Le mystère chrétien et les mystères antiques
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Livre de Rudolf Steiner Traduit de l’allemand et précédé d’une introduction de Edouard Shuré. Parmi les ouvrages récents sur l'origine et la portée du christianisme, aucun ne m'a frappé comme celui de Rudolf Steiner. Le Mystère chrétien et les mystères antiques1, ce titre indique à lui seul la nouveauté du point de vue où se place l'auteur. Voici donc une étude singulièrement précise et documentée de ce que fut l'initiation secrète dans les religions antiques, notamment en Égypte et en Grèce, et de ce qu'elle est devenue dans le christianisme par son fondateur Jésus et par ses successeurs. Cette étude est faite par un homme, qui a vécu en lui-même le phénomène mystique et religieux dans ce qu'il a de plus profond et de plus transcendant, mais qui, pour l'appliquer à l'histoire, s'arme des méthodes rigoureuses empruntées aux sciences naturelles et à la philosophie moderne. De ces trois méthodes, concentrées en un seul foyer, il résulte quelque chose de surprenant. Je ne puis en comparer l'effet qu'à l'éclair éblouissant produit par ces bandes d'aluminium que les guides font flamber dans les cryptes des temples égyptiens. On tâtonne, on trébuche dans l'obscurité profonde d'un caveau, mais à peine le fil de métal a-t-il pris feu, au toucher du phosphore, qu'une fusée de lumière blanche fouille les ténèbres épaisses de la crypte et fait saillir de ses quatre murs et du plafond les vieilles peintures qui les recouvrent. Ainsi plus d'une fois, en lisant ce livre discret, qui s'abstient modestement de conclure, voit-on s'éclairer l'arcane du christianisme, la crise présente qu'il traverse et les premiers linéaments de sa figure nouvelle s'ébaucher dans les limbes de l'avenir. Cet avenir vaut la peine qu'on s'en occupe. La situation présente de l'humanité, au point de vue religieux, n'est pas moins grave qu'elle ne l'était aux quatre premiers siècles de notre ère. Alors, il s'agissait de savoir si le christianisme l'emporterait sur le paganisme encore si puissant. Aujourd'hui, les penseurs les plus avancés se demandent si le christianisme restera la religion dominante de l'humanité ou s'il sera remplacé par d'autres formes religieuses d'un nom et d'un esprit différents.

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Langue Français

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RUDOLF STEINER _________ LE MYSTÈRE CHRÉTIEN ET LES MYSTÈRES ANTIQUES Traduit de l ’allemand et précédé d ’une introduction PAR ÉDOUARD SHURÉ ________________ LIBRAIRIE ACADÉMIQUE PERRIN Version PDF du 15/09/2010 Cette création est mise à disposition selon La licence creative commons 2.0 Paternité - Pas d’Utilisation Commerciale - Pas de Modification http://creativecommons.org/licenses/b y - n c - nd/2.0/fr / Vous êtes libre de reproduire, distribuer et communiquer cette création au public selon le contrat creative commons 2.0. Paternité — Vous devez citer le nom de l’auteur original de la manière indiquée par l’auteur de l’œuvre ou le titulaire des droits qui vous confère cette autorisation (mais pas d’une manière qui suggérerait qu’ils vous soutiennent ou approuvent votre utilisation de l’œuvre). Pas d’Utilisation Commerciale — Vous n’avez pas le droit d’utiliser cette création à des fins commerciales. Pas de Modification — Vous n’avez pas le droit de modifier, de transformer ou d’adapter cette création. NOTE DE L’ÉDITEUR La publication au format PDF, de ce livre, passé dans le domaine public (se lon la législation française en vigueur), permet de porter à la connaissance des intéressés, ce qui fut comme édition, ce qui fut comme traduction, au commencement de l’anthroposophie en France. Livre témoin de la manifestation de l’œuvre écrite de Rudolf Steiner tradui te en français et publiée par Librairie Académique Perrin au cours de l’année 1906. L’éditeur de cette publication au format PDF s’est engagé à respecter l e livre original et 1c’est une garantie qu’il destine a.u lecteur Enfin l’éditeur attire l’attention du lecteur sur le fait qu’il y a eu depuis 1906 d’autres publications en langue française duL e lMyivrest ère Chrétien et les Mystères Antique,s et que la publication de 1906 est à considérer comme une étape, ela vet non crsomionm dee référence. Septembre 2010. 1. Vous pouvez signaler des différences par rapport à l’original ou des fautes depi fsurr5@appeoras,nge e.frn écrivant à LE MYSTÈRE CHRETIEN ET LES MYSTÈRES ANTIQUES ŒUVRES DE ÉDOUARD SHURÉ _______________ — Esquisse de l’histoire secrète des religions. — Rama. Les Grands Initiés. — Krishna. — Hermès. — Moïse. — Orphée. — Pythagore .3 fr. 50 e— Platon. — Jésus. 