Activité. Réactions. Travail. Entrainement et fatigue - compte-rendu ; n°1 ; vol.23, pg 501-513

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L'année psychologique - Année 1922 - Volume 23 - Numéro 1 - Pages 501-513
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Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.

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Publié le 01 janvier 1922
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XI. Activité. Réactions. Travail. Entrainement et fatigue
In: L'année psychologique. 1922 vol. 23. pp. 501-513.
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XI. Activité. Réactions. Travail. Entrainement et fatigue. In: L'année psychologique. 1922 vol. 23. pp. 501-513.
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/psy_0003-5033_1922_num_23_1_29835RÉACTIONS. TRAVAIL, ENTRAINEMENT ET FATIGUE 501 ACTIVITÉ,
descend à 651, remonte à 655, reste stable (1,2 seconde) et descend
pour finir à 644, soit une fluctuation d'un quart de ton. Une autre,
posant le son à 662 v. d. débute à 626 et monte à 673 pour finir ; une
autre ne variera que de 4 vibrations.
D'une façon générale, un son n'est pas soutenu à même hauteur
plus d'une seconde, et deux sons ne sont pas chantés de façon iden
tique. Il y a constamment élévation du ton quand il y a augmentat
ion d'intensité, mais la variation, dans le crescendo, oscille suivant
la chanteuse de 4 à 12 vibrations (pour un étalon autour de 650).
Les voyelles n'ont qu'une influence insignifiante sur la hauteur (faible
tendance à chanter l'e un peu plus haut, o et u plus bas, a et i sans
changement).
En outre, il peut se manifester un «vibrato » de la voix, un « tr
émolo » atténué, et qui, juste perceptible, donne à la voix un carac
tère émotif de valeur artistique incontestable. Le « vibrato » apparaît
comme un attribut fondamental du chant artistique ; il consiste en
des pulsations (à taux constant de 6 par seconde) de la voix (d'origine
musculaire laryngée) et comportant des variations coordonnées et
synchrones d'intensité et de hauteur (variation moyenne de 11 vi
brations chez les 5 chanteuses étudiées [entre 6 et 16].
L'auteur examine la question physiologique et psychologique du
vibrato (tremblement émotionnel).
H. P.
XI. — Activité. Réactions. Travail. Entraînement
et fatigue
F. A. C. PERRIN. — Experimental study of motor ability {Etude
expérimentale de Vhabileté motrice). — J. of exp. Ps., IV, 1, 1921,
p. 24-56.
Recherches poursuivies sur 51 étudiants de l'Université du Texas,
qui furent soumis à trois tests moteurs complexes et quatorze
simples, et aux tests d'intelligence de l'échelle Alpha ; en outre, leurs
notes universitaires furent relevées et leurs traits de caractère furent
numériquement appréciés sur un tableau préparé à cet effet.
Il s'agissait, d'après les corrélations obtenues entre ces diverses
voies d'appréciations, de pénétrer la nature de la fonction motrice.
Ces tests moteurs étaient les suivants :
A. Tests complexes : 1° Test de Bogardus pour la fatigue, avec
quelques modifications (cubes à placer sur une plateforme) ; 2° Clas
sement de cartes à jouer ; 3° Coordination motrice (aux battements
d'un métronome, le sujet doit parcourir en 4 mouvements les quatre
côtés d'un quadrilatère de la main droite, et en 3, les trois côtés
d'un triangle de la main gauche, simultanément).
