Soins palliatifs - Journée d étude du mardi 23 novembre 2004
5 pages
Français

Soins palliatifs - Journée d'étude du mardi 23 novembre 2004

Le téléchargement nécessite un accès à la bibliothèque YouScribe
Tout savoir sur nos offres
5 pages
Français
Le téléchargement nécessite un accès à la bibliothèque YouScribe
Tout savoir sur nos offres

Description

Journée d’étude soins palliatifs – Inami - 23 novembre 2004SYNTHESE DE LA DISCUSSION EN ATELIERSAtelier 3 : réseauDiscussion sur le thème suivant :SOINS PALLIATIFS VIA TRAVAIL EN RESEAULes missions / tâches de base d’une association en matière de soins palliatifs, en bref un“réseau de soins palliatifs”, sont les suivantes (cf. AR du 19 juin 1997 – MB du 28 juin 1997) : L’information et la sensibilisation de la population La mise à jour des connaissances en matière de soins palliatifs des médecins, despraticiens de l’art infirmier et des auxiliaires paramédicaux ainsi que des bénévoles Plate-forme de concertation : coordination des différentes actions – fixation de protocoles decollaboration offrant la plus grande complémentarité possible entre les établissements et lesservices Fonction consultative et soutien pour assurer l’efficacité des actions ainsi quel’accompagnement du patient Evaluation des services rendus – estimation des besoins et examen des formes deréponses à y apporter Soutien et/ou formation du bénévolat en matière de soins palliatifsLes responsables de réseau ont ajouté une mission de leur propre initiative en raison d’unedemande urgente sur le terrain : Suivi du deuilL’association doit couvrir une zone géographique comptant entre 300.000 et 1.000.000d’habitants. Chaque communauté doit disposer au minimum d’une association. Chaqueassociation a une gestion distincte.Le réseau dispose d’un ETP par tranche de 300.000 habitants. ...