15 édition. 1 fort volum-16e in e 3 fr. 50Sanctuaires d’Orient. — Égypte, Grèce, Pales tiénedi. ti3on. 1 vol-umI6 e in eLa Prêtresse d’Isis. Légende de Pom péédii. ti3on. 1 volum-16e in. 3 fr. 50 — Les légendes de l’Alsace. — La-C haGratrndeeuse. 3 fr. 50Les Grandes Légendes de France.— Le mont Sai-Mntichel et son histoire. — Les lége ndes de ela Bretagne et le génie ceédlittiqueon.. 1 5volum-e16 in — Richard Wagner. Son œuvre et son idée. eLe Drame musical. 6 édition augmentée des Souvenirs sur Richard Wagne3 r.fr. 50 1 volume -16in eHistoire du drame musical. 5 édition. 1 vol-um16e in 3 fr. 50 Souvenirs sur Richard Wagner. — La première de Tristan et Iseult-.16 Brochure in1 fr. L’Ange et la Sphinge, roman. 1 volume-16 i, n 3 fr. 50 Le Double, roman. 1 volume-16 in Épuisé. — Les Enfants de Lucifer, drame en cinq act es et La SœureLe Théâtre de l’âme (1 série). 3 fr. 50gardienne, drame en quatre actes.- 16.l volume in — La Roussalka (drame moderne). — L’Ange et la Sphingee 3 fr. 50Le Théâtre de l’âme (2 série). (légende dramatique). 1 vol-um16e in — Léonard de Vinci, précédé du Rêve Éleus inien àeLe Théâtre de l’âme (3 série). 3 fr. 50 Taormina, drame en cinq actes. 1 -16volume in ou La Chanson populaire en Allemagne. Nouvelle édition. Histoire du Lied. 3 fr. 50 1 volume -16 in . . Poèmes. — Sur le Seuil. — La Muse d’Éleusis. La Vie mystique. — La Courtisane et le Rischi.— L’épreuve du Phara3on. fr. 50 — Empédocle. 1 volume- 16in — Prélude au di-nexuvième siècle. — Les Souffrants. Précurseurs et Révoltés. — Les Chercheurs d’avenir. — Prophètes et Voyants. 3 fr.50 e 3édition. 1 volume-16 in — Mathilde Wesendonk. — Cosima Liszt. Femmes inspiratrices — Marguerite Albana-Mignaty. — Charles de Pomairols. 3 fr. 50 et Poètes annonciateurs. — Mme Ackermann. — Louis Le Cardonnel. — Alexandre Sain-tYves. 1 volume in·16. RUDOLF STEINER _________ LE MYSTÈRE CHRÉTIEN ET LES MYSTÈRES ANTIQUES Traduit de l ’allemand et précédé d ’une introduction PAR ÉDOUARD SHURÉ ________________ PARIS LIBRAIRIE ACADÉMIQUE iePERRIN ET C . LIBRAIRIES -ÉDITEURS 35 QUAI DES GRANDS -AUGUSTINS, 35 1906 TABLE DES MATIÈRES __________ Pages INTRODUCTION par Édouard Shuré . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .8 1) La personnalité de Rudolf Ste . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .iner 9 2) Les deux traditions occultes. L’initiation en Orient . . . . . . . . . . . . . . . et en Occident 17 3) L’avenir de l’ésotérisme c . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .hrétien 24 AVANT - P ROPOS DE L’AUTEUR . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 28 CHAPITRE I. Points de vue . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 30 CHAPITRE II. Les mystères et la sagesse my . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .stique 33 CHAPITRE III. Les sages de la Grèce ava . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .nt Platon 41 CHAPITRE IV. Platon comme mystique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .48 CHAPITRE V. La sagesse des mystères et l . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .e mythe 57 CHAPITRE VI. La sagesse des mystères égypt . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .iens 65 CHAPITRE VII. Les Évangile . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .s 70 CHAPITRE VIII. Le miracle de L . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .azare 74 CHAPITRE IX. L’Apocalypse de saint J . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .ean 79 CHAPITRE X. Jésus et son arriè -refond hi storique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 84 CHAPITRE XI. De l’essence du christia . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .nisme 86 CHAPITRE XII. Le christianisme et la sagess . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .e payenne 90 CHAPITRE XIII. Saint Augustin et l’Église catholiqu . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .e 94 Tables des matières édition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1906 98 INTRODUCTION Par Édouard SHURÉ ____________ Parmi les ouvrages récents sur l’origine et la portée du christianisme, a ucun ne m’a frappé comme celui de Rudolf Steiner. 