B. Tests simples : 1° Temps de réaction (simples, avec choix et
discrimination, pour des disques colorés, ou des cartes à jouer) ;
2° Inhibition du réflexe de clignement palpébral (avec menace,
derrière le verre, de l'œil droit, du gauche, ou des deux yeux) ; 3° Mé
moire d'un acte moteur (procédé des labyrinthes parcourus avec 502 AMALVSES BIBLIOGRAPHIQUES
un crayon) ; 4° Discrimination des poids ; 5° Visée (« Aiming », tech
nique de Whipple) ; 6° Localisation d'un point les yeux bandés
(retoucher sans la vue un point touché préalablement les yeux
ouverts) ; 7° Tests d'équilibre (balanciers ; 5 séries, assez hétéro
gènes : marcher en avant et en arrière et se retourner sur une arête
d'un peu plus d'un centimètre d'épaisseur ; se tenir sur le pied droit
et sur le pied gauche, tenir en équilibre une baguette sur l'index
droit et sur le gauche) ; 8° Numération rythmique (continuer à
frapper au rythme d'une pendule préalablement suivi pendant
5 battements) ; 9° Appréciation d'unités rythmiques (appréciation
sur des séries de sons au sujet de leur caractère rythmique ou non) ;
10° Tapping test, avec le « calculateur » de Burrough ; 11° Stabilité
(test de Whipple) ; 12° Tracing test (de Whipple) ; 13° Force phy
sique (dynamomètre de Shedley ; 14° Capacité vitale (spirométrie).
Les distributions des résultats, pour tous ces tests, se sont mont
rées satisfaisantes. Mais, à l'encontre de ce qu'on pouvait attendre,
les indices de corrélation se sont montrés extraordinairement faibles,
dans la confrontation des résultats des 14 tests élémentaires avec
chacun des 3 tests complexes, aussi bien que dans celles de 3 tests
complexes entre eux. ^
La comparaison avec les succès universitaires, le niveau d'intell
igence, et tel ou tel trait de caractère (pondération, vivacité, détert
mination, bon sens, intérêt, émulation, circonspection, aisance,
adresse) a révélé également pour chaque test moteur complexe des
corrélations faibles ou nulles (l'auteur n'ayant d'ailleurs pas employé
les multiples).
Une discussion de ces résultats négatifs permet de passer en revue la
série suivante de théories possibles sur l'habileté motrice : a) elle est un
facteur général, une fonction ; b) elle est la résultante du jeu com
biné d'un certain nombre de fonctions spécifiques ; c) elle est fondée
sur quelques modes généraux de réaction motrice ; d) elle est une
fonction de l'intelligence ; e) elle est une réponse déterminée par des
traits de caractère plus que par des habitudes motrices ;
/) elle est une réaction complexe ne permettant pas l'analyse en
termes de fonctions, de méthodes générales de réponse.
En conclusion, très brièvement, l'auteur pense que l'acte le plus
simple d'ajustement moteur implique le jeu de facteurs multiples,
dans lesquels interviennent les phénomènes de transfert, les pro
cessus d'apprentissage, l'intelligence, enfin, les traits de caractère
et les processus affectifs.
En tout cas, ce qui résulte de son étude, c'est que les habiletés
motrices sont assez indépendantes pour que les résultats d'un test
ne permettent pas de prévoir les résultats d'un autre test. Et ceci
est grave.
H. P.
HUGH GORDON. — Left-handedness and mirror writing, espe
cially among defective children {Gaucherie et écriture en miroir,
en particulier chez les enfants arriérés). — Brain, 43, 4, 1921,
p. 313-368.
La proportion des gauchers est plus grande (18,2 0/0) dans les ACTIVITE. REACTIONS. TRAVAIL, ENTRAINEMENT ET FATIGUE 503
•écoles d'arriérés que dans les écoles de normaux (7,3 0/0) ; elle est
toujours plus grande chez les filles que chez les garçons. L'écriture
en miroir, très rare dans les écoles élémentaires (0,48 0/0), ne l'est
pas au même degré les d'arriérés (8,0 0/0). C'est surtout
chez les enfants gauchers qu'on rencontre au début l'écriture en
miroir. En aucun cas, d'après les observations de l'auteur, un en
fant gaucher ne s'est mis à écrire en miroir en passant de l'écriture
avec la main gauche à l'écriture avec la droite ; en revanche des
droitiers se mettant à écrire de la main gauche le font souvent.
Sur 109 cas d'écriture en miroir, il y en eut 8 cependant où. cette
écriture apparut de la main droite tandis que la gauche écrivait
correctement.
H. P.
L. G. FILDES et C. S. MYERS. — Left-handedness and the
reversal of letters {Gaucherie et renversement des lettres). — Br. J.
of Ps., XII, 3, décembre 1921, 273-278.