Sujets

Informations

Publié par
Nombre de lectures 88
Langue Français

Exrait

Journée d’étude soins palliatifs – Inami - 23 novembre 2004
SYNTHESE DE LA DISCUSSION EN ATELIERS
Atelier 3 : réseau Discussion sur le thème suivant : SOINS PALLIATIFS VIA TRAVAIL EN RESEAU
Les missions / tâches de based’uneassociation en matière de soins palliatifs,en bref un “réseau de soins palliatifs”,sont les suivantes (cf. AR du 19 juin 1997 – MB du 28 juin 1997) : et la sensibilisation de la population L’information mise à jour des connaissances en matière de soins palliatifs des médecins, des La praticiens de l’art infirmier et des auxiliaires paramédicaux ainsi que des bénévoles de concertation : coordination des différentes actions – fixation de protocoles de Plate-forme collaboration offrant la plus grande complémentarité possible entre les établissements et les services  Fonction consultative et soutien pour assurer l’efficacité des actions ainsi que l’accompagnement du patient des services rendus – estimation des besoins et examen des formes de Evaluation réponses à y apporter  Soutienet/ou formation du bénévolat en matière de soins palliatifs
Les responsables de réseau ont ajouté une mission de leur propre initiative en raison d’une demande urgente sur le terrain :  Suividu deuil
L’association doit couvrir unezone géographiqueentre 300.000 et 1.000.000 comptant d’habitants. Chaque communauté doit disposer au minimum d’une association. Chaque association a une gestion distincte.
Le réseau dispose d’un ETP par tranche de 300.000 habitants. Ce nombre est à adapter proportionnellement au nombre réel d’habitants de la région dont le réseau est responsable. Si la région concernée compte moins de 300.000 habitants, le réseau a toutefois droit à un ETP s’il représente la seule association de la Communauté ou province y afférente.
DISCUSSION La mission / les tâches du réseau de soins palliatifs sont approfondies à l‘aide de quelques questions et examinées en fonction de l’action effective et de l’expertise accumulée entre-temps.
1. Lesréseaux/plates-formes de soins palliatifs signifient une plus-value pour les soins palliatifs en Belgique.
Les réseaux offrent des possibilités de soins palliatifs à tout un chacun. Par exemple en sensibilisant l'ensemble de la population belge en général et les professionnels en particulier. La méthode de travail adoptée varie en fonction de l’objectif concret et du groupe cible :  Sensibilisationde médecins généralistes par le truchement de cercles de médecins généralistes, d’initiatives de coopération en matière de soins à domicile et des groupes locaux d’évaluation locale (les GLEM), …  Actionstelles que des bourses d’information, des dépliants, des sites Web, des conférences, etc.
1
peut être fait appel aux deux niveaux simultanément. Il  Lessoins palliatifs doivent débuter précocement, avant que la phase terminale soit entamée.
En raison du contexte global des possibilités de soins palliatifs et de la mission spécifique du réseau de soins palliatifs, l’aspect « information » est crucial.
Les participants sont convaincus que le réseau offre une réelle plus-value en matière de sensibilisation aux soins palliatifs. Reste à savoir comment le démontrer. Les chiffres peuvent-ils constituer une aide et, si tel est le cas, quels paramètres peuvent être utilisés ? Comment prouver que la sensibilisation reste indispensable ?
Lors de la discussion, on a insisté à maintes reprises sur l’importance de la sensibilisation, principalement chez les médecins.
2. Laformation des prestataires de soins de la région améliore la qualité de soins palliatifs. Et ce tant pour des bénévoles que pour des professionnels.
Les conclusions à ce sujet sont les suivantes: : praticiens de l’art infirmier,formation de certains groupes cibles est indispensable La médecins, dispensateurs de soins, kinésithérapeutes, ergothérapeutes, bénévoles, etc.
 Lespraticiens de l’art infirmier des équipes d’accompagnement multidisciplinaires donnent quelques heures de formation en tant que professeur. L’objectif de cette formation consiste à transmettre une expertise spécifique. Cette méthode est facilement accessible aux autres partenaires de soins parce que la personne en question est souvent connue dans le secteur des soins palliatifs.
praticiens de l’art infirmier des équipes d’accompagnement multidisciplinaires ont Les un rôle à jouer en transmettant leur expertise dans des situations concrètes.
 ABruxelles, le réseau se consacre davantage à l’information qu’à la formation.
 En Wallonie, les praticiens de l’art infirmier des équipes d’accompagnement multidisciplinaires donnent effectivement «cours »dans la formation de base soins palliatifs. Cette méthode a pour but d’intégrer les aspects de l’art infirmier des soins palliatifs dans la formation de base.
participants estiment que les praticiens de l’art infirmier des équipes Les d’accompagnement multidisciplinaires doivent pouvoir donner cours en raison de leur expertise spécifique. Il est évident que des accords précis sont conclus à ce sujet, par exemple dans une marge déterminée.
« qualité» de la Etantdonné que tant de cours sont organisés, la question de la formation a également été posée. Des accords sont conclus entre les réseaux afin de parvenir à une formation standardisée (cf. point suivant).
3. L’organisationgéographique des réseaux permet à chacun de faire appel aux soins palliatifs, où qu’il soit (couverture géographique complète – garantie de continuité et de qualité permanente).
Une concertation peut avoir lieu via la/les fédération(s) de soins palliatifs et des accords peuvent très bien être conclus afin de parvenir à une forme de standardisation, d’optimisation du trajet de soins, etc. Cette méthode s’applique parfaitement - et c’est déjà le cas actuellement – en collaboration avec la/les fédération(s).
2
