Mémoire sur les principes généraux du Chinois vulgaire

Mémoire sur les principes généraux du Chinois vulgaire

-

Documents
132 pages
Lire
Le téléchargement nécessite un accès à la bibliothèque YouScribe
Tout savoir sur nos offres

Description

FOR THEPURCHASED UNIVERSITY OF TORONTO LIBRARY FROM THE SPECIAL GRANTCANADA COUNCIL LlNQÏflSTICS / MÉMOIRE SUR LES PRINCIPES GÉNÉRAUX DU CHINOIS VULGAIRE. SE VEND À PARIS, CHEZ BENJAMIN DUPRAT f'.L'E DU CLOÎTiiE SAINT-BENOÎT, 7. MÉMOIRE SUR PRINCIPES GÉNÉRAUXLES CHINOIS VULGAIREDU PAR M. RAZIN À DES LANGUES ORIENTALESPROFESSEUR DE CHINOIS L'ÉCOLE EXTRAIT DU JOURNAL ASIATIQUE. PARIS IMPRIMERIE ROYALE M DCCC XLV PL •! 1968 ^%tenroï MEMOIRE SUR LES PRINCIPES GÉNÉRAUX DU CHINOIS VULGAIRE. Unepréoccupation trop naturelle aux sinologues, et point blâmer, c'est l'intérêtque je n'ose et le prix extraordinaire qu'ils attachent à la langue sa- vante et aux monuments de l'antiquité. Assuré- ment les antiquités sont une étude rare , très-diffi- cile et fort recommandable d'ailleurs mais la; parle lalangue que l'on à Chine n'est pas unjargon factice, confus et sans règles; c'est belleune et noble langue , à laquelle on ne saurait contester l'élégance des formes, la naïveté, la flexibilité, des termes énergiques et une syntaxe assez régulière; c'est un idiome qui n'a rien perdu de son impor- tance comme langue politique et commerciale, et qui n'est pasnon plus sans intérêt sous le rapport de la littérature. Je reconnais volontiers qu'il existe deux points de vue particuliers et notablement distincts dans l'étude du chinois.

Sujets

Informations

Publié par
Nombre de visites sur la page 33
Langue Français
Signaler un problème

FOR THEPURCHASED
UNIVERSITY OF TORONTO LIBRARY
FROM THE
SPECIAL GRANTCANADA COUNCIL
LlNQÏflSTICS/
MÉMOIRE
SUR
LES PRINCIPES GÉNÉRAUX
DU CHINOIS VULGAIRE.SE VEND À PARIS,
CHEZ BENJAMIN DUPRAT
f'.L'E DU CLOÎTiiE SAINT-BENOÎT, 7.MÉMOIRE
SUR
PRINCIPES GÉNÉRAUXLES
CHINOIS VULGAIREDU
PAR M. RAZIN
À DES LANGUES ORIENTALESPROFESSEUR DE CHINOIS L'ÉCOLE
EXTRAIT DU JOURNAL ASIATIQUE.
PARIS
IMPRIMERIE ROYALE
M DCCC XLVPL
•! 1968
^%tenroïMEMOIRE
SUR LES PRINCIPES GÉNÉRAUX
DU
CHINOIS VULGAIRE.
Unepréoccupation trop naturelle aux sinologues,
et point blâmer, c'est l'intérêtque je n'ose et le
prix extraordinaire qu'ils attachent à la langue sa-
vante et aux monuments de l'antiquité. Assuré-
ment les antiquités sont une étude rare , très-diffi-
cile et fort recommandable d'ailleurs mais la;
parle lalangue que l'on à Chine n'est pas unjargon
factice, confus et sans règles; c'est belleune et
noble langue , à laquelle on ne saurait contester
l'élégance des formes, la naïveté, la flexibilité, des
termes énergiques et une syntaxe assez régulière;
c'est un idiome qui n'a rien perdu de son impor-
tance comme langue politique et commerciale, et
qui n'est pasnon plus sans intérêt sous le rapport de
la littérature.
Je reconnais volontiers qu'il existe deux points
de vue particuliers et notablement distincts dans
l'étude du chinois.
Il a le point de vue de l'esprit qui recherchey ,
curieusement
, et abstraction faite du langage
, au-
quel il s'intéresse fort peu , la signification d'un mo-
nument écrit, historique ou philosophique; accu-
J. A. Extr. n°5. (i8/j5)„ i—_ 2
mule autorités sur autorités , avant de fixer la valeur
caractère; lutte avec son sujet etd'un tâche de
suppléer, par le travail ou la sagacité , au laconisme
l'imperfection du style.ou à
Il a le point de vue de l'esprit, qui étudie lesy
rapports des caractères avec le langage, cherche
dans la grammaire , dans la syntaxe du Chinois les
équivalents des formes auxquelles il est habitué
naturelle, et, quand il veut lire,dans sa langue
choisit de préférence ces livres où l'auteur, parlant
être entendu écrivanttoujours pour , comme il
parle , dit clairement ce qu'il veut dire.
Ce sont là deux ordres de travaux particuliers, ou
plutôt deux applications très-distinctes de l'étude
du chinois. Certes les questions d'histoire, de phi-
qui rattachent auxlosophie et de législation se textes
des anciens livres, excitent toujours la même cu-
riosité; mais aujourd'hui la Chine est ouverte.
D'autres motifs que des motifs d'érudition recom-
mandent à notre sollicitude les idiomes que l'on
parle dans le pays , en même, temps que la litté-
populaire des si instructiverature Chinois , , si
pourtantféconde et si négligée. Ces motifs se sont
et pour ainsi dire , multipliés , non-seu-accrus
,
lement par les événements de la politique et les
besoins du commerce , mais encore par le progrès
des connaissancesmême philologiques acquises
ailleurs que chez nous. Des vues encore plus no-
bles motifs plus
, des désintéressés et des consi-
dérations d'un ordre supérieur peuvent appeler et