Intéressante observation d'un jeune gaucher de 6-7 ans, qui a
appris à écrire de la main gauche, qui lit aussi rapidement l'écriture
en miroir que l'écriture normale, qui considère d'abord les lettres en
miroir comme les lettres normales, puis les tient les unes et les autres
pour identiques, qui les yeux fermés écrit normalement des deux
mains, mais, les yeux ouverts, des deux mains écrit en miroir. L'exa
men a montré chez lui la supériorité de l'éducation purement vi
suelle pour l'exacte détermination des lettres normales. Démonstrat
ion de l'interaction, en ces matières, des influences visuelles et
motrices.
B.
R. A. SPAETH et G. C. DUNHAM. — The correlation between
motor control and rifle shocking (La corrélation entre le contrôle
moteur et le tir à la carabine). — Am. J. of Ph., 56, 1921, p. 249-
256.
L'habileté du tireur se trouve nettement associée à la stabilité
motrice, éprouvée au moyen d'un test de « steadiness » consistant à
tenir une aiguille dans des trous de plus en plus étroits sans toucher
les bords.
C'est une observation qui avait été déjà faite dans des études sur
des tireurs réputés pour leur stabilité exceptionnelle.
H. P.
C. FREDERICK HANSEN. — Serial action as a basic measure
of motor capacity (Action sériée comme mesure fondamentale de
capacité motrice). — Ps. Mon., XXXI, 1, (140), 1922, p. 320-382).
On a utilisé dans différents buts des tests et expériences comport
ant une « action sériée » (réactions continues avec discrimination et
choix) en tâchant de se rapprocher de la souplesse des conditions
ordinaires de la vie.
L'auteur a cherché à trouver un dispositif approprié, à l'étalonner, 504 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
et à l'utiliser pour la comparaison de certains groupes caractéris
tiques. Après un très long exposé historique et critique des multiples
méthodes employées, on trouve la description de l'appareil choisi :
II s'agit d'un système de 4 circuits avec commutateur complexe lié
au chariot mobile d'une machine à écrire. Une fois la première exci
tation fournie, c'est le sujet qui, réagissant en pressant sur des
touches déterminées de la machine, suivant la nature de l'excitation,
provoque les excitations nouvelles en faisant avancer le chariot
(l'ordre étant régi par le hasard). Il suffit de déterminer le temps
total pour une ligne (parcours complet du chariot), soit 75 réactions,
pour avoir le temps moyen de chaque réaction avec discrimination
et choix. Quatre stimuli auditifs (récepteurs téléphoniques) iden
tiques sauf la position d'origine du son, et quatre visuels (lampes
électriques) ont été choisis.
L'influence de la pratique, de la connaissance préalable de la
dactylographie, des aptitudes de profession (étudiants, soldats, mus
iciens, sténographes) a été examinée au point de vue de la vitesse
et de l'exactitude des réactions dans cette « serial action ».
L'auteur distingue 4 classes de sujets: rapides exacts, rapides
inexacts, lents exacts et lents inexacts. On obtient une corrélation
positive, mais faible, des efficiences obtenues par cette méthode et
avec les autres tests moteurs (réactions simples et complexes, action
rythmique, force, etc.) ; il y a faible relation avec les tests d'intell
igence.
H. P.
J. PINKHOF. — Contraction résiduelle des muscles volontaires après
un raccourcissement tétanique énergique. — Ar. néerl. de Ph.,
VI, 4, 1922, p. 515-527.
Kohnstamm, en 1915 {Neurol. Zentr., p. 2 90), a décrit un phéno
mène curieux, qu'il a appelé « l'épreuve de catatonus » • il consiste
en ceci: si, après avoir appuyé quelque temps avec force le bras
étendu contre un obstacle fixe placé à côté de soi, on arrête l'effort en
évitant l'obstacle, le bras se relève de lui-même, involontairement,
pour revenir au repos après un temps appréciable ; le sujet sent son
bras poussé vers le haut, ce qui donnerait une « sensation de vol ».
