Premiers résultats du recensement agricole 2000 Champagne-Ardenne : 27 600 exploitations agricoles

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Avec 27 600 exploitations agricoles recensées en 2000 la Champagne-Ardenne compte 7 900 unités de production de moins qu'en 1988. Cette diminution de l'ordre de 2,1 % par an reste très inférieure à celle observée au plan national (-3,5 %) mais bien plus importante qu'entre les deux recensements précédents (-0,4 % entre 1979 et 1988). Moins nombreuses, les exploitations se sont fortement agrandies, la surface agricole utilisée régionale étant restée stable avec 1 560 000 hectares. Leur taille moyenne est passée de 44 à 57 hectares en douze ans, atteignant même 95 hectares si l'on ne considère que les exploitations non viticoles. Pour ces seules exploitations viticoles, leur nombre n'a que très faiblement diminué. Localisées principalement dans la Marne et dans une moindre mesure dans l'Aube, elles représentent plus de 40 % des structures agricoles champardennaises. La baisse du nombre des exploitations s'est également accompagnée d'un resserrement de la pyramide des âges des agriculteurs de la région. Ainsi, ceux de 35 ans à 54 ans sont largement majoritaires aujourd'hui. L'agriculture régionale occupe désormais quelques 42 600 personnes en équivalents temps plein, soit 1,5 emploi par exploitation. La structure des emplois s'est aussi modifiée depuis 1988. Si la part des chefs d'exploitation et des coexploitants est restée stable, celle des autres actifs familiaux, aussi bien les conjoints que les autres membres de la famille, a été divisée par deux. Par contre le poids de l'activité salariée a augmenté et compense en partie la réduction de la main d'œuvre familiale. Si l'Aube et la Marne concentrent toujours une bonne partie des productions végétales régionales, les Ardennes et la Haute Marne ont connu, entre 1988 et 2000, des réorientations importantes de leurs systèmes de production laitière. Cette érosion partielle des productions animales conforte la place prédominante dans la région, des grandes cultures (près de 1/3 des exploitations) et de la viticulture.

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Nº 26 - Octobre 2001 - Prix : 15F (2,29 )
Premiers résultats du recensement agricole 2000
Champagne-Ardenne : 27 600 exploitations agricoles
Evolution du nombre d’exploitations agricolesAvec 27 600 exploitations agricoles recensées en 2000
dont plus du quart dirigé par des femmes, la Cham-
1988 2000 Variationpagne-Ardenne compte quelques 7 900 unités de production
annuelle
de moins qu’en 1988. Cette diminution de l’ordre de 2,1% moyenne
(%)par an reste très inférieure à celle observée au plan national
(-3,5%) mais bien plus importante qu’entre les deux recense- Ardennes 5 542 3 800 -3,1
ments précédents (-0,4% par an entre 1979 et 1988). La ré- Aube 7 714 5 800 -2,3
gion représente toujours aujourd’hui 4,2% des structures
Marne 16 758 14 800 -1,0
agricoles métropolitaines. Du fait du nombre élevé d’unités
Haute-Marne 5 445 3 200 -4,3viticoles, la Marne regroupe à elle seule plus de la moitié des
chefs d’exploitation de la région, loin devant l’Aube, les Champagne-Ardenne 35 459 27 600 -2,1
Ardennes et la Haute-Marne fermant la marche en faisant France métropolitaine 1 016 755 664 000 -3,5
pratiquement jeu égal.
Source : Agreste - Recensements agricoles - résultats provisoiresMoins nombreuses, les exploitations se sont fortement agran-
pour 2000dies, la surface agricole utilisée régionale étant restée stable
avec 1 560 000 hectares. Leur
taille moyenne est passée de 44 En 2000, les exploitations de 200 hectares et plus détiennent 29% des surfaces régionales
à 57 hectares en douze ans.
Avec 95 hectares, elle a même
Surface agricole utilisée Nombre d’exploitations agricolesprogressé de 50% dans le cas
des exploitations non viticoles
300 ha et plus
dont le nombre a, dans le même
temps, diminué d’un tiers sur la de 200 à -300 ha
dernière période intercensi-
de 150 à -200 hataire.
