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Cours le matin, sport l'après midi ... ou comment en finir avec les profs d'EPS

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Cours le matin, sport l'après midi ... ou comment en finir avec les profs d'EPSExtrait du Sundep Sud-Esthttp://www.sundep-sudest.org/spip.php?article805Cours le matin, sport l'aprèsmidi ... ou comment en finiravec les profs d'EPS- Les établissements - Vie scolaire - Date de mise en ligne : vendredi 3 septembre 2010Sundep Sud-EstCopyright © Sundep Sud-Est Page 1/3Cours le matin, sport l'après midi ... ou comment en finir avec les profs d'EPSLe ministre lance une « expérimentation » sur le sujet dans dans 124 collèges et lycées,surtout publics. Pour le privé, un seul est concerné dans l'académie de Lyon, trois dans cellede Bordeaux.Mais plusieurs expériences de ce type ont eu lieu dans le privé sous contrat d'après un «modèle déposé » d'un établissement bordelais, auquel les autres établissements versaient desroyalties !Tout d'abord, il est évident qu'on est là devant une approche marketing pour plaire auxparents, sur un supposé modèle allemand qui justement est remis en question en Allemagne.Mais nos camarades du SNEP-FSU y voient - fort justement - une opération pour acheverl'enseignement d'EPS actuel.Il faut rappeler le contexte : depuis 2002 les concours d'EPS auront fondu des deux tiers(encore plus que les autres !), entraînant une forte hausse de la précarité dans cette matière.Le projet caché est donc de basculer d'enseignants très bien formés (dans les STAPS) maistrop bien payés par l'Etat à des « animateurs sportifs » moins coûteux et ...

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Cours le matin, sport l'après midi ... ou comment en finir avec les profs d'EPS Extrait du Sundep Sud-Est http://www.sundep-sudest.org/spip.php?article805 Cours le matin, sport l'après midi ... ou comment en finir avec les profs d'EPS - Les établissements - Vie scolaire - Date de mise en ligne : vendredi 3 septembre 2010 Sundep Sud-Est Copyright © Sundep Sud-Est Page 1/3 Cours le matin, sport l'après midi ... ou comment en finir avec les profs d'EPS Le ministre lance une « expérimentation » sur le sujet dans dans 124 collèges et lycées, surtout publics. Pour le privé, un seul est concerné dans l'académie de Lyon, trois dans celle de Bordeaux. Mais plusieurs expériences de ce type ont eu lieu dans le privé sous contrat d'après un « modèle déposé » d'un établissement bordelais, auquel les autres établissements versaient des royalties ! Tout d'abord, il est évident qu'on est là devant une approche marketing pour plaire aux parents, sur un supposé modèle allemand qui justement est remis en question en Allemagne. Mais nos camarades du SNEP-FSU y voient - fort justement - une opération pour achever l'enseignement d'EPS actuel. Il faut rappeler le contexte : depuis 2002 les concours d'EPS auront fondu des deux tiers (encore plus que les autres !), entraînant une forte hausse de la précarité dans cette matière. Le projet caché est donc de basculer d'enseignants très bien formés (dans les STAPS) mais trop bien payés par l'Etat à des « animateurs sportifs » moins coûteux et payés par les collectivités locales. Ce que l"expérimentation proposée permettrait... Le SNEP signale que la même démarche pourrait être appliquée aux enseignements artistiques ! Par ailleurs, Claude Lelièvre, historien de l'éducation, rappelle qu'en 1995-1996 la même « révolution » du sport l'après-midi avait été lancée à l'initiative de Guy Drut. Expérience peu concluante abandonnée en 1997... Communiqué du SNEP-FSU Alors que le Ministre de l'Education Nationale a préparé la pire des rentrées scolaires, avec des problèmes d'effectifs sans précédents, une réforme des lycées inacceptable, des programmes bâclés, un livret de compétences contestable en collège, etc., il annonce fièrement, dans un communiqué daté du 19 août, la mise en place de son « expérimentation » pour l'année prochaine « Cours le matin, Sport l'après-midi ». Nous avons déjà dit que cette opération était un dispositif contre l'enseignement de l'EPS pour tous les jeunes : les suppressions massives de postes de professeurs d'EPS (4 500 en 5 ans), la stagnation voire la régression des horaires, les trop faibles efforts pour développer les installations nécessaires, en sont la preuve. Cette « expérimentation » annonce un scénario indigne pour les enseignants d'EPS qui se battent pour une Copyright © Sundep Sud-Est Page 2/3 Cours le matin, sport l'après midi ... ou comment en finir avec les profs d'EPS éducation physique et sportive développée qui ne soit pas la simple importation du sport à l'école. Dans une interview à l'hebdomadaire « Paris Match », Luc Chatel précise jeudi 19 août que « chaque établissement recevra 5 000 euros pour organiser les déplacements nécessaires ». Il affirme que grâce à « des conventions » signées avec des fédérations sportives, des animateurs viendront « en renfort des enseignants ». (AEF du 19 août). L'enseignement de l'EPS à l'école n'a pas besoin d'animateurs mais d'enseignants. Il s'agit donc pour le ministre non seulement de transformer l'enseignement en animation mais aussi, en la déportant l'après-midi, d'inventer un mythe d'après-midis sportifs qui a surtout l'avantage de combler le déficit de professeurs qualifiés par des animateurs. Nous avions dénoncé dans un précédent communiqué (25 mai), cette fausse expérimentation, coûteuse (5 000 euros par établissement soit 620 000 euros), qui masque le refus du gouvernement de proposer à tous les élèves deux séquences d'EPS de 2h par semaine (4h hebdomadaires). Seule cette mesure dans le cadre actuel permettrait de proposer un véritable nouvel équilibre de la semaine et un enseignement des pratiques physiques pour tous : ce n'est souvent pas ceux qui sont volontaires pour pratiquer qui en ont le plus besoin. Tout cela se fait évidemment sans réelle concertation, la plupart du temps sous la pression institutionnelle, et parfois même contre l'avis des enseignants des établissements concernés. Après avoir détruit la formation des enseignants, Luc Chatel passe à une nouvelle phase : sous couvert « d'expérimentation » de l'organisation scolaire, légitimer une forme d'externalisation des enseignements. Aujourd'hui l'EPS, mais aussi les pratiques artistiques... demain ? Les actions prévues à la rentrée devront intégrer cette nouvelle (mauvaise) farce. Copyright © Sundep Sud-Est Page 3/3