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En Angleterre : ce qu'Aldous Huxley fait du Père Joseph... - article ; n°1 ; vol.8, pg 113-125

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Annales d'histoire sociale - Année 1945 - Volume 8 - Numéro 1 - Pages 113-125
13 pages
Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.

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Publié le 01 janvier 1945
Nombre de lectures 23
Langue Français
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Marc-André Béra
En Angleterre : ce qu'Aldous Huxley fait du Père Joseph...
In: Annales d'histoire sociale. 8e année, N. 1, 1945. pp. 113-125.
Citer ce document / Cite this document :
Béra Marc-André. En Angleterre : ce qu'Aldous Huxley fait du Père Joseph.. In: Annales d'histoire sociale. 8e année, N. 1, 1945.
pp. 113-125.
doi : 10.3406/ahess.1945.3155
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/ahess_1243-258X_1945_num_8_1_3155:
;
LISANT DES LIVRES
En Angleterre : =
CE QU'ALDOUS HUXLEY
FAIT DU PÈRE JOSEPH...
1-е jioi'H'iiu lh re de \Jdou-. lfu\le>. Eminence, grhc' , est un livrt;
d'histoire, un Ibre rie politique, un li\re de religion. Sou personnage l'Mé-
tral, le l'ère Joseph, non-* rameno nti\ temps Irouiïlt's de. la guerre do
Trente \ns. ЛГаЬ l'histoire pure, f'hbtoire pour 1'liistoirc, intéresse poii
\ I<Ioii«î Tfuyiey ; pas plus d'ailleurs que le l'ouiiiii j'our le roman : >■(,
ь'П met eii «spí1 ne des personnages liisl otupn's : Richelieu, WalJori.-irjn,
Louis XTÏÏ, Alarif- de Médicis (pour ne cilor que le;, phis notoire^ : s "H
nrosso un tableau de la guerre de Trente \us eL de? migres du peuple
(d'après Call о Pi ; s'il plonge même dans les subliiilés de Ja chieane diplo-
maliqne pour débrouiller le jeu du Père Joseph à !a Dièle de llnlMionue,
re n'obL раь dans l'iiiloniiofi de ressii>ci|pr le passé pour hii-mèinc. 4im
dp^s^in e?L d'abord p^NpJiolojíiípjn. TI s'agil pour lui de déiuèlei le di-mio
d'ime Aocatjoii in>slií|iie coidrariée, d'un grand siinl ало;1е. d'iut "vKion-
naire détourné (ie Dieu, lente par Satan, cl леп(1ап1 ?on Ame pour l'amour
non dp l'or (il ie>Le раилге), ион (les femmes (il ï'esle eliasfe), non типе
dp îj pui^anre (il геь!е l'aide, ie ^eeond, FoiuJin' du puissant <'ardiu'jl ,
m<tU |)our l'amour de l'Kgli^p, de son lîi>i, et de la Troxidenee • I i\ jjji* <fo/it
l'K^li-e et 3e Roi sonl à >es yeuv Jes in>lnjmenl^. \insj ^e ■rlanmenl le--
çratuis saints.
Mdous hu\ley n'a рач non [)lus fail de recherche*, oriffinalps. Il чг
lí^pose, pour sa, docuiiîeislalion, 4ir les deuv mille ])а^ге^ de l-'agnie/ et
s idont il T'aconle li*s démêlés avec une ironie diyne d'An.ilolc
mais précise-î-il : •<. J'ai omb hien de-5 eho4^ intviiiséquiMiu-nt
suis intérêt, et surtout. s4u< rapj)ûrl алее, !e îhènie doniinaiil de (e |i\rp.
-qui e^l l'iibloire d'un homnip qui лои1п1 concilier poJiliqui* cl \\e -jiirï-
I nolle я. 11 л a pins ólonn.inl que ei^ a omission^ « ]юмг nn historien —
même littéraire — (ie l'école iYaneaiso, Quand Jhi\le\ леи! nous Caire péné-
Irer d<m< la mentalité d'un nnsiique du x\nl sièclf1, ii reuioide. ce qui c<\
-чт droîi biřici, aux ailleurs qui ont eu le plus cTiuJiueiice sur la format
ion de celui-ci : Penei de Canfiold, aulnur d'un omrafre sur la volmiU' de
Hipu юн plus eomplètemenl Ln liègle de l\'ifeciion, ré/htile uu .sv/f? jiúinl
de la lolonlč tic. Dieu pani'1 d'abord en français, puis en lai in. et traduite
en anglab et en italien. llu\le\ anal\se en frranrl détail cel ouxnifíi- <lu
mystique mé(tié%al an^lai^, iniî fui le Ihre de cIipapI du maître spiiilutl
du TV'i'P Joseph <\). ~yi-u'\). Puis j] ])as>e à la lil'tjlc fie Pet feclioii r!u Père
Renei non uma rohinla* aed iuajial) :'p. (V\-~'\). Kuilli il airbe au
Joseph luimème (ju'i! e\pédie en un jiaragraplie d'une désinvolture char-
manie i p. 7.V7G), Qu'il -uffi>p de dire que son lnlrn.tlnch'011 à latrie <]>iri-
î. Grcy Eminence ; Lonilro. Chátro ri M ini]n>. rg'}). ■

\ v \ \ 1 1-> i > ' ш stoj i i к suc i w.h in
1 in-lit' jmr ти- /.'/(//с nx'llinOe d'omîxon est un емтНеп! »pécimon ilu цопю,
jií.díqi!'. r<j iiilij)! <\ plu» рчп.чпщп])!.' j)<a lit »i>iidilé 'hi bon vus que pal
Ja ioice ilc l'éloquence, lin dépH tic »o met ill's, fioui 1д til. ce \i\iv lui peu
li: ďi.Ttai' l.i /.*<V/íe </(• V'v fieri ion, I'TniwUidinn loiuba л j I l- fini.:- 1'ouMi,
cl .l'exerça па» d 'JnlluciH с иррпч kibJi sir le с<чп» de U \ie ii'Jigicuto аи
OuijiiiT (Гнпа1\»сч- VoiiMdjic ill- j'homnio dunl on ^'нкири с 'с- 1 pou1--
»<ч un peu Join la lm'thode (lc< к source» d, мчпЬ1'>-1-П. Vjou'on» que cell'1
oiiiîssKii »i Sliřmdiosqiif n e»| j'iis ч,пн malice. R (цн1 icllt mnliic pn et1
di>4 les p;i*2<is« on Ion li.iSU- de H<snei Filrli. Hu\lc\ ne pu rît1 pii^ de l'di:-
m'îîc <?u IVto Jobopl» pdiie ijii'ji ^'oinitiiii Ч(Ч qc'il >'aj)fi> oil que ьоп
pni lie li.iillt1 . Ll jnèiuo <mi CNpo^aiil Je1- iiipriimonl^ du bon IWo de С,ап-
h'i'î, i! ne (.oui s'oii!|M4'bi-r de v'.iiiiim'i un peu ii ««os l^pcn-»1.
