Rapport du Congrès de la colonisation tenu à Montréal les 22, 23 et 24 novembre 1898 [microforme] : publication faite par les soins et sous la direction de la Société générale de colonisation et de repatriement de la province de Québec

Rapport du Congrès de la colonisation tenu à Montréal les 22, 23 et 24 novembre 1898 [microforme] : publication faite par les soins et sous la direction de la Société générale de colonisation et de repatriement de la province de Québec

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RAPPORT ou Congrès de la Colonisation TENU A MONTREAL, LES 22, ET23 24 NOVEMBRE1J898 PUBLICATION Faite par les soins et sous la direction de *^La Société Générale de Colonisation et de Rapatriement de la Province de Québec" MONTREAI, rmpri„,erie de 'Xa Patrie/. 77. ^t^^^l 79 81 rue Sai„t.Jaeqt«s. 1900 '3 r CANADA NATIONAL LIBRARY BIBLIOTHÈQUE NATIONALE Aux lecteurs '1^'HONNEUR m'a été réservé de présenter aux lecteurs nous avons,ce volume où avec un soin particulier, leur intentionrecueilli à tous les renseignements et les enseignements du congrès de la colonisation, à Montréal, en 1898. Inutile de se mettre en frais d'éloquence, pour faire valoir le mérite de cet opuscule. J'aviserai tout simplement de le feuilleter ceux dont le patriotisme s'intéresse au développement et à la prospérité du Canada, ou encore ceux-là, presque aussi nombreux, qui, dans le vieux monde ou dans le nouveau, se de- mandent, non sans anxiété, où trouver le terrain le plus propice pour transplanter, en un sol vierge ety lesfécond, les traditions de leur race avec assises de leur foyer. Les uns et les autres, ai-je raison de croire, trou- veront des satisfactions pour les sentiments divers qui les inspirent, en parcourant ces pages où, sans doute, partoutl'art littéraire n'a point prodigué ses cise- empreintes de lalures, mais qui, toutes, sont plus cordiale franchise, l'amour de la patrie le plusde sin- cère et le plus dévoué.

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RAPPORT
ou
Congrès de la Colonisation
TENU A MONTREAL,
LES 22, ET23 24 NOVEMBRE1J898
PUBLICATION
Faite par les soins et sous la direction de *^La Société
Générale de Colonisation et de Rapatriement
de la Province de Québec"
MONTREAI,
rmpri„,erie de 'Xa Patrie/. 77. ^t^^^l 79 81 rue Sai„t.Jaeqt«s.
1900'3
r
CANADA
NATIONAL LIBRARY
BIBLIOTHÈQUE NATIONALEAux lecteurs
'1^'HONNEUR m'a été réservé de présenter aux
lecteurs nous avons,ce volume où avec un soin
particulier, leur intentionrecueilli à tous les
renseignements et les enseignements du congrès de
la colonisation, à Montréal, en 1898.
Inutile de se mettre en frais d'éloquence, pour
faire valoir le mérite de cet opuscule. J'aviserai tout
simplement de le feuilleter ceux dont le patriotisme
s'intéresse au développement et à la prospérité du
Canada, ou encore ceux-là, presque aussi nombreux,
qui, dans le vieux monde ou dans le nouveau, se de-
mandent, non sans anxiété, où trouver le terrain le
plus propice pour transplanter, en un sol vierge ety
lesfécond, les traditions de leur race avec assises de
leur foyer.
Les uns et les autres, ai-je raison de croire, trou-
veront des satisfactions pour les sentiments divers qui
les inspirent, en parcourant ces pages où, sans doute,
partoutl'art littéraire n'a point prodigué ses cise-
empreintes de lalures, mais qui, toutes, sont plus
cordiale franchise, l'amour de la patrie le plusde sin-
cère et le plus dévoué.
C'est au lendemain même du congrès de 1898
que la Société Générale de Colonisation et de Rapa-
triement de Montréal eût voulu publier ce rapport,
perpétuerdestiné à vulgariser, à affirmer, à l'œu\Tepatriotique entreprise par le congrès. Des circons-
tances contraires ont retardé, de mois en mois, l'ac-
complissement de ce désir, jusqu'à ce que l'occasion
unique de l'Exposition Universelle de Paris, cette
année, soit venue presser la Société de réaliser son
dessein. Elle a compris que ce volume serait un
nouvel et important élément de succès, pour l'exposi-
tion spéciale, qui se fait à Paris, des travaux de la
colonisation au Canada, en général, et dans la pro-
vince française de Québec, en particulier.
