Chronique d'histoire régionale ; n°101 ; vol.23, pg 559-575

-

Documents
18 pages
Obtenez un accès à la bibliothèque pour le consulter en ligne
En savoir plus

Description

Revue d'histoire de l'Église de France - Année 1937 - Volume 23 - Numéro 101 - Pages 559-575
17 pages

Sujets

Informations

Publié par
Publié le 01 janvier 1937
Nombre de visites sur la page 60
Langue Français
Signaler un problème

Chronique d'histoire régionale
In: Revue d'histoire de l'Église de France. Tome 23. N°101, 1937. pp. 559-575.
Citer ce document / Cite this document :
Chronique d'histoire régionale. In: Revue d'histoire de l'Église de France. Tome 23. N°101, 1937. pp. 559-575.
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/rhef_0300-9505_1937_num_23_101_2843D'HISTOIRE RÉGIONALE CHRONIQUE
GUIENNE et GASCOGNE
AVEYRON (ROUERGUE)
JUen à signaler.
B. de Gaulejac..
LOT {QUERCY)
Bulletin de la Société des études du Lot»
Tome LVII. Gahors, 1936.
Ludovic de Valon : Roc-Amadour et la Durandal, p. 1-35. Il est vrai*
rsemblable que cette relique a fait partie du trésor de Roc-Amadour.
J. Calmon : Essai de bibliographie du département du Lot (suite),
p. 36-52, 157-172, 285-300, 469-484.
A. Foissag : Roc-Amadour, p. 53-70. L'origine des sanctuaires remont
erait 'aiu ve ou au ivc siècle, peut-être même aux temps gallo-romains.
Dom Bruno Malvesin : Histoire de la Chartreuse de Cahors, annotée
jpar Dom Albert de Saint-Avit (suite), p. 71-102,, 175-202s 319-390, 489-
512. Le couvent, fondé par le pape Jean XXII et installé au XIVe siècle
-dans les anciens locaux des Templiers, eut comme bienfaiteurs insignes
les cardinaux Pierre de Bernie de Sortenac, natif de Cahors, mort en
1390, et Louis d'Amboise, évêque d'Albi, mort le 17 septembre 1510; il
fut saccagé par les huguenots lors du siège de Cahors en 1580.
Dom Albert de Saint-Avit : la Chartreuse de Cahors. Autrefois et
-aujourd'hui, p. 3-91-411, 513-535. Jean XXII assura à la Chartreuse Notre-
Dame du Temple de Cahors une large aisance; 1© monastère reçut encore
de nombreuses donations aux xve et xvie siècles. L'inventaire de mars
1790 nous apprend que le couvent était le plus riche de Cahors, qu'il
comprenait quinze religieux de chœur, quatre frères convers» et trois frères
-donnés; ses revenus annuels étaient de 43 443 livres 18 deniers. De ses
bâtiments reste une grande tour carrée dite cour de la Chartreuse.
E. Sol : Saint Didier, évêque de Cahors (636-655), p. 536-551. Fils
«d'un comte albigeois, ancien favori et trésorier du roi Dagobert, nommé
■à Cahors par décret royal de 636 (où apparaissent les prétentions des
rois Francs sur les nominations épiscopales) ; releva Cahors de ses rui
nes provenant du sac de la ville en 574, au point d'en être le second
fondateur; bâtit des églises et fonda des monastères, dont l'un dédié à
saint Amans ; créa en 640 une école épiscopale, fit construire un mur
«d'enceinte solide, dont on voit encore les restes.
Revue religieuse de Cahors et de Roc-Amadour.
Tome XLVI. Cahors, 1936.
E. Sol : Mgr Joseph-François-Clet Peschoud, évêque de Cahors (18M-
1863), p. 309-311, 339-340, 427-428, 451-452, 462-464. — : les Premiers
■évêques de Cahors. Saint Génulphe, p. 604-60*6, 632-635, 646-647. Son
.arrivée à Cahors vers 260, d'après la tradition; Mgr Duchesne ne Fad-
jnettait pas comme premier évêque de ce diocèse. — : Un vaillant con~ revue d'histoire de l'église de francs 560
fesseur de la foi : le P. Joseph Delpon, du diocèse de Cahors, p. 753-
756. Mort dans les prisons de Pékin, le 8 juillet 1786.
E. Sol.
TARN-ET-GARONNE (BAS-QUERCY ET GASCOGNE)
Recension ajournée.