Jl('iii lion .l'un ï.Ui«u\cili4U1, d'iiu t^[)ii! criliiiuc qui i'Miclj, мпн- l'ond i-
iii^ul.iliMiifiil ii'.mni1 ccJiii de \oll.iiro u4l qui — ** î ï lice ou íx^oiu i-oininc
]ui : ^vx■•'У lu doMTJplioii idiiltU-i^tc du l.ibk'au (цк1 U'ubfMis <i iiraU pcini.
>• ](>ч fw de Ntjnl l;i.'n ri1 a\aiont ^tirri le c.irdin.i] de ^;i íisiulc, p ->-ío> en ipi' Í<\i<* do- ,diřiirdil(4s (ipjjijri-iilos <U> (vn\ % i % i4 1 1 (mi пыгце do l;i li.ii.Min,
i -î qiii ju-qut4 dfiïi-- Je iloniniur de !;i Foi iulrofluiseul de» conrui-ion^ inrom-
;u '1 ''нчЫ|'>- iMilio le- inl nil ion- du pm ипЧ и i^iiic, ifiiib »j!fiici(Mi\ de
i'c\iOSi\ ei le-- cioxtUUT» de i;i leli^ion /éM^lf'e. U<ui»i!!Îse> p.ir i,! Inidiljoji.
i; < Oîiiivîiïoi'» |мг i'aniorité d ]'iv.,]isc. l.e .1.щммГ|»те <>Ч [>](>iu de ^oin-
hlabit^ . cuir idjclioii? niijv )c> iv''\élalion» de l.i limuèie inlei ioujv et !;i
-i rnii-'^ion ,ui \o\\c fies -^.'iinb Prie-. Mdous IIi,\leN, «jiii a 'ои^Ьчпр» 1ié-
qu.-"il(' l'oil lîojdl. el -urloul l'-iH'iii e»! ;ius-i inlrm-iiie.'iiil de\;ml eo
îHogi-ше» de la Foi qu'il petit l'élu; ailleurs do\md le» illoi;i»mt4> de l.i
!U'i»4]i l/e»l btfMi poiirqii(>i, ])nur relromer le iii>»liri»uie (\.u\-- ioulf >;i
iiiiri'l''1 Hti Irndilioi) n»\»lique ГшЦ'ге»».ш1 plu». (Mi »omuio. (fiie ]o \Чч<'
Ji^'']iV il мчи leijiPiiler toujotiT1» plu» hiiii! plu» prè» de la mju.-c1 •
jit»iju\'i i>on>» !'\jeopa^ile vi »on néopi-ilciii'-iiK1, ju»qu'à l'Iiuk- 4сл Néfk>-,
jn-fjU m lerreaii du Bouildlii-me, ;iu \ ied de eel Hiniuho.t tl'où cule.
dii in. i.'1 Tîiwv île Ve'rilé où xiendionl heue .ni roui> de» âji >» ion» itii\ il' (t-ii (M'1 »o>T \ulre (Л)о»о.
Celt" »f/if. le Père ,)n»<<jih 1 .i еркчпее с!ил» ч<( jímiih1»»!1, connsie laid
d .nilro». el юнице Pascal Jui-inOme au cour» de »es a eoir\(4»iori^ л »ис-
ic-'-ivp» Pi i-onjii.M' d'une religion ï(.Tmaii»le, il a leiiU- de »e Ijlx'rer en
i, « M.'iHvoureusement, les efforts du Père Bencl pour so jnsliiier [d'at tacher à
la Pratique de la Passion une importance qui n'est guère compalible arec los vrais
élans vers le pur Divin" appartiennent'. à cette sorte d'arpuiaonls pour nous complè- si' semble- teïiient abraciuíal)raiits'~[ťor>ipřťíeřy//nnřfí.síic vigniaroles), mais iprécieux
î-îl, et en apparence si couvain cants pour les théologiens du Moyen Age ou de la
Renaissance, On с aille à la suite une 'douzaine de citations de l'Ancien cl, du Non-
Veau Testament, pour élayer une affirmation donl la vérité reste à démontrer.
■Parmi, ces citations, certaines .semblent bien avoir un rapport lointain avec le point
litigieux. Mais la plupart d'entre elles no s'en rapprochent ni de près ni de- loin,,
et doivent en conséquence être soumises à une série d'interprétations .arbitraires.
N'importe quelle iproposi lion peut ainsi prendre, en fin de compte, n'importe quel
sens. Ainsi, 1-е iPère lîenet trouve une confirmation de sa thèse 'jusque dans l'anec-
<toï<* biblique de Raltaib. Ce bout; de fil" rouge que la proslituée de -Jéricho attache
à си' sa. fenêtre, pour servir de «guide aux Israélites qui. envahissent la ville, signifie,
langage ■'■ .prophétique que « Dieu désire que (nous placions la passion rùiige et
» '.-anglaute de Ň.S.J.C. « là fenêtre de notre maison intérieure (qui est notre en-
» tenďement) -afin que .médilanl sans cesse sur elle, nous nous absorbions dans sa
» contemplai ion » ce genre île chose, ait jamais convaincu personne est pour
nou< incompréhensible. » [p. 7.VJ.t
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1
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lil \\Л'Л : J.K РКП К .ЮМ- I'll 115 \U)OrS
latt.ichanl à la tradition l;i plus société (cl la plus <4ispeole au\ \ou\- dc
rthorioxie romaine) de ton Kglise. Il os| allé !nS loin, plus loin que
p d'aulies, non» aifinne Ilu\!e>. dan» l.i (jnèic de 3a Hhière tierce
di-s révélation» aullienlique». il a mi Dieu face à Jaa-, cl >'е»1 entxv-
4iii а\ее lui. \ï m i-, l'accident de »a rcnonnlro <i\ee Je jeune ^hjiic de Luçon
i чт entrée dan» !а politique л )à suite de celui-ci firent ei> que ni sa.
