LE MESSAGE : LE CORAN
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LE MESSAGE : LE CORAN
Dr. Dalil BOUBAKEUR
Recteur de l’Institut Musulman
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Le Coran est le livre sacré des musulmans. Il est la parole divine transmise par l’archange
Gabriel au Prophète de l’Islam (SAWS) pendant 23 ans de 610 à 618.
Le Coran est une prédication orale. Reçue fragmentairement de l’ange Gabriel par voie
auditive comme parole incréée de Dieu, par Muhammad – Dieu le bénisse et le sauve -. Elle
fut communiquée oralement et directement par celui-ci à ses compagnons comme à ses
ennemis, durant son apostolat, et mise par écrit, de son vivant, par des scribes bénévoles sur
des écritoires de fortune (omoplates, morceaux de parchemin, tablettes de bois, débris de
poterie). Parmi ces scribes il y a lieu de noter surtout Zayd b. Thâbit qui devait jouer
ultérieurement un rôle majeur dans la recension et l’établissement définitif du Texte sacré.
La Tradition et les études entreprises sur la recension du Coran sont concordantes sur l’ordre
des versets à l’intérieur des sourates de la révélation.
Rappelons seulement que du vivant du Prophète la plupart de ses compagnons (Sahâba)
savaient par coeur le Texte sacré dans son intégralité. Après sa mort, un grand nombre des
« porteurs du Coran en leur mémoire » (Hamalât-l-Qur’ân) furent tués au cours des
expéditions ordonnées par son successeur immédiat, le calife «’Abû Bakr, dès son accession
au califat (an 11 H/632), contre les tribus bédouines en révolte, les apostolats et les faux
prophètes, en particulier le plus dangereux de ces derniers, Musaylima, surnommé al-Kadhâb
(l’imposteur), qui fut aidé par un transfuge de l’Islam, nommé, Nahar-r-Rajjâl et par la
puissante tribu des Banû Hanîfa, solidement retranchée dans les forteresses du Yamâma.
Le besoin se fit sentir alors de fixer de toute urgence le Coran par écrit. Le premier qui
s’inquiétât de cette situation et de l’avenir du Texte sacré fut ‘Umar b-l-Khattâb, qui fit part de
ses craintes à Abû Bakr. Celui-ci refusa tout d’abord d’entreprendre un travail auquel le
Prophète lui-même n’avait pas songé. ‘Umar parvint, en insistant à plusieurs reprises, à
persuader le calife de l’utilité d’un tel travail et à dissiper ses scrupules. Faisant appel, tous
deux, au concours du meilleur secrétaire du Prophète, Zayd Ibnu Thâbit,, ils firent établir un
premier corpus de la Vulgate de l’Islam, sous forme d’une collection de feuillets formant un
volume (mushaf) qui contenaient les versets coraniques recueillis de la bouche d’au moins
deux récitateurs, honorablement connus pour leur probité intellectuelle et leur piété. Zayd qui
savait lui-même le Coran par coeur, mais à qui ‘Abû Bakr avait recommandé de ne pas se fier
à sa seule mémoire, entreprit sa besogne en toute indépendance, n’acceptant que les versets
indiscutablement authentiques.
Ce prototype fut conservé par ‘Abû Bakr durant son califat. A sa mort, il fut confié, sans
aucune modification, par son successeur ‘Umar, à Hafsa, fille de ce dernier et veuve du
Prophète. Lorsqu’une multitude de textes coraniques incontrôlables et souvent farcis
d’inexactitudes circulèrent dans diverses contrées de l’Islam, le troisième calife, ‘Uthman b.
‘Affân, jugea aussi nécessaire qu’urgent de mettre fin à cette anarchie qui risquait de
compromettre à jamais l’authenticité de l’Ecriture coranique, la pureté et l’unité du dogme, et
de diviser les musulmans. Il emprunta à Hafsa l’exemplaire établi sous ‘Abû Bakr et le remit
comme document de base à une commission d’experts qu’il chargea de
procéder à une
recension du Texte.
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