Plus précisément, la contraction de 100 à -150 ha
du nombre d’unités agricoles
de 50 à -100 haconcerne uniquement les struc-
tures de moins de 100 hectares,
de 20 à -50 ha
et surtout celles de 20 à 100
hectares. Les plus grandes de 5 à -20 ha
(au-delà de 200 hectares) ont,
Moins de 5 ha
quant à elles, doublé. Elles re-
présentent aujourd’hui 6% des
600 200 0 0 5 000 10 000 15 000400fermes de la région et occupent
(en milliers d’ha)
29% des terres exploitées 1988 2000
contre 15% en 1988. Cette
Source : Agreste - Recensements agricoles - résultats provisoires pour 2000concentration des structures
INSEE Flash Champagne-Ardenneagricoles s’observe dans chacun des quatre départements Resserrement de la pyramide des âges
champardennais avec des effets plus ou moins accentués. La des chefs d’exploitation et coexploitants
Haute-Marne se distingue des trois autres par une surface
moyenne par exploitation très élevée qui s’explique par la di- 65 ans ou plus
minution particulièrement importante du nombre d’exploi-
60à64ans
tations agricoles entre les deux derniers recensements. Dans
55à59ans-ce département, les fermes de 150 hectares et plus détien
nent 61% des terres cultivées en 2000. 50à54ans
En ce qui concerne les seules exploitations viticoles, bien
45à49ans
que leur surface moyenne soit passée de 3,6 à 4,6 hectares,
40à44ansleur nombre n’a que très faiblement diminué depuis douze
ans. Localisées principalement dans la Marne et dans une 35à39ans
moindre mesure dans l’Aube, celles-ci représentent plus de
30à34ans
40% des structures agricoles champardennaises.
Moins de 30 ansLa baisse du nombre des exploitations s’est également ac-
compagnée d’un resserrement de la pyramide des âges des
0 2 000 4 000 6 000agriculteurs de la région. Les chefs d’exploitation et coex-
ploitants de moins de trente ans voient leur effectif baisser de 1988 2000
presque moitié entre les deux recensements. Ils représentent
Source : Agreste - Recensements agricoles - résultats provisoires6% des exploitants en 2000 contre 10% en 1988. Dans le
pour 2000
même temps, ceux âgés de soixante ans et plus sont passés de
9 000 à 5 000. Ainsi, les agriculteurs de 35 à 54 ans sont plus Forte diminution du travail des conjoints et
que majoritaires aujourd’hui. De plus, ils exploitent plus des autres actifs familiaux
deux tiers du territoire agricole.
2000
1,5 emploi par exploitation
1988La quantité de travail réalisée dans les fermes de Cham-
pagne-Ardenne a diminué dans les mêmes proportions que
leur nombre depuis le dernier recensement. L’agriculture ré- 0 10 000 20 000 30 000 40 000 50 000 60 000
gionale occupe quelques 42 600 personnes en équivalents
Salariéstemps plein en 2000, soit 1,5 Unité de Travail Annuel (UTA)
Conjoints et autres actifs familiaux
par exploitation.
Chefs d’exploitation et coexploitants
La structure de l’emploi s’est aussi modifiée depuis 1988. Si
Source : Agreste - Recensements agricoles - résultats provisoiresla part des chefs d’exploitation et des coexploitants est restée
pour 2000stable, celle des autres actifs familiaux, aussi bien les
conjoints que les autres membres de la famille, a été divisée
par deux. Par contre, compensant en partie la réduction du Le boom des EARL
volume et la moindre implication de la main-d’œuvre fami-
liale, le poids de l’activité salariée a augmenté. Cette der- Si avec 73% des unités de production, les exploitations
nière représente presque un tiers du travail fourni sur les
individuelles restent largement majoritaires, elles n’ex-
exploitations contre un quart au recensement précédent.
ploitent plus que 41% de la surface agricole utilisée ré-
Cette progression est surtout à mettre à l’actif des salariés sai-
gionale. Depuis 1988, les structures juridiques dessonniers dont la part s’accroît de six points dans l’ensemble
exploitations ont quelque peu évolué avec le développe-des unités de travail annuel. Plus de la moitié des exploitants
ont recours à de la main-d’œuvre temporaire et ce phéno- ment de nouvelles formes sociétaires et tout particulière-
mène dépasse largement les seules unités viticoles champar- ment des EARL (Exploitations Agricoles à Responsabilité
dennaises. En effet, une ferme sur quatre sans surface en Limitée). Le nombre des EARL a véritablement explosé :
vigne emploie au moins un salarié occasionnel, soit l’équiva-
d’une centaine, il y a douze ans, elles sont plus de 4 200
lent de pratiquement mille emplois équivalents temps plein
aujourd’hui. Elles mettent en valeur 30% de la surface
en 2000.
agricole utilisée et emploient plus d’un actif agricole surLe nombre d’emplois moyen passe de 1,5 à 2,2 si l’on consi-
cinq en équivalents temps plein. Rapportée au nombredère uniquement les exploitations dites « professionnelles ».
