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Exrait

Danger nucléaire!
Jean-François Racine
VP aux communications du Comité Environnement
Plusieurs d’entre nous ignorent peut-être qu’une centrale nucléaire est en opération au
Québec. Le type d’énergie qu’une telle centrale produit est souvent associé à des
catastrophes comme celle de Tchernobyl ou encore au problème du stockage des
déchets radioactifs. Ainsi, il semble légitime de se demander pour quelles raisons nous
disposons au Québec d’une telle centrale qui ne produit qu’une infime partie des
ressources énergétiques québécoises. Au surplus, Hydro-Québec exploite de puissants
barrages hydro-électriques et procède même à l’exportation de l’électricité ce qui rend la
nécessité du maintient des opérations de Gentilly-2 très discutable.
La Centrale nucléaire de Gentilly-2 située à Bécancour est en opération depuis 1983. Il
était donc névralgique de prendre une décision quant à la poursuite des activités de la
centrale alors que celle-ci requiert d’importants travaux de réfection prévus pour 2011 et
2012.
Au cours des dernières années, les projets mis de l’avant par le gouvernement et qui
étaient à consonances énergétiques comme l’implantation de la centrale thermique du
Suroît ou plus récemment le projet de construire un barrage hydro-électrique sur la
Rivière Romaine ont fait de remous et la rénovation de Gentilly-2 ne fait pas exception.
Le projet coûtera 1,9 milliard de dollars afin de maintenir en opération la centrale
nucléaire jusqu’en 2040. À première vue, tous s’accorderont pour dire que c’est une
bonne nouvelle pour la région de Bécancour si l’on tient uniquement compte de
considération économiques. On prévoit que le maintient des activités nucléaires dans la
région préservera plus de 800 emplois.
Cependant, est-ce que 800 emplois à saveur radioactive en valent la peine? Le concept
de développement durable renvoie certainement à l’idée qu’il faille favoriser l’économie,
mais aussi qu’il faille garder en tête les questions environnementales! Est-ce que le jeu
en vaut la chandelle? Pourquoi ne pas développer le secteur de l’énergie solaire par
exemple et de devenir pionnier dans ce secteur d’activité? Aux dernières nouvelles, le
soleil ne s’éteindra pas pour encore plusieurs milliards d’années. Il y a donc lieu de se
tourner vers une source énergétique nouvelle qui est encore en pleine émergence et
d’investir des fonds dans ce domaine. Ceci serait beaucoup plus cohérent avec le
concept de développement durable. Investir 1,9 milliards de dollars de nos fonds publics
dans un projet qui est loin d’être essentiel alors que le gouvernement provincial gratte
les fonds de tiroirs afin de boucler un budget équilibré est insensé. D’ailleurs, le projet se
chiffrait initialement à 800 millions de dollars. Le budget alloué à Gentilly-2 a donc plus
que doublé et c’est sans parler des imprévus qui pointeront sans doute à l’horizon.