LOT-ET-GARONNE (AGENAIS)
Revue de l'Agenais. &3° année. Agen, 1936.
Commandant Labouche : Sainte-Colombe en Bruilhois, p. 3-20, 129-
155, pi. Notes sur une commune gasconne, ses églises et ses paroisses.
Chanoine Durengues : Matteo Bandello (suite), p. 21-33, 176-195, 219-
239, 278-2'94. La vie et les œuvres d'un évêque d'Agen, d'origine italienne,,
du xvi® siècle.
Barrau de Lorde, A. Cours, chanoine Marboutin: la Cloche de Sainte-
Colombe-de-Villeneupey p. 65-70, pi. Description minutieuse d'une clo
che du xvf sièclei, déjà signalée dans les études campanaires de feu Ber-
thelé.
Buffault : Notes sur quelques anciennes forêts ecclésiastiques de-
l'Agenais et du Bas-Périgord, p. 71-87. Notes intéressantes mais avec trop»
d'erreurs d'identification de noms.
Chanoine Marboutin : Notes sur le couvent des Clarisses de Nérac*
p. 213-218. A propos de la découverte de la pierre tombale d'une ab-
besse, Charlotte de Golard-Terraube, morte au milieu du xvne siècle.
Chanoine Marboutin.
DORDOGNE (PÉRIGORD)
Bulletin de la Société historique et archéologique du Périgord.
Tome LXIII. Périgueux, 1936.
- G. Lavergne : les Noms de lieux du terroir d'Archignac,'p. 113-119».
Renseignements toponymiques utiles pour toute étude d'histoire locale.
J. Durieux : Monographie communale de Saint- Aquilin, p. 120-128».
191-197, 256-262, 364-370, 393-398. La construction de l'église parois
siale remonte au xve siècle; ses embellissements successifs; notice bio
graphique sur le vénérable Alain de Solminihac, abbé de Chancelade et
évêque de Cahors, né au château de Belet, paroisse de Saint-Aquilin.
G. Rocal : la Révolution de 1830 en Dordogne, p. 137-148, 200-214,.
267-285, 318-335, 339*416 (parue en volume, Paris, Seignol, 1937, in-8°,
avec préface d'Albénic Cahuet). Nombreux épisodes qui mettent en relief"
l'état d'esprit de la population au point de vue religieux.
R. Marchadier : Fer à hosties de Bussac (Dordo'gne)» p. 198-109..
Courte description et photographies.
J. Maubourguet : le Suaire de Cadouin, p. 348-363. Résumé de grande-
valeur sur l'histoire du suaire de sa venue à Cadouin, les.
pèlerinages organisés pour sa vénération depuis le milieu du xive siècle,,
et la question de son authenticité, définitivement nepoussée à la suite de
l'étude du R. P. Francez, Un pseudo-linceul du Christ, Paris, I>esclée,. * .
1935, in-8°. f
Le compte rendu de la séance du 5 novembre 1936 {Bulletin, p. 380)- X
renferme des photographies de pierres tombales du xne siècle découver- \,
tes au cours' de fouilles effectuées à Saint-Jean-de-Côle par le proprié
taire actuel de l'ancien prieuré, M. Lasternas. Les fouilles seront pour--
suivies.
, r chronique d'Histoire régionale 561
Semaine religieuse du diocèse de Périgueux et de Sarlat.
LXX° année, 1936.
Chanoine Prieur : A propos du suaire de Cadouin% p. 405-410. Résumé
des études consacrées au suaire depuis le début du xix* siècle. Reprend
les conclusions du R. P. Francez.
Guy Duboscq*
LANDES
Bulletin de la Société de Borda. 60e année, 1936. Dax, P.-H. Labèque,
Michel Le Grand : l'Abbaye de Pontaut, notice historique et archéo^
logique, p. 17-40. A l'occasion du récent transfert en Amérique de la
«aile capitulaire de l'abbaye de Pontaut (Landes, canton de Hagetmau»
•commune de Mant), l'auteur retrace à grands traits l'histoire de cet
établissement religieux, d'après le fonds conservé aux Archives dépar
tementales des Landes. Fondée vers 1115, largement dotée aux siècles-
suivants, l'abbaye cistercienne de Pontaut fut l'une des plus prospères.
du diocèse d'Aiire. A demi-ruinée par les guerres de religion, particuli
èrement âpres dans la Chalosse, l'abbaye végéta aux xvne et xvme siè
cles, sous le régime des abbés commendataires. Elle ne comptait plus-
que quatre religieux à la veille de la Révolution. — Dans la partie
archéologique de son travail, l'auteur a eu la bonne fortune de pouvoir
placer quelques clichés de la salle capitulaire de l'abbaye, pris en 1924
par l'architecte des Monuments historiques des Landes, au cours d'une-
étude de classement, — étude dont l'échec a eu pour conséquence la
disparition d'un spécimen trop rare de l'architecture religieuse de la.
seconde moitié du xne siècle en Gascogne.
