Capacité d appréhension, niveau d attention et blocage du rythme alpha - article ; n°1 ; vol.61, pg 51-57
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Capacité d'appréhension, niveau d'attention et blocage du rythme alpha - article ; n°1 ; vol.61, pg 51-57

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Description

L'année psychologique - Année 1961 - Volume 61 - Numéro 1 - Pages 51-57
Résumé
L'objet de cette expérience était de rechercher la relation entre le champ d'appréhension, mesuré au cours d'une épreuve tachistos-copique, le niveau d'attention tel que peut l'estimer le sujet, et la présence ou l'absence du rythme a au moment de la stimulation.
Des champs de 8 lettres étaient présentés au tachistoscope, pendant qu'on enregistrait l'EEG. Le sujet devait signaler toutes les lettres perçues et estimer son niveau d'attention au moment de la stimulation, au moyen d'une échelle à 3 degrés.
Les corrélations ont été calculées entre les trois variables :
— entre niveau d'activité a et niveau d'attention estimé, la corrélation faible de .23 en moyenne est cependant statistiquement significative.
— entre niveau d'attention et nombre de lettres perçues la corrélation, toujours positive, est en moyenne de .48.
— Le nombre de lettres perçues augmente légèrement en moyenne quand l'amplitude de l'a se réduit mais la corrélation est à peu près nulle et non significative.
Nous concluons qu'au blocage du rythme a correspondrait bien un certain sentiment d'attention, mais de ce blocage ne dépendrait pas le niveau d'efficience.
This experiment aims at finding ihe relation between the apprehension field, measured during a tachistoscope test, the level of attention such as the subject may estimate it, and the presence or absence of the a rhythm when a stimulus is given.
8-letter fields were presented by tachistoscope, whilst the EEG was recorded. The subject had to say all the letters he saw and estimate his degree of attention at the time of stimulation, by a seule divided up into three levels.
Correlations were worked out between the three variables :
— between the a activity level and the estimated degree of attention, the low average correlation of .23 is nevertheless statistically significant ;
— between the degree of attention and the number of letters pereewed, there is an average correlation, always positive, of .48 ; -the number of letters perceived on the average slightly increases as the amplitude of diminishes but the correlation is almost nil and not significant. The conclusion is drawn that certain feeling of attention does certainly correspond to the blocking of the rhythm, but the efficiency level does not depend upon this blocking process.
7 pages
Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.

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Publié par
Publié le 01 janvier 1961
Nombre de lectures 59
Langue Français

