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LA CHASSE AU LOUP

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LA CHASSE AU LOUP

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LA CHASSE AU LOUP
Le loup avait à peu près disparu d’Angleterre vers 1500, il existait encore en Ecosse vers 1743, il fut exterminé en Irlande vers 1766-70. Partout ailleurs en Europe il est resté très commun jusqu’au début du XIXe siècle.
Près de Genève, en 1732, au cours d’une traque aux îles d’Arve, 11 loups sont pris; en 1714, un loup tue un âne sur le glacis de Saint-Jean; en 1751, les prédicateurs qui s’en allaient de Chancy à Valleiry se faisaient accompagner par des gens armés. Le 26 janvier 1826, leJournal de Genève signale des loups dans les environs, l’un d’eux est venu saisir un chien à la Queue-d’Arve. En 1830, on en a vu dans les bois de Chambésy et du Vengeron; en 1871, des dames de Châtelaine ont eu trois loups dans leur campagne (Poncy).
De 1651 à 1741, 425 loups ont été abattus dans la seule commune de Couvet. Le dernier loup neuchâtelois abattu le fut à Pouillerel en 1845; en janvier 1875, un jeune instituteur de Savagnier fut encore suivi par un loup jusqu’à l’entrée du village de Dombresson. On en vit encore dans l’Ajoie en 1890. Les loups se sont maintenus assez longtemps dan les vallées alpestres. Le dernier de l’Engadine fut tué en 1821, le dernier de la région de Martigny (Valais), au Guercet en 1869. Il en fut tué un au-dessus d’Ayer (Anniviers) vers 1870. La dernière capture en Suisse fut faite à Irana (Monte-Ceneri, Tessin) en 1872.Revenus à la suite des armées de Souvarof, reparus aussi vers 1870, les loups ont été aperçus (un couple) en 1914, dans le Jura vaudois, les buissons du pied du Jura gessien.La guerre de 1939-45 ne semble pas en avoir amené et les méfaits signalés seraient plutôt dus (remarque judicieuse du même chasseur) à des chiens de guerre allemands abandonnés. D’ailleurs, les racontars et les supercheries, en fait de loups vus ou capturés, sont innombrables.
Enfin,un loupfut tué à Eischoll (Valais) le 27 novembre 1947, par un braconnier qui avait mis un veau avorté devant sa grange pour attirer les renards et fut tout surpris, après son coup de feu, de relever un loup. C’est un beau mâle de 36 kg, âgé, d’après examen des dents par P. Revilliod, de 18 à 19 mois. Cette capture apporte une conclusion à l’affaire extraordinairement embrouillée, pleine de témoignages imprécis, de craintes à demi superstitieuses, d’imaginations et de charlatanisme dite des «fauves» ou du«monstre» du Valais.
En France, le partage des communaux, le défrichement des brandes et des bois, le perfectionnement et l’usage répandu des armes à feu, les primes plus élevées et surtout, en dernier lieu, l’emploi de la strychnine, ont fini par avoir raison des loups. «Mammifères sauvages d’Europe »Robert Hainard 1