Quatre poèmes d
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Français
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Quatre poèmes d'opéras traduits en prose française, précédés d'une lettre sur la musique

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Description

.M.p. mx% ^^-:^:^i^iè^r^ iiir^ i ^ ^V^^ ^ ;o QUATRE POÈMES D'OPÉRAS TRADUITS EN PROSE FRANÇAISE Brada.Paris.— Imp. de la Librairie r^iouvelle, A. Bourdilliat, 15, rue '^^^^^QUATRE POÈMES DWÉRAS TRADUITS EN PROSE FRANÇAISE PRÉCÉDÉS d'une LETTRE SDR LA MUSIQUE PAR RICHARD WAGNER LE VAISSEAU FANTOME TANNHiEUSER — TRISTANLOHENGRIN ET ISEULT PARIS LIBRAIRIE NOUVELLE Boulevard des Italiens, 15 A. BOURDILLIAT ET C*% ÉDITEURS Représentations, traduction et reproduction réserrées is'ôi A MONSIEUR FRÉDÉRIC TILLOT Vous m'avez demandé, Monsieur, de vous résumer moi-même, avec clarté, les idées sur l'artque j'ai émises dans une série d'écrits publiés en Allemagne, voilà déjà bien des années. Ces idées ont fait de bruit,y assez causé assez descandale pour exciter en France même la curiosité avec laquelle j'ai été accueilli. Vous avez pensé que ces explications intérêt;importaient à mon votre amitié vous a inspiré la confiance qu'une exposition réfléchie de ma pensée pourrait servir à dissiper plus d'une erreur, plus d'un préjugé, leset mettre facilement esprits prévenus à même, au momentoùJ'on vadonner à Paris un de mes opéras, de juger l'œuvre elle-même 1 — —II sans avoir à se prononcer en même temps sur une théorie contestable.

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Nombre de lectures 16
Langue Français
Poids de l'ouvrage 13 Mo

Exrait

.M.p.
mx%
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iiir^ i^
^V^^
^;o
QUATRE
POÈMES D'OPÉRAS
TRADUITS EN PROSE FRANÇAISEBrada.Paris.— Imp. de la Librairie r^iouvelle, A. Bourdilliat, 15, rue'^^^^^QUATRE
POÈMES DWÉRAS
TRADUITS EN PROSE FRANÇAISE
PRÉCÉDÉS d'une
LETTRE SDR LA MUSIQUE
PAR
RICHARD WAGNER
LE VAISSEAU FANTOME
TANNHiEUSER
— TRISTANLOHENGRIN ET ISEULT
PARIS
LIBRAIRIE NOUVELLE
Boulevard des Italiens, 15
A. BOURDILLIAT ET C*% ÉDITEURS
Représentations, traduction et reproduction réserrées
is'ôiA MONSIEUR FRÉDÉRIC TILLOT
Vous m'avez demandé, Monsieur, de vous résumer
moi-même, avec clarté, les idées sur l'artque j'ai émises
dans une série d'écrits publiés en Allemagne, voilà déjà
bien des années. Ces idées ont fait de bruit,y assez
causé assez descandale pour exciter en France même la
curiosité avec laquelle j'ai été accueilli. Vous avez
pensé que ces explications intérêt;importaient à mon
votre amitié vous a inspiré la confiance qu'une exposition
réfléchie de ma pensée pourrait servir à dissiper plus
d'une erreur, plus d'un préjugé, leset mettre facilement
esprits prévenus à même, au momentoùJ'on vadonner
à Paris un de mes opéras, de juger l'œuvre elle-même
1— —II
sans avoir à se prononcer en même temps sur une
théorie contestable.
été, je l'avoue,Il m'eût extrêmement difficile de ré-
pondre à votre invitation bienveillante, si vous ne
m'eussiez exprimé le désir de me voir ofTrir enmême
temps au public une traduction de mes poèmes d'opéra,
et indiqué par là le seul moyen qui me permît vousde
complaire. Je dois le dire, je n'aurais pu prendre sur
moi de me lancer encore une fois, comme il eût fallu
m'y résoudre, dans un labyrinthe de considérations
théoriques et de pures abstractions. A la répugnance
prononcée que j'ai maintenant à reliremes écrits théori-
ques, il m'est aisé de reconnaître qu'à l'époque où je les
composai j'étais dans une situation d'esprit tout à fait
anormale, dans une de ces situations l'artiste peut seoù
trouver une fois danssa vie, mais non se replacer une
seconde. Permettez-moi de vous décrire, avant tout, cet.
état dans ses traits essentiels, tels que je puisme les re-
Laissez-moi m'étcndreun là-présenter aujourd'hui. peu
me flatte vous faire saisir moyen dedessus je de au cetteî
peinture d'une disposition toute personnelle, la valeur
de mes principes sur l'art il m'est d'ailleurs aussi im-;
reprendre ces principes souspossible, à cette heure, de
leur forme purement abstraite, que cela serait contraire
au but que je me propose.
Nous pouvons considérer la nature, dans son ensem-
gradué, depuis l'existenceble, commeun développement
purement aveugle jusqu'à la pleine conscience de soi
;
l'homme en particulier offre l'exemple le plus frappant
Eh bien, ce progrès est d'autant in-de ce progrès. plus