes dans le milieu extérieur car fragile.
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On a 2 types de transmission : par effraction de la barrière cutanée (morsures,Transmission par contact direct léchage sur une peau lésée), Transmission transplacentaire ou lactée.
2.Profils épidémiologiques des infections FeLV (d’après E. Thiry)
Incidence globale : 3 à 10% des chats sont infectés de manière persistante.
Exposition au virus Prévalence immunitaire (des animaux non virémiques) Prévalence virémique (% d’animaux virémiques) Incidences des maladies liées au FeLV
Chat isolé Selon le mode de vie 4% ont des anticorps neutralisants
5%
Faible
Chatterie élevée
70% ont des anticorps neutralisants
30 à 40%
élevée
C’est plutôt en chatterie qu’on a le risque le plus important, les animaux isolés ne sont pas trop concernés sauf les chats mâles, vivant à l’extérieur.
Remarque : On trouve plus de FIV que de FeLV dans la population. Le FIV est une infection du chat mâle, isolé, vivant à l’extérieur, qui se bat pour défendre son territoire d’où une possible transmission du virus. On trouve donc plus ce virus chez ces animaux que dans une chatterie.
Le FIV est une maladie d’évolution lente (d’où le nom de Lentivirus). Le FeLV tient son nom d’un processus qu’il engendre : les leucémies. Le FeLV est aussi une maladie d’évolution lente bien que son nom ne l’indique pas…
B.Les incidences épidémiologiques du FIV
1.Mode de transmission
Transmission essentiellement par morsure.
2.Profils épidémiologiques des infections FIV (d’après E. Thiry)
Incidence globale 1 à 15%.
Caractéristiques de l’animal infecté : chat mâle, adulte > 4 ans, vivant à l’extérieur, chatterie peu concernée.
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C.Comparaison de l’incidence épidémiologique du FIV et du FeLV
 ¤ à gauche : le FIV à droite : le FeLV ¤
Lorsque ces deux virus provoquent une maladie, celleci a une évolution lente et survient sur un chat adulte âgé de plus de deux ans.
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IV.
Les incidences diagnostiques
A.Incidence diagnostic du FeLV
Virémie transitoire suivie de l’élimination du virus: A T0 : on a une antigénémie positive, Au bout de 12 semaines : on a une antigénémie négative car il n’y a plus de virus donc plus d’Ag p27.
Virémie persistante: A T0 : on a une antigénémie positive, Au bout de 12 semaines : l’antigénémie est toujours positive.
Conséquences pratiques :  Ne pas dire à un propriétaire que son chat à la leucose féline si la première antigénémie est positive, il faut le faire revenir 3 mois plus tard pour savoir si l’antigénémie est toujours positive.  Si on a une alternance de positivité et de négativité, on réalise un test PCR pour voir si on a une infection séquestrée. Si la PCR est positive, on préconise l’abattage du chat. Les infections séquestrées vont souvent faire une infection exprimée. Donc le diagnostic est basé sur : la détection de l’antigène p27 pour la mise en évidence du FeLV, La détection des anticorps antip24 pour détecter le FIV. Il existe des kits double pour tester les deux.
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V.
B.Incidence diagnostic du FIV
Prophylaxie / Aspects sanitaires
A.Collectivité (chatterie) : FeLV – FIV
1.détection du FeLV
L’entrée de nouveaux animaux est soumise au test p27 qui permet de détecter la présence ou non de la protéine interne p27 que possède le FeLV. Si au bout de 12 semaines, ce test est toujours négatif, les animaux peuvent être introduits dans la chatterie car cela signifie qu’ils n’ont jamais été en contact avec le FeLV.
Bilan:
Tester tous les chats (antigénémie p27) à T0 Isoler les chats + des chats – <= Retester les animaux après 12 semaines Chat T0+ et 12sem + : Eliminer ou isolement permanent Chat T0+ et 12sem – : Chat ayant éliminé le virus Chat T0 et 12sem + : Chat devenu virémique entre T0 et 12sem à intervalle de 612 moisTester les animaux
Entrée
Test p27
Test p27
Quarantaine de 12 semaines
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