1Le Mystère chrétien et les mystères antique,s ce titre indique à lui seul la nouveauté du point de vue où se place l’auteur. Voici donc une étude singulièrement précise e t documentée de ce que fut l’initiation secrète dans les religions antiques, notamment en Égyp te et en Grèce, et de ce qu’elle est devenue dans le christianisme par son fondateur Jésus et par ses successeurs. Cette étude est faite par un homme, qui a vé-mcêum ee n lelui phénomène mystique et religieux da ns ce qu’il a de plus profond et de plus transcendant, mais qui, pour l’appliquer à l’histoire, s’arme des méthodes rigoureuses empruntées aux sciences naturelles et à la philosophie moderne. De ces trois méthodes, concentrées en un seul foyer, il résulte quelque chos e de surprenant. Je ne puis en comparer l’effet qu’à l’éclair éblouissant produit par ces bandes d’alum inium que les guides font flamber dans les cryptes des temples égyptiens. On tâtonne, on trébuche da ns l’obscurité profonde d’un caveau, mais à peine le fil -det-il mprisé tafel au, au toucher du phosphore, qu’une fusée de lumière blanche fouille les ténèbres épaisses de la crypte et fait saillir de ses quatre murs et du plafond les vieilles peintures qui les recouvrent. Ainsi plus d’une fois, en li sant ce livre discret, qui s’abstient modestement de conclure-,on voist’éclairer l’arcane du christianisme, la crise présente qu’il traverse et les premiers linéaments de sa figure nouvelle s’ébauc her dans les limbes de l’avenir. Cet avenir vaut la peine qu’on s’en occupe. La situation présente de l’humanité, au point de vue religieux, n’est pas m oins grave qu’elle ne l’était aux quatre premiers siècles de notre ère. Alors, il s’agissait de savoir si le christianisme l’emporterait sur le paganisme encore si puissant. Aujourd’hui, les penseurs le s plus avancés se demandent si le christianisme restera la religion dominante de l’humanité ou s’il sera remplacé par d’autres formes religieuses d’un nom et d’un esprit différents. C’est parce que le livre de Rudolf Steiner ouvre sur cette question vitale des perspectives inattendues que je lui trouve une importance de premier ordre. Avant d’en tirer les conclusions décisives, je voudrais donner une idée de la haute personnalité de l’auteur en ess ayant d’esquisser le développement intellectuel et spirituel qui l’a mené au point central de sa pensée et de son action. 1. L’original allemand s’ i: ntLei tCulhreistianisme comme fait mystique (Das Christenthum als mystische Tha tsache, Schwetschke. Berlin, 1902). Pour la traduction française, j:’a Lie Maydoptstéè rel echr étitietrne et les mystèr es antiques qui définit plus nettement l’idée et le sujet du livre. I. — LA PERSONNALITÉ DE RUDOLF STEINER ET SON DÉVELOPPEMENT Les hommes les plus cultivés de notre époque se font généralement une idée très fausse de ce qu’est un véritable mystique et un véritable occultiste. Ils ne connaissent ces deux formes de la mentalité humaine que par leurs types incomplets ou dégénérés, dont les derniers temps n’ont fourni que trop d’exemples. Pour l’intellectuel d’aujourd’hui, le mystique est une sorte de fou et d’halluciné, qui prend ses chimères pour de ;s l’ocrécaullititésste est un rêveur ou un cha rlatan, qui abuse de la crédulité publique pour se targuer d’une science illusoire et de pouvoirs simulés. Remarquons d’abord que cette définition du mysticisme, mérit-éunes ,pa rs equeraliquets aussi injuste qu’erronnée si on prétendait l’appliquer à des personnalités comme Joac him del Fiore au treizième siècle, comme Jacob Bœhm au seizième ou comme saint leM artin qu’on appelle « philosophe inconnu » du di-huixtième siècle. Non moins injuste et fausse se rait la définition courante de l’occultiste, si on y voyait le moindre rapport avec des cherche urs acharnés comme Paracelse, Mesmer ou Fabre d’Olivet dans le passé, comme William Crookes, de Rochas ou Camille Flammarion dans le présent. Qu’on pense ce qu’on voudra de ces hardis investigateurs, il est incontestable qu’ils ont ouvert des régions inconnues à la science et armé l’esprit d’idées nouvelles. Non, ces définitions fantaisistes peuvent satisfaire tout au plus le di lettantisme scientifique, qui couvre sa légèreté d’un masque hautain pour défendre sa paresse, ou le scepticisme monda in qui harcèle de son ironie tout ce qui menace de l’arracher à son i-ndilà fféceres ncejuge. mLae instssons superficiels. Consultons l’histoire, les livres sacrés et profanes de tous les pe uples et les derniers résultats de la science expérimentale, soumettons tous ces faits à une critique impartiale en concluant des effets semblables à des causes identiques — et nous serons forcés de donner du mystique et de l’occultiste une tout autre définition. Le véritable