Remarques complémentaires sur une inscription de Mantinée - article ; n°1 ; vol.16, pg 580-596

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Bulletin de correspondance hellénique - Année 1892 - Volume 16 - Numéro 1 - Pages 580-596
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Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.

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Publié le 01 janvier 1892
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Théophile Homolle
Remarques complémentaires sur une inscription de Mantinée
In: Bulletin de correspondance hellénique. Volume 16, 1892. pp. 580-596.
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Homolle Théophile. Remarques complémentaires sur une inscription de Mantinée. In: Bulletin de correspondance hellénique.
Volume 16, 1892. pp. 580-596.
doi : 10.3406/bch.1892.3818
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/bch_0007-4217_1892_num_16_1_3818REMARQUES COMPLEMENTAIRES SUR UNE
INSCRIPTION DE MANTINEE
(PL XIX) 1
' Pour répondre au désir exprimé par M. Fougères lui même, "'
nous avons cherché à préciser un peu l'interprétation du texte
déchiffré par lui au prix de tant d'efforts et. établi avee tant
de soin (v. ci -dessus p. 569). Nos conclusions diffèrent assez
des siennes; mais, si elles peuvent approcher davantage de la -
vérité, on n'oubliera point que. c'est grâce aux recherches mê
mes de M. Fougères, à qui l'on doit deux fois le texte, et
comme inventeur, et comme premier éditeur. <
Je ne pense pas, lui, que les deux colonnes de l'in
scription contiennent deux actes législatifs se rapportant à des
sujets divers et d'une portée générale, ni que ce soient deux
chapitres d'une sorte de code lapidaire, analogue à celui de
Gortyne, deux fragments d'une vaste inscription, qui aurait "■>
éouvert les assises d'une muraille tout entière (1). Je les consi- ^
dère, au contraire, comme deux parties d'un seul et même !
document, qui se font suite et sans doute se suffisent à elles-
mêmes,' deux décisions d'un caractère particulier et motivées
par un événement déterminé. Tout au plus peut-on supposer
l'existence d'un autre · bloc semblable contenant avec un ex
posé des faits, les raisons et une partie de la sentence rendue.
Le lien des deux parties est le nom de Phémandros, qui se
lit en entier à ta ligne 7 de la colonne II ; Φ Ε D A Ν Ρ R Θ S, in- - '
(1) II me paraît donc peu probable qu'il y ail des espérances bien fondées '$
de retrouver toute une série de textes analogue» sur dee. blocs semblables. INSCRIPTION AHCHAÏQUE DE MANTINÉE 581
complètement à la 1. 1 3 de la colonne 1 : ο . . . Ν F £ ο t : les deux
textes ont donc un commun objet, lequel est un attentat sacrilège,
un meurtre (cf. φονεύί, col. II, 1. 3) commis dans le sanctuaire
sur plusieurs personnes (των Iv τω Ιερω τότε αποθανόντων, ibid,,
-1.2,9).
La placé occupée par le nom de Phémandros mérite consi
dération; elle nous aidera à déterminer le sens du texte et la
division des paragraphes. Les noms inscrits sous la rubrique
«Όφλέασι οΐδε» sont disposés en colonne et un par un, jusqu'à
la ligne 12, où deux noms sont juxtaposés: .othis et Pescla-
ros; la disposition première est reprise ensuite pour le nom
de Phémandros, qui est isolé. Je ne crois pas, comme le sup
pose M. Fougères, que Pesclaros ait été omis et inscrit après
coup, pour une cause ou pour une autre — et, même si une
omission ou une addition de ce genre s'était produite, le ra
isonnement n'en aurait pas moins de valeur — ; car il eût été
alors placé à la droite de la première ou de la ^dernière ligne,.,
et non en regard de l'avant-dernière. 11 me paraît donc qu'on
a de parti pris isolé, mis à part, le nom de Phémandros, et
que nous ne devons pas non plus le confondre avec les per
sonnages du groupe qui le précède (1. 2-12). Sans doute il a
avec eux des rapports étroits, mais sa situation a aussi quel
que chose de spécial, qu'indique pour nous son rang, à la fin
et après la clôture de la liste, qu'indique encore mieux le sin
gulier ccô<p>£oi»,qui, au dessous du nom de Phémandros (1.14)»
remplace le pluriel α δφλέασι» 'de l'intitulé. Cette particularité
prouve bien qu'un seul personnage, et ce ne peut être que
Phémandros, est l'objet du paragraphe, à l'exclusion des autres.