Exrait

P Fraisse
C. Voillaume
Capacité d'appréhension, niveau d'attention et blocage du
rythme alpha
In: L'année psychologique. 1961 vol. 61, n°1. pp. 51-57.
Citer ce document / Cite this document :
Fraisse P, Voillaume C. Capacité d'appréhension, niveau d'attention et blocage du rythme alpha. In: L'année psychologique.
1961 vol. 61, n°1. pp. 51-57.
doi : 10.3406/psy.1961.26720
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/psy_0003-5033_1961_num_61_1_26720Résumé
Résumé
L'objet de cette expérience était de rechercher la relation entre le champ d'appréhension, mesuré au
cours d'une épreuve tachistos-copique, le niveau d'attention tel que peut l'estimer le sujet, et la
présence ou l'absence du rythme a au moment de la stimulation.
Des champs de 8 lettres étaient présentés au tachistoscope, pendant qu'on enregistrait l'EEG. Le sujet
devait signaler toutes les lettres perçues et estimer son niveau d'attention au moment de la stimulation,
au moyen d'une échelle à 3 degrés.
Les corrélations ont été calculées entre les trois variables :
— entre niveau d'activité a et niveau d'attention estimé, la corrélation faible de .23 en moyenne est
cependant statistiquement significative.
— entre niveau d'attention et nombre de lettres perçues la corrélation, toujours positive, est en
moyenne de .48.
— Le nombre de lettres perçues augmente légèrement en moyenne quand l'amplitude de l'a se réduit
mais la corrélation est à peu près nulle et non significative.
Nous concluons qu'au blocage du rythme a correspondrait bien un certain sentiment d'attention, mais
de ce blocage ne dépendrait pas le niveau d'efficience.
Abstract
This experiment aims at finding ihe relation between the apprehension field, measured during a
tachistoscope test, the level of attention such as the subject may estimate it, and the presence or
absence of the a rhythm when a stimulus is given.
8-letter fields were presented by tachistoscope, whilst the EEG was recorded. The subject had to say all
the letters he saw and estimate his degree of attention at the time of stimulation, by a seule divided up
into three levels.
Correlations were worked out between the three variables :
— between the a activity level and the estimated degree of attention, the low average correlation of .23
is nevertheless statistically significant ;
— between the degree of attention and the number of letters pereewed, there is an average correlation,
always positive, of .48 ; -the number of letters perceived on the average slightly increases as the
amplitude of diminishes but the correlation is almost nil and not significant. The conclusion is drawn that
certain feeling of attention does certainly correspond to the blocking of the rhythm, but the efficiency
level does not depend upon this blocking process.de Psychologie expérimentale et comparée de la Sorbonne Laboratoire
CAPACITÉ D'APPRÉHENSION
NIVEAU D'ATTENTION ET BLOCAGE DU RYTHME ALPHA
par Paul Fraisse et Claude Voillaume
Le blocage du rythme a par une stimulation soudaine ou par
un mouvement volontaire de l'attention a laissé penser que l'on
se trouvait en présence d'un indice physiologique de l'alerte ou
de la vigilance psychologique.
Mais les travaux effectués à partir du temps de réaction
(Walsh (1952), O'Hare (1954), Fraisse, Durup et Voillaume (1959))
ont montré qu'il n'y avait aucune relation entre la présence
ou le blocage du rythme a et la rapidité du temps de réaction,
qui est cependant fonction du niveau d'attention.
Avant de conclure à l'absence de relation entre ce que les
physiologistes considèrent de plus en plus (à la suite des travaux
sur la substance réticulée) comme un indice d'alerte physiolo
gique et les niveaux d'alerte psychologique, nous avons voulu
reprendre ce problème en utilisant non plus le temps de réaction
mais la capacité ou le champ d'appréhension. Celle-ci est fonc
tion, lorsqu'on utilise la technique tachistoscopique, du niveau de
l'attention et elle présente en outre l'avantage d'être une épreuve
de perception visuelle qui concerne électivement les aires occipi
tales plus directement liées au rythme a.
Nous avons donc recherché si la capacité d'appréhension
était ou non affectée par l'état du rythme a au moment de la
stimulation. En outre, nous avons cherché dans quelle mesure
ces deux indices étaient en relation avec le niveau d'attention
tel que pouvait l'estimer directement le sujet.
TECHNIQUE DE L'EXPÉRIENCE
L'appareil utilisé était un tachistoscope du type Dodge
Gerbrandt commandé par un timer électronique mis au point
par Pokrowsky.
L'enregistrement de l'EEG était fait sur un appareil Alvar
à 4 chaînes à partir des dérivations :
Rolando-Occipitale droite 52 MÉMOIRES ORIGINAUX
Rolando-Occipitale gauche
Occipitales droite-gauche.
Nous disposions de 15 planches présentant chacune 8 lettres
majuscules dispersées sur une plage elliptique dont le grand axe
ne dépassait pas 6 cm. Les lettres étaient des caractères typogra
phiques majuscules de 6 mm de hauteur et 0,6 mm d'épaisseur.
10 sujets, étudiants de Psychologie, avaient été sélectionnés
au préalable : il fallait que leur tracé puisse présenter des ondes a
dans les conditions préparatoires à la stimulation, c'est-à-dire
les yeux ouverts et regardant dans la direction de la plage de
fixation du tachistoscope.
Le tachistoscope en effet demeurait entre deux essais dans
une pénombre laissant seulement distinguer une plage rectan
gulaire un peu plus claire, qui signalait l'emplacement où devaient
apparaître les lettres.
Le temps de présentation des lettres, constant pour un sujet,
a varié d'un sujet à l'autre. Les performances réalisées aux
3 premiers essais ont permis de choisir pour chaque sujet un temps
qui donnerait une performance moyenne avec la plus grande di
spersion possible des résultats. Les temps de présentation ainsi que
le nombre d'essais sont indiqués dans le tableau de résultats.
Le sujet invité à regarder dans l'appareil était averti qu'ap
paraîtrait de temps à autre, sans signal préparatoire, un certain
nombre de lettres ; il devait immédiatement signaler toutes
les lettres perçues. Il également estimer chaque fois son
niveau d'attention au moment de la présentation du stimulus,
en utilisant une échelle à 3 degrés :
1. attention faible; 2. attention moyenne;
3. attention forte ;
L'expérimentateur suivait sur l'appareil le tracé EEG et
déclenchait le tachistoscope, autant que possible dans les périodes
les plus caractérisées de l'état du rythme a (présence ou blocage).
11 est évident que, dans de telles conditions, il n'est pas per
mis d'identifier toutes les parties plates du tracé à des réactions
d'arrêt. Néanmoins on peut s'attendre à ce que, statistiquement,
les bouffées d'ondes a correspondent à une baisse momentanée
de l'attention.
RÉSULTATS
L'expérience a permis de recueillir les valeurs de 3 variables,
entre lesquelles devaient être calculés 3 indices de corrélation.
1° L'étendue du champ d'appréhension est mesurée par le P. FRAISSE ET CL. VOILLAUME. CAPACITE D APPREHENSION 53
nombre de lettres perçues exactement. Les distributions de cette
variable sont parfois dissymétriques, le mode étant vers les
valeurs élevées (4 à 5) ;
2° L'attention éprouvée par le sujet est donnée par le degré
choisi de l'échelle, 1, 2, ou 3. Les distributions sont généralement
assez symétriques ;
3° Le niveau d'activité a a été estimé à vue sur le tracé, jugé
d'après les trois dixièmes de seconde qui précèdent immédiatement
la stimulation, et classé en 3 catégories selon le principe suivant :
— « a abondant » chaque fois que sur l'une au moins des
3 chaînes l'a se présente avec une amplitude allant du maximum
à la moitié du maximum.
— « a réduit » lorsque aucune chaîne ne présente 1'« a abon
dant » mais que sur l'une au moins il est apparent avec une
amplitude inférieure à celle de la catégorie précédente ;
— « a absent » lorsque l'a n'apparaît sur aucune des
3 chaînes. A

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