mystique est un homme qui entre en pleine possession de toute sa vie intérieure et qui, devenu conscient de sa subconscience, y trouve, par la méditation concentrée et par une discipline réglée, des facultés et des lumières nouvelles. Ces facultés et ces lumières l’éclairent sur la nature intime de son âme et sur ses rapports avec cet élément impalpab le qui est au fond de tout, avec cette réalité éternelle et suprême que la religion appelle Dieu et la poésie le Divin. — L’occultiste, parent du mystique mais différant de lui comme un frère cadet de son aîné, est un homme doué d’intuition et de synthèse qui cherche à pénétrer- fondless, aerritè reles dessous de la nature avec les méthodes de la science et de la- à-phidilosreophi epar, l’obsc’eervastion e t la raison, méthodes invariables dans leurs principes mais qui se modifient, dans l’application, en s’adaptant aux règnes descendants de l’Esprit ou aux règnes ascendants de la Nature, selon l’immense hiérarchie des êtres et l’alchimie du Verbe créateur. Le mystique est donc celui qui cherche la vérité et le divin di-remêcmteem,e pant er un n lui INTRODUCTION 10 dégagement graduel et un véritable enfantement de son âme supérieure. S’il y parvient après un long effort, il plonge à son centre incandescent. Alors il s’immerge et s’ide ntifie avec cet océan de vie qui est la Force primordiale. L’occultiste, par contre, découvre, étudie et contemple ce même Divin épars, répandu à doses diverses, dynamisé et multiplié à l’infini dans la Nature et dans l’Humanité. D’après le mot profond de Paracelsei,l voit, dans tous les êtres, les lettres d’un alphabet, qui, jointes dans l’homme, forment le verbe complet et conscient de la v.ie Les analyses minutieuses qu’il en fait, les synthèses qu’il en constitue, sont pour lui comme autant d’images et de pre ssentiments de ce Divin central, de ce soleil de Beauté, de Vérité et de Vie qu’il ne voit pas, mais qui se reflète et se brise à ses yeux en d’innombrables miroirs. Les armes du mystique sont la concentration et la vi s;i onle si ntaérmrieures de l’oc cultiste sont l’intuition et la synthèse. L’un répond à l’aut ;re ils se complètent et se présupposent. Ces deux types humains se confondent dans l’adepte, dans l’initié supé rieur. Nul doute que l’un ou l’autre et souvent les deux se rencontrent chez les fondateurs des gra ndes religions et des plus hautes philosophies. Nul doute aussi qu’on les retrouve, à un degré moindre mais encore très remarquable, chez un certain nombre de personnages qui jouèrent de grands rôle s dans l’histoire, réformateurs, penseurs, poètes, artistes, hommes d’État. Pourquoi donc ces deux mentalités, qui représentent les plus hautes facultés humaines et qui furent jadis l’objet d’une vénération universelle, ne nous -aeppallraeiss seplntus en généra l que déformées et travestie ? sPourquoi se sont -elles oblitéré e? sPourquoi devaient-elles tomber da ns un tel discré ?dit Cela tient à une cause profonde qui réside dans une nécessité inéluctabl e de l’évolution humaine. Depuis deux mille ans déjà, mais surtout depuis le seizième siècle , l’humanité accomplit un travail formidable, à savoir la conquête du globe et la constitution de la science e xpérimentale, en ce qui concerne le monde matériel et visible. Pour mener à bonne fin ce travail d’Hercule et de Titan, il fallait une éclipse temporaire des facultés transcendantes de l’homme, afin de — concentrer toute sa puissance d’observation sur le monde extérieur. Toutefois ces facultés n’ont jamais été ni éteintes ni mêm e inactives. Elles sommeillent dans la foule, elles veillent dans une élite, loin des regards du vulgaire. Aujourd’hui, elles se montrent au grand jour sous des formes nouvelles. Elles vont prendre sous peu une importance capitale et directrice dans les destinées humaines. J’ajoute qu’à aucune époque de l’histoire, pas plus chez les peuples de l’ancien cycle aryen que dans les civilisations sémitiques de l’Asie et de l’Afrique, pas plus dans l-ela timnonde qu’a ugré cmooyen âge et aux temps modernes, ces facultés royales, auxquelles le positivisme voudrait substituer sa sèche nom enclature, n’ont cessé d’agir à l’origine et -plà aln’a rrideère toutes les grandes créations humaines et de tout travail fécond. Car comment imaginer un penseur, un poète, un inventeur, un héros, un maître de la science ou de l’art, un génie quelconque, sans un rayon puissant de ces deux facultés maîtresses, qui font le mystique et l’occult i: — lstea voyance intérieure et l’intuition souve ?raine * * *