On remarquera encore que cette ligne 14, par. une exception
unique, avance de. deux lettres sur l'alignement courant des
lettres initiales. Phémandros est donc placé sous la rubrique
commune parmi les débiteurs, mais il ne l'est que sauf la ré
serve du paragraphe spécial.
Les dispositions qui suivent ont de nouveau un caractère
général et sont applicables à tous les débiteurs (τοις ώφλγ)κόσι),
y compris Phémandros, s'il y a lieu.
?'"' * BULL. DE CORRESP. HELLÉNIQUE, XVI. 4
if/ INSCRIPTION ARCHAÏQUE DE MANTINÉE 582
Le chapitre contenu dans la deuxième colonne est conçu et
divisé de· la même manière:
i° Disposition générale relative à une série de personnes
(1. 2-6).
2° spéciale propre à Phémandros (1. 7-13).
Il est remarquable en outre que. les articles qui concernent
Phémandros 'sont toujours rédigés sous une forme condition
nelle (οφλέοι-αΐ κχ κριθή- si φονευς εσστο . . jcxî pt-η γε'νεστο) et
comme dubitative. Il s'ensuit que, si les autres sont d'ores et
déjà débiteurs, il ne l'est, lui, qu'éventuellement, que sa cul-*
pabilité n'est pas établie, et que le traitement dont il est pas
sible demeure· subordonné à un jugement encore pendant pour
lui, déjà acquis pour les autres.
Voici comment l'affaire peut être reconstituée et le document
interprété: un attentat, sans doute suivi de vol, a été commis
dans le sanctuaire d'Athéna Aléa; plusieurs hommes et une jeune
fille ont été assassinés; douze des criminels ont été reconnus,
jugés, condamnés; un treizième, Phémandros, n'est encore que
prévenu. On règle les satisfactions dues par les meurtriers, et
les satisfactions éventuelles qui pourront être exigées de l'ac
cusé. Le châtiment est fixé par une sentence divine et par
une sentence humaine, par la déesse et par des juges. Il consiste
en amendes, confiscations, ou interdictions religieuses. Le se
cond chapitre détermine les conséquences liturgiques du for
fait et ses effets religieux sur la validité des sacrifices.
La lecture ci-dessous, les commentaires et l'essai de tra
duction qui l'accompagnent, justifieront, je l'espère, cette inter
prétation, qui, incertaine encore dans bien des détails, paraî
tra peut-être, dans l'ensemble, plus que probable. INSCRIPTION ARCHAÏQUE DE MANTINÉE ' 58$
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Φ >ί σ l* ,j^ ο — -ω jj «, α- »«* *8 INSCRIPTION ARCHAÏQUE DE MANTINÉE 585
Dans la restitution, il faut tenir grand compte d'un détail
matériel que M. Fougères, frappé surtout des irrégularités gra
phiques dues à la mauvaise qualité de la pierre, paraît ne pas
avoir remarqué: les lettres sont disposées στοιχηδόν. On calcu
lera donc aisément le nombre des lettres manquantes au début
et dans le courant, sinon à la fin, toujours inégale, des lignes.
On constatera, par exemple, que les lacunes au commence
ment des lignes n'excèdent jamais deux lettres (1. 1, 4, 8, 9,
14(?) 15); qu'elles se réduisent à une lettre aux lignes 2, 3, 12,
1 6 ; et que partout ailleurs elles sont nulles. C'est par erreur que
M. Fougères, prenant pour règle de l'alignement l'initiale de
la 14e ligne, a compté des lacunes de une ou deux lettres de
la ligne 15 à la ligne 18. L'alignement doit être jalonné sur
■ la justification courante de la première à la dernière ligne et
non sur la saillie exceptionnelle de la ligne 14.
L. 1-13. — J'ai renoncé à restituer les noms, faute de données
suffisantes sur l'onomastique arcadienne(l). Il semblerait au
premier abord que le nom incomplet de la 1. 9 . . vi t. se re
trouve en entier à la ligne 2 de la colonne II, El VUS; mais
les signes M et ^Λ ne doivent pas être confondus comme de
, simples variantes de la lettre N, écrite de gauche à droite ou
de droite à gauche; d'ailleurs Ε iVi Ι Σ dans le paragraphe visé
ne joue pas le rôle d'un nom propre; c'est un pronom pré
cédé de «.