iK'TO, ni le» ii'iil. liions d'uni1 carrière mondaine hn'Hanlo n'a\alcn1 pu
'In», oïi ]i- jojolaul -Jim:» je'»iède. el en If forçant à iairo de чцц 1гчцр» cire' pan К : Гит1 pour Se roi, рот1 ГКр1!»е, pour \\u eonipli-- do -ч'П flcux
l'iirnl lomporel (\c> fiijnf^ dépeins de la 1'гол idence (iiuai'iiee pom llicu-
■' en J«i< liflJeu ' — el J'ai il ri1 pour Dieu ^Cid. \Jai^ Dieu >md .^| цц jiuiîiic
\i:.r'4mi, ifiii ne parlago рт<. Lt Пютшс qui v di\i-c >e (Oiidanmi1 à ne
'Ui< jamais relrouviT la ])lénilude vl l'uniié de l'exla^e. i л* l'èie .1ом«р1»
itjia j)L-«ui mulijplior lc-s a«u\ros, el ré^er\ei loujouj^ du moins dou\ lieure^
'it jour à 3a i'Oii i emploi ion. il lie "elrotrvora jamais <ч-11е uiiib' de \Í4'<_\
'nl'-ntifm roi le unhooifé comment Iradi'iro <c une pahilcOiwss я . le fait
i iendre M'i's. de poinlt>r ми. mi bul uiijiiik*.1 qui <•>! |;t condition jnéii
iiuiairc de i'éla! de ^ràce.'et 3a première préoociipntion du л rai m>^lJfjLie.
\ -ni\a!il 3\к1н>Пеи, le JV-re Jo^pli » <^l ] i % гч' <ui luuii de-- vaine» uiiitd-
'i4)- luiniainc-. ]>ieu no lui dein.'iHÎail qui1 >')ii ^iieriiH1.
ïj" iixre cnlier e»l une Mtriatioi) sr.i ce llicnn1, écrile dans le conin-poij)!
b'-r A 1 yuleur dans »e- ou\r,ti:os ^ouieiius. l.e piemior i-b.ipilre nou« mon-
:i.4 Se [.èierjn, pieds nus, déguenillé, marcha ni %ers Roujc. absorbé dan-
-'- pensées o! If1 dialogue ú^ voix iniérienrps.
' \moiii". aïnonr, amour », répèle ie capucin. — « llumililé, »imonr
il'imilité (ic llien de\aul ïoni. \mour. adoration du Toul p<ir le lîien.
Auj <ur ! )
и Ses pieds cal Joua, cornés connue cen\ ri un sai^ajic à force de шаг
li %- et de conlro-maTc]ie> à lra\f-i> l'linrope. palangen! tïaus le> Jiaqnc-.
' j-'-l'uclionl sur le-i cyillous ]H>intiis, sju^ ьо laisser ůť\ íer, marlehm! le
■'Imio de- ces mois marmonnés..
» — <c \inour. utnour du (,hris|, dinour — on dil que le cardinal
i >\imi ^'e^^ offusqué de ja conduite de l'amLass^dour (ie Sa Majeslé r.tliu)-
'.'(uo... \monr tin C.hrj&l, amour du Christ — ces F^pa»nob n'en loni
j <mai> d'atili^s a\oc leur infernale оггортсе — Amcuir. amour, amour -
ipii'i tout, tant mieux pour la France! « 11 че rond compte 1oul à coup
uni' ie'^ mob qu'il eonlînue à s(. répélei se sont peu à peu délacliés de s,ï
'Jt-ч'"1 ci que l-i Литию qu'il nourriss.iil jalousemonL vieil l de s'éirindrr
,i - - « M.irllio, Marthe, tu foffaires el lu l'occupes de bien des choses :
il"!--, qu nue seule chose compte! >> Tl dorme con^é au cardinal Lo\eu et à
timiiíišsadeuj ďK-pa^iiC. et réiablil le conlacl enlie >cs pensées ot ?e>
, '.!■<. (' \ii)oiir, iimoui, amour, anionr du Chrisl. >, La polilo Mamme s(^
m in ц\ П la соте, il l'ai lise, il l'enireiienl peiidanl que --on corp- p.o-
"Dfl un ермг! de lieu. 11 peut ]>а»ьег à l'opération suhanlo : répudiai «on
1 - distractions, el ferme [>ropos f]^ cha<řer ((s ропч'е,- t le son esprit...
» Le cirdinal Loven cl J Xmhas-.adcur d'i-ispapie... \\). 4-5). •»
1Л ainsi l'oudaTji de» |)а*ге», аи cours desquelles se déroule un 1ilm ou
-njsif!pres»iou : ie passade du pèlerin inla-^sahle dans i,i compagne lojnaine
n "il ne %nil p,i-, au milieu île» pavs.rn» el des млаосш* qui le lailJeni ou
lui 1н saluent, el qu'il n'entend pas ; et l'écoulemeni du lîeme intiiriciïT Ш ANNALES D'HISTOIRE SOCIALE
nuv euu\ Iroublées. l'angeut-ps. cncomhrées 'I»1 roc- et d'épau's. niais dirigé
cependant, nui comme par «no pesanteur, la volonté tenace de Forant
qui. contre toutes Vs Ion la lions du divertissement, \eul prier cl retrouver,
par une £>лшпаьШрш- douloureuse, la grâce, jadis gralnito, de Foxlaso,
Le chapitre suivant retrace les enfances de François Leclerc du Tuin-
hlay, baron de Maifliers, le futur l'ère Joseph, алее la rjiété affect иеим,- des
classiques hagiographies. Il nous dit son intelligence merveilleuse, sa pré
coce dé\olion, sou farouche sloïeisme. A qualre ans, il s'évanouit nu récit
de la Passion. A huit ans, il prie sa mère « qui en voulut faire un délicat ;>
(en français dans W lex le) de l'envo\er eu pension. \ quaiorze ans, il
renonce à l'amour des femmes. Suit le récif de son éducation à Г Académie
de Plminel, où les jeunes nobles apprennent « l'équitaiion et Je1» mathé
matiques, la fortification et l'escrime, le maniement des arme?, lu e.tîli-
graphie, et les belles manières ». Après quoi, voyage en Italie et tjn All
emagne, entrée à la rour, premières armes dans la diplomatie, l'intri^u.'. of
ie métier militaire. La vie lui .->ourii. il part, en i~x)-, comme Ш.'к-Ь'- à.
l'ambassadeur- de Franco à la cour d'Kli/abelh...
