DOC 5 ML Resumé Etude Devenir du JB IE def
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Groupe ProspectiveRéforme de la PACDevenir de la production de jeunes bovinsen France à l’horizon 2008Institut de l’ElevageDépartement Economie Bovine - GEBSeptembre 2004NOTE DE LECTUREObjectifs et méthodesCe rapport fait le point sur la production française de jeunes bovins en 2003 et étudie son évolution à l’horizon2008.Il a été réalisé à partir de 154 entretiens, semi-directifs, avec des éleveurs de jeunes bovins, tirés au sort (fichierOfival), sur des secteurs où l’engraissement est important et selon le type de système qu’ils conduisent.La taille de l’échantillon ne permet pas une interprétation représentative (350 000 éleveurs de jeunes bovins enFrance), mais facilite une photo indicative des tendances.Ainsi, le rapport décrit les motivations actuelles des éleveurs, vis-à-vis du jeune bovin, et détaille leurs intentionsà venir, notamment avec la mise en œuvre du découplage.Les entretiens ont été réalisés d’avril 2003 à juin 2004 (80 en système laitier avec et sans vache allaitante, 59 ensystème allaitant naisseur engraisseur, et 15 en engraissement spécialisé.)L’engraissement de jeunes bovins : une activité en déclin ?Avec 800 000 jeunes bovins produits en 1980, la France a connu une croissance soutenue de cette productionpour atteindre 1 300 000 têtes en 1992. Le volume régresse depuis à un rythme de - 2 %, par an, jusqu’en 2003où 1 000 000 jeunes bovins ont été produits.5 causes sont identifiées dans le rapport♦ La demande croissante en ...

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Langue Français

Exrait

Réforme de la PAC
Devenir de la production de jeunes bovins
en France à l’horizon 2008
Institut de l’Elevage
Département Economie Bovine - GEB
Septembre 2004
NOTE DE LECTURE
G
r
o
u
p
e
P
r
o
s
p
e
c
t
i
v
e
Objectifs et méthodes
Ce rapport fait le point sur la production française de jeunes bovins en 2003 et étudie son évolution à l’horizon
2008.
Il a été réalisé à partir de 154 entretiens, semi-directifs, avec des éleveurs de jeunes bovins, tirés au sort (fichier
Ofival), sur des secteurs où l’engraissement est important et selon le type de système qu’ils conduisent.
La taille de l’échantillon ne permet pas une interprétation représentative (350 000 éleveurs de jeunes bovins en
France), mais facilite une
photo indicative des tendances
.
Ainsi, le rapport décrit les motivations actuelles des éleveurs, vis-à-vis du jeune bovin, et détaille leurs intentions
à venir, notamment avec la mise en oeuvre du découplage.
Les entretiens ont été réalisés d’avril 2003 à juin 2004 (80 en système laitier avec et sans vache allaitante, 59 en
système allaitant naisseur engraisseur, et 15 en engraissement spécialisé.)
L’engraissement de jeunes bovins : une activité en déclin ?
Avec 800 000 jeunes bovins produits en 1980, la France a connu une croissance soutenue de cette production
pour atteindre 1 300 000 têtes en 1992. Le volume régresse depuis à un rythme de - 2 %, par an, jusqu’en 2003
où 1 000 000 jeunes bovins ont été produits.
5 causes sont identifiées dans le rapport
La
demande croissante en broutards,
des pays du sud de l’Europe (Italie et Espagne), a incité les
naisseurs à vendre leurs broutards plutôt qu’à les engraisser.
Le
remplacement
progressif de l’activité d’engraissement par les
cultures de ventes
qui nécessitent moins
de travail.
L’arbitrage en faveur du lait chez les laitiers qui
augmentent leur quota par l’agrandissement
. 47 % des
jeunes bovins français sont engraissés par des laitiers (67 % en Basse-Normandie, 53 % dans l’Eure).
La mise en oeuvre de l’agenda 2000, avec la
réduction des seuils de chargement
qui limitent à
1,8 UGB/ha l’accession aux aides compensatoires.
L’accroissement de la
pression environnementale
par l’extension des zones vulnérables notamment.
La mise en oeuvre du découplage des aides, à partir de 2006, pourrait être une cause supplémentaire à la
réduction de l’activité d’engraissement. En effet, 258 euros, sur les 290 perçus par tête, seront découplés (100 %
de la PSBM : 210 € - et 60 % de la PAB : 80 €).