Michel Lk Grand : la Collection Foix aux Archives départementales-
ides Landes], p. 41-44. Inventaire très sommaire d'un fonds acquis à
l'automne de 1935 par les Archives départementales des Landes. Le^
chanoine Foix, curé de Laurède (Landes), avait accumulé pendant qua
rante ans une masse considérable de documents originaux intéressant
l'histoire du département des Landes et du Sud-Ouest et la généalogâe-
des familles de cette région. Il avait, en même temps, composé de
nombreux ouvrages, dictionnaires ou répertoires, sur ces sujets. Les-
documents originaux et les manuscrits du chanoine Foix constituent à
présent la série II F des Archives des Landes et leur classement est:
presque terminé. Nous devons mentionner iai l'un de ces manuscrits,
intitulé : Vieux clochers, vieilles ruines, ensemble de notices, classées-
dans l'ordre alphabétique, sur les anciennes églises et chapelles dispa
rues, détruites ou désaffectées des anciens diocèses d'Aire et de Dax
(785 notices en 31 tomes ou cahiers et 27 tomes de supplément). — La
collection Foix, dont le répertoire numérique est en préparation, est-
destinée à rendre de grands services aux chercheurs de la région du.
Sud-Ouest.
Michel Le Grand : la Chapelle de l'église d'Aulès? près Doazit,. et son
inscription gothique,, p. 87-88. Chapelle de l'église Saint-Jean d'Aulès-
(Landes, canton de Mugron, commune de Doazit). Cette petite construc
tion ne semble pas avoir été, comme on l'a cru, une chapelle réservée-
aux cagots, mais plutôt un oratoire construit par un seigneur ou un
bourgeois, à titre de fondation pieuse. Ce fait est confirmé par une
belle inscription en caractères gothiques, de 1435, encastrée dans le mur-
extérieur de la chapelle, sous le clocher-porche de l'église. Reproduction
photographique de cette inscription gasconne et traduction en français»
■ L. Dufourcet : l'Aquitaine historique et monumentale. Dax. Son his— REVUE D'HISTOIRE DE L'ÉGLISE DE FRANCE 562
toire, d'après les documents de la Société de Borda, p. 57-104 (pagina
tion spéciale). Suite, de juin 1791 à octobre 1792, de l'important travail
■déjà recensé les années précédentes.
Michel Le Grand.
GIRONDE
Actes de l'Académie nationale des sciences, belles-lettres et arts de Bordeaux.
5e série, tome IX (1932-1933). Paris, Picard, 1935.
Emile de Perceval : la Baronne de Montesquieu, p. 29-45. Esquisse
biographique de Jeanne de Lartigue, femme de l'illustre philosophe de
•La Brède, née en 16%, morte en 1768.
Gabriel Loirette : la Propagande saint-simonienne à Bordeaux en
1833, p. 73-105. Massol, Rousseau, Terson et Justus, disciples d'Enfant
in, arrivèrent à Bordeaux le 20 février 1833, venant de Lyon; ils y
-séjournèrent un peu plus de deux mois; leur propagande coïncida avec
l'agitation légitimiste créée par la présence à Blaye de la duchesse de
Berry; elle semble bien n'avoir eu qu'un simple succès de curiosité, à
cause surtout des costumes arborés; la police préfectorale dispersa sans
•difficulté tous les attroupements.
René Cruchet : la Vie médicale de Montaigne, p. 129-13i5. Montaigne
ne fut pas un hypocondriaque, mais il avait un tempérament neuro-
arthritique qui lui faisait éprouver une certaine crainte en face de cer
taines émotions de la vie courante.
Paul Courteault : Montaigne et l'Académie de Bordeaux, p. 313-321.
Les divers éloges académiques ayant eu Montaigne pour sujet, proposés
T>ar l'Académie de Bordeaux ; analyse de celui de l'abbé Talbert, écrit
en 1773, imprimé en 1775. François de Neufchâteau et l'édition des
Essais par Naigeon en 1802.