Celles-ci sont classées comme telles à partir d’une part, de la de coexploitants, la surface moyenne des EARL est, en
quantité de travail fourni qui correspond à celui d’au moins outre, de 79 hectares, soit presque celle des Groupe-
une personne occupée à trois quarts de temps dans une ments Agricoles d’Exploitation en Commun (GAEC).
année et d’autre part, de leur dimension économique qui re-
Les GAEC, forme sociétaire qui n’avait cessé de progres-
présente au moins huit UDE (unité de dimension écono-
ser depuis sa création au début des années 60, ont vu leur
mique), soit approximativement 11 hectares équivalent-blé
nombre diminuer depuis 1988 pour s’établir à 1 500 auou 21 ares de vigne en appellation contrôlée. Les unités de
dernier recensement. Ils demeurent néanmoins les plusproduction « professionnelles » emploient 92% de la main
d’œuvre agricole (en unité de travail annuel) et mettent en importants en taille, avec 197 hectares en moyenne, et
valeur 95% de la surface cultivée. en effectif, avec 2,4 coexploitants par exploitation.
INSEE Flash Champagne-ArdenneÉvolution des surfaces et du cheptel
La jachère se substitue aux prairies Doublement des poulets de chair
1988 2000 1988 2000Superficies en ha Cheptels
Blé tendre* 400 600 427 000 Vaches laitières 166 000 123 000
Orge et escourgeon 197 900 221 000 allaitantes 82 000 108 000
Autres céréales 84 000 48 500 Total bovins 668 000 644 000
Oléagineux* 138 300 151 100 Ovins 206 000 146 500
Dont colza 100 800 140 100 Porcins 132 000 172 000
Betteraves industrielles* 80 500 84 000 Poules pondeuses 501 000 440 000
Légumes secs et protéagineux 123 400 71 200 Poulets de chair 932 000 2 053 000
Prairies artificielles (dont luzerne) 82 100 74 700 Autres volailles 510 300 585 000
Autres cultures fourragères 48 900 47 700
Source : Agreste - Recensements agricoles - résultats provisoires
pour 2000Superficie toujours en herbe 349 300 295 500
Vignes 26 700 28 700
Jachère 4 800 66 100
S’agissant du cheptel, si l’effectif de bovins a légèrement
Source : Agreste - Recensements agricoles - résultats provisoires diminué entre 1988 et 2000, le fait remarquable est sur-
pour 2000
tout la substitution du troupeau de vaches laitières par ce-* y compris gel industriel
lui de vaches allaitantes. Ces dernières totalisent près de
la moitié du nombre de vaches contre un tiers en 1988.
La superficie des cultures de vente est restée quasiment L’élevage hors sol est en progression, notamment les ate-
stable entre les deux recensements. Les céréales ont aug- liers de porcins et de volailles de chair alors que l’effectif
menté de 2% et représentent 45% de la surface agricole ovin connaît une baisse sensible.
utilisée de la région. Par contre, la sole en colza a connu
une hausse importante, voisine de 40%, et atteint au-
jourd’hui 140 000 hectares. Dans le même temps, les cul-
tures de protéagineux ont vu leur superficie diminuer
dans les mêmes proportions. Quant aux prairies perma-
nentes, les surfaces ont également régressé tandis que cel-
les occupées par la jachère ont explosé en douze ans avec
la mise en place de la réforme de la Politique Agricole
Commune (PAC).
Grandes cultures et viticulture
Seules les exploitations viticoles se maintiennent
Si l’Aube et la Marne concentrent toujours une
Répartition des par orientation technico-économique
bonne partie des productions végétales régio-
12 000nales, les Ardennes et la Haute-Marne ont
connu des réorientations importantes de leurs
10 000systèmes de production laitière, soit vers les
grandes cultures, soit vers la production de
8 000viande bovine stricto sensu. Ainsi, en douze
ans, le nombre d’exploitations spécialisées en
6 000
Bovins-lait a diminué de respectivement 53%
et 67% dans ces deux départements. 4 000
Résultat de l’érosion partielle des productions
animales, les systèmes d’exploitation princi- 2 000
palement orientés vers l’élevage bovin ont re-
0culé sensiblement en Champagne-Ardenne
Grandes Viticulture Bovins Autres GranivoresCulturesentre les deux recensements. Grandes cultu- Polyculture
cultures herbivores dominant etet autresres et viticulture confortent ainsi leur place
dominant élevageculturesprédominante.