La compilation des intentions des éleveurs, en activité, ramenées au poids que représente leur système, au
niveau national, permet aux auteurs de conclure à
une baisse possible de la production de - 21 % sur les
5 ans (2003-2008)
et donc à une accélération du processus de déclin.
Remarque
:
Dans ce résultat, seules les intentions des éleveurs actuels de jeunes bovins sont prises en compte.
La reprise d’un atelier existant par un jeune qui s’installe n’est pas comptabilisée. De même, le choix d’un
producteur de lait d’engraisser quelques jeunes bovins n’est pas mesuré. L’étude des mouvements entrant et
sortant des systèmes d’engraissement, réalisée dans l’Orne (voir encadré p 3), permet d’étayer cette remarque.
Les résultats présentés amplifient donc la baisse à venir.
2
Quels sont les constats ?
38 % des éleveurs enquêtés risquent d’arrêter la production : 18 % à la suite d’un départ en retraite avec
une reprise incertaine de l’atelier, 20 % poursuivraient l’activité agricole mais en stoppant l’engraissement.
14 % réduiraient l’activité d’engraissement, 32 % la maintiendraient, 16 % ont l’intention de la développer.
On constate
les plus fortes réductions dans les systèmes polycultures
, lesquelles disposent de surfaces
labourables importantes (- 37 % chez les naisseurs engraisseurs et - 42 % chez les laitiers + jeunes bovins).
La baisse est moins importante chez les laitiers qui ont des vaches allaitantes
. Ceci témoigne de
l’intérêt de l’éleveur pour la production de viande, avec même des intentions de développement de
production, chez les intensifs, par l’augmentation prévue des achats.
Des intentions différenciées par système de production.
Les principaux moteurs de ces décisions, d’arrêt ou de réduction,
sont liés à la charge de travail amplifiée
par le travail de l’épouse à l’extérieur. Ce phénomène est particulièrement visible à la dissolution d’un Gaec
parent-fils, où le jeune s’oriente vers des productions perçues comme moins astreignantes ou plus lucratives.
Il faut ajouter la perception négative du revenu apporté par l’activité d’engraissement qui correspond à des aides
prochainement découplées.
Remarque
: Les bilans annuels des coûts de revient d’engraissement de jeunes bovins, établis chaque année
dans la Manche, font état de résultats avant rémunération de la main-d’oeuvre familiale et des capitaux propres,
de l’ordre de 100 € par animal (primes animales inclues, primes cultures exclues) en moyenne, sur 4 ans.
Les choix de maintien ou de croissance
(32 et 16 % des cas) se retrouvent plutôt dans des grosses structures
de 2 UTA et plus, non limitées par la main-d’oeuvre, ou alors pour préparer l’arrivée d’un salarié, d’un fils ou d’un
associé. Il peut s’agir de dégager un revenu supplémentaire, en cas de blocage de l’agrandissement. Dans
d’autres cas, plus rares, c’est une réorientation viande avec conversion de quotas laitiers en PMTVA ou une
réduction des vaches allaitantes (pour s’ajuster au nombre de PMTVA), compensée par l’achat de maigre. Il peut
aussi s’agir d’amortir un bâtiment (
Remarque
:
la possibilité de transformer du quota en PMTVA a été suspendue
par le Ministère pour 2006).
Les exploitations qui misent sur le jeune bovin sont plus grosses que la moyenne (120 ha et 65 à 85 vaches
allaitantes chez les naisseurs engraisseurs et des quotas de 300 000 à 370 000 litres chez les laitiers).
Conclusion
La baisse du prix du broutard peut modifier profondément les orientations.
Les éleveurs rencontrés
envisagent même de reprendre l’activité d’engraissement, si les prix des animaux maigres baissent (
Remarque
:
ce comportement serait nouveau, car jusqu’à présent, les arrêts observés sont très souvent définitifs
).