Et quand il revieni, troublé par ce contact avec une nalion «FhOiéti-
ques, c'est pour se plonger dans la société qui gravite .mlour du stir-n de
Mme Acarie e qui fui pour la vie religieuse du Paris de ceUe époque (■• que
sera i'Jfôtel de Rambouillet pour la vie mondaine cl JHtérane uhp véné
ration plus tard ». Il л rencoiHre le Père Henet de qui ii reçoit l'inititilion.
La graine tombe sur un sol préparé et Francois, aprè* une lojjgu" lut le
contre sa mère et quelque* hésilalion^ sur le choK de l'ordre qui r^-evra
ses vœu\, entre Je ■? févrii'r là^y chez le* Capucin--.
Tluxlcj (|uilte alors s(m héros, au seuil riu nioxid^tèie, ]iom éindier
Tordre cie sa Lui François, et l'arrièrc-plan mu- lei|u<*l *c profile la voL-^tion
particulière du jeune du Tremblay. Pour le délail, il ^xiit les clasyqne4. et
notamment l'histoire magistrale de liremond. Mais il insiste sur 3>- cmbmt
proprement nnslique qui, à l'intérieur iln cjiri^liani^nie el |)ar d"!â le
catholicisme romain, se rallache. pour, in i , ен droite figne, à la Irjditinn
du Bouddhisme.
Le reste du l'arc dé>eloppe les aciivités <jh «lirait presque les vj"'*)
parallèles du Père Joseph : son геле d'une oioi.-'ude «pil n'aboulil qn'à une
épopét: latine en douze chanls (fue Ни\1ел comnifnli; lougium -ni o\ec
une curiosité amusée ; se* nii-sjoiis evangelism! ncij^ à Finlérieur rt à l""\lé-
rieur du royaumu ; son action de confesseur et do direcleur spirJluol de,
plusieurs maisons de i-eligieuves réformées : si> cťforts nour j'iininTjir le^
,proleslants, autan I que faire *e peut, par la iicrsu.ision el la coutaííii-n de
l'exemple 'nous n'en somme« pas encore au\ dragomiade*) ; fout ceci i<.»ns-
lituan! la \jhtI des opmres, élroilemenl a^^ociées à la foi, la и piédû.Ujnn
d'Ezéchiel », disait liiclielieu. Kl, d'aulre part, ««on actbité j)nlitiquf de
« Tonobroso-CaAernoso », *e* el'forl* j)our amener Richelieu au ].<"Mi\oir
(malgré Marie de Médicis. malgré Louis \fif, o{ malgré les grand» i-i«— aux
frondeurs), puis pour l'y mainlenir iparloiv malgré Í4i-j)iéme). L'hi-toire
de cette ascension, de la collaborai ion qui -"en »ui\it, et des deuv \iiii-irRS
esseniiellés, à l'inlérieur el à i'e.\lérieur, (lu'fllc en Ira nia 4La Rodu1])", йя-
lisbonne). fait l'objet des chapitres \ à \ f I JF . qui. i'ii -lépil de leur ligueur,
et de la uellelé des portraits qu'Hnxie> y de^jLie. n'apj)orlenl, setuJil^-l-il.
lieu de bien neuf ni dans le» fail*, ni dans ]<>.. aperçus. S III \I.T\ : LF. PfiRE JOM-H'H 117 \LI)()l
vi cependanl, гаг, chemin faisant, le pi and dessein du Ihre -c pré
cise, et íinjl par éclipser quelque pou ! hisioire du Pèro Joseph. l]l nous
comprenons brusque-moid pomquoi, ou pleine guerre, l'un dus maîtres
<le la pensée anpJaise contemporaine a \ou!u ^o peneher 4ir ce capucin
et ■>("■ problèmes. On pourtail penser à nue évasion dans le passe, à mi
refuge, a une loin d'ixoiiv. M л a lant de labons pour un homme de la
I rompe d'Aldou-. Ilu\!e\, l'ami, 1<Y (oniidonl, el da<>s une о<ч laine темпе
le lépala ire uuixoisoJ de !). H. Law lencc, rie chercher a fuir le ienips pré
sent... Mais l'examen je plus superficiel nous réxole que, loin d'etre nne
é\asion du leni])s piésonl. le 1 i\ rtï eonMilue un eflorL «érieux, quasi deses-
pér<\ d'explicalion de чч^ problèmes, rie /jo.s" probiènies ; qu'il еЧ, à l'occa
sion d'une \oeaiion ralée, un examen de conscience sur les raisons (histo
riques el Diélaplnsiques, (|ц n,al morlcriu; ; qu'il s'efforce dq proposer aux
liommob de Lorino \oionié. à teu\ qui oui >oif d'Auire Clioso, «iuon la
|)anacée unherseile. du moiih les solutions pí^i\ée^ qui reslenl encore
possibles, алагН qu'il sOif [тор lard, el îjik1 s'éloigne à jamais la llaninic
de l'esprit.
S. plusieurs repiiscs. voit, ml d<* s(,ji Ueiiine app.uenl, \ldous llu\lo\
In lí-rpeJLo direclement le lecteur. (Ге^! d'ahor-l jjour lui expliquer l'acLua-
IHé du problème religieux qui -e potaii aux alentours do зОоо au i'uiur
Pète Josr-pl).