Près d’un tiers des exploitations sont au- 1988 2000
jourd’hui spécialisées en grandes cultures (cé-
réales et oléoprotéagineux). Elles occupent Source : Agreste - Recensements agricoles - résultats provisoires pour 2000
INSEE Flash Champagne-Ardennedeux tiers des surfaces mais seulement 30% des actifs. Quant
Définitionsaux structures viticoles, elles représentent plus de 40% des
exploitations de la région et deux tiers de celles de la Marne.
L’exploitation agricole est une unité économique qui participe à la pro-
A l’inverse des précédentes, elles ont des besoins importants
duction agricole et qui répond à l’un des critères de dimension suivants :
de main-d’œuvre et emploient en moyenne 1,7 personne
- 1 hectare ou plus de superficie agricole utilisée ;
équivalent temps complet par exploitation.
- 20 ares ou plus de cultures spécialisées ;
- activité de production supérieure à un minimum (5 ares de vigne
A.O.C., 1 vache, 10 ruches, etc.).
Les actifs agricoles sont les actifs familiaux, les salariés permanents et
les salariés saisonniers ou occasionnels.
Les actifs familiaux comprennent les chefs d’exploitation, les coexploi-
tants et les membres de leur famille ayant une activité agricole, quelle
que soit sa durée.Odile COLIN-SCHOELLEN (DRAF - SRSA)
Les salariés permanents effectuent un travail régulier tout au long de
l’année, quelle que soit sa durée.
Les salariés saisonniers ou occasionnels ont travaillé, parfois à tempsEn bref
partiel, pendant une partie seulement de la campagne agricole.
La population familiale agricole est composée de
L’Unité de Dimension Economique (UDE) est une classification euro-
86 000 personnes dont 53% ont une activité sur l’exploi-
péenne des exploitations selon leur marge brute standard.
tation.
Parmi les 27 600 exploitations de la région, 12 600 ex-
ploitations ont de la vigne et 11 700 sont classées dans
l’orientation technico-économique “viticulture”.
Pour en savoir plus
120 000 salariés temporaires sont employés par 13 900
Direction Régionale de l’Agriculture et de la Forêt de Champagne-Ardenneexploitations, dont 110 000 dans les exploitations ayant
Service de Statistique Agricolede la vigne.
Complexe agricole du Mont Bernard
Parmi les 9 900 salariés permanents, 43% ont moins de
Route de Suippes
35 ans et 19% sont des femmes.
51000 CHALONS-EN-CHAMPAGNE
27% des chefs d’exploitation sont des femmes dont Tél. : 03.26.66.20.10
38% ont plus de 55 ans. Fax. : 03.26.21.02.57
E-mail : srsa.draf-champagne-ardenne@agriculture.gouv.fr 31% des 32 300 chefs d’exploitation et coexploitants
ont une formation agricole initiale de niveau secondaire
Des quatre pages départementaux et régional : collection Agreste,
et 7% de niveau supérieur.
juin 2001
71% de la Surface Agricole Utilisée est en fermage.
Des résultats définitifs disponibles à partir de septembre 2001 : Une exploitation sur six est équipée d’au moins un
- fiches comparativestracteur de 135 chevaux et plus.
- essentiels
76 exploitations pratiquent l’agriculture biologique sur
- résultats à la demande
une surface de 2 700 hectares et une vingtaine sont en
cours de conversion sur 1 400 hectares. Des données communales sur : www.agriculture.gouv.fr
Dès sa parution, INSEE FLASH Champagne-Ardenne est disponible
sur le site Internet de l’INSEE : www.insee.fr/champagne-ardenne
INSEE, Direction Régionale de Champagne-Ardenne 10, rue Edouard Mignot 51079 Reims Cédex. Tél : 03.26.48.61.00
Directeur de la publication : Michel GAUDEY, Directeur régional de l’INSEE - Chef du Service Etudes et Diffusion : Guy Bourgey
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Communication externe : Gilbert Cholet - Abonnements : Sylviane Mulder
Création de l’image visuelle : Champagne-Création - Imprimeur : Groupe Technologies et Impression, 51100 Reims
Le numéro : 15F (2,29 euros) Abonnement : 11 numéros 130F (19,82 euros) (France), 162F (24,70 euros) (Europe), 175F (26,68 euros) (reste
du monde) ou 11 numéros + dossier “Bilan économique” : 160F (24,39 euros) (France), 200F (30,50 euros) (Europe), 216F (32,93 euros)
(reste du monde).
© INSEE-2001 ISSN 1277-5649 Code SAGE : FLA012660 Dépot légal : octobre 2001
INSEE Flash Champagne-Ardenne