L’annonce de cette forte réduction peut entraîner une
prise de conscience collective des acteurs de la filière,
dont les actions pourraient conduire à atténuer le phénomène. L’étude propose des pistes à explorer :
Un système d’aide à la transmission
Une facilitation de l’emploi salarié dans l’agriculture
Le développement de contrat de filière assurant une sécurisation sur les prix et/ou les marges
La mise en commun d’atelier permettant de réduire les charges fixes sur des tailles plus importantes
Les aides à la modernisation des bâtiments
Ainsi un
nouveau visage de l’engraissement pourrait se dessiner
. Actuellement très atomisée, la production,
une fois réorganisée, pourrait être davantage à l’écoute des exigences du marché avec des lots homogènes, de
taille suffisante, dans des systèmes aussi bien laitiers que naisseurs engraisseurs.
L’application des résultats nationaux de cette étude, aux systèmes bas-normands, conduit à une baisse de la
production de - 19 %, qui est comparable aux - 21 % de l’étude, malgré une répartition assez différente, par le
poids des systèmes lait : 67 % des jeunes bovins produits, contre 47 % au niveau national.
Ce chiffre, et
c’est une limite importante de l’étude,
ne tient absolument pas compte de nouveaux entrants
dans le secteur.
Michel LAFONT – Chambre Régionale d'Agriculture de Normandie – Mise à jour : mars 2005
3
Trajectoires des systèmes producteurs de jeunes bovins
E
XEMPLE
,
DANS L
’O
RNE
,
À PARTIR DU
R
ECENSEMENT
2000
ET DE
L
’E
NQUÊTE
S
TRUCTURE
2003
Un échantillon de 770 exploitations a été enquêté dans l’Orne, dans le cadre de l’Enquête Structure en 2003. La
situation, en 2000, de chacune de ces exploitations est connue, d’après le Recensement Agricole. Il est donc
possible de reconstituer 770 trajectoires sur 3 ans, représentatives des évolutions départementales des
exploitations pérennes (la question des disparitions n’est pas traitée ici).
Les évolutions des exploitations ont été étudiées en fonction d’une clé typologique : en particulier, les
exploitations qui ont changé de groupe entre 2000 et 2003 sont au coeur de l’analyse.
Les
exploitations laitières, dotées d’un atelier jeunes bovins en 2000, étaient au nombre de 710
1
. En 2003,
110 ne comportent plus d’atelier jeunes bovins
. Pratiquement toutes ces exploitations sont restées laitières,
mais souvent avec davantage de cultures ou parfois développement d’une activité de naisseur. Ces exploitations
« sortantes » (de la production de jeunes bovins) représentent donc environ 15 % de l’effectif initial.
Par ailleurs, sur les 710 exploitations de départ, 590 exploitations conservent le même profil.
Enfin,
140 exploitations laitières, qui n’avaient pas d’atelier jeunes bovins en 2000, rejoignent le groupe
par création d’un atelier. 20 exploitations, initialement non laitières (mais avec jeunes bovins), deviennent laitières
et, par conséquent, intègrent aussi le groupe. Les « entrants » représentent donc environ 25 % de l’effectif initial.
On retrouve en 2003 : 710 exploitations « lait + jeunes bovins » initiales - 110 sortants + 160 entrants =
760 exploitations relevant de systèmes « lait + jeunes bovins ». On voit qu’il y a donc un mouvement assez
animé d’entrées et sorties (vis-à-vis de la production de jeunes bovins) chez les laitiers. Les masses de
production concernées ne sont pas disponibles en l’état actuel de l’étude. Il est probable qu’une bonne partie des
mouvements concerne des petits ateliers qui fluctuent au gré de la conjoncture.
Du côté des non-laitiers
(avec jeunes bovins), le tableau est assez différent.
Sur
370 exploitations initialement
productrices,
50 abandonnent l’atelier jeunes bovins
(soit 15 %, même
taux que chez les laitiers), 20 adoptent la production laitière (on les a déjà évoqués précédemment),
300 se
maintiennent
.
Les
entrants
(qui n’avaient pas de jeunes bovins en 2000) sont seulement au nombre de
30
(8 % de l’effectif
initial). En 2003, les non-laitiers avec jeunes bovins comptent donc 330 exploitations.
Au total (laitiers + non laitiers), on passe de 1060 à
1090 exploitations avec atelier jeunes bovins
. Mais,
cet
équilibre est loin d’être statique
. En 3 ans, au total, on compte 160 sortants et 170 entrants sur l’ensemble des
exploitations.