Le phénomène exige, pour se produire, un relâchement volontaire
avec état passif du bras.
Wertheim Salomonson, après avoir constaté que cette contraction
tardive (improprement appelée « contraction résiduelle » de Kohn
stamm) ne s'accompagnait pas de courants d'action, y vit un phé
nomène exclusivement tonique.
L'auteur a repris l'étude de cette contraction, a vérifié la curieuse
sensation d'envol qu'elle fournit, a constaté que la fatigue augment
ait la durée de la période latente (qui passe de 2 à 5 ou 6 secondes,
la contraction pouvant durer une dizaine de secondes), et enfin a
obtenu des courants d'action très nets, identiques à ceux des contrac
tions volontaires, étudiant donc un autre phénomène que Salomonson,
celui même de Kohnstamm, pense- 1- il.
Constatant après les contractions volontaires une augmentation ACTIVITÉ. RÉACTIONS. TR WAIL, ENTRAINEMENT ET FATIGUE 505
pendant un temps court de l'excitabilité réflexe, il rattache la con
traction de Kohnstamm à cette remanence d'une excitabilité renforcée
des centres moteurs de la moelle, à un" phénomène de « Bahnung »,
par conséquent.
H. P.
YOS. TERASHI. — Ricerche cronograîiche sui movimenti bilaterali
di reazione {Recherches chrono graphiques sur les mouvements bila
téraux de réaction). — Giornale délia R. Accad. di Medicina di
Torino, 83, 1920, p. 90-95.
Un sujet réagissant par un mouvement simultané des deux mains
ne réussit pas à assurer une simultanéité bilatérale complète : la
main gauche est en retard de 7 à 12 a, avec des différences suivant
le lieu de l'excitation incita trice de la réaction : Si l'excitation
tactile est portée à droite, le retard est de 10 à 12 a, si elle est portée
à gauche, de 7 à 9 seulement, et si elle est médiane (milieu du front),
de 7 à 11. La moindre latence de la réaction droite serait due à l'exis
tence du centre gnostique du côté gauche du cerveau, où se trouvent
les centres moteurs du côté droit du corps, et les différences, sui
vant le lieu de l'excitation, tiendraient à la direction de l'attention.
Mais il y a d'autres interprétations possibles que celle de l'auteur,
en particulier une latence musculaire plus grande à gauche, la main
de ce côté étant moins accoutumée à réagir (dans ce cas les différences
seraient moindres pour des réactions des membres inférieurs).
H. P.
A. QUERIDO. — Sur la relation entre divers mouvements de réac
tion volontaires. — Ar. néerl. de Ph., V, 4, 1921, p. 526-546.
Le sujet doit réagir à un coup sur la table, soit par un mouvement
reproduisant un geste de défense (adduction de l'avant-bras droit),
soit par un mouvement naturel, celui de préhension (flexion des
doigts), soit enfin par un mouvement conventionnel (extension de
l'index droit).
Les recherches faites sur trois sujets ont donné les résultats nu
mériques suivants (temps de réaction en centièmes de seconde).
Sujets Mouy. du bras Préhension M. du doigt
S. E 33 35 30
Q 21 26 28
Z 22 20 26
Chez deux sujets, le mouvement conventionnel s'est montré le
plus lent ; c'est le du bras, biologiquement le plus an
cien, dit l'auteur, qui s'est montré en moyenne le plus rapide.
H. P.
A.-A. GRUNBAUM. — Quelques nouveaux points de vue concer
nant la psychologie des processus de réaction. — Ar. néerl. de Ph.,
V, 4,. 1921, p. 547-562.
L'auteur commente les recherches, qu'il a inspirées, de Bramson, 506 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
Querido et Mlle Rolder (analysées d'après les publications de ces
auteurs, cf. An. Ps., XXII, p. 382, 1922, et ce volume, p. 505
<et 515). Il montre que son but est de rapprocher les conditions
d'expérience des processus ordinaires de la vie, et de faciliter par là
l'utilisation dans le domaine de l'application, des données expéri
mentales ainsi acquises.