André Darbon : la Rencontre de Montaigne et de Pascal, p. 322-331.
Très belle dissertation sur l'Entretien avec M. de Saci et la façon dont
Pascal a interprété la pensée de Montaigne. La différence des deux es
prits était trop grande pour que Pascal comprît pleinement Montaigne;
il s'est trop attaché à l'Apologie de Raimond Sebond et pas assez aux
vues profondes -de l'auteur des Essais sur la nature humaine et à la
grande expérience qu'il en avait.
Revue historique de Bordeaux et du département de la Gironde.
Tome XXIX, année 1936. Bordeaux, Féret.
Paul Courteault : le Premier principal du collège de Guienne, p. 5-15,
II s'agit de Jean de Tartas, appelé de Lisieux à Bordeaux par les jurats
pour diriger le collège de Guienne qu'ils venaient de créer le 22 février
1533. Jean de Tartas, qui était arrivé à Bordeaux le 10 décembre 1532,
•dut participer à la rédaction du procès-verbal de fondation. Le 11 avril
1534, la juirade décidait que l'on s'occuperait du remplacement de
Tartas; c'est donc que le premier principal, autoritaire et antipathique
-à son personnel, administrateur présomptueux et d'une honnêteté sus
pecte, n'avait pas réussi à Bordeaux.
Simone Dalby : l'Instruction publique à Bordeaux pendant la Révo
lution (à isuivre), p. 61-73, 109-119, 157-170, 220-231. État de l'instruc
tion publique à Bordeaux de 1789 à l'an IV : l'Université, le collège de
■Guienne ; écoles primaires ; écoles et pensions privées ; chaire de physi
que expérimentale; école des sourds-muets, etc.
Georges Cirot : les Juifs à Bordeaux; leur situation morale et sociale
■de 1550 à la Révolution (à suivre), p. 209-219. Complément d'une étude
•sur les Juifs de Bordeaux du même auteur, parue dans la Revue histori- CHRONIQUE D'HISTOIRE RÉGIONALE 563
■que de 1909 à 1919; tiré à part, Bordeaux, Féret, 1920. Il est question
Ici de sept familles de Juifs avignonnais : les Dalpuget, Astruc, ''de
Lange, Emmanuel, Salon Dalpuget, Petit; Vidal. Les directeurs du coiw-
merce de Guienne s'opposaient à ce quMds tinssent magasins ou bouti
ques de marchandises en détail; les lettres patentes de mai 1759 les
.autorisèrent à commercer moyennant le paiement total de 60 000 livres.
Bulletin hispanique. Annales de la Faculté des lettres de Bordeaux.
4e série, tome XXXVII, 1,935.
A mad a LoPEiC de Meneses : Nuevos datos sobre la correspondencia de
Margarita de Angulema,. p. 5-9. Notes inédites sur le voyage de cette
princesse en Espagne au moment de la captivité de François Ier; trois
nouvelles lettres publiées.
Maryvonne Bonnard : les Influences réciproques entre sainte Thérèse
■de Jésus et saint Jean de la Croix, p. 129-148. L'auteur marque les éta
pes de l'interpénétration spirituelle entre sainte Thérèse et saint Jean :
entrevue de Medina, où Jean de la Croix reçoit l'empreinte de Thérèse
de Jésus, qui l'adopte à jamais pour sa réforme; émulation d'Avila où
-Jean de la Croix, directeur de la sainte, la guide avec une fermeté qui
s'adoucit sous la tendres.se féminine; après la séparation, la reconnais
sance et l'affectueux respect de Thérèse pour celui qui fut son confesseur
préféré, et le dévoûment filial et empreint de nostalgique regret que Jean
de la Croix marque pour la personne et l'œuvre de la Mère fondatrice.
Georges Gaillard : les Commencements de l'art roman en Espagne,
p. 293-308. A propos de l'ouvrage de Dom Manuel Gomez Moreno inti
tulé : El arte romanîco espanol, Madrid, 1934. L'auteur de ce livre
attribue à l'art roman espagnol une précocité et une originalité qui ne
sont pas absolument exactes; il a sacrifié complètement l'art catalan et
c'est sur ce point que l'auteur de l'article insiste; il passe en revue les
églises catalanes du xr siècle, pose le problème de la basilique voûtée
et rattache l'Espagne au monde occidental. L'art roman n'est pas l'art
propre de et c'est peut-être pourquoi sa floraison y fut si
-courte ; ce ne fut qu'un courant étranger et passager. La vraie création
de l'Espagne c'est Part mauresque, l'art andalou; il faut accepter l'idée
de l'influence française prédominante, à la base de l'art roman espagnol.