... '( V la lin du siècle- [(ipiès la dólaile des Molinislot, el des Quiélislos,
ei i'éotas(nile xicloir" de Mos^iif-|J. le îmslieisme ouia perdu son anlique
prestige au sein de la olin-lieulé. Il ni1 sijmifiora p]\i^ rien, il sera morl
plus qn'li moilié,
» — (c Kl puis après11 v. me dira-l-on. er ()u'il meure donc! \ (juoi
seixait-il donc quand il étail iMieore en vie.'1 »
)■ La réponse à ces questions. e'es| qu'où meurl la \ision, le peuple
jx'ril ; el si ceux qui son! le «el de la [one perdoui leur saxeur, il u'\ a
])lus rien pour fjarder celle lerre de la corru]uion, rien pour Гсп^нчЪсг
de sombier dans la pourriiure absolue. Les uiysljques -oui les canaux pai
ofi s'infiltre le peu de connaissance que nous axons de la réalilé, à l'inié-
rieur de noire monde d'unix-orsollo ipfiioianre ci d'imixerscllc illusion1, м
tri, Kuxlox pioche. E[ prř.-lie un олаидИс mystique. >ul doule qu'il
ne pari'1 en son nom. ei qu'il tie soit m dead canwsi, aussi sincère que
désireux- dYlio ( ru e! compris. Si non< xoub-ns le message au complet,
allons au dixième el ax.inl-derniev ohapiln* île ihre se Icrminanl. eninme
il sl(MÍ. sin la mort du l'ère Joseph et le désespoir de Richelieu) et qui s'in
titule h Itelipion e| T'oliliijun ». Aous y Irouxcrons en clair l'exposé d'une
idée qui poiule dès l'inlroduclion. el (jui > enfle el s'juïirine rie plus en
plus clairemenl de cbapilte en chapitre : à sa\oir que. ce que nous prenons
pour un déhal politique, pour une querelle humaine, pour un problème
lomporpl. que l'homme peut ei doit résoudre par ses propres forces cl selon
les nv'ttiodes qui réiissis-oni ailleurs, ijuc nous l'appelions pi о blême du
i. l !i monde onlicrcnicni non mx^lňfin1 sorail \m inonde tolalomonf uvonah-
ft iiiMMisr. (/Г, dopuis J(> lii'lmt <lu л\1П' "iWlo jUr-qu'ù nos jours, )ps poiuvc^ do ta
mimîù^snnre înx-liqiio n'ont rts>.' iVailcr s'appjuivri^init sur loulc la jilaricU- Nous
uou« ■»oniiiii'-< <lanncrflUscmi4it axnnîurôs daiw ]<-•, trnMirc-». l'"l jtar urio Ira^iqiu iro
nie; du <-orh ''duo, Ьич1 «мг, л I'ijiiKjranco qui -ч» mèJail ;i l.-ar^ bonnoí. inicniioii1-)
le IV' r<- IVnol oi Pion о \\i* Bcrulic, cc\ illuniiiió ol co\ ч'-pril briUanl, j-c'lri de i-nin-
leté. pix'niHMil г,тд parmi J>ls JioninH1^ qui oni coiilribuó y Гач^ошЬп^етшчи le
] 'esprit huuiahi. '
'
\\\Ш> 1П1Ы0111К SOCIALE 118
Pi ogre-, (ii'l'fil 1)0 moora lie on Dicl.'i! un1. Guerre on Paix, Poci-il ïmjh11 ou
Uéaclion. o-l en Aérilé un рн-Ымпе íoIíjíjouk -- Je problème religieux
i ouïrai du s.ilul - qui ne -i> peut nVoudre que dan- le dialogue -ilenoieux
de la créature a\cc м-ii Dieu. Lu -ouïe Ji/-\i iiiil Ion (|iic l'honini'1 pui-.-.e opé
rer (et chaque homme (loti la \ouioir pour Jui-mèmei c'est 'le řuh-lituoT
."i un egocontri-me néee— airemcnl négaleui do lou- Ici? au!re> egos, hu\\-
\iduel- on еоИегЫ-, un Ihéoeenlri-ine qui le- réconcilie on los comorli--
-anl a i 'idéal. Ici. mieux лап| lni— or parier l'auteur : iont résumé ï'isque
d» déformer si poupée, ol iiolanmionl de lui imprimer un caractère doirma-
lique, et conie-sioimol. qu'elle но леи! па- avoir, lluxlo) n'a rien d'un
i'ondalour do -oolo.
« Lu \io (\u Porc Jo-oph no poul iiianquor (\v po-or au\ (•-pi il- curit'ux
ioule тлю -óiio i\f (|u."4ioiî- (]iii л 'on l qu'mi rappoj l indiicol алое la làcho
d'un l")ioiii(i[)lio. Со- (]uo-lions -ont plu:- ou moins déroulante-, mai* oiio-
> i л 1 im iulórol -i pni— ani qne i'lii-Iorien (\r cello étrange oarrioro jnanqno-
lail à bon do\oir >'il ii'o-snait au moin- d*\ aj)j>ortor une répon-o. »
^Noton> (4i pus^anl combien co MTupnle honoro 1'ócrÍNain. 1! o-í lollo-
ment pln- commode, -оиъ prótoxíe d "ohjocl i\ il«3 liisloiiquo, do roletu oi
toulos le- ({uc-lions moraloř, an second р!ам.>
к La proinioro quo-lion o-l une (|ue-iit)n f|(4 Jail " (Jnollo^ fui (Mil ]o-
( oiiséqu euro.- lii-!ori([UCi- de i<i uolili(|iio (juo le JV-ro .)o-ej)!i aida Hiehelicu
à faire trioinphoi ? Les auive- <]no-lion- -ont rie- que-lion- de principe-, cl
niellent ол can-e îe- £Г,мг1- problôjno- moraux : Quollo auiail di"i être
l'aMiliidi1 d'uni lionnno de la liompo du Pèie .fo-oph do\anl la poliliqiK' '.'
(hi'ost-co (ju'un coîiloiuplalif poul l'aiie à -uppo-or (ju'il pui— e qnol-
qno chose r.our l<v bien de rjiumanili'. on dohoi> du cliamp politique
luNorsomonl. (|uo ])cu\onl le- poliliquf1- pour aider l'Iiumanilo, à J'iatéri 4ir
<\o ce champ d'aclion, ol -an- io secouj- do- соп1(чт|)!аШ- ? »
Ilnxlos pa-sp on roMio des jiroblomo-. dan.- l'ordre : a J'ai déjà parlé.
i ommeneo-l-ii. des (é-ullal- de la politique étrangère (W Hicliolien. шо.-п-
rv> on ternu4- do souffrance bumaino ((l'aprè- le- document- de Cailol), Si
nous inlei maçons Jo8 rhii'lre-, quel e-1 le lolal -lali-li<iuo de ces soui-
l'rances .'' La iradilion po|)ulairo alloinan-le lend à ^ro— ir les chiffre-. Ли
cours do Ja fin i.\u \\\ie et lnul au long (\\i л\шр -ièclo. on a mi so eonsliiuer
un mylhe fie la щи-по de Trente \n-. Mytbe plu- 1гау'кр-;ошеп1 ol'frovoblo
que la réal i lé ol. pour celle rai-on. plu- pni-.-anl dan- -on ai lion Mir ]'os-
pril do ceux qui v croxaienl. Mai- mémo quand on a j'ail Ioule- lo> corroè-
l'Otis noce— aires, c- obilTio- -oui encore trè- sulïi-animeul elïarant>...