H. P.
K. KORNILOFF. — Dynamometrische Methode der Untersuchung
der Reaktionen (Méthode dynamométrique d'étude des réactions).
— A. f. ges. Ps., XLII, 1-2, 1921, p. 59-78.
Ce travail, effectué à l'Institut psychologique de l'Université de
Moscou, était dans les bureaux de la revue depuis 1914.
L'auteur a pris des temps de réaction au moyen d'une clef pres
sant sur une poire de caoutchouc, avec pression transmise à un ma
nomètre à mercure et à un levier inscripteur sur cylindre. Trois
données étaient fournies, le temps de latence, l'énergie dépensée
dans le mouvement du doigt, et la forme du mouvement.
L'auteur n'a pas envisagé la force maxima, en kilogrammes,
comme on le fait avec le dynamomètre, ni, comme au dynamographe,
le travail total en intégrant la courbe du tracé, mais ce qu'il appelle
le « utilisé », — en somme le travail maximum — , considéré
comme proportionnel au carré de la hauteur de soulèvement de la
colonne de mercure, avec une détermination de la forme par trois
paramètres, sans explications, et sans utilisation réelle dans le
travail (la vitesse du mouvement aurait été intéressante à envisager).
Quatre séries "de déterminations furent faites, chez 4 sujets, pour
des réactions au bruit : réaction naturelle, réaction musculaire
(réagir le plus vite possible), sensorielle (réagir après per
ception nette du bruit), réaction discriminative à un bruit
différencié d'un autre), — les consignes données n'étant d'ailleurs
pas très bien choisies pour les types sensoriel ou musculaire de réac
tion.
Voici les résultats numériques moyens, le temps étant donné en
millièmes de seconde, le « travail » dynamométrique en « mill
igrammes-millimètres ».
Sujets Temps de réaction Travail dynamométrique
R. nat. R.mus. R.sens.R. discr. R.nat. R.musc. R.sens. R.discr,
U . . 138 157 589 834 < 1 36100 4 < 1
R . . 367 138 461 542 400 4096 16 < 1
Z... 166 147 500 746 2500 39204 3600 2304
K.. 268 134 614 853 22500 78400 1024 676
Si l'on envisage le mode de réaction naturelle, on constate que la
rapidité dans la réaction et la force de celle-ci sont sans rapports ;
il y a là des formules individuelles intéressantes pour caractériser le
tempérament (type rapide et économe, ou rapide et énergique, ou
lent, etc.).
Si l'on met en série (sans tenir compte de l'inégale variabilité
individuelle) les trois types imposés de réaction avec tâche intellec- ACTIVITE. RÉACTIONS. TRAVAIL, ENTRAINEMENT ET FATIGUE 507
tuelle croissante, on trouve un accroissement général du retard de
la réaction, et une diminution régulière de l'énergie de la réponse,
chez tous les sujets.
L'activité de pensée et la « manifestation extérieure de l'acte
volontaire » apparaissent ainsi comme de grandeur inversement
proportionnelle.
H. P.
F. L. WELLS, C. M. KELLE Y et GARDNER MURPHY. —
Comparative simple reactions to light and sound {Réactions simples
comparées à la lumière et au son). — J. of exp. Ps., IV, 1, 1921,
p. 57-62. — Effects stimulating fatigue in simple reactions {Effets
suscitant la fatigue dans les réactions simples). — Ibid., IV, 2, p. 137-
142.
Comparaison effectuée chez 13 sujets (11 faisant une série de 116
réactions, moitié à la lumière, moitié au son, 2 faisant chacun onze
séries de 216) ; réaction au bruit d'avertisseur d'un relai électrique,
et à l'extinction d'une ampoule à filament de tungstène. En
moyenne, le temps à la lumière (237 a) est les 115 0/0 du temps
(204 a) au son (134 et 146 pour les 2 sujets à longues séries).
Les auteurs concluent que — la relation générale dépendant de la
grandeur des excitations — il y a un rapport caractéristique de la
lumière au son seulement pour des intensités équivalentes d'excitat
ion, avec des différences individuelles, des idiosyncrasies partic
ulières.
