En 1994, une étude fût effectuée aux États-Unis auprès de douze mille  personnes de race blanche
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En 1994, une étude fût effectuée aux États-Unis auprès de douze mille personnes de race blanche

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D’où provient votre Q.I. Par : Simon Anctil, 1440 rue Notre-Dame, Saint-Felicien, G8K 1X5, (418) 679-1716 Guillaume Bouchard, 783 avenue Bergeron, Roberval, G8H 3L7, (418) 275-3908 RÉSUMÉ : Anctil S. et Bouchard G., 2002, D’où provient votre Q.I . Expo-Journal, rapport interne, département des sciences, Cégep de St-Félicien, St-Félicien, 5 pages. D’où provient l’intelligence? Pour essayer de répondre à cette grande question qui fût le centre de plusieurs débats, cette étude, utilisant le test de quotient intellectuel comme outil de référence, vise à déterminer si l’hérédité peut avoir des répercussions sur l’intelligence. Mots clés : mathématique intelligence hérédité quotient intellectuel Introduction En 1994, une étude fût effectuée aux États-Unis auprès de douze mille personnes de race blanche et douze mille de race noire. Cette étude nommée : The bell curve, intelligence et classe sociale dans la vie américaine, consistait à leurs faire passer un test de quotient intellectuel (Q.I.). D'après les résultats, les personnes de race blanche sont fortement avantagées au niveau intellectuel, en ce sens, elles possèdent un Q.I. moyen de 20 points supérieur aux personnes de race noire. Ce qui a eu pour effet de soulever une grande polémique et de déterrer de vieux préjugés racistes. La lecture de cette étude soulève une question importante. Qu'est-ce qui explique ...

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Langue Français

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D’où provient votre
Q.I.
Par :
Simon Anctil, 1440 rue Notre-Dame, Saint-Felicien, G8K 1X5, (418) 679-1716
Guillaume Bouchard, 783 avenue Bergeron, Roberval, G8H 3L7, (418) 275-3908
RÉSUMÉ :
Anctil S. et Bouchard G., 2002, D’où provient votre Q.I . Expo-Journal, rapport
interne, département des sciences, Cégep de St-Félicien, St-Félicien, 5 pages.
D’où provient l’intelligence? Pour essayer de répondre
à
cette grande question qui fût le
centre de plusieurs débats, cette étude, utilisant le test de quotient intellectuel comme outil de
référence, vise à déterminer si l’hérédité peut avoir des répercussions sur l’intelligence.
Mots clés : mathématique intelligence hérédité
quotient intellectuel
Introduction
En 1994, une étude fût effectuée aux États-Unis auprès de douze mille personnes de
race blanche et douze mille de race noire. Cette étude nommée : The bell curve, intelligence
et classe sociale dans la vie américaine, consistait à leurs faire passer un test de quotient
intellectuel (Q.I.).
D'après les résultats, les personnes de race blanche sont fortement
avantagées au niveau intellectuel, en ce sens, elles possèdent un Q.I. moyen de 20 points
supérieur aux personnes de race noire.
Ce qui a eu pour effet de soulever une grande
polémique et de déterrer de vieux préjugés racistes. La lecture de cette étude soulève une
question importante.
Qu'est-ce qui explique cette différence intellectuelle ?
La race,
l'hérédité, le milieu social ? C'est cette question qui est à l'origine de la création de ce projet,
plus précisément, vérifier si l'intelligence pouvait être héréditaire. Pour cela, un test de
quotient intellectuel a été rempli par les parents et les enfants d’une même famille. Ainsi,
deux hypothèses en découlent. Tout d’abord, plus le Q.I. des parents sera élevé, plus celui de
l’enfant sera élevé et inversement. Ensuite, le cadet et l’aîné d’une famille auront un Q.I.
plus élevé que les autres situés au milieu. Cela découle du fait que les aptitudes mentales se
développent en bas âge. Ainsi le premier enfant a pour les premières années de sa vie toute
l’attention de ses parents.