Second enseignement, le
renouvellement dans les exploitations non laitières
(et productrices de jeunes
bovins)
apparaît plus fragile
que celui des exploitations laitières avec jeunes bovins, où les entrées dans la
production de jeunes bovins équilibrent largement les sorties, en nombre d’ateliers du moins.
Jean HIRSCHLER - Chambre d'Agriculture de l’Orne - Mise à jour : mars 2005
1
On considère qu’il y a un atelier jeunes bovins dans une exploitation, à partir de 5 jeunes bovins produits par an.
4
Nombre (JB ou exploitations enquétées)
2003
2008
2003
2008
2003
2008
2003
2008
2003
2008
2003
2008
LAIT
: Nb de JB 2003 et 2008
285
0
365
0
460
305
1390
1410
630
940
3130
2655
-15%
-7%
TOTAL Laitiers (n=80)
%
intensif Lait +JB
%
intensif Lait + VA + JB
%
Polyculteur sans VA
%
Polyculteur avec VA
%
Laitier moins intensifs
%
ENGRAISSEURS
Nb de JB 2003 et 2008
1280
705
-45%
TOTAL Engraisseurs spé (n=15)
%
NAISSEUR ENG
Nb de JB 2003 et 2008
156
0
337
0
236
177
650
652
601
775
1980
1604
-19%
-12%
TOTAL Naisseur engraisseurs (n=59)
%
intensif de l'ouest
%
Extensif du centre et de l'Est
%
Polycultures élevage (Pays de Caux)
%
Grandes cultures (Pays de Caux)
%
TOTAL tout système
Nombre de JB
6390
4964
-22%
Nombre d'exploitation enquétée
%
25
154
18%
20%
14%
32%
16%
100%
31
21
27
50
3
1
0
20%
20%
0%
30%
30%
100%
2
2
0
3
0
1
0
10%
30%
20%
40%
0%
100%
1
3
2
4
3
1
9
11%
16%
32%
26%
16%
100%
2
3
6
5
3
2
0
20%
25%
5%
35%
15%
100%
4
5
1
7
9
5
9
15%
22%
15%
32%
15%
100%
13
9
9
1
9
2
1
5
33%
27%
7%
20%
13%
100%
5
4
1
3
2
1
4
7%
14%
43%
21%
14%
100%
1
2
6
3
1
1
0
20%
10%
10%
50%
10%
100%
2
1
1
5
1
1
1
9%
27%
18%
36%
9%
100%
1
3
2
4
5
19
21%
11%
11%
32%
26%
100%
4
2
2
6
5
2
7
19%
22%
0%
41%
19%
100%
5
6
0
11
18%
TOTAL
Evolution
hors arret
80
100%
Evolution
16%
18%
14%
35%
Croissances
13
14
11
28
14
Arrêts
Abandons
Baisses
Maintien
TABLEAU 1
RESULTATS RECOMPOSES SUR LES MASSES NATIONALES - – ETUDE AVENIR JB
TABLEAU 2
RESULTATS BRUTS – ETUDE AVENIR JB
Polyculture - Elevage
Cultures Dominantes
( SFP/SAU 35 - 65 %)
( SFP/SAU< 35%)
Intensifs
Moins intensif
(ouest)
(Centre,
Nord est)
TOTAL
Laitiers
-15%
-11%
-33%
-18%
dont Lait + JB
-23%
-11%
-42%
0%
-26%
Part dans la production nationale (1) 19%
4%
8%
1%
32%
Part dans la production bas-normande (2)
44%
dont Lait + VA + JB
3%
-11%
-10%
-2%
Part dans la production nationale (1) 9%
2%
3%
0%
15%
Part dans la production bas-normande (2)
23%
Naisseurs engraisseurs de JB
-19%
-18%
-37%
6%
-22%
Part dans la production nationale (1) 14%
7%
16%
5%
40%
Part dans la production bas-normande (2)
25%
Engraisseurs spécialisés
-87%
-22%
-22%
-27%
Part dans la production nationale (1) 1%
4%
8%
13%
Part dans la production bas-normande (2)
8%
TOTAL France
-21%
TOTAL BASSE NORMANDIE (3)
-19%
(1) selon fichier pab 2002 de l'OFIVAL, (2) selon RGA traitement CRAN, (3) traitement CRAN
RECOMPOSITION NATIONALE
Evolution du nombre de JB 2003/2008
( SFP/SAU > 65 %)
Elevage