Au point de vue de la fatigue dans la pratique des temps de réac
tion, les auteurs disent que, sur une série de 216 réactions, la deuxième
moitié a un temps moyen qui est égal à 105 0/0 du temps moyen de
la première moitié ; cela équivaut à une élévation du seuil de la
réaction. H. P.
P. BEHAGUE et J. BEYNE. — Contribution à l'étude des temps de
réactions psychomotrices. — Gazette des Hôpitaux, 95, 44, 1922,
p. 709-711. — Etude des temps de réactions psychomotrices tactiles
chez l'homme normal. — G. R., 174, 19, 1922, p. 1259-1262.
Les auteurs ont fait des recherches sur les temps de réaction
-simple de 500 sujets normaux de 18 à 25 ans. Ils ont obtenu,pour la
zone de plus grande fréquence (qui aurait pu être précisée par la
notion de 1' interquartile), 15 à 19 centièmes de seconde pour les
réactions visuelles (17,22 en moyenne), 13 à 16 pour les auditives
(14,88 en moyenne), 18 à 21 pour les tactiles (19,06 en moyenne),
avec des écarts moyens respectifs de 1,55, 1,25 et 2,26.
Ces recherches ont été faites au moyen d'un appareillage précis
et bien étudié (décrit dans une communication au 1er Congrès de
Navigation aérienne en novembre 1921) ; l'excitation visuelle est
obtenue par le démasquage d'une surface lumineuse de grandeur
fixe et d'intensité constante (avec mesure du retard propre du
démasquage) ; l'excitation auditive est assurée par un ronfleur élec
trique, enfin tactile est réalisée par l'appli ation sur la
peau de poils d'un blaireau commandé par un électro- aimant. A.NALYSKS BIBUOÜKAPHIQIES 508
Les auteurs sont tentés de penser qu'ainsi ils ne mettent en jeu que
la sensibilité cutanée, les autres procédés, d'ailleurs en général
grossiers, agissant sur les sensibilités profondes. A cela serait due la
différence des chiffres moyens obtenus avec les chiffres classiques
(13 à 15 centièmes), et la similitude avec les chiffres obtenus par des
procédés précis en laboratoire (2 0 à 22 centièmes pour Kiesow,
Herlitzka, Piéron). Mais ils envisagent aussi l'autre hypothèse —
la plus probable — d'après laquelle les sujets se mettent en état
d'attention motrice pour les temps de réaction simple quand l'exci
tation est assez forte et en état d'attention sensorielle pour par le blaireau ; et l'existence de quelques types à valeurs
courtes aberrantes indiquerait que certains individus avaient tout
de même pris une attitude motrice.
H. P.
IMRE HERMANN. — Ueber formale Wahltendenzen (Des tendances
formelles de choix). — Z. für Ps., LXXXVII, 345-363, 1921.
Lorsqu'on fait choisir à un sujet des chiffres, dans une série dont
on lui détermine oralement les limites, on constate deux tendances :
tendance au choix médian, tendance au choix marginal, la première
pour les limites habituelles, familières (10 à 20, 25 à 30), la seconde les non habituelles (p. exemple 14 à 20). Il semble que,
dans certains cas, il y ait une tendance à un choix déterminé, anté
rieure à l'expérience.
t Lorsqu'on fait choisir un objet matériel, dans une série linéaire :
1° L'enfant de 3 à 6 ans présente des tendances marginales avec pr
édominance du côté de la main qui opère et préférence marquée pour
les objets dont la couleur tranche ;2° Après 6 ans, apparaît la ten
dance au choix médian ; l'influence de la main paraît moins nette
dans ce cas. La première forme, qui est aussi celle des animaux
(expériences sur les poules), est liée à l'action élémentaire des limites
d'un objet perçu ; la seconde est un choix délibéré, avec une sorte
de tendance esthétique à la conservation de la symétrie. Elle laisse
le sentiment apaisant de solution convenable. I. M.
L. BARD. — De l'intervention dans la lecture de réflexes de direction
des yeux d'origine verbale. — Arch. d'Ophtalmologie, 1922, 1,
p. 1-21.