Ensuite arrive le deuxième, celui-ci a nécessairement moins
d’attention que le premier car les parents ont deux enfants à s’occuper. Quant au dernier, il a
l’attention de toute la famille car c’est le petit bébé de toute la famille
Théorie
Avant tout, pour une bonne compréhension des concepts importants du projet, le test
de quotient intellectuel et l’intelligence seront définis. Tout d'abord, c’est en 1905 que le
premier test de Q.I. fut réalisé.
Un psychologue français, Alfred Binet, l’a conçu pour
détecter les enfants en difficultés en milieu scolaire. Par le fait même, son test détecta aussi
l’élite des élèves.
C’est de l
à
que provient la croyance populaire qu’un Q.I. élevé est
synonyme de grande intelligence. Cette croyance n’est ni fausse ni vraie, car un test de Q.I.
ne vise que la partie cognitive de l’intelligence. Celle-ci provient de l'interaction entre les
zones frontales et temporales de l'encéphale et se définit comme étant une aptitude mentale,
très générale, qui implique la capacité de raisonner, de prévoir, de résoudre des problèmes, de
penser abstraitement, d’appréhender des idées complexes, d’apprendre rapidement et de tirer
profit de l’expérience.
Ensuite, voici comment est construit un test de Q.I.. Tout d’abord, il faut trouver l’âge
mentale correspondant à chaque question. Pour ce faire, chacune d’elles est préalablement
posée à des milliers de personnes âgées entre six et 25 ans. Par la suite, il s’agit de trouver
l’âge minimal où la question est réussie à 80%, c’est ce qui correspond à l’âge mental de la
question. Par exemple, si une question est réussie à 83% par les gens de dix-sept ans et à
68% par ceux de seize ans, alors cette question est classée dix-sept ans. Finalement, le
quotient intellectuel s’obtient en faisant la moyenne des âges mentaux du répondant, divisée
par l’âge biologique, le tout multiplié par cent.
D'où provient votre Q.I.
M2. 2
Méthodologie
De prime abord, puisque la confection d’un test de quotient intellectuel est un projet de
trop grande envergure, il a fallu trouver un test respectant les conditions suivantes :
-
doit être en français
-
être réalisable par les parents et les enfants
-
être d’une durée limitée (moins d’une heure)
Pour ce faire, Internet a été navigué jusqu’à ce qu’un test convenable ait été trouvé. Celui qui
en est ressorti provient du site Queendom (
www.queendom.com
). Ce test n’est pas homologué,
mais étant donné le fait que tous les répondants ont utilisé le même test, le barème est le
même pour tous.
Pour réaliser le projet, les classes de quatrième et cinquième secondaire de la polyvalente de
St-Félicien ont été visitées, car l’échantillon ciblé était des jeunes de quinze ou seize ans.
Initialement, l’échantillon aurait été sélectionné aléatoirement parmi tous les volontaires.
Malheureusement, tous les volontaires ont dû être utilisés en raison de leur faible nombre.
Par la suite, chacun des jeunes a été rencontré avec ses parents pour effectuer le test.
Résultats
Voici les résultats obtenus à la suite de la compilation des tests. Ceux-ci ont été effectués
auprès de treize familles.
Variation du Q.I. de l'enfant par rapport a la moyenne des parents.
y = 0,4132x + 76,681
R
2
= 0,4342
90
100
110
120
130
140
150
80
90
100
110
120
130
140
Q.I. moyen des parents
Q.I.del'enfant
Graphique 1
Diagramme montrant la moyenne cadet-ainé et
les milieux
0
50
100
150
ainé-cadet
milieux
Q.I.
Graphique 2
D'où provient votre Q.I.
M2. 3
Discussion
À priori, les résultats obtenus concernant notre première hypothèse viennent indiquer
qu’il y a une certaine relation entre le quotient intellectuel des parents et celui de l’enfant. En
ce sens, on peut voir sur le graphique 1 que la droite varie de façon directe. En effet, on peut
remarquer que plus le Q.I. des parents s’élève plus celui de l’enfant fait de même. Aussi, le
coefficient de corrélation est égal à 0.65 ce qui montre qu’il y a une corrélation assez bonne
entre les variables.