Cette organisation géographique est importante, surtout si un patient palliatif change de région (réseau) – provisoirement ou définitivement – pour des raisons familiales ou de congés.
 Lelibre choix du patient occupe une place centrale, il convient d’y veiller. Voir également le point 7.
 Laqualité durable des soins palliatifs doit prévaloir. Afin de l’obtenir et de la conserver, le trajet de soins doit continuellement être remis en question. Il convient d’examiner quels sont encore les défauts. Des instruments d’évaluation objectifs s’avèrent indispensables et cette évaluation doit être régulièrement effectuée de manière effective.
4. Lesplates-formes organisées par les réseaux permettent aux prestataires de soins de se retrouver et de favoriser ainsi la continuité des soins
Ce lien s’opère :  Al’aide de groupes de travail – partager les expériences entre partenaires du secteur des soins palliatifs, par exemple à la suite de problèmes médicaux ou relatifs à la technique de soins comme la gestion de la douleur, mais également concernant des problèmes éthiques (cf. mode de fonctionnement des réseaux wallons).  Enstimulant la collaboration.  Eninsistant sur l’importance du rôle de coordination entre les différents partenaires dans ce contexte.  Enne perdant pas de vue que des « soins palliatifs de qualité » requièrent une concertation ! offrant une « base » à la collaboration multidisciplinaire au sein d’une organisation. En  Enrespectant l’objectif premier qui est de fournir des soins sur mesure, mais qui requiert également de disposer de standards, de protocoles ou d’accords. Un fonctionnement flexible des réseaux s’avère nécessaire en vue de le réaliser. insistant sur l’importance d’un feed-back aux personnes qui contribuent à la pratique En (professionnels – bénévoles) !
5. Lesréseaux offrent un cadre professionnel (support) au bénévolat
Des soins palliatifs de qualité ne sont possibles que grâce à l’engagement enthousiaste de nombreux bénévoles qui agissent en complément des soins professionnels. Un bénévole dans le secteur des soins palliatifs n’est pas un simple bénévole. C’est avant tout une personne qui a – en tout état de conscience – opté pour cette voie.
Les réseaux interviennent dans le recrutement des bénévoles, la formation, l’implémentation dans la structure,l’intervision, … La gestion du travail des bénévoles requiert un cadre professionnel.
On note même une différence entre les bénévoles en fonction de la structure (domicile, hôpital,…) au sein de laquelle ils sont actifs. Les caractéristiques spécifiques par structure sonttransmises par des collaborateurs professionnels issus de ces structures. Apparaît également de ce fait un besoin en formation complémentaire par des experts en la matière.Il s’agit principalement de praticiens de l’art infirmier qui, en raison de la spécificité des soins palliatifs, doivent de préférence être occupés dans ces structures.
6. Lesuivi du deuil est inhérent aux soins palliatifs. Les réseaux offrent ici à nouveau une continuité des soins
Pendant l’accompagnement palliatif, les praticiens de l’art infirmier des équipes d’accompagnement multidisciplinaires (mais également d’autres structures) se chargent déjà du suivi du deuil.
3
Deuil dans le sens de situation de perte, mais également deuil pour le décès approchant, deuil anticipatif, …
La mort n’ayant aucune place dans notre société, il a fallu sensibiliser la population par le biais de la culture de soins palliatifs. Le deuil y a (avait) encore moins sa place. D’où la nécessité d’ouvrir la discussion autour de ce sujet.
Une attention accrue est également requise pour le suivi du deuil chez les dispensateurs de soins professionnels et chez les bénévoles.
7. Lafonction coordinatrice des réseaux/plates-formes permet aux patients de passer facilement d’une structure à l’autre
 CENTRESDE JOUR
DOMICILE DE  SUBSTITUTION
 HOPITAUX
RÉSEAUX
LE PATIENT
-
 UNITÉS  PALLIATIFS
SOINS À DOMICILE
- renvoi et concertation entre les différentes structures d’un réseau -
 Leschéma ci-dessus offre un aperçu global de tous les services / toutes les fonctions concerné(e)s dans le secteur des soins palliatifs. En pratique, il a été constaté que le patient palliatif est de plus en plus renvoyé d’une structure à l’autre. collaboration est nécessaire dans ce cas et est tout à fait possible. La réseaux répondent aux questions qui peuvent apparaître lors du parcours de trajets Les de soins parfois complexes. réseaux peuvent détecter les écarts dans une situation concrète. Ils peuvent ensuite Les se renseigner à ce niveau et proposer des adaptations pour l’avenir, … choix du patient est de facto limité car seule une équipe d’accompagnement Le multidisciplinaire est active par réseau. Si le courant ne passe pas avec les personnes qui travaillent dans cette équipe multidisciplinaire et si – en outre – une relation peu cordiale s’installe avec un autre partenaire de soins, par exemple en première ligne, la situation peut avoir un effet bloquant sur le patient qui n’a plus aucun choix…
8. Conclusiongénérale
 Unenregistrement transparentest nécessaire en vue de démontrer la plus-value des activités du réseau palliatif (association).
4
Les participants du secteur aimeraient grandement collaborer avec les responsables de la politique concernés et entamer une réflexion approfondie sur le sujet.
collaboration Lainterdisciplinaire requiert une base solide, une concertation et est possible au sein d’une association.Evaluer et adapterest très certainement nécessaire dans ce cas et ce, sur une base continue.
 Laphase pionnière est passéeet il est certainement utile dans un futur proche de conclure de nouveaux accords pour mieux cerner les « activités centrales » et les « activités secondaires » dans le contexte des soins palliatifs.
5
  • Accueil Accueil
  • Univers Univers
  • Ebooks Ebooks
  • Livres audio Livres audio
  • Presse Presse
  • BD BD
  • Documents Documents