Avec le généreux concours du ministère fédéral
l'Intérieur, dont relève la colonisationde au Canada
;
forte de l'adhésion et des encouragements du très
honorable Premier Ministre du Canada, sir Wilfrid
Laurier, de l'honorable M. F. G. Marchand, Premier
Ministre et de M. Adélaid Turgeon, mi-
nistre de la colonisation, pour la province de Québec,
d'ordonner publicationla Société a résolu la du pré-
en vuesent rapport tant de l'Exposition de Paris que
la propagande colonisatrice en Europe et en Amé-de
rique.
Elle en fait, aujourd'hui,hommage à ses honorés
patrons, à tous les personnages distingués qui la
favorisent de leur bienveillance, et au public, en gé-
néral, si sympathique à ses travaux. Cette publica-
apparaîtra tous comme letion, espère-t-elle, leur à
naturel et opportun de cette imposantecomplément
de l'œuvre vitale poursuivie par la So-manifestation
fut le mémorable congrès de novembre 1898.ciétéque
Pour la Société Générale de Colorasatïon.
AmêdéE Denault.Générale de Colonisation et de RapatriementLa Société
de la Province de Québec»
pris l'initia-Quelques notes sur cette institution, qui a
du grand congrès de dont elle présente aujourd'huitive 1898,
rapport, paraîtront ici sûrement de mise.le
Cette organisation date du 28 décembre et les mes-1893,
sieurs suivants en furent les promoteurs et les premiers offi-
ciers :
Président : Damien Rolland vice-présidents: B. A. Tes-
;J.
tard de Montigny, recorder de la cité de Montréal, et Joseph
X. Perrault, bourgeois.
Drolet, avocatDirecteurs : Chevalier Gustave A. Joseph
;
Brunet, industriel, ancien provincial de ladéputé et échevin
cité de Montréal Beauchamp, négociant Chevalier
; L. E. ;
Ed. Lefebvre de Bellefeuille, avocat Dr. Wilfrid Grignon,
;
conférencier agricole Hilaire Hurteau, anciendéputé fédéral.
;
Agent général : Dr. T. A. Brisson secrétaire : E.
; L.
Carufel trésorier : M. A. Prendergast, gérant de la banque
; J.
Hochelaga.
Voici quelques articles extraits de la constitution de la
Société :
Art. 2. Afin de se au-dessus des passions de lamettre
politique, cette Société comme patrons Honneur leadopte Son
lieutenant-gouverneur de la province de Québec et Sa Gran-
deur Monseigneur l'archevêque de Montréal et elle se dé-
;
clare prête à admettre comme membres tous les citoyens, sans
distinction de partis.
furentN. B. Les premiers patrons de la Société sirJoseph-
Adolphe Chapleau, alors lieutenant-gouverneur Monseigneuret
Edouard-Charles Fabre, morts depuis leurs dignes succes-
;
seurs. Son Honneur M. L,ouir.-Amable et Mgr PaulJette
Bruchésl les ont remplacés dans la même qualité.
Art. 4. Le but de la Société est d'activer, par tous les
moyens possibles, les progrès de la colonisation dans la pro-
plusvince de Québec, et spécialement dans la région de Mont-réal, et de travailler avec énergie au rapatriement des Cana-
diens émigrés aux Etats-Unis.
Art. La Société se compose d'un nombre indéterminé5.
ordinairesde membres (devant payer une contribution an-
nuelle de chacun) d'officiers composant conseil exé-$1.00 et le
cutif.
Art. L'évêque de tout diocèse de la province qui7.
met à la disposition de la Société le produit des quêtes et
autres collections ordonnées en faveur de rœu\'Te de la coloni-
sation, nomme, de droit, un représentant dans le conseil exé-
cutif de la Société.
8. Il est égalementArt. loisible aux gouvernements,
fédéral et provincial, de nommer chacun un directeur dans le
conseil exécutif.
Apt. Ces directeurs, représentants des diocèses et des9.
gouvernements de la Puisance et de la province, ont lesmêmes
pouvoirs et attributions que les directieurs élus par la Société,
mais ils restent suivant l'autoritéen office le bon plaisir de
dont ils sont les délégués.
Art. Cinq directeurs suffisent à former un quorum15.
du conseil.