L . 14. Όφλεοι — Le verbe se présente ainsi sous deux formes :
δφλτ)[Αΐ (1. 1) et όφλέω; à moins que ot ne remplace dans όφλέ-
ασι la diphthongue ου, comme plus bas dans άνοδεάσας.
Les dernières lettres de cette ligne ne sont pas absolument
claires; sur les photographies de l'estampage je crois voir
Κ Λ Ι Μ ΑΈ ou Κ Λ I* F Ι ΑΈ (2) ; je ne doute pas cependant que
(1) M Hatzidakis me suggère: 1. 5 Ύψομεδων, Tes Arcadiens, comme les
Chypriotes substituant le σσ ou le σ au ψ; — 1. 8 [Με]γάπας, cf. ©αρρύπας, les disant πας pour παίς.
(?) La seule transcription possible avec cette leçon : ο^λέοι αν χρεστέριον καρ-
διν (κα εροειν ( ? ) Ι.,.νοσι... ε το ν χρεμάτον . .τοις est inacceptable pour bien des
raisons qu'il est inutile de développer. Il suffît de remarquer que celle cons
truction de οφλεω avec un infinitif n'est pas régulièie. INSCRIPTION AllGHAÏQUE DE MÀNTINÉE 536
M, Fougères n'ait donné la véritable leçon et que les signes
apparents ne soient formés de quelques-uns de ces faux traits
qu'il a signalés. Le double emploi de άν et de κα n'est pas un
argument contre cette lecture; la juxtaposition pléonastique
des deux particules, aussi bjen que la répétition de άν, n'est
pas sans exemple. Il en résulte que l'amende (car le mot όφλε'ω
s'applique à une dette et non à une obligation) est fixée par
un oracle. C'est la sentence même de l'oracle qui est énoncée
dans la suite: les termes dans lesquels elle est conçue — et en
particulier le mot Σλαον — en indiquent le caractère religieux.
L. 15. [φο]νδ<η — La terminaison de datif pluriel ..vo-n, la
lacune de deux lettres, le sens général du document et les fo
rmules du second chapitre indiquent cette restitution. Le juge
ment porte sur un meurtre et la sentence ne peut concerner'
que les assassins ou les victimes; on lira donc Ou [θα]νδσι ou
[cjyo]voct α? χ,χ κριθε. Dans un cas on interprétera: α s'il est co
ndamné envers les morts»; dans l'autre: «s'il est mis au nomb
re des meurtriers.» Je ne crois pas, pour les. raisons qui ont
été données plus haut, que ce datif puisse être considéré comme
le complément indirect de κρίνγι, les deux phrases étant com
plètement distinctes. Le premier sens devra être écarté, car
les seules satisfactions dont traite notre texte se rapportent à
la divinité et non aux victimes du meurtre. Pour le second,
je ne me dissimule pas que φονδσι devrait être accompagné de
la préposition- εν (ίν). Quant au mot φονοσε lui-même, il ne
doit pas être rejeté, sous prétexte que la - forme régulière est
φονεύουσι : outre que l'on peut supposer la φονέω, qui se
rencontre dans les com posés, (δολοφονέω, par exemple), et qui
concorde bien avec le substantif φονές = φονεύς, ce participe
peut aussi appartenir au verbe φονόω, souiller d'un meurtre (1).
L. 16. "FTOISFOIKIATA! : Sur la photographie de
l'estampage une troisième barre transversale (sans doute un
faux trait) transforme le F en E.
(1) Cependant on attendrait plutôt ou la terminaison ονσι (cf. xp'vovdi, πα-
ρετοίξονσι), ou la terminaison ενσι (cf. ά ARCHAÏQUE DE ΜΑΝΤΙΝΕΈ 587 INSCRIPTION
D'après les traces subsistantes, la seule restitution qui s'offre
pour le premier mot est [TEJTOI Σ. Les lexiques donnent les
substantifs τητη, τητος, et le verbe τητάω, qui indiquent la
privation, le manque et l'acte de priver ou dépouiller; on de
vrait supposer un substantif masculin τήτος synonyme du
neutre, ou désignant celui qui prive et dépouille, ou encore
un adjectif τητός désignant celui qui est privé.
Pour la suite, on écartera d'abord la forme lotxioSxat Ι οίκι-
&ται, la présence certaine du digamma devant οικία montre
assez qu'il doit être répété ici. D'ailleurs il n'est pas permis
de considérer ΙοικιΧται comme un équivalent de tous, ce serait
une forme barbare.