Élie Lambert : Roncevaux, p. 416-436, phot. Qu'y avait-il dans la
région de Roncevaux au xne siècle ? Que pouvaient y trouver les voya-
.geurs en suivant la route du pèlerinage qui unissait Saint-Jean-Pied-de-
Port et Pampelune ? Que reste-t-il à Roncevaux des monuments du
Moyen Age ? Telles sont les questions que se pose l'auteur et qu'il essaie
de résoudre. La chapelle dite du Saint-Esprit est le seul reste qui nous
«oit parvenu des constructions élevées à Roncevaux au xne siècle; la
-chapelle Saint-Jacques est la plus pure de style et la mieux conservée;
la collégiale Notre-Dame, postérieure à la chapelle du Saint-Esprit mais
un peu antérieure à la chapelle Saint-Jacques, fut la véritable église
.du pèlerinage. Tous ces monuments que l'on finit par rapporter à la
légende épique s'expliquent uniquement par la route du pèlerinage.
4e série, tome XXXVIII, 1936.
Marcel-R. Candille : Problèmes de chronologie thérésienne, p. 151-
165. Entrée en relations de sainte Thérèse avec les Jésuites ; la première
vision thérésienne; la première entrevue de sainte Thérèse et de saint
Pierre d'Alcantara.
Georges Cirot : Mariana jésuite; la jeunesse, p. 295-352. Ce que l'au
teur s'est proposé de montrer, en suivant les années de jeunesse du REVUE D'HISTOIRE DE L'ÉGLISE DE FRANCE 564
P. Juan de Mariana, « c'est moins sa personnalité, peu apparente en fait
à travers les textes où il est question de lui pour cette époque, que le-
point où en était la Société de Jésus dans les grands centres par où H
est passé et où il a reçu sa formation : Alcala et Simancas (1554), Home-
(1561), Lorette (1(565), la Sicile (1567), Paris (1569), Tolède (1574) enfin
où il a fixé le reste de sa vie ». C'est parce qu'il ne peut plus remplir
les tâches ordinaires du jésuite, lutte contre l'hérésie et enseignements
que le Père Mariana, retraité avant l'âge (48 ans), devint un érudit et
un historien; il fut le premier qui parvint à publier une histoire com*
plète de son pays.
Gabriel Loirette.
GERS
Revue de Gascogne. Nouvelle série, t. XXXI. Auch,
A. Clergeac : les Premiers chanoines de Lombez, p. 5-18. Liste des-
douze premiers chanoines de cette cathédrale et mention des quatre di
gnités canoniales d'après les Lettres communes de Jean XXII; quelques-
détails sur ces personnages dont neuf étaient des clercs gascons. Lombez.
avait été érigé en évêché en 1317.
J. Clermont : Louis Aggobère {1765-1842), chanoine de Lombez. Un
vaillant confesseur de la foi pendant la Révolution, p. 75-83, 119-127,.
164-183, 220-22-8. Les deux exils en Espagne de Louis Aygobère, son-
arrestation et sa comparution devant le tribunal d'Auch, son transfert
à Perpignan, «on évasion de prison et enfin son retour en France après-
le 18 brumaire.
A. Lamothe : l'Abbaye de Planselve (Gimont), p. 37-44, 83-88, 134-141».
183-188, 212-220. Intrigues de la famille de La Valette pour obtenir cette-
abbaye pour le jeune Louis de Nogaret (1600-1639) ; arrangements con
clus entre les moines et les parents du jeune abbé.
J. Paudellé : le Chapitre cathedral de Condom, Ses revenus au XVII*
siècle, p. 178-182. Revenus du Chapitre provenant des terres situées dans-
la juridiction de Condom et hors de cette juridiction; charges imposées-
aux chanoines.