Un aphasique, ayant une hémianopsie gauche, déchiffrant un
journal, commença la lecture au milieu des lignes, négligeant les
moitiés gauches.
Normalement, les yeux se portent à gauche des lignes par un ré
flexe psychique inconscient, qui doit relever, pense Bard, du centre
visuel et du centre du langage à la fois ; c'est un réflexe visuel verbal,
perdu, quand l'aphasie coïncide avec une hémianopsie gauche.
A propos de cette observation, l'auteur discute le problème de la
méconnaissance fréquente de l'hémianopsie, qui serait due à l'absence
des réflexes provoqués par les excitations périphériques du côté
aveugle, d'où l'absence du besoin d'explorer la région de l'espace
correspondant. H. P. REACTIONS. TRAVAIL, ENTRAINEMENT ET FATIGUE 509 ACTIVITÉ.
RAYMOND DODGE. — The latent time of compensatory eye-move
ments (Le temps de latence des mouvements oculaires de compensat
ion). — J. of exp. Ps., IV, 4, 1921, p. 247-269.
Avec son habileté et son souci de précision technique bien connus,
l'auteur a abordé le difficile problème de la mesure du temps de
réaction oculaire à la rotation des corps. Employant une plateforme
tournante silencieuse et bien équilibrée, portant le sujet et le
dispositif enregistreur photographique, il a pu déterminer des temps
de latence précis, allant, suivant les sujets et les déterminations, de
4 à 8 centièmes de seconde, le mode étant de 5 centièmes. Avec un
autre dispositif, permettant d'éviter la superposition des mouve
ments des yeux et des mouvements de la tête, en liant à la tête elle-
même l'appareil inscripteur, il a trouvé la même valeur de 5 cen
tièmes. En revanche, quand les yeux réagissent à un mouvement
volontaire de la tête, la latence est sensiblement nulle. Il y a coor
dination parallèle, non réaction.
Les mouvements des yeux suivant un objet vu qui se déplace
(réaction de poursuite) ont une latence d'environ 20 centièmes, ce
qui est un temps normal de réaction psychologique, volontaire. Le
mouvement lent de compensation oculaire provoqué par la rotation
du corps, avec sa latence de 5 centièmes, est un réflexe sous-cortical
d'origine vestibulaire. Mais le mouvement oculaire rapide, de sens
inverse, survient bien plus tardivement (après un temps triple ou
quadruple) ; on sait qu'il est la composante nystagmique la plus
influençable par la volonté. H. P.
HULSEY CASON. — The conditioned pupillary reaction (La réaction
pupillaire conditionnelle). — J. of exp. Ps., V, 2, 1922, p. 108-146.
Dans cet excellent travail, mais dont l'exposé est un peu long,
l'auteur relate les expériences qui lui ont permis d'obtenir un réflexe
pupillaire conditionnel chez l'homme.
Utilisant l'appareil de Weiler pour la mesure du diamètre pupill
aire, il détermine ce diamètre un œil du sujet (l'autre étant
«los) dans des conditions d'éclairement donné, avant et pendant une
excitation auditive (sonnerie électrique) qui amène une petite dila
tation ; puis il associe à la sonnerie, soit une disparition de lumière,
soit un éclairement vif entraînant une réaction de dilatation ou de
contraction de la pupille ; puis, après 400 répétitions (en 2 h. 1 /2), il
mesure à nouveau le diamètre pupillaire avant et pendant la sonnerie.
D'une façon constante, chez ses 9 sujets, il obtient, soit une dila
tation nettement augmentée, soit une contraction, sous l'influence
de la seule excitation auditive. Il obtient donc, indubitablement,
le réflexe pupillaire conditionnel. Il l'obtient également en associant
à la variation lumineuse un choc électrique.
Enfin, chez 2 sujets, il réalise, simultanément, un réflexe condi
tionnel de contraction pour un excitant auditif et un autre de dila
tation pour un autre excitant (en employant une sonnerie électrique
et le ronflement d'un récepteur téléphonique, chaque, excitant
servant tantôt pour le réflexe de contraction, tantôt pour le réflexe
de dilatation).