On peut choisir dès lors entre le substantif Fowiotou = oîxi-
δται, forme indiquée par Hésychius, et un verbe que nous es
saierons de déterminer plus bas. Dans le premier cas, réunis
sant les deux phrases que nous avons séparées, on lirait: όφλέ-
οι..., αϊ κα xptGe, ε, τον χρε^άτον τέιοις, For/ααται.. (( 11 devra
s'il est condamné (lui).., ou, à défaut d'argent, ses parents».
Hésychius traduit οίκιήτη; par ώνητος δούλος; mais, d'une fa
çon générale, c'est celui qui fait partie de la maison, de la fa
mille, comme οίκέτ^ς ou οικείος. J'ai déjà indiqué que cette
"interpretation suppose la réunion de phrases absolument dis
tinctes. On remarquera de plus que l'alternative aurait besoin
d'être mieux marquée par la répétition de η, la présence du
pronom αυτός, et que l'article aussi serait requis devant οίκιοέται.
Enfin, la formule τας Θεδ *εναι, qui est une dépendance évi
dente de la phrase, en serait séparée et resterait comme en
l'air.
Reste l'hypothèse d'un verbe, lequel ne pourra être, ce
semble, que oUsioco: οίκιοίται pour οίκειουται ou οικειώται, avec
la substitution de 1Ί à Γε et celle de Γα, soit à ου, soit àcù(l). Le
verbe dépendra de la particule conditionnelle cd κα comme κριθή,
et toutes les parties de la phrase se trouveront rigoureusement
(1) À vrai dire, ces changements de voyelles ne sont pas démontrés par
des usages certains du dialecte arcadien. De plus la terminaison de la tro
isième personne est d'ordinaire en τοι et non en τα·.. 58$ INSCRIPTION ARCHAÏQUE DE MANTINÉE
enchaînées, comme il convient. On lira: φονδσι αϊ κα κριθή, η
των χρημάτων τήτοις(?) οικιδίται, τοδς Θεώ είναι — et l'on tra
duira: «s'il est compris parmi les meurtriers, ou s'il est as
socié aux vols(?) ou aux voleurs de l'argent, il appartiendra
à la déesse de....» Une autre lecture encore est possible qui
écarterait le mot τητοις, dont l'existence est contestable et le
sens forcé; mais non pourtant sans difficulté nouvelle. Elle
substituerait TOTOlzàTETOlZ — l'o pointé peut facilement
être tiré des traces incertaines de Γ Ε — ; et l'on traduirait alors :
«s'il est compris parmi les meurtriers, ou s'il a part avec eux
à l'argent . ...» (1).
Je ne me dissimule pas les objections qui peuvent être faites
à chacune de ces hypothèses, les difficultés de la construction
grammaticale; mais le sens me paraît, dans son ensemble,
certain. Les faits se précisent ainsi: le meurtre a eu pour but
le vol, et le vol a porté sans doute sur les richesses · sacrées
(τα χρήματα); ceux qui ont commis le meurtre ou les comp
lices qui en ont partagé le bénéfice sont punis au même titre.
' La punition elle-même n'est pas très exactement définie par
suite de l'obscurité du terme τας άνοδεάσας. M. Fougères a
bien vu que c'était un participe présentant cette substitution
dialectale de la voyelle « à la diphthongue ov, que l'on ren
contre, par exemple, en dorien, dans έασα = έοΰσα, et, en arca-
dien, dans άπυδο&ς=:άποδούς(2); et qu'il fallait lire, ou άνοδεά-
σας, OU αν όδεάσας, ou άνω δεάσας (δέουσας); mais je crois qu'il
s'est trompé en traduisant: «de celle (?) qui aurait vendu.» Il
ne semble pas que l'on puisse tirer un sens de άνω δέουσας ;
άνοδε'ω (άνοδεύω), monter, revenir, se prête à deux interpré
tations acceptables, soit appartenir à, si l'on considère le nom
comme un équivalent de ανήκω, qui a ce sens, étant composé
d'éléments analogues; soit convenir, suffire, équivaloir, éga
ler. Comparez en français l'expression se monter à . . , pour
(1) La difficulté est que dans ούτος on a une vraie diphthongue, qui ne
doit pas disparaître.
(2) Meister, Gr. Dialekt., II, p. 113. Il y a lieu de se demander cependant
si le féminin ne devrait pas être