Art. 16. Les vacances causées par décès ou outrement
sont remplies par le conseil exécutif jusqu'à l'élection générale,
à l'assemblée annuelle suivante des membres de la société.
' ' "Les deux articlessuivantsdes Règlements de laSociété
méritent de figurer avec ceux que nous venons de reproduire
de sa constitution :
Art. Aucun argent ordonnées15. provenant des quêtes
dans les diocèses ou parvenant à la Société par l'entremise des
évêques ou de tout membre du clergé ne sera employé autre-
ment, à moins d'un désir au contraire clairement exprimé au
conseil exécutif, qu'à des fins religieuses, comme la construc-
tion des églises, chapelles ou écoles, au support des prêtres
colonisateurs et des communautés religieuses, et enfin à la
création de re-»enus affectés au même objet.
général remplira, entre autrendevoirs,Art. 16. L'agent
de solliciter des secours pour l'accomplissementdu but decelui
la Société. Il fera rapport sur les diverses mesuresproposées,surveillera les travaux ordonnés par le conseil exécutif don-;
des conférencesra aux endroits désignés par la même autorité
;
veillera au bon fonctionnement dubureaucentral (fixé àMont-
réal) et transigera, en un mot, avec le concours et sous la di-
rection immédiate de l'exécutif, toutes les affaires de la
Société.
siègeLe d'affaires de la Société Générale de Colonisation
est actuellement établi au No, de la rue1546 Notre-Dame, à
Montréal, où l'on peut s'adresser, verbalement ou par corres-
pondance, M. leà secrétaire Carufel ou M. l'agent-général
Brisson.
Le conseil exécutif, élu pour l'année 1900, se compose des
messieurs suivants : l'hon. M. D. Rolland, président, cheva-J.
liers G. A. Drolet et DeBellefeuille,E. L. vice-présidents.
Directeurs : MM. Joseph Brunet, échevin, de Montréal
;
BeauchampL. E. ; Olivier Faucher, négociant et échevin de
la cité de Montréal
; Alphonse Racine, EmileMar-
;
quette, agent d'immigration lapour province deQuébec M.
; J.
Amédée Denault, publiciste, rédacteur au fouryial; Chs Robil-
lard, journaliste, rédacteur à la Patrie.
Agent Général : Dr. Thomas A. Brisson.
Sécrétaire-Tré.sorier : E. Carufel.L.
Montréal, le vendredi, ler juin 1900.8
Avant-Propos»
Le Gjngrès
Au lendemaiii du Congrès de la colonisation, en I898, le
Colonisateiir Canadien^ organe officiel de la Société Générale de
Colonisation de Mont éal, publiait qui suitce :
' ' La tenue du congrès de la colonisation, à sa première ses-
sion, a été, de l'aveu de tous, un beau, grand et légitime succès.
SociétéLa de Colonisation de Montréal, à laquelle est due
l'initiative de cet heureux mouvement, peut être satisfaite du
résultatobtenu il
: dépasse ses espérances lesplus enthousiastes.
On aYU l'Eglise et l'Etat, représentés par leurs chefs cons-
titués, s'unir étroitement pour marcher laà conquête du sol,
la première et la plus importante assurerpour toutes les autres.
On a vu les masses, absolument enchantées de ce spectacle,
appuyer de leur voix autorisée l'action de leur chefs naturels.
On a vu enfin des citoj-ens méritants, venus des quatre coins
du pays, encouragés et soutenus en cela par la presse de toutes
nuances, combiner leurs efforts et tendre résolument vers le
but recherché dans ces assises de la paix et du progrès.
lecongrès, aprèsChose plusconsolante encore, avoir accom-
considérable, s'en remis hazardpli un travail ne est pas au
des événements pour la continuation de son œuvre. Redou-
tant à bon droit de voir l'indifférence publique suivre de trop
près ces mouvements d'effervescence et d'enthousiasme, il s'est
constitué d'une manière permanente a résolu de tenir, dans
;
l'avenir, des sessions aussi fréquentes que possible, et a nom-
mé un comité exécutif nombreux et influent, avec mission de
décisionspoursuivre, dans l'intervalle, l'accomplissement des
adoptées aux assemblées générales.
Colonisateur plus vif plaisir à remercier tousLe éprouve le
ceux qui ont répondu à son appel et contribué, de près ou deU<^^
[0N5EIL .EXECUTiF
f.ou^?/?.
MDHTRtFvL.