Plus ([ii'oncuiie auire «ruerj-e dan- J'!ii>loiie récente de TLuiope. la ffiiorio
<\o Tronic \n- lu! la guerre du peuple, en ce sens qu'elle po-a au— i lou
rdement -ui le- ehil- qu" -ur le- combattant-. >■>
Huxlc\ pa— о oii-uile à 1 andl\s>e délaillée iW> mi?èj'e- i\c l'aprè> риогю
en Allemagne : cheptel fl biens- détruib, -Iniclure -ociaje, jioli t îtjno ol
religieu.-c- on ruine ; et ми- une population dómoiaJisóe, axilie. pasbhe,
î'i'èto à toui : je joii'i loujour'; plus lourd do ia buroaucrati'1, »i d'nnc noii-
M'iltj « féodíililó » mille loi- jilu- l\rannique que l'ancienne.
» iVndant с temp-, la pui-smeo nul ri< liienne >'était mio c\incoi' iléfi-
nitivemonl ol complèiemonl du Vord cl de ГОие-l de ГЛИота^пс. Le-
l'Mals. qui ťí «til encore partie pour la forme de l'Kmpiro, -oui en fail indé-
nendanl- des iia!)-bour^-. a— e/ au tuoin- pour loinboi- ('comme "ïlielielieu
cl le l'oie .lo-epli a\fiient Ir.n aillé à li> faire; -out> la cou])e <le- PourJ)^)])-.
Pour la l'rauce. la -ohilion élail 'i\ct>]lon1e. Mai- elle jie pouvait olre niain-
lenue qu'à deux condition- : i" que la monarchie <\i^ Bourbons -e montrai 1
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^ lit \ГЛ ï : Li: 14 lil. JOST ГЦ 119 ШЮ1
- '-it1, in 1 1 op loi li1, ni Hop Jaible. et > que Je- Vllemand- u\ même- ne
- iii-sen pi-, eiitu eux, de „!e ou de ne. Oi . ,<■- le délu du \i\ -'è--
i e- 'ieu\ (ondilioii>> ce^^enl d'èlrp fume-, i," déilm cl !.. ihnte >K le
r< lue l'einii1-'*. d'une pail, iboutil à -on ft mplat "inen! par ur
, l'un1 nulil nie a»i0i>4\e qiu mit 1 nulle th ITuiope eoulie elle par 1 .
L r— oi ,le l.i monaicliie pru--io4ue. d udie paît. iend pi>~-ibîe |;i
i.(..n d'un I lai ургш uiiqup ujiilié i n i\i--anl le- :ein- à 1"! inperouî.
iieliou ( 1 !e Père Jlo^epli ont rendu i"ipo--ib!i' I union d >- ЧПеша^пе-.
- - une км me iéd( i ative el impéi ialo, ( i i ipn nani dos ininoi il ''- elbniqu '-
m рам h !i iye (h - national I4 il1- oni i on'lu ши il able et ! le uuiofi -ou-
nie puj'Mueni n.uiorî.de puj'UMmiI „oimaniqie, .'i liaulenunl ммЛы
' - -hic in 'i? ( 'Miuab-oii- »
Fronton- спало . e jiiiicmt id de !'\ji_iai- -ur И poliliqiu dr- lïnui
- el m"- j('-ullals lointain1* •
J .<i p'iiil n(iic de 1 > и } i ( '1 > ■ u xi-dit à ! alluibli— enu ni de I '('.-pagne (M
\uluil" au deniembieinenl de Г xlieniaune. .1 à Ja bul^lilulion le
^■'•iiii bis' de- ftruri.nn- à rlti i.emonie de- Hab-boui ц- en !]то])е. Colle
'que , j('u — 1, -i bien 1СЧ1 — i m'oie quo Joi-qiit i.oui- \1\ 1 í ùl poi --ée
- i eon- 'qui чес - ulťnii^s 'ab-nid s. Jinî4 Ionique^1 ]<i циспе pei pc-
ib* cer.h< Ion4» l(ik- Liai-, 3'! шоре onlièro s'imil lonlic Ii4- BouiDon-
Ч1К ut C(,mmo иауп'чс. 1 Liii^o enlièj" la Гмтс inchi^t . ''uni^^aji
j î'1 le- Udii-bon. u-. W tenue du Jon1, ie_;ne, la Гинее кглЛ испК" à
tnqvi ionic, -on lOniniciTi el -on indu-tne prt'-tpm j niui1- '-е- ра\мл-
I --иге»,, « !i Па! do "evolle lai\.e. ei d(-> \ )-le- poil ion- de son iemloii ч
1 '-que л idce- de 7 mit |) >pul dion. l4ui- le domaine et nnon lijue, on ^ail
Traj.'1 3'(Milicpii-p hiii- le domaine poldiqne el i Mijíieuv, I.1 lili île
' - tulle- ei unite- le- franchiM- trndih'oi nellc^ (pli I u-aienl j'dis (onlT"
-1- л За Ivrinuic du poinoii (Oiilral. Client di-p.itu i <* u'iiain ('Uul
Té pour ii hcvoluuon, i1 cb l.i il '\oiiiliou ,1ел.м1 -(Min. л\<\ , te
. "'- ji.i: î'4- i ata-irriplt ^ я «loni h^ ;iiun ibit'- optnni-te-- -ont -i 1''ч n-,
M)ire piu--ien, el -e- fic'-.c-lie- 1 ( i xvc .-lècl"1. «
>e !■ e-,1 pis Je di'ta-1 fli- 'a 1! 4|nii du К \el Nppctrei)l bi-toinjne qui
»t ;»iile i i ; mai- la conception уеп'мл!о. projondi'inon! |ie— inii^î \ de
loin -ii le ротеч qu'ont и- lioninv44 de jm'\f Ii el d'orienler b' d- -
! le- o. uvle- Л v iilinn0
l)c j.i p'iliiique. (Mi ne pc! «liio, en ,enéi.il qn пт- v Ihk. qui -eil
ide^iaiiie . e'e-l ,,ail e-i u.ipos- ible ,, l'homme d'ilal d- piv\oii
.i nie-ut qu a trè-, bjè\o eeheaiue, le1- je-MHal- d im jiljn qnrlionqii!