P. Tallez : Mgr de La Tour du Pin-Montauban% archevêque d'Auch*.
et la Constitution civile du clergé, 1790-1791, p. 49-64, 97-105, 145-155^
Protestation publique de l'archevêque d'Auch contre la Constitution. Les*
démêlés avec la municipalité, la dernière ordination faite à l'archevê
ché dans la nuit du 18 au 19 mars 1791. Départ de l'archevêque pour
l'exil. Ce travail, fait à l'aide de documents inédits, complète les étu
des de M. Lamazonade et du P. Delbrel sur Mgr de La Tour du Pin.
fiulletin de la Société archéologique, historique... du Gers.
XXXVIIe année. Auch, 1936.
Ch. Bourgeat : Statue de Vierge du XIIIe siècle, p. 292-299. L'église de-
Juilles (canton de Gimont, Gers) possède une statue de la Vierge à l'En
fant, sculptée dans un tronc de chêne, mesurant 1 m. 20 de hauteur et
du poids de 68 kg. Statue apparentée aux Vierges de majesté. Elle pro
vient de la chapelle de Notre-Dame-des-Neiges de l'abbaye de Gimont..
Vendue aux enchères publiques en 1791, achetée par le régisseur de la
grange abbatiale de Juilles, qui la donna à son église.
A. Clergeac.
HAUTES-PYRÉNÉES
Revue des Hautes-Pyrénées. Tome XXXI. Tarbes, 1936.
G. Balencie : Argelès-Gazost, p. 73-80, 105-118, 137-141. Cette étude,,
présentée sous une forme touristique, est riche de renseignements his- CHRONIQUE D'ttlSTOIRE REGIONALE 565
toriques, qui concernent des établissements religieux, en particulier les
abbayes de Saint-Savin et de Saint-Orens, en Bigorre.
J. Francez : Documents maçonniques, p. 38-39, &8-70, 101-103. Cette
série de documents se rapportent à la fin du xvme siècle et au commen.
««ement du xix°.
E. Lafforgue : Histoire de Trébons, p. 21-24, 40-48, 70-72, 132-133^
158-166. Comme dans l'histoire de toute communauté, le développement
•des institutions est intimement lié au fait religieux.
J. Annat.
LANGUEDOC
Fédération historique du Languedoc.
La Fédération historique du Languedoc méditerranéen et du Roussil-
Jon n'a pas eu cette année son habituel congrès, en raison du Congrès
national des sciences historiques tenu à Montpellier du 6 au 9 mai
"dernier (voir ci-dessus, p. 306). A cette occasion, elle a tenu cependant à
recevoir les historiens venus de tous les coins de la France : c'est son
président, M. le doyen Fliche, qui dirigeait le Comité local d'organisation
•et qui a fait visiter aux congressistes les remparts et la ville d'Aigues-
-Mortes; son trésorier, M. Emile Bonnet, président de la Société archéo
logique de Montpellier, qui a présenté la cathédrale de Maguelone ;
quant aux églises de Saint-Gilles et des Saintes-Mariés, qui furent aussi
le but de l'excursion du 9 mai, elles ont été visitées sous la direction
•d'érudits locaux particulièrement compétents, M. Gouron, archiviste du
<ïard, et M. Benoit, conservateur des musées d'Arles.
A défaut de congrès, les membres de la Fédération ont pu également
se retrouver le 13 juin à une commémoration de grande portée : le
millénaire de l'abbaye de Saint-Pons-de-Thomières. Dans la cathédrale
romane, dont la description et l'analyse furent, le soir, magistralement
présentées par M. Oudot de Dainville, archiviste de l'Hérault, une gran
diose cérémonie rassembla, le matin, une foule considérable : l'abbé du
monastère bénédictin d'En Galoat, asisisté de ses moines, célébrait une
messe pontificale, en présence de LL. Exe. Mgr de Llobet, archevêque
•d'Avignon, Mgr Brunhes, évêque de Montpellier, Mgr Pays, évêque de
•Carcassonne, et de l'abbé de Saint-Michel de Cuxa. Mgr Brunhes, qui
compte, parmi ses cinq titres épiscopaux, celui de Saint-Pons-de-Thom
ières, prononça une allocution, où il dégagea les leçons religieuses
•que comportent ces dix siècles d'histoire, pleins de vicissitudes. L'après-
midi, M. le doyen Fliche donna, devant un nombreux auditoire, une
•conférence sur la fondation de l'abbaye de Saint-Pons en 936 et la con
sécration du premier édifice en 937 : il brossa à cette occasion un t
ableau de la société occidentale au début du Xe siècle et montra comment
le monde chrétien, profondément corrompu à cette époque, commença
•son relèvement grâce à l'action du monachisme clunisien, auquel se
"rattache cette abbaye languedocienne.
