LA MALADIE DE LYME
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Catalan
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Langue Catalan

Exrait

LA MALADIE DE LYME
La maladie de Lyme est
provoquée par une bactérie nommée
Borrelia burgdorferi.
L’infection commence souvent par un érythème migrant : une
rougeur de plus de 5 centimètres de diamètre qui débute au point de
morsure dans le premier mois (figure 3). À ce stade, elle guérit très
bien avec un antibiotique adapté.
En l’absence de traitement, des mois plus tard, la maladie se
complique
avec
l’apparition
de
symptômes
neurologiques
(méningite, radiculite, paralysie faciale...), articulaires, cardiaques,
ophtalmologiques... Son traitement devient alors plus long et plus
difficile.
Le diagnostic peut être effectué par une simple sérologie.
Consultez donc votre médecin au moindre doute !
Cette plaquette a été réalisée par JC George avec la participation de C Chastel
(Laboratoire de Virologie, Brest) de C Pérez-Eid et G Baranton (Institut Pasteur,
Paris)
Remerciements à la Fondation Bayer Santé dont le généreux soutien financier a
permis la réalisation du projet.
http://www.ifrance.com/maladies-a-tiques
F
IGURE
3 : érythèmes migrants et lymphocytome cutané bénin.
Crédit photos : EUCALB www.dis.strath.ac.uk - Pfizer lymediseaseinformation.com - JC George. Réalisation J George.
Sous l’égide de la Fondation de France
LA MALADIE DE LYME
ET AUTRES MALADIES TRANSMISES
PAR LA MORSURE DE TIQUE EN MEUSE
CONSEILS DE PRÉVENTION
1. Éviter l’habitat des tiques lorsque cela est possible.
2. Utiliser un répulsif, porter des pantalons serrés aux chevilles et des
manches longues.
3. De retour à la maison, s’auto-inspecter et retirer les tiques qui auraient
pu se fixer malgré tout.
4. Protéger les animaux familiers contre les tiques.
5. Consulter votre médecin en cas d’apparition de symptômes évocateurs
d’une infection.
TIQUES
En Meuse, au moins quatre espèces d’Ixodidae et une d’Argasidae
sont susceptibles de se fixer sur l’Homme. À cette occasion elles
peuvent lui transmettre différentes maladies, selon l’espèce de tique
en cause.
Le plus souvent il s’agit d’Ixodes ricinus, qui est
potentiellement infectant à tous ses stades de développement : larve,
nymphe et femelle (figure 1). Toute personne fréquentant la forêt ou
l’habitat sauvage est exposée au risque, principalement d’avril à
octobre lorsque les tiques sont les plus actives.
La densité des tiques est totalement dépendante de celle de leurs
hôtes intermédiaires. Plus une zone est giboyeuse, notamment en
cervidés et sangliers, plus elle présente un risque important.
RISQUE DE TRANSMISSION
La tique grimpe le long du corps pour se fixer dans une zone
protégée : le creux poplité, l’aine, le nombril, les aisselles, les
oreilles, la nuque... là elle insère ses pièces buccales dans la peau en
quête de sang. La plupart du temps la morsure est totalement
indolore, elle passe très facilement inaperçue. La tique peut alors se
gorger durant 4 à 5 jours pendant lesquels elle transmet ses agents
pathogènes, si toutefois elle est infectée. Les micro-organismes se
multiplient et se disséminent alors chez la victime de la morsure,
occasionnant la maladie.
F
IGURE
1 : Ixodes ricinus à ses différentes stases, de gauche à droite :
larve, nymphe, mâle et femelle.
MALADIES TRANSMISES
La borréliose de Lyme est la maladie la plus fréquemment transmise
par la morsure des tiques de notre région, mais elle n’est pas la seule.
D’autres maladies ont été observées : bactériennes, virales ou
parasitaires. Pour la plupart, elles surviennent dans les quatre
semaines suivant la morsure d’un Ixodidae et se caractérisent par un
syndrome grippal constitué par une fièvre intense, des céphalées, des
courbatures et des arthralgies. Quelquefois s’y associent des troubles
digestifs (nausées, vomissements, diarrhée), une fatigue intense, ou
même une éruption cutanée. L’apparition de tels symptômes à la belle
saison, après une exposition dans une zone infestée de tiques doit
vous amener à consulter votre médecin. Même si vous n’avez pas
constaté de morsure. En cas de maladie bactérienne, rickettsiose ou
ehrlichiose, il pourra vous prescrire une antibiothérapie qui s’avère
d’autant plus efficace qu’elle est précoce. Les arboviroses, surtout
l’encéphalite européenne à tique, et la babésiose murine nécessitent
également une prise en charge thérapeutique. Leur pronostic est
généralement bon.
CONSEILS POUR LE RETRAIT
Tirez doucement la tique sans la tordre,
jusqu’à ce qu’elle lâche prise. Nettoyez
ensuite la zone de morsure et les mains
avec un désinfectant, à défaut du savon
et de l’eau feront l’affaire.
Plus la tique est retirée tôt, moins il y a de risque de transmission. Dans
les premières
24 heures le risque est minime. Il ne faut surtout pas
l'écraser, mais l'arracher en la saisissant le plus près possible de la
peau, afin d’éviter de casser le rostre. Utilisez de préférence des pinces
fines ou un tire-tique (figure 2), mais à défaut vous pouvez le faire avec
les ongles…
La tique peut être placée dans un flacon d’alcool afin d’être identifiée, ce
qui orientera utilement le diagnostic en cas d’infection ultérieure.
F
IGURE
2 : Retrait.