on polil qiie "i £• rar.de éfliclk- 1 a plup.ul -4\cu-oni d ^-l vrai. do\anl
i ■"oji-ihuco el partoi- dcvanl leur ]Miblic, рп aitirmjni i'l en se p(i-ua ' 'i ])t iil-"h(' (,u'd- \ oient lu m ! rè- loin dm a ni lia ïïn lail, îl-s n \ ^,; мч
_ м1е ^ t1- élaidi1 îi.ufailen Mil -in è1-^. d- dr, lient eoniiue le 1" i
- - h
1 \dl!<'1i ■ k' Lui- I' ' i. C4Í ,i ] > ! -i,ii iiM> nou.uil ! - ( o.qilion- nour óli
i,1 i l'1 :ùki i I oui- \!\ oii Л,1(к I un <м ii'l.ibl i p. п Ui _iniic oi l'i |iui-i uionl
i i[\ >i - ''iinhlii ' терс'си !1|'\1ол не i1!! i'"ii du i '^c ю i.iulluuuo (ГО1.ПД'
ot I14Ô- -,i mniiu'i -ur 1( l'ôiso do- -- .ni-, m lii kMo iK - binuplio- ; ix_lai- " li.' ic» Ir.mi -г- o\po-i ''-ш^ ill Í annni!? ' (,,ы1о!.| \u dc- i 1 il í;i .1 1 11
i '-.-и 1 i -i um ni pnlHufiio d Hi hHicu ' oiui ->ui- ionte, Tt , • u\ -iř-fl - w
1 ipiiiiíj i\>' j.i-iii ick Л1и- 1 % .i аъ--> mu1 к p ) 1- ]мч1чи,п lib' iuicrl.u-
ilinilie ' '(|ш1'Ь> i'oiiI lo j'm li'ili'i.i.i-l do li(i\, л o-l iln> ionnf q , (Ь «]'l Ii oib -M <li ( 1ош\\л*!1 i По <\v 1 i dl.uiui" о anL^ c1 ^i ( .tniiir,
ilo (linii' II ,ui|om un :

J20 \Л\Ш'< D'lHSTOTKE SOCIALE
(с ,1 ilmiolo où шоп do^-oin qui s:u pass'1 m i mic
4 \ lie me cou 1 nil ;
Mai- .киши1 un aslre aident qui bulle dan> l.i nue
II me ijude en la uuil »
lisl-ce à dire <;iio les hommes politique- -.ом! t. irresponsable!? ■; et
:omrae iris, ne ili^nil pas 'Mie len us cmptablc- ào* conséquences d<'-.is-
heusos de leur- deei-ions? Лоп. car -i !'iveriii rh meure impénétrable .'t
ччм1\ qui t>'' croient le- plus clai'\oyanK i lu>U>ire dd pa^é 1 !л i ■ des enso;-
gjue'oenls qtu- l'iiomme d'étude mel à la (li-po&ition d ■ l'iiomm,- iTaclion
pou: s.'i go и \ erne.
ч El s'il e>l impossible, юнице non1: !'d\ons (!it, de prevoix à longue
échéance foules le- eonséquen< es d'uni: 'onduile p >iilirjue dorjnér. il м est
nullement impossible, par contre, à la lumière du p.is->é, de pi елок le £enre
l< conséquences qui uni le plu-- de chance- de se pré- 41 1er st<il i-liquemeni
à la suite do ícríaiub jcfps. Le IV' rp Jo-opii -avait ossc/ d'hisloiio pour ne
pff- ignoiex i,ue la po'i'iquc, telle que J{i< heli^u e[ ï,ij~mêine ii pralî-
({u.iierit. lourniî raceniem (même si elle est prow-ûirninerit courou núe de
succès) à Гялап1а£*е do ceux .'i ijui elle e^t censôe ïajj-e du bien. Mai- son
amhtlio'i Irénéliquo pour le- liourhon^ l'dveuc'Jdîî et il uJii-rcliail à t.i-li-
fier -ti (ii iié Aolonl.'Li'e pdi1 de- rou-jfiêi .dion^ Mir ii \olonlé Ihine. s
« H es| i urk'iiv т. île Hu\le\. dVilbei-м i comme I \4h Ile du loinp* \,u n-
dan- l 'esprit de- politicien^ ([uand ib pfuieii! du ta jeu-- ile de I ^ir- ptans
av'int ou tiprï-ь l'épreuM1 des fail- On noil i àiir pour niille ans. On iuau-
^•u rr- une ère de ]>ai\. Ou con-lruil pour les généra lion^ à л cuir. > .Mai4-
\iennent \( < premier^ fruit-, on déehiinle.
Kt ( neore : ce ! >■- moderne- louent IWehelieu ei le niciciiI pioïouti j oli-
lique alor- qu'il '"^t ■ î.lir que huit ее qu'il a l.ul (,'iir L\ ^randeiu <io it
lijnîislie de- Bourbon- a créé le t limai politique, éc^iomique el -ik íhj íj u î
amena la chuh de celť- dyna-lie. l'ascension de la Piic-e, et le- aia^lro-
phe- des xiv el x.vfc siècle*'. «
Г1 Hu\le\ de eoucjute ]jar celle réJleviou di^ne rie \ollaire •
ft P.iinii le- sci/e cenfs v\ ([uelque denies doj'i !-• nom Iiluiu au ■ da-
logup de- conquêtes fl^ Don Juan, il л en eul 4<m- d» nie plus d'mie (ion!
ï'1^ Ралечг^ oblige re ni noire li.-ю- à eon-;. lier -ou médecin. Vhupoilc :
à\i\ ou sans \erole, le -eul tail d ,i\ojr îecu i^u;1- 1алет^ élail nii" iloiie,
el , efle AJctoiie niérilai' ďiMre poilť-i4 au jrr.tu.l livre où l.epoullo i. 'liait le
eoui|)!e d^s bonne- foi lu nés de -on maiire. L'hi-ioire rie-, peu[)!e- (>-( éciile
dans le inâmo espril. „>
i. <(On loue sa (politique comme si elle avail clé particulièremenl heuneiise, ot
l'on, blâme, ceux qui s'\ opiposèi'ënj pour leur court© vue ! Ecoutez, par exemple,
ce que Gustave Fagniez trouve à dire do la paysannerie et de la. (bourgeoisie fran
çaises qui, voulurent s'opposer à sa apolitique: belliqueuse.: « Dans leur égoïsme
borné, les masses ne ip eu vent pas supporter longtemps sans récriminer les sacri
fices dont les générations futures doivent récoîte'r les ifruits. » Et cela, tout de suite nature' de' l'Euaprès un passage oii.il expose la de ces fruits : l'union particulière
rope entière liguée contre Louis XIV et la ruine.de la nation française. Un tel
manque do logique ne peut 's'expliquer que par le fait que lorsque tes gens par
lent de leurs gloires nationales, ils los mesurent à l'échelle courte du tempsr Ré
trospectivement .Richelieu. Louis XIV, Napoléon suscitent plus d'admiration pour
l'éclat fugitif de leur gloire, que de .haine pour les misères dont cette gloire fut " payee. » / ■
HI \TKV • LK РГИЕ JOShPK XLDOl'S
Ll \oilà (|iK' noib reninnleul de- somouir» do ]<).">(>, cl Но l'imor dra
matique où -o joua le -oit de l'L-paeno républi' ai no. <\ Loudre-, eulro тми1
poJLruiM' de |)olilifi'Mi> albuho- à mie politique jóali-lo 'lia<hibez : Franco.