J.-R. Palanque.
TARN
Revue du Tarn. Nouvelle série. Nos 7-11, septembre 1936-15 juin 1937.
Gaston Calbairac : le Chevalier de Boufflers, p. 201-221. Fort at*-
trayant portrait d'un dé ceux qui semblent le mieux symboliser le xvme
-siècle à son déclin, et qui mourut en 1815 comme il venait d'être nommé
•conservateur de la Mazarine: REVUE D'HISTOIRE DE L'ÉGLISE DE FRANCE 566
Pierre Viguié : le Château et 7e parc de Gaillac, p. 231-234. Parc attri-
bué à Le Nôtre. Dans l'une des salles du château, transformé en musée»,
sont groupées de bonnes copies de La Tour par Escot, portraitiste gailla-
cois»
Louis de Lacger : Castres : son affranchissement communal, ses deux-
enceintes successives, XIIe-XIVe siècles, p. 235-247. Étude de la charte
d'affranchissement de 1160 et délimitation des deux enceintes, la pre
mière achevée en 1178, la seconde exécutée entre 1356 et 1380 [Tirage
à part dans la « Bibliothèque de la Revue du Tarn ».]
Emile Appolis : la Rivalité administrative entre Castres et Albi-
IL Du Consulat à la Restauration (1799-1823) (fin), p. 252-265, 315-325.
Castres devra se contenter de sa supériorité économique. [Forme un
volume de la « Bibliothèque de la Revue du Tarn ».]
Louis-J. Thomas : la Jeunesse du général Frégeville, p. 281-286. Conte-
l'aventure nouée à Montpellier, dénouée à Berlin, de Mme de Krûdener~
et de Charles de Frégeville (1791-1792).
Roger Allaire : Deux visites royales aux Albigeois, p. 289-292. Pas
sages à Gaillac de François Ier, en 1533, et d'Henri d'Albret et de Marguer
ite de Valois, en 1535, à Albi.
Général Féral : Un remplacement militaire sous la Restauration,,
p. 293-299. Fonctionnement dans le Tarn d'une agence de remplacement,.,
créée à la suite de la loi Gouvion-Saint-Cyr.
Louis de Lacger : Louis d'Amboise, évêque d'Albi, dans la lumière-
de son siècle (suite), p. 300-308, 132-147. Les Albigeois se montraient
frondeurs envers leur seigneur et se livraient pendant le carême à des.
mascarades et bals. D'autre part, commune et prud'hommes dépassaient
leurs prérogatives; un accord intervint le 28 décembre 1493. Dans un
autre chapitre : « Louis d'Amboise dans sa cathédrale », l'auteur mont
re l'affection de l'évêque pour son église dont il défend les immunités,
et dont il oblige avec empressement le personnel capitulaire.
Louis de Lacger : Charles Portai, p. 330-334. Étude suivie de l'œuvre^
y. 337-348. Importante bibliographie. [Tirage à part dans la « Biblio-
thèq'ue de la Revue du Tarn », sous le titre « Charles-Portal, archiviste-
départemental du Tarn, 1862-1936. Sa vie, son oeuvre. »]
M. H. Puech-Millau : Voyageurs méridionaux en Abyssinie, il y œ
cent ans, p. 9-24. Évocation du séjour en Abyssinie en 1840-1842 du lieu
tenant réalmontais Ferret, plus tard général, décédé en 1882 dans son-
bourg natal.
Louis de Lacger : le Thème iconographique de la voûte de sainte
Cécile, p. 36-39. Interprétation nouvelle de la célèbre qui repré
sente picturalement les thèmes sculptés d'ordinaire à l'entrée des grands-
édifices gothiques, c'est-à-dire Christ, Vierge et saint local à la façade-
occidentale, les portails des transepts étant consacrés à l'Ancien et au
Nouveau Testament. [Étude incorporée dans la 3e édition d' « Une visite-
à la cathédrale d'Albi », du chanoine Birot.]
Hubert Arvengas : Un capitaine albigeois du XVIe siècle, p. 48-52..
Mésaventures d'Antoine de. Saunhac, seigneur de Padiès.
Dom Bernardet : Une bruyante querelle ecclésiastique à Albi air
temps d'Henri IV, p. 53-58. Démêlés de l'évêque Alphonse Ier Delbène-
avec son Chapitre. [Ces quelques pages, un peu amplifiées, font partie
de l'ouvrage « Un abbé d'Hautecombe ami de Ronsard, Alphonse Del-
Jïène évêque d'Albi ».]