Cependant, avec ce résultat, il n’est pas possible de confirmer ou
d’infirmer la première hypothèse. En fait, il y a beaucoup trop d’autres facteurs influençant
le Q.I. de l’enfant, qui étaient impossibles à vérifier dans cette étude. Par exemple, il y a les
goûts de l’enfant, la stimulation qu’il a reçue étant jeune, son milieu social et pour ne
nommer que ceux-là.
En second lieu, les résultats obtenus face à notre deuxième hypothèse sont très intéressants.
En fait, comme on peut le voir sur le graphique 2, la différence entre la moyenne des cadets-
aînés et des milieux est de 10.95 points de Q.I.. Ce résultat vient confirmer la deuxième
hypothèse posée.
Toutefois, la marge d’erreur pour cette différence étant de six, il est
impossible de généraliser ce résultat à l’ensemble de la population.
Aussi, puisque
l'échantillon ne compte que treize famille, tout les calculs sont basés sur l'hypothèse que les
données obéissent à la loi normale, cependant il est possible que celles-ci dérogent de cette
loi.
Impact sur la société
Le projet en tant que tel n’a pas ou peu d’impact sur la société.
En fait, il ne visait qu’à
essayer de comprendre et d’expliquer la polémique soulevée par l’étude effectuée aux États-
Unis. Il a permis de voir que dans cette situation, ce n’était probablement pas l’hérédité, mais
le contexte socio-économique différent pour les deux races qui explique cette différence.
De plus, le test de Q.I. est de nos jours de moins en moins utilisé. Il est moins utilisé parce
qu’aujourd’hui, il y a de nouvelles théories sur l’intelligence multiple. En ce sens, les tests
d’aptitudes ou de personnalité remplacent maintenant les tests de Q.I., car ils ne visent qu’une
partie précise de l’intelligence et ne permettent pas de juger les capacités des personnes
correctement
Conclusion
En terminant, la réalisation de ce projet a permis de vérifier les hypothèses de départ
soit, plus le quotient intellectuel des parents est élevé, plus celui de l’enfant le sera aussi et
inversement. Aussi, celle stipulant que le cadet ou l’aîné d’une famille aura un quotient
intellectuel potentiellement plus élevé que les enfants du milieu. De plus, cette étude a
permis d'en apprendre plus sur la confection d'un test de quotient intellectuel.
Finalement, le projet a permis d’acquérir une plus grande autonomie car toutes les étapes
nécessaires à la réalisation d’une recherche ont été touchées.
D'où provient votre Q.I.
M2. 4
D'où provient votre Q.I.
M2. 5
Suggestion
Pour ceux qui seraient intéressés à poursuivre ou à recommencer le projet, voici
quelques améliorations, commentaires et autres voies de recherche possibles. Une façon
d’avoir des résultats plus crédibles serait d’utiliser un échantillon d’enfants de plus jeune âge.
De cette façon, ceux-ci n’auraient pas encore subi l’influence de la société et de la culture.
Ainsi, le côté inné de leur intelligence serait plus marqué.
Aussi, il serait très intéressant d’effectuer ce projet en vérifiant s’il peut y avoir une
différence de Q.I. entre les personnes dites de type auditif et celles de type visuel. Ainsi,
l’hypothèse suivante, les personnes de type auditif ont en moyenne un quotient intellectuel
plus élevé que les personnes de type visuel, pourrait être une autre voie de projet pleine de
potentiel.
Remerciement
La réalisation de ce projet n’aurait pu être possible sans la collaboration de :
-Daniel Bhérer professeur de mathématique et responsable de la partie mathématique du
cours projet original en science de la nature.
-Toutes les familles qui ont accepté de participer à notre étude.
Médiagraphie
Grandmont, M. 1983. Le Q.I. c’est cuit. Psychologie, p.20-22.
Dauchin, A. 1991., Hérédité et intelligence, un débat faussé. La recherche, p.386-387.
Roubertin, A. 1995. Le Q.I. est-il héritable. Le nouvel observateur, p.4-14.
www.queendom.com