]v jmi li de Foidie. les mine*- do euhre d'l'.-|:a;,rno el. derrière le jiiotivi'm.'iil
phaJanoi-lo. le- amitié;» italienne- el les s\mpalhie- ^ormanique:? el une
poignée d'inlellocluoK idéalj-le- (fui (ro\nieril quo Ja brigade hiterna-
lifiijídc. où certain- .-'engageaient, défendait loin ^ idée-, cl ]e bonheur di-
peuple-, Le- inlellci lue!1- peidirenl l.i parli". do\anl une opinion publique
indilloronle ol peu avorlie de \\-i\]cu. V ri1!!;1 o])nqntl. \l(!nu? Ппл!ол. чцШ-
«il(* iî<' ioulp-- prub. rol'nsi Лс i-o ]}i'oiioncor. l'A une aube ^uiiik* fifiino,
iUijoui tl'Iuii dbpaiiu1. do- lollip1» an^laisos rcpondil • non1. \. llu\3o>, Л".
^noll roi'ii'-aionl rie чс piononcpi pour la ^титгр coiiírc los diclíiluro^.
p.uto qu'ils no rroyaii'ul ])]иь, on n'.naii-jil jamais cm /pa> ]>ln^ quo D.-J1.
Lin гопсчл an ршего5- par la giwuc. à la ffuoiTO <\c^ Dómocralies. à la truono
jinin uiellro fin aux iíiioitp^. Dpjtípip ces torii)p>- me-un^ dp Т1и\1(л : o ].cs
pulil iplcni n'o]il pas Гочсим"1 do l'iûiioraiico ; )'o\périonco du pjs>é ou4'ij;ii
[{i nno poiiMrpir qui inène <\ la ortiprre a lonlp? Je» rhanec:? d'aïiionor de
piMio- TÓMillatř » — ucib sen loi is la condamnation j'ormeHe do tonte
juorro. {;u4'liť soil о!Топь!лр ou déíoníhe. Cai ^i i<j mal îôpond au mal.
]mi où finira la ■síoIciicl-!-' T'A commtnl l'aho la yuorro тГчпе <цгащ! on f^f
■-•и /'lai Ac '(''íiitiniť f)ófpn5P. vans- Jab^-or I'c-pi'il <lc violprire péuctrci pu
-"i"1 Oil bail I roj) qu'au bout i\r Iroi*- ou tpialb* ai^. j] n '\ a ])]u^ grandi;
(j ďlť-ionrc1 entre r.t^repi-ciïr ei «а \ioiuno. Fnlip lo? doxix. o'o-t di'^onuai-
im rorpi- à cnrp> silencîpu\ el Ii'topp. il'où ^ rffaoo nou à pou loulc trace
C'p-l iKut5 tle 1>'Ь алеп\ qu'on p<'ul шечшт ia profondeur do i'iîi-
ье law J'eiicn'iinp. la репиалепсе de řd présence tlan- Г ЧпрТеКмю tou-
Son TpiiH. ioui au loup de la guerre di- i'A à rS. de se loiter
рас k <4iuJaeJ de VI uruj)p vn délire, o'^aii L\ l'orme i-\lii'nie.
e\i4-pérée. morbide do la гепнцлапее anûlais*1 д la ebo^e milUaite à Ja
u- rm - or Ipli ou. 11 faul reliie res te\fo:>. -i ('4ron,í;ei> qu'il- rnuis parru-S'"ni
1 и Je\rier i»)i6. Lawrence écriva'i à Lad> Olrnlme Alnrrell '
u Ti u4 а |)кт> (fu'iniP clio<e à faire dósorniai- : -onihier алее le navire.
l'ai!'"1 naui'raj:e. on dan4 la ними/ du ро^мЫе : <{niilei le na\Jre, лЬгр en
juar^e. созтие un nauf'îa»<'\ Moi. je u'apparlion? pa- au нал ire. Je iiť* \e\i\
~\ъ\- combler avee lui, -';1 л a un mo>i u d',\ érbapner. Je m'\ тс\'иьо, Ceib1
I'"'i--ii. dan- la лимпс du ]>о-нЫе. j > eoujierai. Je \ i м-ai nui aíp. J'e—
-jNprai dV'he 1зеигеп\. Même ?i le monde eidier t'anjuie sou- me- pu'('s
iijii- mn afireuv «ou Tiro sans fond1'. ^
Г. à où non- >егк»нс 1enlé de %oir un o^ocenlii-me monslrueux (le-
ni'iiv de désertion, de lâcheté, de trďhbon non- rnonlonl auv lè\rer parce
avons rho-villée au oonir la xr.oralo ЗнппчоЬю de fralerniié et d?
ilé que nous a lóiíuée \c rbrí-iiani-ine — Lawrence el sp* лтпи ne
qu'une défcri-e li-pilime îles drills sacré-. irnpiX'^'ripUWo;. de Fin-
i \ireini.i "\\o<>ir Ci\ lin ce trum^as : "Vu-"\ork. Harcourl. Brace ot Г , i ,.>ï
> VA II îijaulail : u II } a utic ii'rik' suporieure ?» il vévílť du présent. Tl y
vti Dioii au-doi-u'- dc« faux dieux d aujourd'hui. Qu'ils se bíitlcnt. pí tel c-1 Iîmit
i'i pluisir. ot qu'il? tnmhcnl i;i\ pjpcls г1л leurs idok1-. ros homnj^í, mes îrèro-
'i'-i leur affaire. Moi. tant que je îe pourrai, je me iameraî. Car i« crois qu.j )л
M'i a essentielle f'st d'être heureux, dc.\J\re dans î-i liiTniï're de la vérité, de r^ii-
r -a РошиЬмои ni rnensonfre rie /*ts Iciïiijs i4£o'i--les, ^