Jean Laran : Un livre récent sur la sculpture en Languedoc, p. 103-
112. A l'occasion du de Mme de Bévotte « La sculpture à la fin de'
la période gothique dans la région de Toulouse, d'Albi et de Rodez:
1 CHRONIQUE ; D'HISTOIRE REGIONALE 567 .:
.(1400-1500) », M. Laran montre le sens très large qu'il faut accorder à
4'expression « art bourguignon » et que « pour tout le Moyen Age l'ano^
.nymat reste le sort de l'art languedocien ».
Léon Creissbls : l'Étrange destinée d'un roi d'Arabie, p.' 113-121. Ex
plique comment Ail. Hareth, roi du Nadjran, vit son royaume conquis-
par Mahomet II, et vint s'installer à Montpellier où il pratiqua la médec
ine sous le nom de Bernard Alaret. Emile Cartailhac, Panthropologiste
connu, fut l'un de ses nombreux descendants.
Henri Viouier : le Séjour à Castres d'Henri IV, p. 152-155. Le roi
_résida dix jours à Castres à compter du 14 mars 1585.
Pierre Bayaud.
HAUTE-GARONNE
Revue historique de Toulouse. Tome XXIII. Toulouse, 1936.
Jeaïi Lestrade : les Souvenirs toulousains de l'abbé Salvan (181k-
"1826), p. 64-72, 73-96, 175-200, 238-263 (à suivre). L'abbé Salvan, né à
Toulouse en 1800, mort en cette ville en 1864, fut un éducateur et un
"écrivain fort estimé. Il a composé de nombreux ouvrages, en particulier
une Histoire générale de l'église de Toulouse en 4 volumes, qui est
surtout une compilation. Vers la fin de sa vie il entreprit de rédiger
"ses Mémoires sous ce titre « les Hommes et les choses de mon temps ».
On n'a retrouvé que les feuillets consacrés aux années 1814-1826. La
mort avait empêché l'auteur de compléter son œuvre. Ces souvenirs
s'ouvrent par le récit du passage du pape Pie VII, à Saint-Jory et k
Toulouse. M. l'abbé Lestrade les publie avec des notes. Ils sont intéres
sants par les détails qu'ils donnent de la vie religieuse de Toulouse sous
la Restauration.
X...: De Toulouse à Rome au temps du Jansénisme,, p. 97-136. Docu
ments inédits sur les Filles de l'Enfance et Mme de Mondonville, com
mentés par l'auteur anonyme, qui les a connues à Rome.
Chanoine Contrasty : Jean de Pins, évêque de Rieux (1522-1537)*
p. 137-147. Mise au point de la biographie et du rôle episcopal de ce
Toulousain, grand humaniste et diplomate, ambassadeur à Venise et k
Rome, et dont l'auteur a découvert le testament.
Raymond Corraze : Jean Constantin, maître-maçon toulousain (1390-
Ik68), p. 148-174. Vie et œuvres de ce qui, à Toulouse,
rebâtit l'église Saint-Nicolas, répara la flèche de Saint-Sernin et réédi
fia l'église abbatiale du Mas-d'Azil.
L. de Santi : le Prieur d'Avignonet, monachus Clusinus, et la pseudo
abbaye de Cluse (1242), p. 213-224. Plusieurs auteurs, à la suite de La-
faille, ont admis l'existence d'une abbaye de Cluse, dans lé voisinage
d'Avignonet, où furent massacrés les inquisiteurs. C'est une erreur. Il
s'agit de l'abbaye de Cluse en Piémont qui entretenait des rapports sui
vis avec la région toulousaine.
Bulletin de littérature ecclésiastique,
publié par l'Institut catholique de Toulouse. Toulouse, 1936.
Paul Dudon : Deux lettres de Lamennais à Ventura,, p. 36-40. Ces deux"
lettres, de 1821 et 1824, au célèbre théatin italien, prouvent l'enthou
siasme avec lequel il avait accepté, dès l'apparition de l'Essai, les idées
menaisiennes.
Louis Capérajj : l'Anticléricalisme et l'affaire Dreyfus (à suivre), p. 149-
.170. L'auteur ne traite pas l'affaire sur le plan judiciaire, mais sur
}e plan politique où l'anticléricalisme se mit à sévir.