NOS ANCÊTRES LES GAULOIS

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Dossier de presse Exposition “ Nos ancêtres les Gaulois…” (du 18 novembre 2002 au 29 mars 2003)
Ils ont de grandes moustaches, les cheveux blonds et les yeux bleus. Ils sont batailleurs et ripailleurs, aiment la chasse et la guerre. Ils vivent dans des huttes rondes. Ils portent des casques à ailettes. Voilà l’image que les manuels scolaires et une certaine imagerie d’Epinal nous ont laissé de nos ancêtres les Gaulois, formule qui a fait florès sous la Troisième République. Autant d’images, autant d’idées fausses que les progrès de la connaissance redressent. Profitant de l’identification des Français aux Gaulois, les publicitaires se sont emparés de leur image pour vanter les vertus de produits de toute nature : talons de chaussures, cigarette, fils de mercerie, camembert, bière et élixir! Les créateurs d’Astérix nous ont, à leur façon, fait redécouvrir un passé vieux de plus de 2000 ans. Il n’est pas jusqu’à la philatélie qui réserve une place à ce héros populaire, en 1999, et qui en 1966 a timbrifié dans sa série des ” grands noms de l’histoire ” Vercingétorix en compagnie de Clovis et de Charlemagne. Le mythe survit avec ses clichés et ses idées reçues. Mais derrière ces représentations du monde gaulois qui vont des peintres pompiers du XIXe siècle jusqu’aux auteurs de bandes dessinées, il y a une réalité historique qui ne cesse de s’affiner à la lumière des trouvailles archéologiques. C’est que l’histoire des Gaulois continue de s’écrire avec les outils de l’archéologue. L’exposition que le Musée de La Poste présente sur les Gaulois mettra en scène cette confrontation entre l’image gauloise et la réalité historique. Le timbre-poste, lucarne de l’histoire, ouvrira notre horizon sur la construction du mythe gaulois, sur la façon d’approcher la connaissance du monde gaulois et sur la vie quotidienne de ceux que l’on appelle nos ancêtres. NOS ANCÊTRES LES GAULOIS Exposition au Musée de La Poste (18 novembre 2002 - 29 mars 2003)  1
Ou pourquoi les Gaulois sont arrivés au Musée de La Poste MARIANNE AURAIT PU ÊTRE GAULOISE ! 2 Sept timbres-poste sur le thème des Gaulois, de la représentation de Vercingétorix à Astérix en passant par le cratère de Vix… C’est beaucoup par rapport à la place qu’ont réservée nos voisins à leurs ancêtres celtes dans leur production philatélique : de rares timbres-poste à thème celtique au Liechtentstein, au Luxembourg, en Suisse, en Allemagne, en Grande-Bretagne… L’attachement des Français à leurs origines gauloises remonte au moins à la Révolution française. Une haute naissance qui aurait pu transformer l’image philatélique de la République. En effet, il ne tenait qu’à un poil qu’un Gaulois moustachu détrône Marianne qui, sur nos timbres-poste d’usage courant, incarne l’idée républicaine.
Car le coq gaulois, les allégories casquées ou les franches représentations viriles et très capillaires du Gaulois, apparaissent naturellement sous le crayon des dessinateurs de timbres-poste. En témoignent les dizaines de projets de timbres-poste élaborés en 1920 au lendemain de la Grande Guerre et dont on présentera ici quelques exemples (une vingtaine). Dans le contexte de la victoire, c’est le sentiment national et l’expression patriotique qui domine la création hexagonale. C’est là un Gaulois portant le flambeau de la Victoire qui prend sous sa coupe un soldat de 14-18. C’est ici un poilu et un Gaulois qui encadrent une France aux frontières redessinées. Le coq gaulois est cuisiné à toutes les sauces. On le trouve juché sur le globe terrestre entre la cathédrale de Reims où l’on sacrait nos rois et la ville de Verdun, ou encore à côté de Marianne offrant une couronne de lauriers à la France laborieuse, celle de la terre et de l’usine. Voilà encore notre coq gaulois qui foule l’aigle impériale, dessin assorti d’un commentaire de l’auteur : ” l’histoire apprendra à nos enfants qu’en dix neuf cent dix neuf, le coq gaulois terrassa les deux aigles noirs ” (Allemagne et Autriche-Hongrie).
Dans la compétition à la représentation symbolique de la nation, le Gaulois a perdu la bataille. Marianne sera pour toujours (excepté la parenthèse vichyste) celle qui porte les valeurs de la France. Mais dans la rhétorique du discours politique, l’image du Gaulois - et notamment celle de Vercingétorix - fera une réapparition opportune de temps à autre…